Le ciné de Gaël

Je vous invite à entrer dans mon monde cinématographique qui se veut ecclectique. Que ce soient des films qui viennent de sortir ou des films plus anciens, je parle de tout!

23 novembre 2009

Clones - Film de Jonathan Mostow

clones_afficheClones
Film de Jonathan Mostow

Avec
Bruce Willis
Radha Mitchell
Rosamund Pike

Durée: 1h25

Distribution: Walt Disney Studios

Terminator out of order

Nous sommes dans un futur plutôt proche où les humains ont pu assouvir un phantasme vieux comme le monde, ne rien glander. pour se faire, des scientifiques qui ne sont pas étouffés par l'éthique ont réussi à mettre au point des clones très efficaces qui sont commandés par l'esprit de ceux qui veulent rien foutre, vautrès sur un siège style dentiste. Laissons pour l'instant le côté incomplet de la notice d'emploi (les clones sont contrôlés certes mais j'ai toujours pas vraiment compris comment ça fonctionnait). Un jour, le fils de l'inventeur de cette abomination se fait buter alors qu'il tringle une fille légère dans une rue sombre. Le coup serait perpétué par ceux qu'on appelle les "sacs à viande" (élégante expression qui désigne ici les humains) réfractaires c'est à dire ceux qui refusent ce clonage. C'est l'agent Greer qui est chargé de l'enquête (Bruce Willis) et forcément notre agent traîne son lot de traumatisme (enfant mort, dépression particulièrement sévère, femme qui a jeté l'éponge...) et dès lors, c'est plutôt son clone qui mène l'enquête... ou pas.

Voilà une bien bonne idée de départ. Le monde est parasité par les clones et il y a un meurtre. Bon, c'est pas tout neuf, le côté conspiration a été vu maintes et maintes fois (je pense dans un autre style à I-robots) mais le pire ici, c'est qu'on s'ennuie beaucoup. Ce thriller d'anticipation est d'une platitude pesante, il ne se passe absolument rien, tout est déjà écrit, on sait ce qu'il va se passer avant même que ça puisse arriver et on connaît la fin. Malgré deux ou trois scènes pas désagréables d'action (dont la scène finale), le reste n'est qu'un ensemble d'idées putrides et de réflexions condéscendantes sur une nature humaine faible et imparfaite.

Alors on peut certainement trouver des bonnes choses dans tout ça. La vision trop parfaite des clones face à ceux qui ne veulent plus bouger et qui sont tout de même représentés comme des épaves mais ça ne suffit pas. L'idée développé (vaguement) est particulièrement nauséabonde. il me brûle de vous donner la dernière phrase du film mais il me faudrait vous dire le fin, alors on va éviter mais c'est la faiblesse humaine qui est mise en avant sans arguments efficaces. Et que dire du méli-mélo fatiguant basé sur une histoire simple au départ et qui se complique sauvagement. Là où on pourrait avoir un thriller palpitant avec des clones qui ne le sont peut-être pas et qui dès lors pouvaient nous tenir éveillés.

clones_pics

I looooooooooooooove Americaaaaaaaaaaaaa

Clones sert juste à payer les impôts de Bruce Willis qui nous a habitué à des films d'action beaucoup plus efficaces. C'est un film grotesque, sans envergure dont le seul véritable intérêt est la coupe de cheveux improbable du clone de Bruce Willis (de profil, on croirait patrick Juvet). C'est vous dire à quel point il vaut mieux attendre la diffusion sur TF1 en deuxième partie de soirée d'ci quelques années.

°

Posté par lecinedegael à 13:10 - science-fiction - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


16 décembre 2008

Arac attack les monstres à huit pattes - Film d'Ellory Elkayem

Arac_Attack_afficheArac Attack les monstres à huit pattes
Film d'Ellory Elkayem (2002)

Avec
David Arquette
Kari Wuhrer
Scott Tera

Durée: 1h38 - Distribution: Warner Bros

Joshua vend des arraignées exotiques mais celles-ci ont malheureusement connu les affres de la mutation génétique à cause d'un méchant entrepreneur certainement (comme ici) mais aussi d'un chauffeur qui a voulu éviter un lapin et qui dès lors a déchargé par accident un fut toxique (le chauffeur pas le lapin, suivez un peu voyons!) C'est un gamin malicieux (Scott Tera) incompris de tout le monde - sa mère y comris (Kari Wuhrer) - et seul qui va se rendre compte du drame, il va être aidé par Scott (David Arquette), le fils prodigue du coin qui revient après dix ans d'absence. L'ensemble de la ville va donc être envahie progressivement par des arraignées tueuses qui vont pousser les habitants jusqu'à un centre commercial pour l'assaut final.

