08 juin 2009
Incognito - Film de Eric Lavaine
Incognito
Film de Eric Lavaine (2009)
Benabar
Franck Dubosq
Jocelyn Quivrin
Durée: 1h34 - Distribution: Pathé
Lucas (Bénabar) aime la musique et en a joué durant des années sans jamais savoir percer pour autant, ce qui est fort dommage, on peut en convenir. Alors, avec son groupe, il fait des reprises ("J'ai vu" de Niagara pa exemple, pourquoi pas) puisque, dès qu'il commence à interpreter ses propres compositions, le public ne s'y intéresse plus. Un soir, le groupe se disloque, le batteur meurt dans un accident de la circulation et le compositeur est retrouvé mort en Allemagne. Sans que cela le traumatise plus que ça, Lucas reprend son boulot à la RATP où son chef (Gérard Loussine) lui donne et lui rend son travail sans trop poser de questions. Cependant, Lucas trouve un carnet de chanson ayant appartenu à cet ami disparu en Allemange, il va les utiliser et - bingo - remporte un gros succès. Sa vie va changer mais - oh la la on s'y attendait pas - l'ami mort n'est pas mort et revient. Lucas va donc lui faire croire que tut ce qu'il lui appartient est la popriété de son pique-assiette de pote (Franck Dubosq) qui entre en piste et en profite pour sujouer de manière insupportable.
Nous avons déjà croisé Eric Lavaine ici et si mes souvenirs sont bons j'avais aimé ce film lui trouvant cependant un manque d'imagination et une certaine facilité. Ici, c'est la même chose en pire, c'st une comédie peu passionnante et assez ratée dans l'absolu. Rien ne fonctionne: le scénario manque sérieusement de rebondissements plausibles, les dialogues font rarement mouche, le rythme est loin d'être échevelé et les comédiens sont... comment dire... on va en reparler.
Je ne sais pas trop l'expliquer mais je trouve ce film plutôt antipathique. J'ai ri un peu, je ne peux pas le nier, mais l'ensemble me paraît facile et en définitive plutôt minable. Dans mon top du minable, on y trouve le côté stéréotypé de la vie de stars (les discothèques avec... Pierre Palmade, les baraques de folie, les voitures, l'impresario (ici, Isabelle Nanty) hystérique) et des bons sentiments jamais véritablement suivis et peu convainquants.
Et, il faut bien en parler, l'interprétation de Franck Dubosq porte sur les nerfs très rapidement. Passons sur l'affiche du film très moche où Dubosq ressemble à une mamie à cheveux bleus et passons au film. On avait pas vu un surjeu pareil depuis ce film là. Il est en spectacle Dubosq, c'est du "Pour toi public" du début à la fin et il nous montre sans le vouloir, et c'est cruel, qu'il n'est pas vraiment capable de jouer autre chose que le péteux imbu de lui-même. Bénabar, pour un premier long-métrage, s'en sort correctement même s'il a bien du mal quelquefois à être naturel. La présence de Dubosq doit y jouer mais je vais m'arrêter là car on va dire que je m'acharne.
Voilà un tout petit film à l'intérêt très limité qui vaut pour une fausse sortie pas tout à fait ratée mais qu'il faut oublier pour une fin téléphonée, des acteurs pas au top, des stéréotypes géants et une impression de déjà-vu.
