Le ciné de Gaël

Je vous invite à entrer dans mon monde cinématographique qui se veut ecclectique. Que ce soient des films qui viennent de sortir ou des films plus anciens, je parle de tout!

18 mai 2009

Anges et démons - Film de Ron Howard

Anges_et_d_mons_afficheAnges et démons
Film de Ron Howard (2009)

avec
Tom Hanks
Ewan Mac Gregor
Ayelet Zurer

Durée: 2h10 - Distribution: Sony Pictures

Le professeur Langdon rempile pour de nouvelles aventures polaro-religieuses. En effet, le pape est mort mais sans qu'il y ait aucun rapport à première vue un scientifique religieux (?) est retrouvé énuclée par son associée (Ayelet Zurer) qui forcément veut le venger d'autant plus que le méchant vilain a volé une découverte scientifique qui peut dégommer toute une ville. En l'occurence, ce sera le Vatican puisque le vilain fait parti d'une secte obscure de scientifiques en guerre contre l'église car ils ne sont pas reconnus à leurs justes valeurs selon eux. Que vient foutre Langdon là-dedans? Et bien, en qualité de chercheur en histoire bien rencardé sur le Vatican et en qualité de héros du catastrophique Da Vinci Code, il va mener l'enquête aux côtés de la charmante chercheuse, aidés par le secrétaire personnel du pape qui vient de décéder (Ewan Mac Gregor).

Il est évident que je ne partai pas la fleur au fusil tant mes souvenirs du minable Da Vinci Code est encore très présent dans mon esprit, c'est mon garde suisse personnel (coucou Nico) qui m'a incité à y aller alors bon pourquoi pas, se faire un nanard, je veux bien. Et là, divine surprise - si j'ose m'exprimer ainsi - ce n'est pas si mauvais en ce qui concerne la trame de cette enquête, c'est même intéressant. Grâce à une voix-off style "La caméra explore le temps", on apprend des choses intéressantes sur l'histoire du Vatican. L'intrigue arrive vite et demeure prometteur, tout cela ressemble à un thriller de bonne facture. Les acteurs sont convaincants, Tom Hanks en tête qui reprend le rôle de Langdon, un chercheur intelligent et cette fois plutôt subtil. Je serai donc comblé a priori.

Et puis ça décline.

Tout d'abord, mon petit coeur d'historien a honte de voir l'Histoire tripatouiller avec un manque total d'honnêteté. Ce n'est pas parce qu'on donne des repères historiques justes qu'on peut utiliser ce patchwork pour refaire l'histoire. Certes, nous sommes face à une oeuvre de fiction, j'en ai conscience mais je trouve ce fonctionnement de pensée assez nauséabond. On avait déjà vu ça dans un autre registre ici et je campe sur mes positions, c'est insultant de travestir la réalité.

Ensuite, je pense aux catholiques qui ne doivent pas particulièrement apprécier de voir l'Eglise catholique ridiculiser de cette manière. L'image qui m'a vraiment choqué reste l'apparition de la dépouille papale, ce qui traduit un manque total de respect selon moi. Je fus gêné par cette apparition incongrue qui n'apporte rien sinon une théorie toute pourrie pour l'oeuvre de fiction en question qui pouvait certainement s'en passer.

Enfin, il faut préciser que les 25 dernières minutes nagent dans un grotesque absolu qui représente une des fins les plus pourries du cinéma mondial, pas loin du dernier volet d'Indiana Jones, c'est vous dire. C'est dommage de gâcher un travail plutôt correct et une intrigue haletante avec une manière de faire pour le moins scandaleuse.

Anges_et_d_mons_pics
Les Experts: Vatican

Oublions donc cet angle qui pourtant prend une bonne partie du film et un début dont le rythme est digne d'un téléfilm allemand et gardons le reste en nous disons que c'est un film de divertissement pur et dur dont les rebondissements sont inégaux car parfois efficaces, parfois détectables un peu trop rapidement.... Enfin, espérons que tout le monde ne prendra ça que pour un film de divertissement.