Cette production Warner Bros (car Warner fait aussi dans la série B avec des acteurs peu connus) est plutôt alléchante sur le papier. Je ne sais pas si vous avez un peu détaillé l'affiche mais l'ensemble est particulièrement grotesque. Surtout, notre ami David Arquette (le frère de Rosanna) qui n'a pas été gâté par le graphiste. Nous sommes donc face à un film d'horreur à base d'arraignées mutantes qui bouffent les gens, les bouledogues, les chats, les autruches (d'ailleurs le réalisateur a quelque chose avec le découpage d'animaux) et tout ce qui peut leur passer par les papattes. Premier indice donc pour comprendre le but du film.

Voici un deuxième indice: Cela peut paraître dommage que le scénariste ne se soit pas véritablement cassé la tête en ce qui concerne les personnages. On est dans le stéréotype comme rarement: le gamin intelligent et mignon qui résout l'enigme, la soeur en pleine crise d'adolescence (interprétée par Scarlett Johansson, si, si!), la mère flic qui les regarde grandir, secrètement amoureuse du baroudeur de retour et le maire qui est une vraie saleté. Plus calibré, on ne peut pas. Les protagonistes d'Arac Attack ont tout droit l'air de sortir d'un téléfilm de l'après-midi pour TF1. De ce côté-là, c'est complètement inintéressant. Seul l'animateur-radio prophétique est plutôt pas mal quoique son utilisation ne soit pas d'une originalité folle, n'empêche, il est véritablement décalé, tout comme le film. Mais tous ces personnages fadasses cachent quelque chose voyons... Quelque chose de plus intelligent qu'il n'y paraît.

Arac_Attack_pics
Collection automne/hiver 2009

Bien que les scènes suivent un rythme quelconque au début, dommageable pour ce genre de film mais le but est ici de rendre un hommage appuyé à toutes les séries B des années 70 et 80 spécialisées dans l'insecte mutant et la bestiole tueuse d'hommes comme Arachnophobia, Les Fourmis ou même Les dents de la mer. On pense également à Des serpents dans l'avion mais en toutefois moins déjanté. N'empêche, quelques scènes sont plutôt réussies après un début de film un peu lent et hésitant. La scène de poursuite avec les motos est très convaicante et à  partir de cette scène, l'action et les personnages s'installent progressivement avec beaucoup de bonheur.

L'ensemble, convenons-en, est plus drôle qu'effrayant comme les Gremlins mais Arac Attack est une série de clins d'oeil de genre: la difficulté d'utiliser ces clés au moment propice (comme au début de La cité de la peur) revient trois fois, le zigouillage de petits animaux, prémices de dégâts humains plus graves et plus étendus ou encore le rassemblement de toute la population pour la scène finale (comme dans pas mal de vieux films et même dans des films plus récents comme The Mist.) Tout est tourné en dérision avec beaucoup de bonheur (même une scène d'amour pilonnée par l'un des deux protagonistes) on pourrait juste regretter que le film mette un peu de temps à démarrer. C'est une bonne surprise.

****

Posté par lecinedegael à 13:04 - science-fiction - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 juin 2008

Phénomènes - Film de M. Night Shyamalan

Ph_nom_nes_affichePhénomènes
Film de M. Night Shyamalan (2008)

Avec
Mark Wahlberg
Zooey Deschanel
Ashlyn Sanchez

Durée: 1h30 - Distribution: 20th Century Fox

Dans la région de New York, rien ne se passe toujours de manière normale. Ici, nous nous retrouvons dans une histoire ahurissante où une sorte de virus véhiculé par le vent pousse les gens à se suicider. Dans cette aventure, un lycée est évacué et un prof de sciences (Mark Wahlberg) se retrouve embarqué avec sa fiancée (Zooey Deschanel) et la petite fille de son meilleur ami (Ashlyn Sanchez) dans une sorte de road-movie sanglant où personne (ou presque) ne tue personne mais où tout le monde se zigouille. l'ennemi n'est donc plus l'autre mais l'invisible, ce qui est flippant.

