08 mai 2009
Company man - Film de Peter Askin et Douglas Mc Grath
Company man
Film de Peter Askin et Douglas Mc Grath
Avec
Douglas Mc Grath
Sigourney Weaver
John Turturro
Durée: 1h35- Distribution: UFD
Quand un petit prof de grammaire un peu obsédé par ce qu'il fait se rêve en auteur devient par inadvertance un agent secret en plein milieu de l'épisode de la baie des cochons, ça donne ce film bizarre et truculent. Nous suivons les aventures de Allen Quimp qui invente un gros mensonge pour impressionner sa femme Daisy(Sigourney Weaver), cerbère totalement déjantée qui épouvante son mari par tant de critiques et d'humiliations. Mais demander à une femme de garder un secret, Daisy va aller raconter tout ça à ses copines et Allen va être retrouvé par le FBI qui forcémen s'intéresse de près à cette drôle d'histoire.
C'est un film fort bizarre, il faut tout de même le dire. C'est assez amusant même si l'on sent que quelquefois l'auteur tire un peu à la ligne histoire de pouvoir tenir au delà d'une heure et demie. Il n'empêche que l'ensemble reste très drôle, teinté d'humour absurde pas toujours évident. C'est ce qu'on appelle véritablement une pochade, la bonne vieille et classique pochade où l'humour est de mise mais où le scénario ressemble peu ou prou à une série de sketch inégaux mais somme toute plutôt sympathique à suivre.
Il faut préciser que l'ensemble baigne dans une hystérie sympathique avec en tête Sigourney Weaver, excellente en maîtresse-femme sidérante, l'acteur principal est également le scénariste et le réalisateur et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il donne de sa personne. Précisons également que nous avons l'apparition, non créditée au générique, de Woody Allen correspondant désabusée de la CIA à Cuba. C'est assez troublant de le voir ici même si il fait plus que jamais du Woody Allen, il n'empèche que c'est réjouissant de le voir passer. Précisons aussi qu'Anthony la Paglia, le Jack Malone de FBI portés disparus, joue un Fidel Castro d'opérette absolument incroyable.
On ne peut pas dire que Company man soit le meilleur film de tout les temps, loin de là, la faute à un scénario qui rend l'ensemble un peu longuet et une fâcheuse tendance au coup de mou arrivé à la moitié du film. Cela reste une comédie sympathique et drôle dont les ressorts comiques sont indéniables.
****
16 avril 2009
OSS 117: Rio ne répond plus... - Film de Michel Hazanavicius
OSS117: Rio ne répond plus...
Film de Michel Hazanavicius (2009)
Avec
Jean Dujardin
Louise Monot
Alex Lutz
Durée: 1h40 - Distribution: Gaumont
OSS 117 (Jean Dujardin) reprend du service pour aller récupérer contre une rançon de 50 000 francs (nouveaux) des microfilms concernant une liste de collabos français qui pourrait être gênante pour certains personnages haut-placés. Armand (Pierre Bellemare... Oui, ça surprend), son patron, lui confie cette mission mais très rapidement, il se trouve que les services secrets français ne sont pas les seuls à s'y intéresser, les services secrets israëliens aussi, en la personne de Dolorès (Louise Monot) qui va suivre notre agent secret dans ses aventures et ses mésaventures par la même occasion.
Voici le deuxième opus des aventures tant attendues de Hubert Bonisseur de la Batte, tant attendues que les fans hard-core du premier volet ont certainement dû placer la barre très haut, en tout cas c'est un peu mon problème ici. Entendons-nous bien, Jean Dujardin incarne toujours ce crétin abérrant aussi nul en géopolitique (il ne connaît même pas la seconde guerre mondiale...) qu'il est tendancieusement raciste. C'est bien sûr dans cette bêtise crasse qu'on reconnaît là notre pur anti-héros et qu'on l'aime. Ici, on continue à beaucoup rire malgré le fait que les gags arrivent de loin.
En effet, tout le scénario semble être visible à l'écran. Les ficelles sont cette fois-ci assez imposantes et même si on rit de bon coeur, il est fréquent dans cette épisode de se dire: "là, il va se passer ça". C'est bien dommage. N'ôtons rien pour autant aux qualités de cette suite avec une scène en passe de devenir culte à savoir la scène des hippies sur la plage et cette splendide main au cul de Jean Dujardin (est-ce la main ou le cul qui est splendide d'ailleurs?). Le reste est sans véritable surprise à part l'apparition de Pierre Bellemare qui remplace le regretté Claude Brosset et une mini-apparition d'Arsène Mosca. Décidément, je dois être vraiment déçu.