Ecrit le 17/05/2009 à 18h46

***

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http://www.deliberer.com/poll/anges-et-dmons-1163.html

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30 octobre 2008

Phone Game - Film de Joël Schumacher

Phone_GamePhone Game (2003)

Film de Joël Schumacher

Avec
Colin Farrell
Forest Whitaker
Katie Holmes

Durée: 1h21 - Distribution: UFD

Je suis dans une période thriller puisqu'après "Next", voici "Phone Game". Le scénario tient sur une idée géniale: Un attaché de presse (Colin Farrell) imbu de sa personne, désagréable et plutôt inhumain, entre dans une cabine, ôte sa bague et décroche le téléphone pour appeler sa maîtresse (Katie Holmes) quand tout à coup le dit combiné sonne. Au bout du fil, un individu de sexe masculin qui ordonne à notre attaché (qui va l'être dans tous les sens du terme) de ne pas quitter sa cabine, sans quoi il le dégomme. Que lui reproche t-on? Je ne vais pas vous le dire sinon c'est pas drôle. Après l'exécution d'un souteneur volubile, la police arrive sur les lieux et un commissaire névrosé (Forest Whitaker) prend les choses en main.

Ce film est la définition même du thriller. Un suspense haletant qui ne vous lâche jamais. On est véritablement en présence d'un vrai malaise face à cette histoire qui dérange et face à cette morale discutable que nous propose Joël Schumacher. Colin Farrell est assez incroyable dans se rôle de salaud sympathique tout compte fait qui va s'humaniser par la contrainte. C'est jusqu'au bout qu'on reste collé devant ce film car à aucun moment, on ne s'attend à ce qui peut suivre. la réalisation est terriblement efficace, inventive et rythmée.

phone_game_pics
Collin Farrel a reçu un coup de fil

De plus, l'humour n'est pas inexistant et l'on se prend à réagir comme Farrell, on s'énerve en même temps, on angoisse aussi quand le bruit de l'arme retentit... C'est un film pour les sens et aussi pour les émotions, moins pour les cardiaques car la peur et l'angoisse sont au rendez-vous. Les acteurs, même les seconds rôles, sont formidables et sont concernés par ce qui se passe, ce qui n'est pas toujours le cas dans ce genre de film. La psychologie est forcement présente et prend une place centrale, d'autant plus qu'elle est l'instrument d'une réflexion passionnante: Où est le bien, où est le mal, comment se débarasser du mal? Par le mal? Il n'y a rien à jeter, tout à admirer.

*****

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07 août 2008

Prom night, le bal de l'horreur - Film de Nelson Mc Cormick

prom_night_afficheProm night, le bal de l'horreur
Film de Nelson McCormick (2008)

Avec
Brittany Snow
Johnathon Schaeck
Jessica Stroup

Durée: 1h28 - Distribution: Sony Pictures

C'est la fin de l'année et aux Etats-Unis, cela se termine par un mémorable bal. Donna (Britanny Snow) se prépare fébrilement à cette sauterie car elle sait que c'est un passage obligé dans la vie d'une adolescente... Et en plus, ça lui changera les idées car sa famille s'est faite trucidée par un professeur remplaçant (Jonathon Schaeck) qui était tombé amoureux d'elle. Alors elle fait des cauchemards - ce qui permet au réalisateur un flash-back facile - mais elle est courageuse notre Donna, alors elle arrête de prendre ses cachetons, enfile sa robe, prend son sac à main, n'oublie pas les capotes et saute dans la Limousine parce qu'elle a du pognon à plus savoir qu'en foutre. En effet, là où le lycéen moyen arrive en scooter, elle et ses copains se la pètent gravent et veulent en mettre plein la vue à leurs petits camarades et aux gens qui attendent derrière des barrières (?) devant le grand hôtel où a lieu la fête. Vous avez deviné, le tueur s'est échappé de sa prison, il va alors nous montrer tout son talent pour zigouiller des adolescents puants et la police une incompétence rarement égalée.

La première question à se poser devant un tel truc, c'est "Pourquoi?". Pourquoi déjà appeler ça un film d'horreur dans la mesure où il est question certes d'éxécutions à la hussarde mais il n'y a pas de quoi s'en relever la nuit dans la mesure où on ne voit absolument rien: les morts ont la délicatesse de ne pas trop saigner, crient peu et ont presque l'air soulagé de se faire dessouder; il est vrai que c'est une sorte de délivrance que de quitter cette distribution.
Pourquoi ensuite une telle distribution? Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. il est vrai qu'ils ne sont pas véritablement désservis par les dialogues. les répliques vont certainement devenir cultes mais pas dans le bon sens comme cette pauvre fille dans l'embarras avec son mec et qui déclare à sa copine l'héroine: "Et en plus, j'ai mes règles". C'est la classe.

