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Fiche technique:

L'homme du président 2 - mission spéciale
Film d'Eric Norris

Avec
Chuck Norris
Judson Mills
Jennifer Tung

Durée: 1h30 - Distribution: LCJ Editions

 

Après avoir dressé un militaire insoumis (Judson Mills), Joshua le prof de fac (Chuck Norris, oui ça fait toujours bizarre) remet le couvert en continuant de sauver le monde à la demande du président. Il s'entoure donc de notre copain le militaire crétin et de sa propre fifille (Jennifer Tung). Au menu de ce second opus, actualité oblige, ce sont les afghans qui vont se faire matter par l'abominable homme de Dallas. Leurs projets sont simples: ils vont faire péter une usine d'uranium au beau milieu de Dallas... Car, toi le lecteur, tu as toujours cru que c'étaient les puits de pétrole à Dallas, il n'en est rien.
Ce n'est pas tant Chuckounet qui est le héros du film mais plutôt le GI-Joe bas de plafond qui lui fait office d'équipier et de fils spirituel, Chuck est un peu son maître Yoda, on a les Luke Skywalker qu'on peut.

Voici la suite incroyable de l'homme du président qui a été présenté sur le ciné de Gaël il y a déjà quelques jours. Les méchants furent des chinois et aujourd'hui, les islamistes intégristes prennent le relais pour de nouvelles aventures encore plus captivantes... Sauf que bon, c'est Chuck et il faut alors une bonne de testostérone et d'idéologie américaine pour en faire une oeuvre géniale.

Et même s'il ne se surpasse pas dans le symbolisme qu'il a pu nous présenter dans quelques-unes de ses oeuvres, on peut honnêtement dire que ce Chuck est un bon Chuck. Pour une fois, l'ensemble est plutôt nuancé, il n'y a pas de bastons à gogo et on a tout de même un début de commencement de réflexion sur le conflit entre l'Afghanistan et l'Amérique. Il ne faut pas exagérer non plus, c'est un peu Le terrorisme pour les Nuls mais bon, on pourra remarquer l'effort.

Côté jeu, Chuck apprend une nouvelle position faciale: le sourire. C'est fugace, c'est vrai mais ça réchauffe le coeur. Serait-ce un problème d'ajustement de dentier, une couronne mal fixée, un bout de chicken wings coincé entre les dents? Toujours est-il qu'IL A SOURI et même plusieurs fois. Celà nous a laissé avec Isa dans un océan de perplexité d'autant plus qu'un autre détail, capillaire celui-ci, nous a troublé. Et là, en grand admirateur de Chuck, vous vous dites: "Mais à quoi donc cela sert-il de regarder l'Oeuvre de Chuck Norris si c'est pour traquer les quelques rares imperfections que laissent échapper le maître de la tatane dans la gueule?" Nous en convenons et assumons pleinement ce penchant lubrique à tout prendre par le petit bout de la lorgnette mais il existe dans tout long-métrage de l'impassible du Texas un moment creux - si ce n'est plusieurs - propice aux interrogations métaphysiques concernant l'enveloppe corporelle de cet esprit pur qu'est Chuck Norris.

Bref, revenons en aux cheveux du disciple de Bruce Lee quand il était sous acides... Il est vrai que la toison flamboyante de Chuck commence à prendre une coloration marronasse pour ne pas dire... rouquine. Voilà... Le mot est lâché. Nous, ça nous bouleverse d'autant plus que le haut n'est pas raccord avec le bas. Attention, n'allez pas croire que le popples de Dallas se promène cul-nu dans ses films à présent... Non, nous parlons de sa barbe bien sûr...Bande de dégueulasses, va!

Le film à proprement parler est plutôt sympathique dans sa construction même si le plan est un peu basique. Les personnages sont toujours là pour servir les intérêts du président et les acteurs, les intérêts de Chuck. Bien que celui-ci ne soit pas assez présent à notre goût, cela reste un véritable plaisir de le voir rempiler dans ce rôle improbable de professeur de... De quoi d'ailleurs, on ne sait toujours pas... Peut-être d'histoire, et là, c'est un véritable honneur de pouvoir le compter parmi mes collègues. Quelques temps morts sont à déplorer dont quelques scènes totalement inutiles (la scène dans le désert ou la scène de base-ball qui ne touche pas véritablement la rédemption par le sport ou alors c'est fait de manière terriblement maladroite) et des effets spéciaux à la ramasse dont cette explosion d'avion de chasse en carton-pâte comme rarement on en a vu depuis les années 50 au cinéma.

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Collector

C'est donc un Chuck acceptable qui surfe sur les quelques thèmes chers au clan Norris, Chuck étant le coproducteur du film avec Aaron et son fils Eric étant le réalisateur peu inspiré de cette suite pas si désagréable et qui encore une fois se regarde, et comme pas mal d'oeuvres du grand poilu mécontent, au second degré.

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