Le ciné de Gaël

Je vous invite à entrer dans mon monde cinématographique qui se veut ecclectique. Que ce soient des films qui viennent de sortir ou des films plus anciens, je parle de tout!

13 mars 2009

Bellamy - Film de Claude Chabrol

Bellamy_afficheBellamy
Film de Claude Chabrol (2009)

Avec
Gérard Depardieu
Clovis Cornillac
Jacques Gamblin

Durée: 1h50 - Distribution: TFM

Bellamy est à la reraite auprès de sa femme et maintenant passe le plus clair de son temps à écrire des romans qui marche. Conséquence directe, on le reconnait dans la rue. BON.
Il se trouve que Bellamy retombe dans le crime en rencontrant un homme mystérieux (Jacques Gamblin) qui s'accuse d'un meurtre. Piqué au vif, il mène l'enquête. Au même moment, son frère (Clovis Cornillac) débarque et remue quelques histoires passées qui va ébranler le vieux policier et sa femme. Et l'enquête dans tout ça? Ben, on s'en fout.

J'ai bien l'impression que le film ne tient que sur la rencontre de deux monstres sacrés, à savoir Claude Chabrol et Gérard Depardieu. Doit-on s'en contenter? Je ne pense pas. Malheureusement, c'est bien ce qui nous attend ici. L'histoire est vendue comme un policier mais l'enquête est pliée très rapidement pour laisser place à une sorte de drame psychologique profond mais schématique. L'ennui nous gagne assez rapidement pour cause d'absence absolument totale de rythme et de thèmes peu passionnants. Tout tourne autour de la déliquescence d'un couple. D'un côté, un Gérard Depardieu en pilotage automatique qui, certes, pourrait nous lire le bottin et nous passionner mais qui ne fait rien de totalement passionnant pour retenir l'attention, de l'autre Marie Bunel qui s'en sort magistralement en jouant une femme désenchantée, cherchant ailleurs, voulant être ailleurs mais rester près de Gégé pour ne pas qu'il se perde. C'est bien la seule chose subtile dans ce film.

Le reste n'est qu'anecdotique, tout comme le jeu des deux autres acteurs principaux. Jacques Gamblin hérite d'un personnage compliqué, difficile qui le laisse littéralement sur la touche. Le surjeu est visible, on a mal pour lui tant il cherche à maîtriser ce personnage compliqué et somme toutes peu intéressant. Clovis Cornillac, quant à lui, reste un mauvais acteur qui en rajoute, en fait des tonnes, mal servi il faut le dire par des dialogues artificiels et ennuyeux. La fin est assez logique et donc entendue. Il n'empêche qu'on attend celle-ci avec impatience et c'est vraiment dommage.

Bellamy_pics
Gégé a Bricomarché
(oui, bon, ben il faut bien tenir 1h50)

Bellamy est un vrai ratage. C'est triste car Claude Chabrol a su user de subtilité quelquefois en ne rentrant pas dans quelque chose de schématique et en se contentant de préferer la complexité intelligente au travail ennuyeux et artificiel qui n'a qu'un seul but: Montrer Depardieu. C'est inutile, on le connaît déjà.

°

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19 décembre 2008

Garde à vue - Film de Claude Miller

Garde___vue_afficheGarde à vue
Film de Claude Miller (1981)

Avec
Lino Ventura
Michel Serrault
Romy Schneider

Durée: 1h25 - Distribution: Ariane Films


C'est le réveillon du nouvel an mais l'inspecteur Antoine Gallien (Lino Ventura) est présent pour régler une histoire glauque de viol sur deux petites filles. Le suspect est Jérôme Martinaud (Michel Serrault), notaire dans une petite ville de province. On va alors demander à ce notaire de se présenter mais l'entrevue tourne rapidement à la garde à vue et même au dérapage à cause de l'inspecteur Belmont, flic violent et désenchanté. L'affrontement est à son comble, on démonte l'histoire jusqu'à ce que la mystérieuse et terriblement belle Madame Martinaud (Romy Schneider) pointe le bout de son nez pour donner quelques détails qui relance l'affaire dans le sens que voulait Gallien.