Pourquoi s'ennuyer avec un scénario? Ce film est comme une route où on aurait tracé une ligne blanche en plein milieu. Il n'y a plus qu'à suivre. Tout ceci est dénué de suspense, a déjà été vu une centaine de fois et n'est vraiment pas soutenu par une intrigue molle et insipide qui décline les pseudos problèmes d'adolescents geignards et inintéressants. Le meurtrier est le seul personnage digne d'intérêt même si le profil a déjà été croisé sous les traits de Michael dans Halloween, le masque ayant été remplacé faute de moyens - ben oui, il fallait bien payer l'hôtel où se passe l'intrigue - par une casquette.

prom_night_pics
Bientôt morts

Pourquoi enfin si peu de rythme? Il est vrai que les vingt dernières minutes sont totalement inutiles, que le réalisateur tente de nous faire sursauter en utilisant des stratagèmes usés à base de jeux de miroirs, de filles qui crient très fort, de criminels qui rodent mais rien ne fonctionne et l'on préfère rire (comme la quasi-totalité de la salle où nous étions) des incohérences de cette production minable: Il est clair que le scénariste n'a pas fait d'études d'archi sinon comment expliquer la présence puis l'absence d'une cage d'ascenseur devant Lisa, promue reine du bal et future victime à forte poitrine, comment expliquer que cette même Lisa, coincée par le tueur au troisième étage, dévale - car cette conne s'est cassé un talon - un étage pour se retrouver dans le buanderie, qui se trouve donc au deuxième étage de l'hôtel, comment enfin expliquer des portes splendides au beau milieu de la-dite penderie? On pourrait parler des incohérences temporelles puisque le tueur met cinq minutes à rallier la maison de Donna alors que le flic en met le triple, et des incohérences vestimentaires car Donna change de fringues alors qu'elle dort.

Tout ceci est drôle, la salle termina dans une hilarité non contrôlée, certains riant nerveusement en pensant au prix que coûtait la place, d'autres de soulagement car c'était enfin terminé, certains car enfin... qu'est ce qu'on a bien rigolé. Oui, je sais, ce n'était pas le but mais ça fait quelquefois du bien.

°

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23 mai 2008

Cleaner - Film de Renny Harlin

Cleaner_afficheCleaner
Film de Renny Harlin (2008)

Avec
Samuel L. Jackson
Eva Mendes
Ed Harris

Durée: 1h25 - Distribution: Colifilm

Il est des métiers particuliers, celui de Tom Cutler (Samuel L. Jackson) l'est vraiment puisqu'il fait le ménage sur les scènes de crimes. Il nettoie les cochonneries faites par les tueurs qui foutent en l'air les canapés blanc ou les vieilles qui s'éclatent la tête contre les bords de table. C'est donc un métier très sympa que cet ancien policier a choisi. En regardant le film, d'ailleurs, on apprend pourquoi il fait cette profession et c'est ridicule, mais s'il n'y avait que ça... Enfin, on verra un peu plus tard. Toujours est-il que notre ami vit une expérience bizarre, puisqu'appelé sur les lieux d'un crime, il revient le lendemain pour rendre la clé (ça me rappelle le nom d'une émission tiens...) et découvre la propriétaire (Eva Mendes) qui lui assure qu'il n'y a pas eu de meurtre, pire! le mari de celle-ci a disparu. C'est passionnant hein? Si on rajoute que Tom se confie à un ancien collègue avec qui il a eu des histoires, on obtient... Ce machin.

Le thriller doit, par définition, faire peur, inquiéter, faire sursauter... mais faire dormir, non. Tout ceci est trop sage, trop lisse, ce film ronronne du début jusqu'à la fin dans une situation un peu trop caricaturale et compliquée pour qu'on ait envie de s'y intéresser. Le pire reste la mise en scène dont le cahier des charges est d'un classicisme affligeant. En effet, le réalisateur s'évertue à accumuler les plans faciles et très fatiguants avec pèle-mèle des gros plans, des ralentis sur tout ce qui bouge (on se croirait dans 300) et, ô divin hasard, des gros plans au ralenti dont ce plan qui mérite le titre de "plan le plus ridicule de l'année" où on voit Eva Mendes dans une cour d'école (?) avec une corde à sauter dans la main (??), regardant fixement de son beau regard de vache à lait Samuel L. Jackson passer tout en faisant tourner la-dite corde.

