22 juin 2009
Hannah Montana Le film - Film de Peter Chelsom
Hannah Montana, le film
Film de Peter Chelsom (2009)
Avec
Miley Cirus
Billy Ray Cirus
Emily Osment
Durée: 1h43 - Distribution: Walt Disney Studios
Hannah Montana (Miley Cirus) vit une vie de rêve, cachée derrière un personnage de lycéenne sympa, elle vit un comte de fées, celui d'être une star. Malheureusement, elle laisse un peu sa meilleure amie de côté, ne voit pas partir son frère à la fac - et nous non plus par la même occasion et vous me direz qu'on s'en fout - et a failli louper l'anniversaire de sa grand-mère. Son père reprend les commandes en l'obligeant à aller voir sa grand-mère mais une méchante inexistante (une magnat de la presse) apparaît et envoie un paparazzi (oh, le gros méchant) pour la traquer. Mais Hannah arrivera t-elle à garder son secret? C'est insoutenable. Je ne parle pas du suspens bien sûr, je parle du film.
Voici tout ce que je peux détester dans un film et, il faut bien le dire, nous avons vécu avec Isa une expérience douloureuse. Ce film, il ne faut pas s'en cacher, est une curée. Tout est raté, du début à la fin, au point de faire passer 17 ans encore pour un chef d'oeuvre. Intrigue inepte, jeu d'acteur plus que limité, rebondissements tout pourris, rien n'est fait pour plaire si vous avez un tant soit peu de jugeotte. C'est absolument ignoble. Mais je ne peux me limiter à une descente en règle, il me faut vous donner des exemples.
Il faut commencer par préciser que Miley Cirus est une aussi grande actrice qu'Hilary Duff, c'est vous dire le niveau. Sourire mutin, candeur sur commande, cette jeune fille ne fait que passer par des tableaux qui ressemblent sérieusement à des figures imposées, les scènes s'enchaînant les unes aux autres juste pour pouvoir placer une chanson de la BO, qui pourra dès lors apparaître sur l'album que les préados iront acheter. C'est une entreprise pour faire du pognon mais ça ne fait pas rêver, loin de là. L'histoire est la même que dans la série du même nom. Celle-ci ne brillait d'ailleurs pas par son intelligence et son inventivité, mais là on atteint un niveau encore peu usité jusque là.
Ayons une pensée également pour le beau gosse (enfin...) du film, Lucas Till, qui apparaît bien trop dans le film dans la mesure où il n'a que deux expressions. Rajoutons à cela que les acteurs adultes cabotinent à mort et que certains personnages de la série n'apparaissent quasimment pas, laissant clairement la place à une Miley Cirus inintéressante et sans relief.
Nous fûmes proches de l'hystérie tant l'ensemble est niais, c'est trop sucré, ça donne bizarrement une furieuse envie de voir un film d'horreur. C'est un travail bâclé, digne d'un téléfilm de vacances pour M6. Ca ne vaut même pas la peine de s'obliger à visionner cette chose, c'est une souffrance, un vilain navet, un supplice.
Ecrit le 20 juin à 21h28
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22 avril 2009
17 ans encore - Film de Burr Steers
17 ans encore
Film de Burr Steers (2009)
Avec
Zac Efron
Leslie Mann
Matthew Perry
Durée: 1h40 - Distribution: Metropolitan
En 1989, Mike (Zac Efron) est le chouchou de son lycée: il est beau (enfin bon...), il est grand, il est la star de son équipe de basket, il est très amoureux de Scarlett et va être pris à l'université s'il arrive à gérer son dernier match. Arrive une sorte de drame puisque sa copine lui annonce qu'elle va avoir un enfant et que, de ce fait, elle veut le larguer (logique quoi. De plus, vous énervez pas, c'est un secret pour personne puisque c'est annoncé au début du film). Mike abandonne son match, convole en justes noces et on le retrouve 20 ans plus tard sous les traits de Matthew Perry. Ici, il faut préciser que Zac Efron a du souci à se faire si dans vingt ans il ressemble à Matthew Perry après un divorce et deux cures de désintox. Bref, Mike va avoir la chance de revivre ses 17 ans (comment, c'est trop farfelu pour l'expliquer) et corriger les erreurs de sa vie.