Ecrit le 6 juin à 8h19
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19 mai 2009
Un mariage de rêve - Film de Stephen Elliot
Un mariage de rêve
Film de Stephen Elliot
Avec
Kristin Scott-Thomas
Jessica Biel
Colin Firth
Durée: 1h36 - Distribution: Pyramide
Nous sommes au coeur de l'Angleterre profonde qui ronronne et qui glandouille dans ses domaines. John Whittaker (Ben Barnes) est le fils de la famille, il est parti en voyage et doit revenir avec sa femme, Larita (Jessica Biel). Celle-ci est d'entrée de jeu mal vue par la belle-famille car considérée comme une croqueuse de diamants, d'hommes et de sensations fortes. Ainsi, cette jeune fille couillue fait de la course automobile (la bienheureuse) et a des idées très progressistes par rapport à l'idéologie de l'époque. Il n'en faut pas plus à maman Whittaker (Kristin Scott-Thomas) pour la détester cordialement avant même son arrivée. Seul le père (Colin Firth) semble avoir de la sympathie pour la jeune fille qui décide de ne pas se laisser faire par la famille de celui qu'elle aime.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on passe un bon moment en compagnie de cette comédie anglaise raffraîchissante et drôle où la partie de campagne tourne à l'absurde. Bien sûr, la réalisation n'est pas ce qu'on appelerait une réalisation ingénieuse mais le rire est là. Il faut tout de même préciser que l'ensemble est plutôt rythmé, que l'on ne s'ennuie jamais et que le scénario, bien qu'il ne soit pas d'une originalité folle, rend l'ensemble absolument attachant.
Car le mot d'ordre est "attachant", les personnages sont bien fichus sur le plan psychologique. Rien n'est véritablement laissé au hasard, l'américaine jouée - enfin juste - par une Jessica Biel qui a décidé de prendre des cours de comédie. Elle est vraiment bonne et propose une composition intéressante. Les autres acteurs (mention spéciale aux domestiques, très fins, très drôles) qu'ils soient connus ou non, s'éclatent dans cette comédie en costume d'époque (donc l'entre-deux guerres) où les bons moments, sans pour autant qu'ils soient cultes, font passer de bons moments. Pensons par exemple au déjà très connu écrasement de chien sous fessier américain mais aussi la scène du french cancan. Ma préférée reste la dernière scène, celle du tango, qui est d'un romantisme charmant même si la logique n'est pas totalement de mise.
J'y allais car Colin Firth était présent à l'affiche et je repars avec une très jolie surprise que ce film romantico-comique. Voici un bon moment de cinéma sans aucune autre vue que de divertir, ça tombe très bien, c'est ce que je demande quand je vais au ciné.
Ecrit le 16/05/2009 à 14h21
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24 avril 2009
Love (et autres petits désastres) - Film d'Alek Keshishian
Love (et autres petits désastres) - (2007)
Film d'Alek Keshishian
Avec
Brittany Murphy
Matthew Rhys
Santiago Cabrera
Durée: 1h30 - Distribution: EuropaCorp
Emily et Peter font une colocation à Londres. Emily est assistante chez Vogue alors que Peter en bave pour qu'on lui prenne un de ses scénaries mais c'est surtout leurs histoires d'amour qui sont le centre de ce film. Emily sort toujours avec son ex depuis trois mois alors que Peter ne trouve pas chaussure à son pied. Ce sont les aventures sentimentales de deux bobos, un gay et une jeune fille qui ne sait pas ce qu'elle veut. Paolo arrive alors et c'est l'émoi et surtout le quiproquo: emily est persuadée qu'il est homo et joue les entremetteuses pour Peter.
La comédie sentimentale est souvent l'objet d'écueils difficiles à contourner. il est effectivement facile de tomber dans le mélo bien chiant qui pollue un film comme personne. Ici, ce n'est pas le cas. je l'avoue, j'ai eu quelques réticences au départ en me disant que j'étais tombé sur un film terriblement facile. Pas du tout! Les personnages sont attachants et particulièrement Peter, charmant homo avec ses failles et ses doutes, qui est véritablement le personnage central de l'histoire. De plus, l'humour n'est pas en manque avec quelques personnages fort intéressant comme la supérieure / meilleure amie d'Emily qui confectionne des spaces cakes et qui flirte avec un obsédé sexuel au téléphone... N'oublions pas la théorie très interessante de la psy qui allie histoire d'amour et flatulences, ça m'a rappelé des souvenirs...
Il n'empêche que ce film très léger reste une vraie réussite. On se retrouve à sortir du cinéma et à espérer qu'une suite se fasse car même après un bon bout de temps sans l'avoir vu, ça reste un bon souvenir à se promener dans les turpitudes de cette bande de potes.