Les personnages ne sont pas mieux servis avec un Ed Harris qui fait ce qu'il peut et qui, lui, s'en sort bien. Ce n'est pas le cas de Samuel L. Jackson qui continue une série impressionnante de films ratés dans ce rôle de nettoyeur improbable. la pire, vous l'aurez deviné, reste Eva Mendes qui se plante de manière magistrale en jouant à côté avec une perseverance rarement égalée. Elle n'arrive même pas à faire semblant de pleurer, c'est affligeant. La psychologie des personnages est tracée en rouge est marquée de manière navrante puisque la plupart d'entre eux tombent dans la facilité, c'est malheureusement le cas de la fille de Tom (Keke Palmer) dont les péripéties lui ammènent à faire absolument n'importe quoi du début à la fin (surtout à la fin).

Cleaner_pics
Ben je f'rai pas ça tous les jours...

Les poncifs s'alignent sans complexes avec les flics pas gentils, la jeune fille friquée mais sympa et aussi le célèbre rendez-vous dans une église que tout réalisateur de série se sert et dont tout réalisateur de film évite soigneusement. L'ennui nous gagne immanquablement et la délivrance arrive au terme d'une fin totalement stupide et caricaturale qui permet de véritablement trancher: maseltoff, c'est un navet.

°

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13 mai 2008

Killer Fish - Film d'Antonio Margheriti

Killer_fish_picsKiller Fish
Film d'Antonio Margheriti (1978)

Avec
Lee Majors
Margaux Hemingway
Marisa Berenson

Durée: 1h37 - Distribution: ITC

Une bande de malfrats (Lee majors et Marisa Bernenson en tête) fond des casses et se spécialisent dans le vol de pierres précieuses. Tout se gâte lorsque le commenditaire (James Franciscus) leur demande de balancer les pierres précieuses dans un lac, le temps que le jeu se calme. Ce que nos sympathiques détrousseurs ne savent pas, c'est que le big boss veut les doubler et a mis des piranhas dans la flotte, histoire que ceux-ci n'aient pas envie de le doubler lui (c'est compliqué). par ailleurs, un mannequin (Margaux Hemingway) et son gros photographe débarquent sur l'île où tout ce beau petit monde se trouve. Lasky (Lee Majors) s'éprend... du mannequin et pas du photographe. si on ajoute à ça un ouragan qui passait sur eux, vous avez un thriller paraît-il.

Ceci est une production Majors / Fawcett mais c'est également une coproduction brésilienne apparemment, ce qui peut expliquer pas mal d'imperfections. Le film en effet tire dans le ridicule assez fréquemment: du photographe gay caricatural qui ne l'est en fait pas (et qui joue terriblement mal) à la scène de shooting devant la piscine qui vaut les pires épisodes de Benny Hill en passant par des nuits américaines affreuses car tournées en plein soleil ce qui donne que les acteurs plissent les yeux la nuit. Le manque de moyens est donc quelquefois terrifiant et rend les scènes involontairement drôles.

Il estrigolo aussi de remarquer les petits problèmes de raccords: Lee Majors se téléporte donc dans l'eau pendant la scène de bagarre et un gars saute à la flotte pour sauver le mécano qui se fait bouffer par les piranhas. Il saute en short et pieds nus, il en ressort en pantalon avec des chaussures... Ce film abrite cependant une scène culte: la scène magistrale où le gros photographe gay se fait bouffer par nos petits amis à nageoires. cette scène est plutôt réussie mais les truqueurs de l'apoque ne connaissaient pas les implants latex et tout se fait dans le subjectif, ceci n'est pas mal du tout. Seule ombre au tableau, le jeu des acteurs est singulier puisque si Mariel Hemingway fait ce qu'il faut, lee Majors paraît dubitatif face aux bouffage d'obèse.

Du côté des acteurs, Lee Majors est le seul qui s'en sort bien malgré une volontée inexpliquée de n'utiliser que deux expressions, de mettre des tenues improbables à base de pantalons blancs moule-boules. En plus, il multiplie les plans avec regards bleu azur soutenus. A force, c'est usant. Il faut aussi souligner un doublage français qui est, c'est le moins que l'on puisse dire, catastrophique:vieilli, idiot et même tendancieux puisqu'on y parle de cul de manière appuyée, on vit difficilement la translation.