Pourtant, s'il me fallait oublier le premier volet, je ne pourrais pas dire que c'est mauvais, loin de là, c'est même très amusant mais encore aurait-il fallu que la parodie de film d'espionnage fonctionne à fond avec des ennemis qui en valent la peine. OSS 117 se bat contre pas grand monde, ce qui rend l'ensemble un peu lent. Sacrilège, j'ai regardé mon poignet pensant qu'il y avait une montre et tout de suite, j'ai recommencé à fixer l'écran perclus de remords de n'avoir pas aimé totalement ce volet. Ca reste cependant très agréable, plein de bonnes idées mais tout de même un peu trop automatique pour moi.
Ecrit le 16/04/2009 à 15h32
*** (avec regret)
07 novembre 2008
Austin Powers dans Goldmember - Film de Jay Roach
Austin Powers dans Goldmember
Film de Jay Roach (2002)
Avec
Mike Myers
Beyoncé Knowles
Michael Caine
Durée: 1h35 - Distribution: Metropolitan
Austin Powers (Mike Myers) a mis hors d'état de nuire le méchant Docteur Denfer (Mike Myers), qui se trouve avec Mini-moi dans une prison ultra-gardée. N'empêche, c'est encore le passé qui vient frapper à la porte du célèbre espion car c'est Goldmember (Mike Myers - mais où s'arrêtera t-il?), néerlandais sadique, pléonasme selon Austin, aux parties génitales 24 carats, qui menace de détruire le monde cette fois-ci, le docteur Denfer n'est bien sur pas innocent dans tout ça.
Pour le combattre, il va repartir dans le passé retrouver une ancienne partenaire, Foxy Cléopatra (Beyoncé Knowles), chanteuse de discothèque au club 69. Il va alors tenter de déjouer les plans du Docteur Denfer, de son fils (Seth Green) et de numéro 2 (Robert Wagner).
Il est évident que c'est l'un des meilleurs Austin Powers, indéniablement. Pourtant, le film pouvait inquiéter dans la mesure où celui-ci use et abuse des guests-star. Jugez plutôt: Tom Cruise, Gwineth Paltrow, Danny De Vito, Steven Spielberg, toute la famille Ozbourne, John Travolta, Burt Baccarat et Britney Spears qui explose (ça fait rêver), rien que ça! Comme nous avons pu le voir dans certains autres films, la présence importante de célébrités n'est pas toujours un gage de qualité, mais ici, ce n'est heureusement pas le cas.
La saga Austin Powers joue avec des clichés et ici, Jay Roach ne s'en prive pas. le détournement est absolument réussi avec des blagues souvent salaces (c'est celles que je préfère), on retrouve bien sûr le classique jeu d'ombres derrière le paravent, des patronymes vulgaires comme les jumelles Fouck yo et Fouck mi ou encore tous les jeux avec les codes cinématographiques qui donnent lieu à des flashbacks idiots ou à des sous-titres tendancieux. Le meilleur reste la scène de la prison avec le jeu de scène extraordinaire de Mini-moi sur du Shaggy et surtout cette scène qui, je pense, doit être la plus vulgaire du cinéma mondiale, celle où mini-moi déballe son engin et où Michael Caine (qui subit donc dans ce long-métrage les derniers outrages) déclare: "On dirait le bras d'un enfant qui tient une pomme". C'est pas fin mais je n'ai jamais autant ri.
L'ensemble est certes scato avec comme figure de proue Gras double (joué également par Mike Myers) mais le film est soutenu par de bons acteurs. Mike Myers sur tous les fronts est génial mais il faut souligner l'interprétation de Beyoncé Knowles (ex-Destiny's Child) qui réussit à faire d'un rôle de Barbie -si fréquemment présent dans ce genre de films, il suffit de voir celui-ci pour se dire que d'habitude on prend vraiment n'importe qui - une composition plutôt sympa. on y ajoutera les seconds rôles habituels que sont Robert Wagner, Seth Green, Michael York et Mindy Sterling pour être au complet.
C'est à se tordre de rire, la parodie de film d'espionnage atteint des sommets de perfections ici et même si certains gags ont tendance un peu à trainer, l'ensemble est cependant bel et bien un succès mérité.