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17 avril 2009
Joyeuses Pâques - Film de Georges Lautner
Joyeuses Pâques
Film de Georges Lautner (1984)
Avec
Jean-Paul Belmondo
Sophie Marceau
Marie Laforêt
Durée: 1h38 - Distribution: AMLF
Stéphane (Jean-Paul Belmondo) a ce qu'on pourrait appeler le démon de midi mais côté masculin. Marié à Sophie (Marie Laforêt) depuis dix ans, cela ne l'empêche pas d'avoir envie de sauter sur tout ce qui bouge. Du train-couchettes à la voisine de balcon en passant par l'amour à la plage (a-ou-ou-tcha-tcha-tcha), il les veux toutes. Un week-end de Pâques, Stéphane accompagne Sophie à l'aéroport avec la ferme intention de profiter de ce célibat apparent pour lever une petite. Elle se présente sous les traits de Julie (Sophie Marceau), fraîchement débarqué par son désormais ex qui va rejoindre sa petite famille. Stéphane va dès lors tout faire pour la séduire jusqu'à faire l'erreur terrible de l'amener chez lui. Et ce qui devait arriver arriva, Sophie rentra pour découvrir le couple. Mais que va t-il donc se passer? C'est insoutenable...
Jean-Paul Belmondo est l'un des acteur, encore aujourd'hui, les plus populaires du cinéma français et dans les années 80, il se catalogue dans les films comiques quasi-boulevardiers (ce n'est pas du tout une critique, j'aime bien le boulevard mais quand c'est réussi). Après Le guignolo, le merveilleux L'animal ou encore Les morfalous avec Marie Lafôret et cette réplique culte quand le mari de celle-ci se fait électrocuter en urinant sur un cable: "C'est bien la première fois qu'il fait des étincelles avec sa queue", voici une adaptation d'une pièce de Jean Poiret par lui-même et Georges Lautner. On pourrait s'attendre à des portes qui claquent - il y en a - des cris - il y en a - des répliques cinglantes - il y en a aussi - et des maris dans la placards, eh bien c'est le cas.

Gérard Hernandez en indien.
Ne faut-il donc pas être un peu pervers?
A l'occasion de Pâques, le film a été rediffusé lundi et c'est avec beaucoup de plaisir que je l'ai retrouvé car c'est un communicateur de bonne humeur comme on en voit pas si souvent. C'est un réel bonheur de voir tous ces acteurs partir joyeusement dans cette intrigue somme toute très classique à base de tromperies et de mythomanie mais les premiers rôles sont géniaux, avec en tête Belmondo -toujours génial - mais aussi la splendide Marie Laforêt, d'une drôlerie et d'un piquant sensationnel. Sophie Marceau interprète une jeune fille à l'âge indéfinie - le scénario a l'air de dire qu'elle a 16-18 ans et là, l'aide d'un avocat-conseil pourrait être utile - et qui malgré quelques passages obligés comme la moue boudeuse et le mordage de lèvres inférieures labelisé femme-enfant s'en sort bien.
Parlons aussi des seconds rôles qui eux ont un peu de mal à survivre comme Gérard Hernandez en serveur de restaurant indien (?), Rosy Varte (son dernier film au cinéma pour l'instant, c'est fou ça) déchaînée en mère abandonnée ou encore Michel Beaune qui campe ici un rôle d'envoyé communiste du ministère. Certes, les seconds rôles sont laissés pour compte mais le scénario suit dans cette ballade pascale et néanmoins adulterine. Une bonne petite comédie comme on en fait plus aujourd'hui.
Ecrit le 14/04/2009 à 11h27
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31 mars 2009
Coco - Film de Gad Elmaleh
Coco
Film de Gad Elmaleh (2009)
Avec
Gad Elmaleh
Pascal Arbillot
Manu Payet
Durée: 1h35 - Distribution: Studio Canal
Coco (Gad Elmaleh) est un charmant patron dynamique qui a fait la découverte du siècle, à savoir l'eau frétillante, une sorte de compromis entre l'eau plate et l'eau pétillante. Il a la folie des grandeurs, Coco. Sa richesse et sa réussite lui ont permis d'avoir tout ce qu'il veut jusqu'à l'indescence. Il va même aller jusqu'à vouloir que son fils (Nicolas Jouxtel) fasse sa barmitzva au... Stade de France. Et là, toute l'organisation est planifiée par Coco, sans qu'une seule fois la famille soit mise au courant de ce qui allait se passer et même sans demander à Samuel si ça l'intéressait. Le cousin de Coco (Manu Payet) adorerait organiser mais rien n'est fait... Où est le suspense au fait? Ben il faut voir le film.