C'est clairement un film pour adolescents et surtout pour adolescentes puisque la présence de Zac Efron, innénarable comédien de High school musical et l'acteur certainement le moins doué de sa génération - on va y revenir, justifie certainement le montage du projet. Car ici, rien de très intéressant à raconter, l'ensemble est propice à la micro-sieste dans la mesure où il n'y a rien de nouveau sous le soleil des comédies adolescentes. En effet, nous sommes dans une bluette assez insipide qui haussille entre "Sauvés par le gong" en moins bien et la défunte émission de TF1 "Pour la vie" où les candidats devaient conquérir ou reconquérir leurs femmes devant Fabrice et Valérie Pascale en éxécutant des épreuves débiles. Ici, nous sommes au niveau -1 de l'humour, le scénariste n'a pas daigné se présenter et la metteur en scène a certainement abandonné l'idée de donner des conseils à Zac Efron, vu le niveau.
Il est vrai que notre jeune ami n'est pas vraiment doué pour la comédie. Il a une belle gueule (et encore), sait danser mais joue particulièrement à côté quand il s'agit d'annoner deux ou trois lignes de dialogue. En revanche, il prend de façon assez réjouissante les claques dans la tronche. Les autres acteurs sont plutôt convenables avec en tête Matthew Perry qui n'apparaît qu'au début et à la fin et qui cherche à sauver une carrière peu passionnante jusque là. Il ne sont pas aidés par une histoire dont on devine la fin dès le début et qui donc ne présente absolument aucun intérêt.
"17 ans encore" appartient à la catégorie des téléfilms qui pourraient passer le samedi après-midisur TF1 après Reportages au moment où on digère le repas de midi, où on fait le repassage, où on prépare la semaine qui vient. C'est très léger et ça prend certainement les gens pour des idiots tant le travail réalisé par les irresponsables qui ont mis ce film sur pied est inutile.
Ecrit le 22/04/2009 à 21h54
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16 février 2009
Lol - Film de Lisa Azuelos
Lol
Film de Lisa Azuelos (2009)
Avec
Christa Theret
Sophie Marceau
Alexandre Astier
Durée: 1h47 - Distribution: Pathé
Lol - qui s'appelle Lola mais bon, genre, faut bien un surnom j'veux dire - est au lycée à Paris et elle ses potes, quoi. Elle est amoureuse mais lui - le bâtard - il la trompe alors elle va aller vers Maël. Oh, ça s'fait pas, c'est trop nul. N'empêche, elle le fait et ses cops' (ça se dit encore cops'?) disent pas non d'autant plus qu'y en a une qui est amoureuse du prof de maths, alors, bon, elle peut trop rien dire. On va suivre Lola et sa mère durant toute une année avec un découpage en trimestre (comme ici, le film se découpe en saisons). Trop cool Lol.
Enfin! Sophie Marceau est d'un naturel raffraichissant. Elle est tout bonnement géniale dans ce rôle de quarantenaire un peu dépassée par les évènements. Elle resplendit de beauté et de drôlerie dans cette revanche de la Boum en quelques sortes puisqu'il ne faut pas se le cacher, c'est tout de même un peu la même histoire. Ce serait comme si Vic avait vieillit et qu'elle prenait un peu le rôle de Brigitte Fossey cette fois-ci. Je pense même qu'ils auraient dû faire ce clin d'oeil, histoire qu'on laisse ça de côté une fois pour toutes et qu'on évite de se dire que tout ceci est un peu malhonnête.