C'est effectivement le point fort de ce film. M. Night Shyamalan (qui est entre autres le réalisateur de Sixième sens et d'Incassable) arrive à nous amener dans l'angoisse la plus absolue car rien n'est plus sauvage quelquefois que le sous entendu. Tout ceci est d'ailleurs très original et apporte à ceux qui pourraient s'ennuyer devant le film un jeu amusant qui consiste à répertorier les manières de se suicider, de la plus classique (la pendaison) à la plus surprenante (le suicide à la moissonneuse-batteuse) et à se demander comment on pourrait bien se suicider dans une salle de cinéma (j'avais pensé à la tête dans une enceinte ou à lécher un siège, non?).

Oui, c'est angoissant et c'est très bien fichu même si on peut largement reprocher au scénariste une tendance lourde à partir un peu trop souvent dans la facilité. En effet, le plan du film paraît un peu trop simplifié et l'on s'attend à la suite même si l'angoisse joue à plein et si le fait de rentrer dans le jeu de la peur permet de ne jamais s'ennuyer. les acteurs sont corrcts sans plus, n'étant pour la plupart d'entre eux présents que quelques minutes à l'écran pour cause d'auto-génocide sauvage et continu. Seuls Mark Wahlberg et Zooey Deschanel (qui va apparaître dans beaucoup de films dans les mois qui viennent) sont là de manière continue. Si Deschanel est très convaincante dans un rôle de femme proche de l'adultère bien qu'ayant d'autres chats à fouetter, Mark Wahlberg et sa moumoute (si, c'est paraît-il une moumoute) reste toujours très moyen, se contenter d'utiliser ses deux expressions au bon moment.

Ph_nom_nes_pics
Sa moumoute est un phénomène

Le film est de bonne facture, marque un peu surtout grâce à une fin particulièrement intelligente mais quelques éléments du scénario ne sont pas très heureux (l'utilisation des deux ados par exemple ou encore l'attitude de la vieille dame ne s'expliquent pas vraiment) et rendent le film à certains moments un peu ridicule. C'est dommage car cela mpêche de le rendre inoubliable.

***

Posté par lecinedegael à 05:41 - science-fiction - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mars 2008

The Mist - Film de Franck Darabont

The_Mist_afficheThe Mist
Film de Franck Darabont (2008)

Avec
Thomas Jane
Andre Braugher
Laurie Holden

Durée: 2h - Distribution: TFM

Dans un petit village du Maine habite une communauté comme on en voit partout. Un pas beau matin, le village est entièrement recouvert de brume, une brume inquiétante qui empêche les habitants de vaquer à leurs occupations. Et pour cause, cette brume cache des sales bêtes venues d'un accident nucléaire. Notre héros est ici un graphiste qui travaille pour Hollywood et qui est tout de suite catalogué comme intello pour les bouseux du coin. Il est accompagné par son fils, blondinet sempiternel et forcément attachant.

Me v'là ben embêté dirait le bouseux du film. Question film d'horreur, il est vrai qu'on est gâté. Un poulpe géant qui dézingue un commis de supermarché ou qui découpe un biker, des insectes eux aussi géants qui défigurent des gentils habitants et des gros oiseaux qui rappellent furieusement certaines bébêtes de Jurassik Park, prédateurs des insectes et des habitants susnommés. Que demander de plus? Si on y ajoute, une certaine angoisse qui nous étreint durant (presque) tout le film et une réalisation qui ne s'embarrasse pas véritablement de fioritures pour aller à l'essentiel. C'est efficace et haletant. Que redemander de plus?

On pourrait demander un peu d'honnêteté intellectuelle peut-être, si c'est pas trop demander? C'est vrai que Stephen King a toujours été une sorte de magnat inquiétant de la dénonciation. il a sa façon de souligner les points qui ne vont pas dans notre société mais ici, ça en devient carrément gonflant. Outre une intrigue que l'on sent arriver de loin, on nous sert une idéologie nauséabonde à base de "regardez ce que font les industriels de notre monde, ils le polluent, ils vont le détruire" et de dieux vengeurs. Bien que le personnage de la prédicatrice soit intéressant, j'ai eu quelquefois l'impression qu'elle n'était que le double romancé d'un Stephen King qui perd les pédales et qui s'enfonce dans la brume du grand n'importe quoi. Le pompon revient à la scène de fin détestable où, outre le dénouement que je ne vais pas livrer ici, on voit passer des camions avec des survivants hagards. Ça rappelle la sortie des camps en 1945 et ce genre de parallèle, je n'aime pas ça du tout, ça sent mauvais.

the_mist
Surpriiiiiiiise !!