Je n'y allait pas avec un bon a priori, je me disais que tout ceci allait être assez ridicule et plutôt inintéressant. Les premières minutes ne m'ont pas donné tort. C'est plutôt ennuyeux de voir l'installation que l'on connaît déjà et il est vrai que les déformations de mots à la Jamel Debbouze ne m'a jamais fait vraiment rire, tout au plus une petite contraction des zygomatiques. Et puis, heureuse surprise, le film est un peu plus profond que prévu. Même si les chemins utilisés dans cette comédie sont défrichés depuis longtemps, on se prend à rire franchement à certains moments mais malheureusement pas tout le temps.
C'est le lien familial qui est vraiment au milieu de l'histoire et qui est digne d'intérêt. Sans vous raconter la fin, je dois vous dire que j'ai versé ma petite larme car c'est excessivement touchant et on sent que Gad Elmaleh a soigné cette partie là du film car les scènes familiales sont rarement vides et plutôt dignes. Les acteurs souffrent de plus de la présence d'un Gad Elmaleh très présent, vampirisant l'ensemble de la distribution car ce sont des acteurs soit inconnus (Pascal Arbillot), soit débutants et pas très bons (Manu Payet), soit en pilotage automatique (Jean Benguigui). C'est bien dommage car la distribution aurait mérité un peu plus d'épaisseur. Alors bien sûr, le film traite d'un nombrilisme exacerbé qui oblige à cette stratégie mais c'est dommage.
Coco est fort sympathique mais tout ceci est bien inégal, pas toujours drôle. Néanmoins, la morale et le fond de l'histoire est bien jolie et reste agréable à regarder. Attention à ne pas être trop regardant, cela pourrait ennuyer.
Ecrit le 29/03/2009 à 17h34
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25 mars 2009
La cage aux folles III (elles se marient) - Film de Georges Lautner
La cage aux folles III (elles se marient)
FIlm de Georges lautner (1985)
Avec
Michel Serrault
Ugo Tognazzi
Antolenna Interlenghi
Durée: 1h20
Voila une nouvelle bien surprenante puisque Albin alias Zaza Napoli (Michel Serrault) va hériter d'un lointain parent de la perfide albion. La seule obligation reste que notre Zaza doit devenir papa afin de toucher l'héritage. A première vue, ce n'est pas gagné et le jeu en vaut la chandelle puisque la cage aux folles connait des graves difficultés financières et Renato (Ugo Tognazzi) réfléchit à fermer. Pour décider Albin, celui-ci va alors lui faire croire qu'il est devenu par accident hétérosexuel. Maintenant, le jeu est de chercher un rapport entre ce que je viens de dire, je sais, c'est pas évident.
Voilà ce qui arrive quand un film a du succès: on en fait un premier puis un deuxième et les producteurs vous persuade d'en faure un troisième même si plus aucune idée valable ne jaillit, même si on est au fond du trou et qu'on souhaiterai juste rester sur une bonne impression. Ici, l'histoire est fort rallongée par des idées pas particulièrement lumineuses qui permettent bon an, mal an de faire 1h20 de film, mais dans ces conditions, c'est un peu dommage.
On a la fâcheuse impression que Michel Serrault fait son show. Alors bien sûr, c'est plus intéressant que ce film mais on sent bien que ça cachetonne de part et d'autres. Michel Serrault devient une caricature de caricature, Ugo Tognazzi s'en sort un minimum en étant plutôt sobre, Michel Galabru ne fait qu'apparaître sommairement et Antonella Interlenghi assume son rôle d'actrice rajoutée là car c'est une coproduction italienne mais n'en joue pas juste pour autant.