Ce serait un faux procès car le film est à la fois touchant, agréable et drôle. Même si les similitudes avec le film de Claude Pinoteau sont confondantes, on prend un plaisir certain avec ce groupe d'ados qui parlent vraiment comme des ados pour la plupart, qui ont les mêmes révoltes et qui ont les mêmes expressions (le célèbre "Ca s'fait pas" que j'entends à longueur de journée). On entre cette fois-ci au beau milieu de leurs problèmes de filles et de garçons, dans leurs délires et cela nous vaut la scène la plus géniale du film et certainement l'une des meilleures du cinéma français depuis quelques temps, c'est la scène où le banc de lycéennes regardent le prof de maths avec en fond "L'amour comme à 16 ans" de Marie Lafôret. C'est absolument génial.
Vous allez me dire qu'on a déjà vu ce procédé dans Astérix et Obélix: Mission Cléopatre avec cette fois "Ti amo" d'Umberto Tozzi. et après, le film est réjouissant alors il peut se permettre quelques regards vers d'autres productions. Il n'y a jamais de temps morts, on y croit, les seconds rôles (comme Jocelyn Quivrin) ne sont pas là pour faire joli - même si on peut encore regretter le sous-emploi d'Alexandre Astier qui est un acteur formidable - et on a juste pas envie de quitter la salle tellement on est bien avec Lol même si il y a un côté Best of.
*****
22 octobre 2008
Super blonde - Film de Fred Wolf
Avec
Anna Faris
Colin Hanks
Emma Stone
Durée: 1h37 - Distribution: Sony Pictures
Shelley a vécu à l'assistance publique une bonne partie de sa vie et, comme on peut pas y rester at vitam aeternam, elle en sort pour... devenir bunny chez nos amis de Playboy. Elle va alors vivre une vie de lapinette débridée en compagnie d'autres lapinettes débridées jusqu'à ce qu'on la préssente comme Miss Novembre, ce qui lui permet de récupérer la mythique page centrale du magazine. Une lapinette plus retors que les autres va alors tout faire pour la sortir et notre Shelley, lapinette déchue, va se retrouver à la dérive jusqu'à ce qu'elle atterisse dans un campus où elle devienne... gérante d'association (?). Elle va aider des cas sociales (car ce ne sont que des filles) à devenir populaire.
L'histoire, convenez-en, ne tient absolument pas debout. Il est vrai qu'une bécasse péroxydée qui devient matronne dans une fac qui enseigne... qui enseigne quoi d'ailleurs? On sait pas et on s'en fout... ça n'arrive pas tous les jours. Ici, c'est Anna Faris qui coup sur coup interprète une idiote au grand coeur et de ce fait continue à aligner les rôles pas terribles. Alors bien sûr, c'est plutôt mignon comme histoire mais c'est complètement indigent côté scénario. Il est vrai que le travail de scénariste ici n'a pas dû prendre trop de temps si l'on s'en réfère à l'attitude instable des différents personnages qui semblent être souvent en contradiction avec ce qui vient de se passer juste avant. Un exemple pour le fun: les sept perdues de Thêta n'opposent absolument pas de résistance au relooking (soit dit en passant absolument obligatoire dans ce genre de films) mais réagissent terriblement tard en se disant que quand même, c'est po bien de changer les gens comme ça.
D'aucun diront que c'est pas un film d'auteur alors hein, le scénario, bon... Oui, mais si on va par là, tous les films vont finir par ressembler à ça et là, on s'en sort plus. Anna Faris défend ce rôle tant bien que mal en faisant du Anna Faris et en se cassant la gueule comme personne (sauf bien entendu Chantal Lauby). Le rôle bizarrement ne me semble pas lui aller à première vue, il aurait été drôle (mais peut-être un peu facile) de le confier à une bimbo style Pamela Anderson ou Britney Spears.
Le problème avec ce rôle si particulier, c'est qu'il écrase toute tentative d'exister des autres personnages qui ne sont là que pour passer les plats à une Anna Faris qui pourtant se démène pour tenter de faire quelque chose de ce truc pas vilain mais plutôt informe car cherchant perpetuellement à donner du corps là où l'intrigue est trop mince.