Killer_fish_affiche
Attention Lee, Mariel va s'assoupir.

Le réalisateur, certainement à court d'idées, nous gratifie en prime d'un petit remake des dents de la mer très bizarre avec un gamin qui se fait bouffer un goit de pied dans un lac. Effectivement, n'allons pas trop loin pour ne pas risquer le procès et pour se ruiner en effets qui ne servent que peu à bien y regarder. En fait, le vrai problème est le manque de rythme certain de ce film qui semble tourner au ralenti à certains moments avant de reprendre un rythme plus normal pour un thriller. La BOF est datée, à la limite de la caricature du film d'horreur mais attention, ça n'en est pas un. C'est un thriller, un film tout mou, curieux, un peu ennuyeux, qui ne mérite pas qu'on s'y attarde mais qui vaut par son côté naïf, presque scolaire, tant on sent que le réalisateur voulait qu'on respecte le script à la lettre.

*

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21 avril 2008

Photo obsession - Film de Mark Romanek

Photo_obsession_picsPhoto obsession
Film de Mark Romanek (2002)

Avec
Robin Williams
Connie Nielsen
Michael Vartan

Durée: 1h38 - Distribution:UFD

Sy a une vie absolument pas intéressnte qu'il traine entre sa voiture, son boulot et son appart. Seul point digne de ce nom, Sy cultive une obsession inquiétante à propos d'une famille qu'il va progressivement prendre pour sienne par l'intermédiaire des photos que ceux-ci développent. Chez lui, il possède un mur couvert du double des photos que la famille lui a confié pour développement. Malheureusement le bonheur psychotique de Sy ne dure pas car son patron découvre le subterfuge et le met à la porte. En même temps, il comprend que le père de famille (Michael Vartan) a un eliaison et ne l'accepte pas, se sent trahi et décide se venger.

Au moment de la sortie de ce film, j'avais eu envie de le voir et puis, vous savez ce que c'est, j'ai pas eu le temps, je n'y ai plus pensé, bref, j'ai remis ça à plus tard. Il est vrai que l'idée de départ est séduisante, cela peut donner un thriller particulièrement réussi. Ce n'est manifestement pas le cas puisqu'ici on est en présence d'un suspence terriblement brouillon qui ne peut que décevoir les amateurs du genre.

Il est déjà triste de trouver une ambiance aussi morose et même aussi lisse dans ce film, on s'attendait à plus de tension, plus de suspense. Ici, le choix scénaristique de nous montrer quasiment la fin dès le début coupe toute ambition à ce scénario prometteur. De plus, le rythme du film est handicapé par un manque d'action dans toute la première partie du film. Les acteurs prennent un temps infini à s'installer ce qui rend l'histoire dérisoire.

C'est forcément décevant car la prestation de Robin Williams est convaincante. Il entre à la perfection dans ce rôle de cinglé photophage et casse du même coup l'image de gentil nigaud bourré de bons sentiments qu'il trimballe depuis une vingtaine d'années. Les autres acteurs ont l'air d'avoir été choisi pour leurs têtes connues (Michael Vartan, le fils de Sylvie que l'on voyait dans une série de M6, en père volage ou encore Eriq La Salle, déjà vu dans Urgences, qui lui aussi se colle à un rôle de flic) mais certainement pas pour leur jeu subtil.

Photo_obsession_pics
Grand schtroumpf

L'histoire est décevante, la fin l'est toute autant. On s'y ennuie très fréquemment sauf durant dix minutes dans la scène de l'hôtel mais le reste est à balancer dans le gouffre des mauvais films... malheureusement.

*

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06 mars 2008

Taken - Film de Pierre Morel

TakenTaken
Film de Pierre Morel (2008)

Avec
Liam Neeson
Maggie Grace
Famke Jannsen

Durée: 1h25 - Distribution: EuropaCorp

Bryan est un ex-agent des services secrets américains et passe désormais son temps à... à quoi d'ailleurs? A pas grand chose... A inviter ses anciens potes de bureau à faire des barbecues, à se faire engueuler par son ex-femme (Famke Jannsen) qui n'accepte pas d'avoir vécu avec un fantôme et à aller voir sa fille (Maggie Grace) pour son anniversaire. C'est un peu le centre du film qui arrive puisque la-dite fifille à son papa va se faire enlever alors qu'elle est au téléphone avec son père (vivent les nouvelles technologies). Celui-ci va devenir fou de rage, passer outre la hiérarchie afin de libérer se fille. Il en profite d'ailleurs pour buter pas mal de gens pour la récupérer... ou pas... Vous verrez bien.