Si le film est plutôt bien fichu dans son action, son idéologie est bêtasse et dangereuse. A noter que j'étais dans une salle où les gens réagissaient au film et, ça m'a rassuré, ils réagissaient dans le bon sens. A éviter ou pas...

**

Posté par lecinedegael à 01:56 - science-fiction - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 février 2008

Jumper - Film de Doug Liman

Jumper_afficheJumper
Film de Doug Liman (2008)

Avec
Hayden Christensen
Samuel L.Jackson
Jamie Bell

Durée: 1h35 - Distribution: 20th Century Fox

Alors qu'il se trouve à l'école, David (Hayden Christensen) découvre par accident et sous les yeux de la fille qu'il drague (Rachel Bilson) qu'il a le don de se déplacer dans l'espace en un clin d'oeil, sorte de Speedy Gonzales. Il habite avec son père et découvrant ce don, il décide d'en partir dans la mesure où ça se passe assez moyennement, d'autant plus que sa mère a elle-même quitté le navire quand il avait cinq ans.
Dans une logique absolument effarante, David décide alors de commencer sa fugue en pratiquant son don pour les besoins d'un braquage de banque. Huit ans plus tard, notre ami habite New York et mène désormais la grande vie. C'était sans compter un chasseur de jumpers (Samuel L. Jackson) très tenace qui a décidé de le supprimer... Qu'est ce qu'on a peur...

Par où commencer? On pourrait commencer par dire que Hayden Christensen joue très mal et, de ce fait, est un peu le pendant masculin de Jessica Biel. Inexpressif, peu concerné et sans intérêt, cela ne suffit pas d'avoir une belle gueule et de se désapper à trois ou quatre reprises dans un film pour penser être bon.
Et que dire de Samuel L. Jackson qui n'a pas tiré le bon numéro puisqu'il en fait des tonnes dans la série "gros méchant qui tue sans foi ni loi".

Côté dialogue, je crois que c'est l'une des premières fois que je vois un film américain aussi mal dialogué. On enchaîne les poncifs et les facilités à un rythme d'enfer. La psychologie des personnages est bon an mal an au niveau zéro, la palme revenant au personnage de Rachel Bilson qui est d'une naïveté affligeante. En effet, quand elle retrouve huit en plus tard David, elle n'a même pas la présence d'esprit de lui demander ce qu'il s'est véritablement passé. Pire, elle ne semble pas du tout surprise ni troublée alors qu'elle le pensait mort.

Vous l'aurez compris, le scénario est à l'avenant. L'histoire se résume à un tour du monde en image de synthèse où l'on s'ennuie très rapidement, faute d'une action intéressante. Alors, ça pète, ça fait beaucoup de lumière, ça tremble et ça ferait presque peur si ce n'était pas aussi mal fichu.

Jumper
Christensen cherche la sortie...
Nous aussi.

La cerise sur le gâteau est ici sous la forme d'une énième aberration prouvant encore que le film a été fait à la va-vite: outre une histoire terriblement prévisible, il faut souligner un problème sémantique qui se trouve à la base de toute l'histoire. Le personnage de Samuel L. Jackson parle de don d'ubiquité qui ne devrait appartenir qu'à Dieu. Si on laisse de côté le sillon mystique qui ne sert pas à grand chose, il faudrait rappeler tout de même aux scénaristes que le don d'ubiquité est la possibilité d'être à plusieurs endroits à la fois. Ce n'est donc pas le sujet puisque David peut se déplacer rapidement mais c'est tout. Mais au point où on en est, c'est pas le plus consternant.

