Le ciné de Gaël

Je vous invite à entrer dans mon monde cinématographique qui se veut ecclectique. Que ce soient des films qui viennent de sortir ou des films plus anciens, je parle de tout!

05 janvier 2009

Histoires enchantées - Film d'Adam Shankman

Histoires_enchant_es_afficheHistoires enchantées
Film d'Adam Shankman (2008)

Avec
Adam Sandler
Keri Russell
Guy Pearce

Durée: 1h49 - Distribution: Walt Disney Studios


Skeeter (Adam Sandler) a un nom totalement ridicule a vécu auprès de son père et de sa sœur (Courtney Cox) dans une ambiance chaleureuse. Son père tenait un motel mais quand l’argent est venu à manquer, il a bien fallu vendre mais heureusement, le gentil patron (oxymore) promet au papa ému que son rejeton sera le directeur de son hôtel quand il sera grand. Celui-ci malheureusement ne tient pas ses promesses et le relègue à un poste d’homme à tout faire… C’est tout bonnement dégueulasse, non ? La soeurette a elle aussi bien grandi et invite son frère pour l’aider car l’école dans laquelle elle travaille va fermer et elle doit aller faire autre chose (on ne sait pas bien pourquoi mais après tout, on s’en fout). Skeeter va alors s’occuper d’eux la nuit et leur lire une histoire avant de s’endormir. Seulement, il constate que cette histoire devient réelle le lendemain même de son invention. Il va alors essayer de changer son avenir en inventant des histoires, aidé par les deux petiots.

 


Il faut déjà que je pousse un coup de gueule. Pourquoi diantre nos camarades de Disney nous prennent-ils pour des couillons à longueur d’année en nous proposant TOUJOURS le même début, à savoir le fameux « Il était une fois » détourné. Je crois qu’ils nous le servent systématiquement depuis La belle et la bête, qui date d’il y a quinze ans. C’est juste insupportable et cela montre le manque d’imagination mais s’il n’y avait que ça, on pourrait être indulgent.

 


Malheureusement, les Histoires enchantées du père Disney sont juste indigestes. La faute à qui ? A beaucoup de monde. A un réalisateur un peu paresseux qui nous livre un truc moche et sans imagination – un comble pour une entreprise qui vend du rêve – la faute surtout à des scénaristes qui se contentent de recycler de vieilles idées et de vieux automatismes de moins en moins passionnant à mesure qu’ils apparaissent : le mélange monde réel / monde merveilleux déjà vu dans pas mal de film de la maison Disney comme Hook mais aussi dans d’autres), des enfants chenapans mais tellement attachants, un animal rigolo – le rôle est ici tenu par un cochon d’inde qui a la même maladie de Lionel Jospin et qui a donc des yeux exorbités – et des situations imaginaires. Ces situations imaginaires sont d’ailleurs la seule réussite du film même si ça ne dure pas très longtemps. En effet, la même histoire est exploitée – ce qui en dit long sur la psychologie d’un personnage entêté – mais c’est le décor qui change, c’est usant. Les scénaristes en ont tellement rien à faire que l’on peut noter quelques incohérences comme par exemple une scène où les enfants préparent des pancartes pour sauver l’école avec la baby-sitter de jour au tout début du film alors qu’il n’est pas encore question de fermer l’école en question.


Histoires_enchant_es_pics
Note aux scénaristes: L'abus d'alcool est

dangereux pour la santé

 

Les acteurs font ce qu’ils peuvent et c’est triste de voir passer Courtney Cox, dont la carrière est au point mort depuis quelques années, dans un rôle de passe-plats dont l’unique bénéficiaire est Adam Sandler, mauvais comme rarement, qui en fait des tonnes et qui se veut explicatif à tout moment comme dans un téléshopping doublé.

 

Même si ce long-métrage s’adresse aux très jeunes, il serait bon de ne pas les prendre pour des crétins. Ce film est trop facile et peu intéressant au final. C’est dommage car l’idée de départ est plutôt intelligente.

°

Posté par lecinedegael à 05:35 - Conte - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


30 décembre 2008

Charlie et la chocolaterie - Film de Tim Burton

Charlie_et_la_chocolaterie_afficheCharlie et la chocolaterie
Film de Tim Burton

Avec
Johnny Depp
Freddie Highmore
David Kelly

Durée: 1h56 - Distribution: Warner Bros


Dans une ville mystérieuse, une famille vit dans une maison totalement bancale où l'argent ne coule pas à flots. La famille en question se compose de Charlie, de ses parents et de ses grands-parents qui ont la particularité de vivre tous les quatre dans le même lit.
A quelques centaines de mètres se trouve l'usine de chocolat de Willy Wonka (Johnny Depp), personnage excentrique qui vit reclus. Un jour, celui-ci décide de lancer un concours qui permet de gagner une visite de l'usine et les gagnants sont... Cinq enfants: un gros allemand qui mange tout le temps, une bête à concours qui mâche du chewing-gum, une fille à papa, un sale gosse très désagréable et Charlie. La visite peut alors commencer.

Charlie et la chocolaterie est un conte de Noël féerique à la mise en scène très soignée et à l'image particulièrement belle. Il faut dire que Tim Burton s'est surpassé, il nous donne un rendu absolument parfait et en prime, une ambiance si originale que l'on ne retrouve que dans ses films, à quelques exceptions près. Johnny Depp reste le plus grand en nous montrant qu'il peut absolument tout jouer même un clone de Mickaël Jackson absolument allumé.

Le scénario repose sur une base un peu systématique qui consiste à aller de salles en salles en éliminant un à un les paricipants mais le tout est amené avec beaucoup de finesse, n'hésitant pas à utiliser le flash-back par exemple, en dévoilant une partie d'une enfance bizarre et inquiétante. On s'y amuse beaucoup, on chantonne les chansons des Umpa-Lumpa (L'acteur qui les joue tous est assez extraordinaire) mais cela permet deux types de lecture, l'une pour les enfants et l'autre pour les parents.

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King of the pop

Charlie et la chocolaterie est un divertissement dans le sens le plus noble du terme, mêlant humour et émotion. C'est un film à voir et à revoir autant pour les acteurs, les décors merveilleux et l'histoire troublante et charmante.

*****

Posté par lecinedegael à 20:49 - Conte - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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