J'ai vu ce film il y a bien longtemps en cassette vidéo et la plupart du temps, comme beaucoup, quand j'ai vu le film, j'efface la cassette. Ici, je l'avais garder précieusement en essayant d'oublier la fin pour reprendre une bonne claque dans la gueule; car ce film en est une.Cette confrontation âpre, douloureuse et tendue donne la art belle à une mise en scène minimaliste se basant sur un huis-clos prenant et permettant quelques sorties, comme des intermèdes, qui invite à souffler. L'utilisation du flash-back en terme de plan fixes ou de travellings très courts donnent du rythme et donne à ce film un ensemble particulièrement savoureux.

Les acteurs sont brillants comme rarement. Lino Ventura est génial dans ce rôle de film parfait mais plein de certitudes - le scénariste d'ailleurs en fait un personnage compliqué, difficile à suivre et surtout pas parfait, ce qui fait du bien - Michel Serrault, à l'époque en contre-emploi, officie dans un rôle de notaire à la dérive, n'oubions pas non plus Romy Schneider d'une discrétion et d'une retenue formidable et Guy Marchand - dont le personnage disparaît au milieu du film - dans le rôle d'un flic nerveux et à la limite du ripou. Précisons enfin qu'on voit apparaître Elsa dans le rôle de la petite fille.

Garde___vue_pics
Et bonne année!

L'ensemble est dialogué par Audiard, ce qui nous permet d'approfondir encore un peu plus la psychologie des personnages car c'est véritablement le point fort de ce film prenant et émouvant jusqu'au bout. C'est certainement l'un de mes films préférés car en plus de raconter une histoire, l'oeuvre est intelligente et subtile.

*****

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03 novembre 2008

Le crime est notre affaire - Film de Pascal Thomas

Le_crime_est_notre_affaire_afficheLe crime est notre affaire
Film de Pascal Thomas (2008)

Avec
André Dussolier
Catherine Frot
Claude Rich

Durée: 1h49 - Distribution: Studio Canal

Prudence Beresford (Catherine Frot) s'est rangée au beau milieu de la Savoie mais s'ennuie terriblement et souhaiterait reprendre ses investigations criminelles avec ou sans son mari, Bélisaire (André Dussolier). Quand la tante Babette (Annie Cordy) arrive et soutient qu'elle a vu de ses yeux vu un crime dans le train qui est passé juste à côté d'elle. Il n'en faut pas plus pour que Prudence reprenne le flambeau afin de découvrir qui a tué qui. Elle va se faire engager en tant que femme de ménage chez Charpentier (Claude Rich) où elle va découvrir une famille bizarre dont le plus important est l'argent, l'héritage du vieux Charpentier et les calculs pour savoir qui va avoir quoi. Seule Emma (Chiara Mastroiani) semble être juste et sans arrières-pensées.

C'est le deuxième volet d'une série d'adaptations de livres d'Agatha Christie par Pascal Thomas. Après Mon petit doigt m'a dit, c'est Le crime est notre affaire qui se fait adapter mais il faut savoir que l'adaptation d'Agatha Christie n'est pas toujours réussie, loin de là. En effet, c'est le côté campagne anglaise ronronnante qui pose des difficulté car l'ensemble devient tout à coup lent et un peu épuisant. N'empêche, cette ambiance confortable où l'on se plaît à s'y installer rend le film d'entrée de jeu agréable. la lumière est particulièrement soignée et met en valeur des paysages splendides au beau milieu d'une Savoie enneigée. Pascal Thomas arrive cependant à donner du corps à ce film en proposant une vision d'esprit de Prudence et en entrant dans l'imagination fertile de l'enquetrice.