Après avoir eu le plaisir de retrouver les deux personnages mythiques crées sur scène par Serrault et Poiret, on s'attriste rapidement du manque d'imagination, de l'ennuie que peut nous inspirer cette petite comédie dont seule la fin - ressemblant tout de même à celle d'un sitcom - peut être sauvée.
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02 mars 2009
Cyprien - Film de David Charhon
Cyprien
Film de David Charhon (2009)
Avec
Elie Semoun
Léa Drucker
Laurent Stocker
Durée: 1h38 - Distribution: Mars Distribution
Cyprien (Elie Semoun), vous le connaissez, il est vilain, parle bizarrement et aime les fameuses blondes à fortes poitrines. Il travaille dans un magazine de mode (pourquoi pas) où il excelle avec ses talents d'informaticien. Son chef (Laurent Stocker) ne le calcule même pas et préfère penser à sa carrière en écrasant ses collaborateurs. La grande patronne (Catherine Deneuve), un personnage froid et distant, mène tout ce petit monde à la baguette. La vie de Cyprien bascule (comme ici, ici, ici, ici, ici, ici et puis là) quand son chef lui fait une mauvaise blague (vous apprécierez vous même la blague subtile), il rentre en larme chez lui, utilise le spray qu'il vient de commander et devient un prince charmant qui va faire tomber toutes les filles... Tout ceci se passant dans un monde où les gonzesses ne sont pas regardantes.
Je ne m'attendai pas à un chef d'oeuvre loin de là... Et forcément, je n'ai pas été déçu. Ce n'est pas subtil, quasiment jamais drôle, fadasse et peu intelligent. Que dire de plus? Dire que les acteurs ne sont au moins pas vraiment en cause avec un Elie Semoun pas mauvais dans ce rôle vu et revu dans ses Petites annonces. Mis à part les quelques rôles inutiles (dont Mouloud qui ne sert à rien ici), on peut retenir Catherine Deneuve qui développe une Depardieusite aigüe en tournant dans le meilleur comme le pire sans plus aucune retenue mais qui s'en sort honorablement et Léa Drucker qui me parait être encore la plus crédible.
L'intrigue en elle-même sent le réchauffé, presque le brûlé, tant celle-ci est banale et de ce fait peu intéressante. Les coups d'humour sont quasiment inexistants avec, en prime, dans la salle où je me trouvais, des rires décalés sur des moments pas drôles et un silence pesant quand c'est un tant soit peu drôle... Mais on point où on en est, peut-on seulement nous blâmer? Les blagues ne sont pas reconnaissables. j'ai ri une fois à la fin - était-ce les nerfs - pour une micro blague, ce qui est bien peu.
Quand osera t-on dire que les héros de pastilles télé ne sont pas faits pour le grand écran, faute d'épaisseur? De plus, ici, la réalisation est d'une platitude affligeante, sans aucune inventivité. La catastrophe n'a pas vraiment pu être évitée, même si on tient compte du fait que le film passe tout de même relativement vite... et heureusement.
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20 février 2009
Super Nacho - Jared Hess
Super Nacho
Film de Jared Hess (2006)
Avec
Jack Black
Ana de la Reguera
Hector Jiménez
Durée: 1h32 - Distribution: UIP
Nacho (Jack Black) est un humble serviteur de monastère durant la journée mais il devient à la nuit tombée un catcheur formidable, secondé par son acolyte des rues (Hector Jiménez). Enfin, il faut surtout savoir quoi mettre derrière le mot "formidable" dans la mesure où le garçon ne brille pas toujours par son talent et se prend des roustes assez sauvages. Il est tout de même soutenu par soeur Encarnacion (Ana de la Reguera) qui va découvrir son secret, et les enfants du couvent qui ont bien compris que plus Super Nacho gagnerait, meilleure serait la cuisine, sont tous derrière lui.
Je ne vous cacherai pas que je m'attendai à quelque chose de bien plus brillant et de bien plus drôle que ce petit film sans grande imagination ni originalité. Vous dire que j'ai été déçu n'est pas de trop car cela faisait bien longtemps que je voulais voir ce film. A l'époque de sa sortie en salle, celui-ci avait déjà été décalé; à la période où il est enfin sorti, j'étais trop occupé pour y aller. Quelle ne fut pas majoie quand je trouvai le DVD. Et là (comme on dit à TF1), tout s'accélère...
