02 juillet 2008
Bons baisers de Bruges - Film de Martin Mc Donagh
Bons baisers de Bruges
Film de Martin Mc Donagh
Avec
Colin Farrel
Brendan Gleeson
Ralph Fiennes
Durée: 1h41 - Distribution: SND
Ray (Colin Farrel) et Ken (Brendan Gleeson) sont deux tueurs à gages. Après que Ray ait mal rempli son contrat (et même si on découvre pourquoi rapidement, je ne vous dirai rien, na), ils sont tout les deux extradés par leur patron en Belgique et sont invités à rester dans la belle ville de Bruges le temps que ça se calme. Malgré le fait que Ken soit très sympa et trouve un certain engouement à rester dans cette ville, Ray s'ennuie comme un rat mort, ressace ce qui s'est passé, essaie de niquer, insultent et cognent des touristes canadiens et rencontre un nain...
Les états d'âme des tueurs à gages dans toutes leurs splendeurs resteront pour moi un émerveillement total. Ce film qui peut faire penser sur certains points à Pulp fiction pour son sujet bien sûr mais également pour sa subtilité et son élégance. Certes, il y a Colin Farrel, encore une fois très en forme, dans son rôle de tueur à gage maladroit et dépressif. Il est absolument éblouissant et propose une composition admirable qui, on l'espère, lui vaudra une récompense. Il ne faut pas oublier Brendan Gleeson, épatant en vieux tueur paternaliste qui est pour moi le plus bouleversant de tous. tout ce petit monde, putes et nain (qui n'est pas le même que celui de Joyeuses funérailles) compris, participent à une scène extraordinaire où tout le monde à le nez dans la schnouf et où on refait le monde de manière hallucinante.
On remarquera également (cocorico) le passage de Jérémy Renier dans un rôle de skinhead borgne totalement surréaliste, donc complètement à l'image du film, qui récupère certainement les meilleures échanges du film avec Colin Farrel et Ralph Fiennes.
Parlons-en de Ralph Fiennes, il faut aussi lui faire une place car il se distingue en chef de tueurs à scrupules. Il explose littérallement dans un rôle à sa mesure, comme crée pour lui. ce chef complètement monomaniaque ressemble au film où tous les personnages sont cassés mais dignes. C'est le temps des méchants qui ont une âme, qui butent salement mais qui ont des principes. Ca rappelle quelques bons films d'Audiard ou quelques polars noirs des années 50 tant l'idée proposée reste sublime et le développement intelligent et rarement aussi bien filmé. on ne s'ennuie pas une seconde et on reste accroché aux personnages.
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05 mai 2008
Ca$h - Film d'Eric Besnard
Ca$h
Film d'Eric Besnard (2008)
Avec
Jean Dujardin
Valeria Golino
Jean Dujardin
Durée: 1h40 - Distribution: TFM
C'est parce que son frère (Clovis Cornillac) a été tué durant une tentative d'arnarque par un certain Maxime (Jean Reno) que Cash (Jean Dujardin), gentleman arnaqueur, prend du service dans une affaire de faux billets. le but est de retrouver le commenditaire de ce crime histoire de lui régler son compte. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il est recherché par un inspecteur de police zélé et peu regardante sur la morale (Valeria Golino). Ils vont, contre toutes attentes, s'associer afin de retrouver Maxime et lui régler donc son compte mais cette fois de manière collective.
Le début du film ne laisse rien présager de bon: Tout ceci a l'air d'être une sorte de parodie de films d'espionnage pas intéressant et juste assez bon pour faire les joies des vieilles l'après-midi sur France 2 quand il y a une rupture de stock de Derrick. Et puis, c'est la bonne surprise, on commence à se dire que c'est rudement bien que, surprise, Clovis Cornillac disparaisse au bout de cinq minutes de film, même si on regrette que ça ne soit pas François Berléand qui est un peu trop présent à mon goût depuis quelques années au cinéma, à force il va nous faire frôler l'overdose mais bon... On apprécie aussi le formidable Jean Dujardin qui décidemment, avec une classe et une beauté incroyable, peut jouer n'importe quoi. On aime également le retour en force de Valeria Golino dans ce rôle d'inspecteur trouble qui lui va pas si mal. On s'énerve un peu bien sûr à cause des dialogues mauvais made in cinéma français qui nous sont infligés mais on oublie heureusement vite car il y a d'autres chats à fouetter. En effet, l'intrigue tarabiscotée et dense donne du fil à retordre et arrive à nous tenir en haleine jusqu'à un dénouement plutôt innatendu.
Je me suis laissé prendre par ce polar dont la réalisation et le montage fleurent bon les années 70 au même titre que ce film-là. On pourrait reprocher très clairement au scénariste la présence totalement inutile dans l'histoire de certaines scènes un peu trop longues sur la vie sentimentale de Cash. Il est certain qu'elle rejaillit sur l'intrigue principale mais c'est inutile d'aller si loin. Il n'empêche que c'est un bon moment de cinéma et que c'est un bonheur de plonger dans cette machination.
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