*****
15 août 2008
Spartatouille - Film de Jason Friedberg et Aaron Seltzer
Les trois jours de la parodie:

Spartatouille
Film de Jason Friedberg et Aaron Seltzer (2008)
Avec
Sean Maguire
Diedrich Bader
Kevin Sorbo
Durée: 1h24 - Distribution: 20th Century Fox
"L'histoire est l'Histoire grecque avec le fameux épisode des Thermopyles (indiens... désolé, il fallait que je la fasse) où nos amis les spartiates montrent leur courage et leur stratégie... et pas que ça d'ailleurs.
Tout ces hommes huilés qui s'empoignent virilement ont été à l'origine dans une BD que je ne connaissai pas. C'est aussi la confrontation de Leonidas, roi des spartes, et de Xerxès, roi des perses.
C'est donc une partie passionnante du programme de DEUG (pardon... de licence aujourd'hui) qui est retracé ici."
Oh, la honte, le petit Gaël se plagie tout seul comme un grand. Aujourd'hui, j'ai décidé de ne pas faire d'efforts, les réalisateurs n'en font pas, je ne vois pas pourquoi je devrais en faire, c'est vrai quoi à la fin... Faut arrêter... Bon, dans ce résumé, il va tout de même falloir rajouter des blagues de cul et des digressions absolument inutiles sont au menu de ce truc sans queue ni tête dont le potentiel comique est inexistant. En effet, nos deux amis qui réalisent n'en sont hélas pas à leur premier coup d'essai et on retrouve malheureusement les mêmes gags qui ont plombé le film d'avant.
Je pose la question: un film peut-il une succession de clins d'oeil à la culture cinématographique, musicale et télévisuelle? Ah ben non! Ici, le nombre de références inexploitées ou mal exploitées sont incalculables. On peut citer dans le désordre Ugly Betty, Borat, American Idol, la version US du Jamel Comedy club, A prendre ou à laisser et tout ceci entièrement déconnecté de toute logique puisque le scénario est complètement à la ramasse. Malgré le fait que, comme dans ce film, on suit bon an mal an le scénario d'un succès du box-office mais ici, c'est raté pour cause d'incompétence. On ne peut pas véritablement incriminer les acteurs - quoique la présence de Carmen Electra n'est pas un gage de qualité - mais comme il n'y a pas de direction d'acteurs, on les laisse en roue libre et ça donne rien.
Les personnages sont à l'image de l'histoire: inutiles et affligeants. Quelques obèses passent par là, mais aussi l'homosexualité mythique des grecs (on a su rire de l'homsexualité sinon avec finesse, du moins avec bien plus d'intelligence), des personnages connus aux USA mais inconnus chez nous comme le gars qui fait une crise de nerfs en parlant de Britney Spears et des personnages existants (Britney donc mais aussi Paula Abdul, Kevin Federline et d'autres certainement mais j'ai du être victime d'une micro-sieste) qui rendent l'ensemble absolument anachronique. Cette technique peut-être agréable mais là, à force de l'appuyer, on l'enfonce.
Pour passer le temps, on essaye de comprendre pourquoi (c'est métaphysique mais ça occupe) et on cherche les têtes connues comme Kevin Sorbo qui fut dans les années 90 le rôle-titre de la série Hercule. On lui fait subir les derniers outrages, lui dont la carrière n'a jamais décollé véritablement, en lui faisant faire un peu n'importe quoi, de la blague scatologique à la blague de cul, si fréquentes et si mauvaises dans ce film. Il n'est donc absolument pas obligatoire de tenter le visionnage de ce film sauf peut-être pour la scène de fin qui m'a plutôt amusé... mais s'il faut attendre la fin pour prendre un peu de plaisir, abstenez-vous.
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14 août 2008
Sexy movie - Film de Aaron Seltzer et de Jason Friedberg
Les trois jours de la parodie:
Sexy movie
Film de Aaron Seltzer et de Jason Friedberg (2006)
Avec
Alyson Hannigan
Adam Campbell
Jennifer Coolidge
Durée: 1h23 - Distribution: 20th Century Fox
Serveuse dans le restaurant grec de son père, Julia Jones (Alyson Hannigan) a pas mal de kilos à perdre et pas mal de confiance en elle à gagner pour trouver le grand amour. Pourtant, au détour d'une prise de commande, elle tombe sous le charme de Grant Funkyerdoder (Adam Campbell), la traduction du nom de famille est très légère il faut dire, ceci paraît d'ailleurs réciproque. Ne le revoyant pas, elle décide de changer physiquement à l'aide d'un nain (Tony Cox). après cette lamentable métamorphose, elle peut vire enfin son grand amour mais c'est sans compter la poufiasse de service qui revet aujourd'hui, comme souvent, l'apparence de l'ex (Jennifer Coolidge).