7 secondes de réflexion pour le scénario
Alors bon, on a le droit au parcours balisé habituel avec donc le relooking mais aussi la recherche d'identité, la réflexion gnangnante sur l'intelligence et la beauté ou encore la pouf méchante qui fera tout pour détruire les jolis rêves des gentilles. là où il aurait été si judicieux de faire une comédie complètement décalée, le réalisateur reste trop dans le conventionnel niais pour qu'on puisse en tirer quelque chose. restent quelques bons moments, des runnings-gag (la voix d'Anna Faris quand elle apprend un prénom ou la porte de la voiture que grince) et des clins d'oeil cinématographiques avec une référence à Forest Gump entre autres. Si on arrive à oublier que le film est un plagiat de Bimboland, suprême daube où s'était fourvoyé Gérard Depardieu et Judith Godrèche, on passe un moment sympa où on rit poliment car il faut être juste, ce n'est pas un nauffrage, sinon on est épaté par la bêtise de l'ensemble.
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08 mai 2008
American Pie - Film de Paul et Chris Weitz
American Pie
Film de Paul et Chris Weitz (1999)
Avec
Jason Biggs
Chris Klein
Natasha Lyonne
Durée: 1h32 - Distribution: Pathé
Quatre jeunes bourrins (dont un déguisé en intello mais c'est un bourrin quand même) veulent absolument perdre leurs pucelages. Ils passant alors un pacte entre eux et doivent, il faut bien dire les choses comme elles sont, niquer une fille le plus rapidement possible. Tous les moyens sont bons pour cette bande de loosers pour entreprendre. Ils vont dès lors comprendre que l'amour, ce n'est pas que le cul mais bon, on s'en fout totalement, on est pas là pour ça.
Le tout dans ce film est de comprendre ce qui est drôle, et ce n'est pas si simple. Les blagues sont pour la plupart d'entres elles, vulgaires et même pas drôles. Ca rappelle beaucoup les nanards de Max Pecas mais on remplace les bons gros franchouillards par des boutonneux très bêtes. L'ensemble est grossier, le scénario un peu simpliste, les personnages mêmes pas attachants car crétins.
Il est vrai que dans la série "blagues de potaches perverses", on ne peut pas leur reprocher un manque d'imagination. Tout y passe. De l'utilisation de webcams à la prise de laxatifs en passant par les revues pornos, on est à la limite du film interdit aux moins de 16 ans tant les situations et les propos sont peu gracieux. Les gags manquent de finesse, c'est effrayant. Le teen-movie vaut quand il est délirant mais pas forcément quand ça rentre dans le registre du comique troupier.

Devinez ce qu'il y a sous le coussin...
La classe internationale...
Le scénariste essaie cependant de calmer le jeu à la moitié du film en faisant un peu moins de blagues de cul et en tentant le romantisme tartignolle mais c'est trop tard, le mal est fait et ça devient ridicule et prévisible, même un peu ennuyeux. la seule scène à sauver reste la scène de la première fois, malheureusement très courte, qui m'a plu peut-être parce qu'elle m'a rappelé de bons souvenirs... On attend avec impatience que le bal de promo se termine pour passer à autre chose car tant de médiocrité, ça fatigue.
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14 avril 2008
30 ans sinon rien - Film de Gary Winick
30 ans sinon rien
Film de Gary Winick (2004)
Avec
Jennifer Garner
Mark Ruffalo
Judy Greer
Durée: 1h34 - Distribution: Columbia
Il se peut qu'à l'âge de treize ans, on ait envie de laisser tomber sa vie de boutonneux en plein changement pour devenir un adulte responsable et qui pourra, surtout, faire ce qu'il veut. Alors il ne faut peut-être pas aller jusqu'à intervertir les personnalités des parents et des enfants si vous voyez ce que je veux dire... Non, mais l'héroine du film, elle, aimerait bien gagner 17 ans d'un coup histoire d'avoir trente ans. A sa fête d'anniversaire, elle se rend compte de l'indigence de sa vie (et nous aussi) et elle souhaite, malgré des parents aimants et un copain sympa, changer de vie... ce qu'elle fait en devenant tout d'un coup la rédactrice en chef du magazine dont elle rêvait quand elle avait 13 ans... C'est à dire il y a deux secondes... mais non, c'est pas compliqué.