°

Posté par lecinedegael à 18:02 - science-fiction - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2007

Cube - Film de Vicenzo Natali

CubeCube
Film de Vicenzo Natali (1999)

Avec
Maurice Dean Wint
Nicole DeBoer
Nicky Guadagni

Durée: 1h26 - Distribution: Metropolitan

Cinq (puis quatre puis cinq puis quatre) personnes sont dans un gros rubikscube mais ne savent pas véritablement ce qu’ils y font. N’empêche, leur but premier est de s’en sortir vivants. En effet, ils ont du souci à se faire dans la mesure où les différentes salles composant ce machin sont alternativement piégées. Ils doivent donc utiliser leurs connaissances et dévoiler petit à petit leurs vies afin de pouvoir s’en sortir. Et… Devinez… Ben ils s’en sortent pas… Oui, bon, je vous raconte la fin pour une fois car ce serait dommage de perdre du temps à regarder ce sous film.

Il y a aurait bien deux ou trois scènes à sauver, principalement par le suspense qu’elles dégagent mais la malhonnêteté morale de cette réalisation  me met un peu en rage. Déjà, que dire de ces personnages caricaturaux qui crient beaucoup qui dévoilent dans des dialogues faits de peu de choses toute la trame de l’histoire sur le grand air de « Vous êtes trop cons, je vais vous expliquer ». Et que dire du jeu d’acteurs (qui, soit dit en passant, ont disparu dans la nature) qui en dit long sur les exigences du réalisateur. Le film n’est qu’une ennuyeuse visite de cellules trouvées dans un Fort Boyard sado-maso. De plus, le mélange des genres ici n’a pas pris : entre la science-fiction, le film d’horreur et le thriller oppressant avec en prime un maniaque qui veut tuer tout le monde mais qui arrive un peu tard pour qu’on ai envie de s’intéresser à lui, on se noie dans les conjectures.

cube05
Cubi?

« La chute serait délectable mais malheureusement je ne peux vous la dire, c’est regrettable, Ca nous aurait fait rire un peu » disait le grand Brassens dans le gorille. C’est un peu le même problème ici puisqu’après 1h20 (c’est court hein ? Le scénariste était à court de mauvaises idées) de scènes ridicules, de théories mathématico-philosophiques aberrantes et d’idées fumeuses, le film s’achève sur la clé de l’intrigue qui s’avère particulièrement naïve. A évitez.

°

Posté par lecinedegael à 02:54 - science-fiction - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mai 2007

Volcano - Film de Mick Jackson

VolcanoVolcano
Film de Mick Jackson

Avec
Tommy Lee Jones
Ann Hecke
Gaby Hoffmann

Durée: 1h43 - Distribution: 20th century fox

Nous sommes à Los Angeles. Une petite journée tranquille commence avec ses habitants souriants (très), sympathiques (trop)... Bien sûr, il y a çà et là quelques personnes qui gâchent un peu (si peu) la vie des autres, mais tout va bien. Bienvenue dans une ville de rêve.
Mais là, pas de bol, un volcan a décidé de cramer la moitié de la ville. Un homme (on sait pas trop ce qu'il est) revenu de tout et en rupture avec sa fille adolescente, dévoreuse de télé et boudeuse va s'occuper de cette catastrophe et, du même coup, se refaire une virginité morale. Il est aidé par une sismologue pétulante et ensemble, bien sûr, il vont sauver, si ce n'est le monde, au moins Los Angeles.

Comment rester sobre dans les commentaires quand on voit cette somptueuse daube qui n'aurait du sortir qu'en téléfilm pour ménopausées sur M6? Tous les poncifs y passent: l'émulation, la solidarité, la religion, le patriotisme, même le toutou sauvé in extremis d'une maison qui brûle avec, o joie, pour variante le sauvetage d'un goret (si, si, ils l'ont fait). Ce ne sont qu'alignements de scènes d'action pas très intéressantes et de dialogues à la limite de la bêtise qui émaillent ce film aux effets spéciaux très riches mais au scénario bien pauvre qui pompe l'air très vite si on fait l'effort de réveiller ses neurones face à ce brouet indigeste.

Je n'accroche pas face à ce film qui se fout littéralement de la gueule des spectateurs. On ne peut même pas dire que ce soit un bon divertissement puisqu'il n'y a pas d'intrigue et que dès les premières secondes, on sait que certains mourront et que d'autres sauveront le monde. A trop vouloir suivre les préceptes des films catastrophes, on en fait soi-même (des catastrophes). Nul.

°

Posté par lecinedegael à 22:48 - science-fiction - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1