Voici une intrigue plutôt simpliste et, il faut le dire déjà vue. Tout est construit sur les deux personnages principaux, à savoir Nacho et son acolyte, qui se rencontrent dans des conditions particulières (voir un paquet de films dont Le Jaguar ou La chèvre), viennent à s'engueuler pour mieux se retrouver (voir les mêmes) et enfin réussissent... C'est désolant de banalité. Sur un sujet aussi original et déjanté, on pouvait très clairement s'attendre à quelque chose de beaucoup plus péchu et de bien plus élaboré.
Hormis les scènes de bastons qui sont, il faut bien l'avouer, jouissives; l'ensemble manque un tant soit peu de rythme même si quelques idées restent plutôt bien utilisées. La déception ne vient certainement pas des acteurs qui sont plutôt bons, même si l'on peut regretter le surjeu de Jack Black qui ocmme à son habitude fait son show en oubliant qu'il n'est pas en stand-up mais dans un film où la parole est un minimum distribuée. Mais pourquoi ne pas avoir utilisé les enfants de manière un peu plus élaborée? Pourquoi ne pas avoir donné un peu plus de relief à un ensemble qui aurait certainement pu être une réussite?
Super Nacho est donc un petit ratage même si l'ensemble se suit avec une certaine indulgence. C'est toutde même rageant de voir un sujet aussi original se planter aussi bêtement. Le scénario est bon, les dialogues le sont également. On pourrait certainement reprocher le ratage au formatage de plus en plus fréquent car le film s'adresse entre autres aux enfants à priori, alors on ose pas. C'est fort décevant.
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19 février 2009
Le séminaire - Film de Charles Némès
Le séminaire
Film de Charles Némès
Avec
Bruno Solo
Yvan Le Bolloc'h
Armelle
Durée: 1h35 - Distribution: TFM Distribution
Jean-Claude (Yvan Le Bolloc'h) est en pleine déchéance. Véro l'a foutu dehors et il vit dans sa caravane, au milieu du jardin de Hervé (Bruno Solo). De plus, les compères ainsi que Maeva (Armelle), Jean-Guy (Gérard Chaillou), Jeanne (Jeanne Savary) et Philippe (Alain Bouzigues) sont conviés à un séminaire qui a pour principe de changer leurs attitudes au travail. C'est la grande aventure pour nos amis bouseux (car il faut bien dire qu'ils sont vus comme ça, là ausis le regard est complaisant) qui montent à la capitale mais tout ne va pas être si simple. Mais quel suspence mes amis...
Pour tous ceux qui aiment Caméra Café, il faut tout de même vous prévenir que nous sommes en face du sempiternel sydrome de "ceux-qui-veulent-faire-d'une-série-un-film-et-qui-rallongent-la-sauce-sauvagement" à savoir les réalisateurs de ce film, de celui-ci ou aussi de celui-ci. Ce n'est pas toujours une réussite dans la mesure où, jusqu'à preuve du contraire une série - et encore plus une mini-série - tient surun scénario simple et rapide, une intrigue courte. Alors, l'idée de proposer un scénario plus long et une bonne idée mais les mécanismes qui ont fait le succès de la série n'apparaissent plus véritablement ici.
On retrouve bien sûr les personnages devenus mythiques de cette série diffusée aujourd'hui jusqu'à la nausée sur M6 et Paris Première mais on sent bien que l'histoire ne fait pas long feu. la première partie est plutôt réussie avec des dialogues percutants et sympathiques et des situations intéressantes. Sauf qu'ici, tout se met en boucle à partir du moment où le séminaire débute... Et là, les spectateurs deviennent spectateurs d'un séminaire. Pour en avoir fait quelques uns lors de mon année d'IUFM, j'ai un peu ressenti la même chose et de regarder les autres m'emmerder me rassuraient certes mais ne m'amusait pas beaucoup. Le film nous présente malheureusement ceci. Ce que je veux dire ici, c'est qu'il n'y a pas vriament d'inventivité, que les plans caméra de Charles Némès manquent d'originalité et que le petit plus qu'aurait pu être une certaine folie n'apparaît que peu.