Les vingt premières minutes, il faut bien le dire, sont insoutenables. On s'ennuie prodigieusement dans cette première partie où rien ne nous est épargné. de la vie de lycée niaiseuse aux parents qui découvrent leur fifille qui grandit, on a une sérieuse envie de dormir ou de gerber, c'est un peu au choix. Le début est donc terriblement inquiétant et enfin, v'la la p'tite qui grandit d'un coup et là, on se dit que ça va aller mieux.
Et ça va un peu mieux... un peu. L'ensemble reste définitivement naïf et ne tient pas compte de la cohérence qu'il faut. Jenna en effet change du jour au lendemain et ça n'inquiète quasimment personne. De plus, les personnages sont sauvagement caricaturaux, du prétendant footballistique de Jenna à la mère compréhensive dont tout le monde se fout. L'intrigue tient sur un encart publicitaire dans un magazine, le film a un air de déjà-vu et la fin est tout bonnement nulle... en fait, non, c'est pas vrai, c'est pour jouer les gros durs, j'ai écrasé ma larmichette.

Ouaiiiiiis, une boum
(on appelle ça comment maintenant?)
Tout n'est pas mauvais bien sûr. Le personnage de Jennifer Garner n'est pas toujours à la hauteur au début du film mais se rattrape honorablement par la suite. De plus, quelques situations sont véritablement amusantes comme cette scène terrible sur la chorégraphie de Thriller. C'est plein de bons sentiments mais c'est peut-être ça le premier problème de ce film car il en devient trop sucré, trop... romantique. Bien sûr, c'est ce qu'on lui demande mais là, le schématisme gâche un peu le plaisir. Il n'y a pas de honte à le regarder mais c'est comme n'importe quel soap, on s'intalle devant, on passe un bon moment et ensuite on oublie.
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25 février 2008
Teen Wolf - Film de Rod Daniel
Teen Wolf
Film de Rod Daniel (1985)
Avec
Mickaël J. Fox
James Hampton
Susan Ursitt
Durée: 1h31 - Distribution: Neo publishing
Scott (prénom classique dans les teen-movies des années 80) fait 1m70, est fan de bière (encore un!), est gaulé comme une crevette et joue au basket... cherchez l'erreur. Il découvre assez rapidement que son corps change... ouh, la, la, c'est passionnant... un ado qui voit son corps changer, c'est incroyable. Sauf que lui découvre qu'il a des poils, beaucoup de poils, et qu'il devient un loup-garou. Sa cie d'ado chiant aux réplique qui tombent à plat devient la star de son lycée... car on a les stars qu'on peut.
Le film, je viens de le dire suivez un peu, se base sur le poncif de l'ado qui change. le parcours initiatique est ici tristement tracé et les expressions utilisées dans le doublage français (avec l'indéboulonnable Luq Hamet en doubleur officiel de Mickaël J. Fox) sont terriblement vieillies.
Je parlai de poncif et c'est vrai que le coeur du problème est bien celui-ci. Si vous aimez les stéréotypes, vous allez être comblés: les ados sont facétieux et fan de produits illicites en tous genres, profs qui font trop bosser leurs élèves (c'est honteux) ou proviseurs tortionnaires, tout y passe.
De plus, le manque de rythme du film a tendance à plomber un scénario déjà bien mince. les scènes sont amenées de manière très artificielle, sans aucune subtilité car le réalisateur ne cherche pas forcément à respecter quelque logique que ce soit. En effet, Scott devient un loup-garou durant un match de basket et personne ne s'en émeut vraiment, pire, tout le monde est complètement heureux d'avoir un truc tout en poils, avant de le renier au bout de 45 minutes puis de le réhabiliter sans qu'il y ait là aussi plus de sens.