Cela donne des moments loufoques et plutôt rigolos qui s'imbriquent dans une intrigue policière conventionnelle avec entre autres les rêves de Catherine Frot ou le remake de Sept ans de réflexion avec un André Dussolier en kilt (bien plus réussie que cette parodie). Cela donne certainement et artificiellement du rythme mais souligne le côté déséquilibré de l'ensemble car les scènes qui accusent le coup sont malheureusement nombreuses. Il est certain en revanche que les acteurs s'éclatent. Catherine Frot et André Dussolier ont l'air de beaucoup s'amuser et semblent heureux de se retrouver. Claude Rich s'amuse dirait-on beaucoup dans ce rôle de vieillard acariatre, les autres sont plutôt convaiquants, surtout Annie Cordy qui apparaît à plusieurs reprises dans ce film où elle retrouve son accent belge.

Le_crime_est_notre_affaire_pics
¨Pou-pou-pi-dou

L'histoire en elle-même est donc un peu irrégulière même si on la suit avec plaisir. Particularité bizarre: Etais-je dans la même salle que le fan club de Pascal Thomas? Toujours est-il que ça riait fort, très fort. J'ai beaucoup sourit mais n'exagérons rien, il n'y a pas de quoi s'en relever la nuit. C'est donc un film sympathique mais sans réel trait de caractère qui enf erait un chef d'oeuvre.

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27 octobre 2008

Maigret et l'affaire Saint-Fiacre - Film de Jean Delannoy

Maigret_et_l_affaire_Saint_FiacreMaigret et l'affaire Saint-Fiacre
Film de Jean Delannoy (1959)

Avec
Jean Gabin
Michel Auclair
Robert Hirsch

Durée: 1h40 - Distribution: Inconnue

Il existe quelques adaptations de Maigret au cinéma mais il est vrai que l'on connaît plus le célèbre commissaire à la télé avec Bruno Cremer et précédemment avec Jean Richard. Ici, Maigret (Jean Gabin) retourne dans son village natal pour venir en aide à une connaissance qu'il affectionne particulièrement. Celle-ci a reçu une lettre anonyme qui la menace de mort. Le lendemain de son arrivée, celle-ci est assassinée. Maigret va alors débuter son enquête et nous faire découvrir une galerie de portraits très intéressante qui va du fils indigne (Michel Auclair) au secrétaire vénal (Robert Hirsch) en passant par le curé timide ou encore le chauffeur ronchon (Jean Marin).

Je crois l'avoir déjà dit: j'aime Jean Gabin. Je le trouve d'une élégance rare, il a un phrasé merveilleux et j'aime son jeu. C'est tout un univers que Gabin emmène dans chaque film et ici, il est bien servi par Michel Audiard aux dialogues, ce qui donne à ce Maigret une saveur tout à fait particulière. De plus, la psychologie des personnages est installée de manière intelligente et audacieuse, sans à aucun moment nous faire deviner le dénouement. Les acteurs jouent juste et c'est un ravissement durant plus d'une heure et demie. de plus, et forcément ça ne gâche rien, l'intrigue policière tient tout à fait debout avec force personnages aux actions nettes et fouillées.

Maigret_et_l_affaire_saint_fiacre_affiche
Gabin / Hirsch: "T'as un beau
doigt, tu sais." (cette blague a été prêtée gracieusement
par Laurent Ruquier... merci de lui rendre)

C'est véritablement un polar comme on en fait plus. Calme, certes, sans pétards, sans hémoglobine mais avec un punch que la série ne connaît pas grâce à la verve d'un Gabin vieillissant mais encore très présent à l'écran à cette période.

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19 septembre 2008

Kiss kiss bang bang - Film de shane Black

Kiss_kiss_bang_bangKiss kiss bang bang
Film de Shane Black (2005)

Avec
Robert Downey Jr
Val Kilmer
Michelle Monaghan

Durée: 1h39 - Distribution: Warner Bros

Harry (Robert Downey Jr) est un voleur à la petite semaine qui pique de l'électroménager, ce qui lui fait un point commun avec Bébert des Forbans. Après un braquage limite où les flics s'en sont mêlés, il aterrit danssa fuite au beau milieu d'un casting pour le rôle d'un détective privé. Contre toute attente, il est engagé et s'envole à Hollywood où il s'enfonce dans les affres des peoples, des has-been et des prétencieux toutes catégories.
Il est secondé par un vrai détective privé (Val Kilmer) terriblement gay. Ils vont se retrouver plongés dans une vraie histoire noire avec de vrais meurtres et de vraies méchants avec de vraies balles. Si l'on ajoute à ça une ex-copine de classe (Michelle Monaghan) qu'Harry rêve de culbuter, on a un film noir complètement allumé.