Le film est produit par Besson... Oui, je sais, c'est pas bien de commencer une critique comme ça, c'est pas très honnête, je m'en rends bien compte. Cependant, c'est bien la première chose qui saute aux yeux quand on regarde ce film. Besson est spécialisé dans les films d'action, sait scénariser, chorégraphier, organiser ce spoectacle. Besson est beaucoup moins efficace quand il s'agit de montrer des scènes autres, tout autres. Et ici, c'est bien le problème. Le scénario est plutôt prévisible et les personnages ne sont pas particulièrement intéressant Liam Neeson en tête (qui ressemble beaucoup à Murray Head, vous trouvez pas? Non?) dont le profil psychologique est particulièrement simpliste.

Alors oui, les scènes d'action sont efficaces même si la violence est très importante et que je ne suis pas vraiment fan de cette violence ancrée dans une certaine réalité. L'efficacité se tarit au bout d'un moment et on finit par se foutre un peu de la fin du film. Il n'empêche que, contre toute attente, ça se suit sans déplaisir, sans véritablement de lassitude, grâce certainement à un rythme soutenu impulsée par une réalisation rythmée.

taken_image
Say it ain't so Liam

Taken rassemble les grands poncifs du film d'action, du sujet maintes fois répété à savoir la traite des blancs à la fin très prévisible que je ne donnerai cependant pas en est la meilleure preuve. Ce n'est pas ennuyeux, c'est juste déjà-vu.

**

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08 juin 2007

Boulevard de la mort - Film de Quentin Tarentino

Boulevard_de_la_mortBoulevard de la mort
Film de Quentin Tarentino (2007)

Avec
Kurt Russel
Rose Mac Gowan
Zoe Bell

Durée: 1h50 - Distribution: TFM

Nous sommes en présence d’un film qui, au moins, n’est pas compliqué à résumer : Un cascadeur totalement givré (Kurt Russel) dégomme des poufs sans intérêt pour des raisons qui ne regardent que lui (et qu’on ne connaîtra jamais) jusqu’à ce qu’ils tombent sur des poufs certes, mais cascadeuses, et là ça se complique. Elles vont venger les filles qu'elles ne connaissent pas (donc elles ne savent pas qu'elles sont en train de les venger, bizarre, non?) et lui faire passer un sale quart d'heure, et nous, on bon quart d'heure... c'est d'ailleurs le seul.

La bande annonce est vraiment alléchante : de l’action, de l’action et encore de l’action. On s’attend à un serial killer subtil qui supprime ses victimes dans les accidents de sa voiture. Malheureusement, l’excitation retombe bien vite. Il ne se passe strictement rien les trente premières minutes avant que l’on se fasse réveiller par une scène d’action efficace et violente comme sait en faire Tarentino. L’action retombe au bout de dix minutes pour revenir à une léthargie composée de dialogues bébêtes entres des filles superficielles qui parlent de leurs aventures sexuelles. Ca commence sur un parking, puis dans une voiture. Là on se dit que c’est bon, on va enfin passer à la suite, Kurt Russel va leur rentrer dans le lard, que nenni ! Elles continuent dans un restaurant. Bref, on s’ennuie terriblement. On a l'impression de regarder un film de vacances chiants puisque les gens qu'on voit ne nous sont même présentés. Il faut attendre les deux dernières minutes pour être réveillé par une époustouflante scène finale qui vous scotche à votre siège.

boulevard_de_la_mort_pics
Attention, il va peut-être y avoir de l'action... ou pas.

Ce film est en fait une belle arnaque. Rien ne se passe, quoiqu’on en dise, mais on connaît Tarentino, on reste et celui-ci daigne enfin, au bout d'une heure et demie, nous donner quelque chose d’acceptable à regarder. Restent de bons acteurs (dont Kurt Russel en cascadeur fou, Rose Mac Gowan en ingénue très blonde et Tarentino lui-même en cafetier alcoolique qui n’apparaît pas dans ce film sans une bouteille à la main), une BOF très fouillée et une image splendide. Cela suffit-il à faire un bon film? Non. Et c’est frustrant.