On le retrouve quand même avec cette scène de baston générale ou encore une autre scène dont je ne peux même pas vous parler sinon je vous raconterai la fin de l'histoire mais je peux seulement vous dire que le duo Solo / Le Bolloc'h sur une petite machine pour laver les sols à fait ma joie. Les acteurs sont convenables, toutefois quelque peu écrasés par le côté caricatural de leurs personnages respectifs et que ceux qui s'en sortent encore le mieux sont Bruno Solo, Yvan Le Bolloc'h (un peu trop dans le surjeu mais pas autant qu'Armelle, loin s'en faut) et Gérard Chaillou qui interprète Jean-Guy et qui enfin, prend un peu d'épaisseur.

Sé-sé-sé-séminaire (air connu)
L'ensemble est donc plutôt inégal. Même si on passe un moment sympathique, on ne peut pas vraiment dire que ce film soit une réussite totale tant la mise en scène est plate et sans aucune inventivité, tant les situations, surtout à la fin, partent un peu trop dans le burlesque expliqué aux nuls. A voir une fois... si vous voulez sécher un séminaire et si ça vous permet d'avoir bonne conscience.
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17 février 2009
Poltergay - Film d'Eric Lavaine
Poltergay
Film d'Eric Lavaine (2006)
Avec
Clovis Cornillac
Julie Depardieu
Lionel Abelanski
Durée: 1h33 - Distribution: TFM
Marc (Clovis Cornillac) et Emma (Julie Depardieu) est un couple sympathique et sans histoires. Marc est chef de travaux sur un chantier alors qu'Emma suit des études d'archéologie. Ils emmenagent dans une nouvelle maison qu'il va falloir certes retaper mais qui font leur joie. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que cette maison a été construite sur les ruines d'une discothèque gay qui a connu le drame d'un incendie quelques années auparavant et que les fantômes des clubbers sont encore là. Le problème est que Marc peut les apercevoir mais, pour une raison qui est expliquée dans le film alors je ne vais pas le faire ici, il est le seul à pouvoir les regarder. Il passe dès lors pour un dingue aux yeux de sa femme qui ne tarde pas à faire ses bagages.
Dans la lignée de Pédale douce mais en tout de même moins bien, Poltergay propose une comédie où l'homosexualité est au centre du débat. Ici, l'idée est originale, on s'amuse pas mal et pour tout dire on ne s'ennuie pas tant les rebondissements sont importants. Ce sont toutefois les ressorts dramatiques et la trame qui ne sont pas d'une originalité transcendante. En effet, le cheminement sent tout de même le réchauffé avec une sorte d'apprentissage du personnage principal qui comprend que les homos sont sympas. Les comédiens y mettent tout de même beaucoup du leur, dont Clovis Cornillac.
Ici, le fils de Myriam Boyer montre un potentiel comique très exploitable et son petit cul pour ceux et celles qui aiment par la même occasion que l'on voit passer plusieurs fois durant le film. Cornillac, soyons serieux s'il vous plaît, propose un rôle comique convenable qui ne connaît pas de manque de souffle. Il faut également mettre à l'honneur Julie Depardieu, toujours aussi intéressante même si elle est souvent cantonnée aux rôles de compagnes qui se fâchent. Il est vrai qu'elle le fait bien mais il faudrait penser à lui proposer des rôles plus recherchés. Il faut également signaler Michel Duchaussoy très bon en expert ésotérique fan de Mac Do.

Clovis Cornillac nous fait le "A" de YMCA
Au delà de toutes considérations sur le jeu des acteurs, l'histoire tient tout de même debout mais manque cependant du petit plus qui donnerait envie de retrouver un Poltergay2 ou de se surprendre à se dire: "Tiens, j'aurai aimé que ce film dure plus longtemps". C en'est pas le cas, la faute à un manque de risques certainement et à des noeuds dramatiques manquant d'imagination. Néanmoins, c'est un film sympathique et agréable qu'il faut tout de même voir.
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