Allumé est le terme qui convient tant l'intrigue est fouillée, poussée à des rivages surprenants, tout ceci est mené avec une conviction particulièrement tenue par un Robert Downey Jr au meilleur de sa forme puisqu'il tient le premier rôle où il excelle dans la peau d'un looser sympathique, où il prend également le rôle du narrateur, oublions d'ailleurs que ce dernier a une narration qui s'effondre dans la facilité, mais il faut faire avec. Il a en effet cette sale habitude venue de Disney qui consiste à donner une impression d'improvisation, ce qui m'irrite personnellement.

Les autres acteurs ne sont pas en reste avec en particulier Val Kilmer et ses quelques kilos en trop dans le rôle d'un détective homosexuel désenchanté, drôle (ça va ensemble) et lucide. Michelle Monaghan, déjà apperçue dans Dawson, ferme le banc et donne à cette fille bousillée par la vie une épaisseur appréciable.

Kiss_kiss_bang_bang_pics
Macho macho man

Il est évident qu'il ne faut pas oublier la réalisation impeccable et audacieuse de Shane Black dont les plans de caméra aussi surprenants que jouissifs permettent à ce film de sortir des sentiers battus du film noir car de sentiers battus ici il n'en est pas question tant le vent de folie qui y souffle le rend encore plus humain. Bien que l'ensemble souffre d'une histoire d'amour quelque peu chiante et d'un choix filmique pas toujours heureux, on prend beaucoup de plaisir devant ce film noir peu académique.

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24 mars 2008

Breaking news - Film de Johnnie To (2005)

Breaking_newsBreaking news
Film de Johnnie To (2005)

Avec
Richie Jen
Nick Cheung
Kelly Chen

Durée: 1h27 - Distribution: Pathé

Une fusillade tourne mal dans les rues de Hong-Kong. La police est ridiculisée par les braqueurs qui mettent en joue un flic qui se pisse dessus (forcément, non?). Il n'en faut pas plus à la chef des brigades antigang pour réagir et organiser un show par l'intermédiaire des journalistes qui les avait précédemment plombés. Elle leur donne alors une certaine liberté afin de pouvoir mener à bien sa vengeance... car c'est un peu ça quand même.

Ça donne envie, hein? C'est intéressant cette histoire de malfrats piégés par l'alliance police / médias? Ça asticote les méninges? C'est un peu ce que je me suis dit en voyant le DVD échoué dans un rayon de magasin haut-saônois...Alors moi, je suis pas comme ça, je l'ai acheté, et puis je l'ai regardé... et puis là... ben, je fus déçu.

Autant vous dire que la première moitié du film est absolument sans intérêt: la scène de fusillade de début est dénuée de tension, ce qui rend les plans terriblement mous. De plus, la suite semble tomber un peu au hasard tellement le scénario peut par moments être approximatif. C'est ce problème de précision qui rend le suivi du film difficile.
Pendant presque 50 minutes, le film navigue donc dans un brouillard léger qui nous empêche de comprendre quoique ce soit. Le jeu des acteurs n'est pas mauvais, il ne sont véritablement pas en cause mais le manque de repères est déstabilisant.

Il faut attendre le cap de la moitié du film pour y trouver un quelconque intérêt. Le côté dénonciation du pouvoir de la presse apparaît enfin. Certes, ça reste plutôt caricatural mais la tentative d'humour du réalisateur (nuée de journalistes se déplaçant par paquets / pique-nique sur les lieux du crime) ne parvient qu'à faire lever un sourcil surpris.

Breaking_news_pics
Un nouveau jeu très sympa:
Le gros au bout du drap

Il est vrai que ça s'améliore au terme de ce long chemin de croix médiatico-policier, notamment grâce à l'interprétation de Richie Jen, Nick Cheung et Kelly Chen (quand je vous disais que l'interprétation n'était pas en cause) mais pas à l'interprétation de certains comme le père de famille pris en otage totalement irritant mais il faut être indulgent pour suivre cette dénonciation aride, maladroite et quelquefois ridicule.