Le doublage poils a été réalisé
par Demis Roussos
Il n'empêche que certains points sont plutôt sympas puisque le fond du problème, bien que naïf, est particulièrement rafraichissant, la transformation en loup-garou est convaincante et les acteurs ne jouent pas si mal ce qui reste quand même un petit film d'ados. Une dernière chose rigolote: il existe dans le film une parodie de la fièvre du samedi soir qui tourne malheureusement au grotesque, une BO terriblement années 80 et surtout une chorégraphie dans la scène du bal de promo est entièrement pompée sur l'incroyable clip de Thriller de Mickaël Jackson.
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13 novembre 2007
Freaky Friday dans la peau de ma mère - Film de Mark Waters
Freaky Friday dans la peau de ma mère
Film de Mark Waters (2003)
Avec
Jamie Lee Curtis
Lindsay Lohan
Mark Harmon
Durée: 1h37 - Distribution: Walt Disney
Anna est une ado qui n'aime pas les adultes, qui n'aime pas ses profs (pas bien) et qui aime le métal, les mecs et ses copines. Bref, rien que du banal. Tess est une mère qui aime l'ordre, la discipline et qui n'aime pas le désordre et l'indiscipline. C'est d'une platitude navrante mais tout va se corser à partir du moment où la mère et la fille vont ingérer un gâteau chinois magique (?) offert par une restauratrice chinoise un peu sorcière (??). Elles vont dès lors échanger leurs personnalités et découvrir avec toutes les conséquences qui s'imposent l'horreur d'être respectivement une ado et une adulte.
Effectivement, le scénario n'est pas d'une originalité affolante, c'est même complètement prévisible, surtout dans la première partie. Sincèrement, je m'attendai à un nanard gentillet avec son lot de niaiseries (personnages terriblement stéréotypés), ses situations vaguement comiques (la mère - devenue la fille - doit passer à la télé pour défendre son livre) et des quiproquos pourris (la fille - devenue la mère - parle d'elle à la première personne sans se rend compte qu'elle n'a pas le bon physique - ah, ah, ah...). Ce n'est pas le cas.
Ce n'est pas si catastrophique que ça car les acteurs se défendent pas mal.Certes, ça ne mérite pas un Oscar, loin de là mais Jamie Lee Curtis y met beaucoup de bonne volonté même si elle surjoue à certains moments. Lindsay Lohan (qui a étrangement la tête de Frankie Muniz avec des cheveux longs) s'en sort plutôt bien et Mark Harmon (NCIS... Si ça, c'est pas un grand écart) prend un air surpris durant tout le film.

Jamie Lee Curtis découvre que sa fille
est Malcom avec plus de cheveux...
Oui, ça fout un coup.
Ce n'est donc pas le scénario qui sauve le film, ni vraiment le jeu d'acteurs mais c'est surtout la bonne humeur et le côté fun qui reste en tête. Tour à tour rigolo et énervant, le long-métrage souffre malheureusement de quelques longueurs qui paralyse l'action mais tout ceci est prévu pour les enfants et surtout pour les ados (Freaky Friday était sorti en France à Noël) alors ne chargeons pas trop ce film et soyons indulgents. Toutefois, n'exagerons rien, c'est sympa sans plus.
***
01 septembre 2007
Paranoïak - Film de D.J. Caruso
Paranoïak
Film de D.J. Caruso (2007)
Avec
Shia LaBeouf
Carrie-Anne Moss
David Morse
Durée: 1h45 - Distribution: Paramount
Il était une fois (oui, parce que ça commence un peu comme un comte de fées) un ado qui va à la pêche avec son père. Ils s’éclatent totalement, ils tentent d'attraper des truites mais n’arrivent pas à en choper. Bon, on s’en fout, ils sont contents. Le gamin appelle sa mère, plaisante sur les poissons non pêchés (qu’est ce qu’on se marre) quand soudain… le drame. Accident de voiture, le fils s’en sort mais le perd meurt. Bref, ça démarre joyeusement.
