Ph_nom_nes_affichePhénomènes
Film de M. Night Shyamalan (2008)

Avec
Mark Wahlberg
Zooey Deschanel
Ashlyn Sanchez

Durée: 1h30 - Distribution: 20th Century Fox

 

Dans la région de New York, rien ne se passe toujours de manière normale. Ici, nous nous retrouvons dans une histoire ahurissante où une sorte de virus véhiculé par le vent pousse les gens à se suicider. Dans cette aventure, un lycée est évacué et un prof de sciences (Mark Wahlberg) se retrouve embarqué avec sa fiancée (Zooey Deschanel) et la petite fille de son meilleur ami (Ashlyn Sanchez) dans une sorte de road-movie sanglant où personne (ou presque) ne tue personne mais où tout le monde se zigouille. l'ennemi n'est donc plus l'autre mais l'invisible, ce qui est flippant.

C'est effectivement le point fort de ce film. M. Night Shyamalan (qui est entre autres le réalisateur de Sixième sens et d'Incassable) arrive à nous amener dans l'angoisse la plus absolue car rien n'est plus sauvage quelquefois que le sous entendu. Tout ceci est d'ailleurs très original et apporte à ceux qui pourraient s'ennuyer devant le film un jeu amusant qui consiste à répertorier les manières de se suicider, de la plus classique (la pendaison) à la plus surprenante (le suicide à la moissonneuse-batteuse) et à se demander comment on pourrait bien se suicider dans une salle de cinéma (j'avais pensé à la tête dans une enceinte ou à lécher un siège, non?).

Oui, c'est angoissant et c'est très bien fichu même si on peut largement reprocher au scénariste une tendance lourde à partir un peu trop souvent dans la facilité. En effet, le plan du film paraît un peu trop simplifié et l'on s'attend à la suite même si l'angoisse joue à plein et si le fait de rentrer dans le jeu de la peur permet de ne jamais s'ennuyer. les acteurs sont corrcts sans plus, n'étant pour la plupart d'entre eux présents que quelques minutes à l'écran pour cause d'auto-génocide sauvage et continu. Seuls Mark Wahlberg et Zooey Deschanel (qui va apparaître dans beaucoup de films dans les mois qui viennent) sont là de manière continue. Si Deschanel est très convaincante dans un rôle de femme proche de l'adultère bien qu'ayant d'autres chats à fouetter, Mark Wahlberg et sa moumoute (si, c'est paraît-il une moumoute) reste toujours très moyen, se contenter d'utiliser ses deux expressions au bon moment.

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Sa moumoute est un phénomène

Le film est de bonne facture, marque un peu surtout grâce à une fin particulièrement intelligente mais quelques éléments du scénario ne sont pas très heureux (l'utilisation des deux ados par exemple ou encore l'attitude de la vieille dame ne s'expliquent pas vraiment) et rendent le film à certains moments un peu ridicule. C'est dommage car cela mpêche de le rendre inoubliable.

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