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04 janvier 2008

La nuit nous appartient - Film de James Gray

18609543La nuit nous appartient
Film de James Gray (2007)

Avec
Joachim Phoenix
Mark Wahlberg
Robert Duvall

Durée: 1h54 - Distribution: Wild Bunch

Bobby est le patron d'une boîte de nuit très branchouille dans les années 80. Le fric, les putes et la drogue s'y côtoient dans une ambiance festive. Bobby reste cependant le fils et le frère de policiers haut-gradés, ce qui ne lui pose pas encore de problèmes de conscience... pas encore. La mafia russe a la main mise sur la drogue et accessoirement sur la boîte de Bobby. Tout bascule au moment où le frère est grièvement blessé par les russes en question. Bobby va alors devenir indic pour la police afin de venger son frère et se racheter une conscience auprès des siens.

L'histoire en elle-même est d'un classicisme absolu: les gentils d'un côté, les méchants de l'autre, le héros ne sait pas trop dans quel camp il doit aller, le trafic de drogue est la base du problème et les russes (guerre froide oblige) sont cruels. Il n'empêche que, lorsqu'on décide de mettre en avant les sentiments des personnages, les relations fraternelles et paternelles, on se trouve devant une oeuvre magistrale.

La_nuit_nous_appartient_pics
La pluie nous appartient

Le jeu des acteurs est d'une justesse incroyable et permet de rentrer de plain-pied dans le film. Joachim Phoenix est époustouflant, Eva Mendès exceptionnelle dans la sobriété et mention spéciale à Mark Wahlberg et Robert Duvall qui sont très convaincants en gardiens de la famille, de la morale et de la justice. Le choix des plans, comme par exemple la poursuite/fusillade en voiture en caméra subjective, est judicieux. Les dialogues sont mêmes quelquefois superflus tant toute l'intensité dramatique passe dans un seul regard. C'est une réussite car la finesse du scénario s'allie avec un travail sur l'image et surtout sur le son (Bande Originale à tomber avec en ouverture Heart of glass de Blondie), cela plonge le spectateur dans une ambiance bizarrement très intime mais terriblement violente, crue.

On ne peut qu'adhérer à une histoire aussi bien ficelé et à des sentiments dont le rendu est excellent. L'histoire est prenante du début à la fin.

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11 octobre 2007

Usual Suspects - Film de Bryan Singer

Usual_suspectsUsual suspects
Film de Bryan Singer (1995)

Avec
Gabriel Byrne
Kevin Spacey
Benicio Del Toro

Durée: 1h48 - Distribution: 20th Century Fox


Décidément, je suis encore malade donc je suis encore obligé de rester au lit avec une grosse écharpe (je suis aphone) et mon ordi pour regarder un film de killers.

Un très gros méchant qui tue plein de monde, un suspect simplet qui va subir un interrogatoire très poussé, un gangster rangé qui s’y remet et sa copine avocate et trois malfrats prêts à tout, c’est le casting de ce film sinueux (trop ?) qui est pour beaucoup un film devenu un classique. Ce polar ingénieux contient tout les ingrédients du polar classique : de la violence, une intrigue, des braquages et une histoire. A cet endroit, il est vrai, je vous raconte l’histoire… Ici, je ne peux pas car je serai tenté d’en dévoiler trop et ça pourrait gâcher la fin. C’est énervant hein ? Ben oui, mais il faut faire avec alors je vais vous parler de ce que j’en ai pensé… Je suis aussi là pour ça.

Usual suspects est selon moi un film très particulier : complètement déroutant et en même temps terriblement conventionnel. Le scénario plus que génial nous transporte au gré des rebondissements issus du cerveau (malade ?) fertile Bryan Singer (qui a donc fait bien mieux que X men – voir l’article correspondant) dont l’idée est d’utiliser le point de vue d’un suspect dans cette affaire criminelle et de nous raconter par petites touches à coups de flash-back une intrigue difficile à expliquer.

gabriel_byrne1

antipompe suspects ?