*

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27 mai 2007

Zodiac -Film de David Fincher

ZodiacZodiac (2007)
Film de david Fincher

Avec
Jake Gillenhall
Mark Rufallo
Anthony Edwards

Durée: 2h36 - Distribution: Warner Bros

Ce matin, je me décide à aller au cinéma pour voir La faille, film qui me titille depuis quelques jours. je m'installe après avoir pris ma place et quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver face à Zodiac que j'avais prévu de voir avec Clemence mercredi prochain. J'ai mis ce problème sur le compte d'une erreur de salle et comme le film commençait, je ne suis pas sorti. Il s'avère que j'ai demandé Zodiac à la caisse sans m'en rendre compte. Serait-ce un signe? (du Zodiac? Ah ah ah... Tout ça pour placer un jeu de mot à la con, bravo).

L'histoire de ce film est pour ainsi dire conventionnelle. C'est une classique course au sérial killer qui va durer plusieurs années et que va alimenter quelques rebondissements bien sentis et la volonté intacte d'un inspecteur et d'un dessinateur de presse.

J'aime pas les films longs, je crois l'avoir déjà dit. J'ai été traumatisé par Le nouveau monde et depuis quand le film dure plus de deux heures, je me méfie. Ici, on démarre sur une scène gore et ce n'est vraiment pas ce que je préfère dans le cinéma. Cependant, je me suis fait happé très rapidement par cette intrigue implacable qui s'avère efficace d'autant plus qu'elle est servie par des acteurs convaincants tel le toujours bon Jake Gillenhall (L'inoubliable cow boy - le brun - de Brokeback mountain) et l'étonnant Robert Downey Jr (Charlot dans Chaplin) en journaliste psychédelique et autodestructeur. A noter la prestation d'Anthony Edwards, le docteur Greene d'Urgences, qui ressemble à Derrick avec ses implants (c'est une moumoute comme pour Gérard Lanvin?) mais qui nous étonne par un rôle essentiel.
Le film tourne bien mais on pourra lui reprocher sa longueur et sa complexité à certains moments (Ne partez pas dans la liste des courses ou vous êtes cuits). De plus, l'hystérie des personnages dans la dernière partie m'a un peu fatigué. Il n'empèche qu'on est dans du polar accrocheur et passionnant. David Fincher joue dans la psychologie et nous scotche avec talent.

****

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28 avril 2007

Next - Film de Lee Tamahori

Next

Next (2007)

Film de Lee Tamahori

Avec
Nicolas Cage
Julianne Moore
Jessica Biel

Durée: 1h36 - Distribution: TFM

Un petit film d'action faisant toujours du bien, me voilà face à Next avec une histoire qui me paraît plutôt intéressante: un magicien de Las Vegas a un don hors du commun: il peut prédire ce qui va lui arriver dans les deux minutes qui viennent. Après avoir fait échouer un hold-up dans un casino, il est repéré par le FBI qui, comme par hasard, cherche quelqu'un pour retrouver une bombe atomique russe qui a été volée. Forcement, notre magicien ne veut pas et s'enfuit avec la fille qui lui donne des visions... comme par hasard. S'en suit une sorte de road movie où Cage court avec Biel poursuivis par Moore. La fin est fort surprenante et terriblement énervante.

Que dire de ce film d'action raté qui provoque malheureusement l'ennui par un manque de rythme, par des dialogues véritablement nuls et un jeu d'acteur pas toujours en phase. Ce reproche devient un euphémisme quand on regarde Jessica Biel (ex 7 à la maison, ce qui en dit long sur les exigences du directeur de casting). Elle joue comme un pied, a toujours une scène de retard et c'est peut-être méchant mais quand dans ses visions, Nicolas Cage la voit exploser avec la bombe, on est presque soulagé. Le sus nommé Cage s'en sort parce qu'il est bien obligé (il produit le film). la seule qui joue bien est Julianne Moore, véritablement dans son rôle même si elle n'est pas aidée. Finalement, le seul suspense du film tient dans les cheveux de Nicolas Cage: Sont-ce des implants ou pas.

On peut tout de même sauver les scènes d'actions de la deuxième partie du film et le rythme qui tient éveillé. le film n'est pas complètement à jeter mais il aurait fallu un peu plus d'inventivité et plus de réflexions pour nous proposer quelque chose d'acceptable.

*

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