On le retrouve un an plus tard en bad boy qui roupille en cours et qui tatane son prof d’espagnol. C’est après ces quelques pérégrinations extra-scolaires qu’il se retrouve avec un bracelet de détenu à la cheville et qu’il est donc obligé de rester bloqué chez sa mère qui ne sait plus trop quoi faire pour assurer son rôle. Alors, il déambule pieds nus chez lui, fait des châteaux en biscuits, regarde des clips avec des poufs et… matte ses voisins… surtout ses voisines. Il se lie d’amitié avec l’une d’entre elles (parce qu’il est amoureux en secret, oh la la la la …) et matent ensemble. Un jour ils découvrent un voisin qui s’avèrent être 1) le sosie du père dans Huit ça suffit (pour ceux qui se rappellent de cette série) 2) un serial killer.
Mine de rien, je viens de vous raconter les deux tiers du film, vous pouvez donc vous rendre compte que c'est follement passionnant. L’idée du film est loin d’être nouvelle mais on pourrait être indulgent si tout ceci était bien bâti. C’est malheureux mais on peut pas. Le rythme est terriblement lent, le film tarde à démarrer et l’histoire est prévisible. Shia LaBeouf (qui est l’étoile montante du ciné amerloque) n’est pas mauvais mais le scénario est si miteux qu’on s’endort.
Il faut attendre la fin pour y trouver un certain intérêt grâce à une scène d’action particulièrement bien fichue qui au moins permet d’apposer l’étiquette « film d’action ». On est tout de même très déçu face à ce thriller qui est loin de tenir toutes ses promesses.
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18 juillet 2007
The faculty - Film de Robert Rodriguez
The faculty
Film de Robert Rodriguez (1999)
Avec
Josh Hartnett
Elijah Wood
Jordana Brewster
Durée: 1h41 - Distribution: Bac films
L'auteur de ce film d'horreur... d'ailleurs horreur... On peut en discuter... devait détester ses profs, ce qui n'est pas bien. Toujours est-il que l'intrigue se déroule dans un lycée de l'Ohio où tous les profs ont été parasités par des extra-terrestres et ils vont s'en prendre forcément aux élèves. Pourquoi ce lycée? Et pourquoi pas? Une équipe d'irréductibles lycéens qui n'ont aucune envie de se faire vampiriser vont se battre contre l'équipe éducative pour sauver leur vie et tant qu'on y est, le monde.
Alors, ça saigne, ça se transforme, la prof de lettres timide devient une cochonne incontrolable, une autre prof de lettres tue le proviseur puis l'infirmière du bahut avec l'aide du coach. Le seul moyen de les combattre, les désécher... avec un mélange de caféine et de diurétique dont se servent les lycéens pour planer. Ca vaut le shampoing pour combattre les extra-terrestres dans Evolution.
Ce n'est pas un chef d'oeuvre bien sûr mais ce n'est pas le but non plus. Cela nous permet de voir passer Josh Hartnett et surtout Elijah Wood dans un rôle complètement stéréotypé de souffre-douleur, pas d'une classe mais carrément d'un lycée. Le stéréotype, c'est un peu le fond de commerce de ce film car tous les personnages le sont mais le scénario empêche l'ennui et même l'énervement car on s'accroche à cette histoire débile de profs qui trucident des élèves (tout le monde sait que les profs sont très gentils, moi en tout cas je le suis...) et de jeunes peigne-culs qui trouvent le moyen de savoir qui est extra-terrestre et qui ne l'est pas... en sniffant le mélange décrit tout à l'heure.
Le suspense est au rendez-vous, on se doute bien qu'il y en a un qui va sauver le monde mais on ne sait pas lequel. On se doute que d'autres vont mal finir et on se délecte à les voir se faire buter de manière fort brutale mais aussi fort crétine.
Je me suis bien amusé face à ce petit film horrifique et drôle dont le contenu est peut-être un peu prétencieux (les ados sont en pleine mutation, ils se regardent à longueur de journée et ont honte d'eux... c'est pas nouveau... Les plus forts ne sont pas toujours les meilleurs) mais on ne perd pas son temps et on passe un bon moment face à cet OVNI... Quel esprit d'à-propos...
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