Certes, on peut se perdre et s’énerver devant la complexité de l’intrigue et la lenteur de la mise en place. C’est peut-être ce point qui fait que ce long métrage n’est pas un chef d’œuvre pour moi mais une fois le terrain tracé, on s’éclate quand même face à cette histoire surprenante.

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07 juin 2007

L'inspecteur Lavardin - Film de Claude Chabrol

inspecteur2Inspecteur Lavardin
Film de Claude Chabrol (1986)

Avec
Jean Poiret
Jean-Claude Brialy
Bernadette Laffont

Durée: 1h40 - Distribution: mk2

Voici un nouvel épisode des aventures de l'inspecteur Lavardin, aux prises avec le décès d'un écrivain catholique et considéré comme teriblement coincé. Lavardin (Jean Poiret) retrouve par hasard, durant son enquête, un amour de jeunesse (Bernadette Lafont) et le frère de celle-ci (Jean-Claude Brialy). S'en suit logiquement une enquête (on est un peu là pour ça) qui va s'avérer surprenante.

Lavardin a fait l'objet d'une série de téléfilms jusqu'à la disparition de Jean Poiret mais ce fut à l'origine deux films dont celui-ci. Ce fut un grand succès dû certainement à une affiche alléchante. Il est vrai que le côté pince-sans-rire de Poiret fait merveille tout comme Jean-Claude Brialy en tonton rigolard. De plus, l'intrigue est assez bien menée, plus que ça, elle dérange par son dénouement immoral.

Malgré tout, le rythme de l'enquête se fait carrément lent quelquefois. On s'embourbe dans une histoire pourtant simple qui perd de son charme dans une mise en scène vieillote (les réactions des personnages sont quelquefois vives et disproportionnées, ça en devient ridicule) et dans un jeu d'acteur complètement hots sujeet pour quelques-uns comme Herminie Clair (25 ans) qui joue Véronique (13 ans), complètement insupportable. Le ponpon revient à Bernadette Lafont, agaçante en veuve extatique qu'on a envie de baffer. C'est certainement un rôle difficile à jouer mais là, elle nous la joue Phèdre et ça en devient drôle, ce qui est dommage. C'est pourtant un film qui mérite d'être vu même si ses défauts peuvent rendre sceptiques.

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14 février 2007

Touchez pas au grisbi - Film de Jacques Becker

GrisbiTouchez pas au grisbi (1954)

Film de Jacques Becker

Avec
Jean Gabin
René Dary
Lino Ventura

1h43 - Distribution : Films Corona

Une envie de vieux film m’a saisi, je me suis alors précipité sur un DVD de la collection Jean Gabin car rien ne vaut Gabin en matière de film français. L’histoire est assez simple : Deux vieux cambrioleurs font leur dernier casse et quel dernier casse ! Max (Gabin) planque le butin dans une voiture mais Riton son complice à la langue bien pendue et aux mains baladeuses se confie à sa  fiancée du moment qui se confie à son amant du moment (Lino Ventura), celui-ci enlève Riton et demande le magot.

L’idée est sympa, cela peut donner un fil fort agréable bien que conventionnel. Malheureusement, je crois que je m’attendais à un chef d’œuvre mais ce ne fut pas le cas. Le film peine terriblement à démarrer, il faut attendre presque la moitié du film pour qu’il s’y passe enfin quelque chose. La raison ? La situation s’installe indéfiniment et quelques scènes sont fort surprenantes puisqu’elles sont constituées de grands silences et de rien d’autre. On s’y croirait il est vrai tant on vit le moment mais dans un film de bandits, le moins que l’on puisse demander, c’est de l’action. La deuxième partie est heureusement plus soutenue grâce à des scènes clés comme l’avant remise de rançon ou la scène des gifles où l’on se rend compte que Gabin s’est enfin réveillé.

Le film est un peu trop lent pour moi, sûrement trop habitué aux rythmes éffreinés des productions d’aujourd’hui.

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