Ce n'est pas le premier film, ni le dernier certainement, qui se prête au jeu de la parodie lourdingue mais ici c'est particulièrement poussé à ses limites. La jaquette du DVD nous donne malheureusement un avant-goût qui aurait du sonner comme une mise en garde. on y voit en effet un string rose descendre de longues jambes fuselés, ça ne pouvait tourner qu'autour du cul. Je ne suis pas le dernier, vous commencez à me connaître mais là, il faut bien reconnaître que j'ai été obligé de déclarer forfait.
De scénario, il n'est point question puisque nous assistons à un enchaînement anarchique, heureusement moins que Big movie où apparaîtégalement Tony Cox, de parodies de succès du box-office: L'amour extra-large et Le journal de Bridget Jones en sont la base mais on y retrouve aussi Mon beau-père et moi, le seigneur des anneaux (de manière complètement gratuite), Mariage à la grecque, King Kong (dans une fin inutile), M. et Ms Smith, Ce que veulent les femmes, Kill Bill, Hitck et certainement d'autres que je n'ai pas repéré. Tout ceci est aligné sans beaucoup d'intelligence et avec un manque total de logique. Si l'on ajoute une intrigue plus que mince, il est bien entendu logique de s'y ennuyer affreusement.
Parlons rapidement des acteurs qui font ce qu'ils peuvent avec force grimaces et surjeux. On peut citer Adam Campbell et Alyson Hannigan (qui jouait dans Buffy contre les vampires) en totale roue libre, attendant certainement et le chèque promis, et la fin du tournage pour se lancer dans un autre nanard car ceux-là sont habitués à y faire des apparitions. Adam Campbell s'était lui aussi commis dans Big movie, Alyson Hannigan, quant à elle, nous prouvait qu'elle n'était pas regardante sur le scénario en tournant dans American pie.
On ne rigole donc pas beaucoup devant cette farce affligeante. Le film fait subir es derniers outrages à la race féline avec un chat incommodé, à la mémoire d'une vieille dans une urne et à Aretha Franklin en faisant reprendre en coeur une version détournée de I say a little prayer. On peut faire du drôle avec du scabreux maisil faut avoir du génie, manifestement, ce n'est pas le casde nos deux camarades. A ne pas voir.
°
13 août 2008
Agent zero zero - Film de Rick Friedberg
Les trois jours de la parodie
Agent zero zero
Film de Rick Friedberg (1996)
Avec
Leslie Nielsen
Charles Durning
Andy Griffith
Durée: 1h20 - Distribution: Hollywood pictures
Dans un monde sans pitié où la violence est quotidienne, un seul homme peut sauver le monde grâce à son intélligence et son savoir faire, c'est Leslie Nielsen alias Nick Laren (traduction française élégante). Il doit sauver la planète, pourquoi? je ne sais plus, je vais être franc puisque le but du film est d'enchaîner les scènes parodiques de plusieurs films connus de l'époque. L'histoire n'est donc pas le point principal du film mais bon, je vais essayer de vous la résumer quand même. Le général Rancord (Andy Griffith) décide de bousiller le monde encore une fois, Nick est aidé par l'agent 3.14.
Comme je vous le disais quelques lignes auparavant, le but est d'aligner les parodies et ici, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils y ont mis le paquet: le réalisateur fait référence pèle-mêle à ET, Pulp Fiction, Maman j'ai raté l'avion, Speed où d'ailleurs apparaît Ray Charles dans un rôle improbable de chauffeur de bus. Bref, on s'amuse en copiant, en parodiant les films mais aussi en glissant des références assez pointues.
Il faut alors être aux aguets pour repérer que le chanteur du générique est également dans Y a t-il un flic pour sauver Hollywood, que le vigile est un des flics de Police academy, que la méchante du début jouait dans Alerte à Malibu, que Bishop est tué par la chute d'un piano, technique couramment utilisée chez Tex Avery ou qu'on peut retrouver l'ami Mr T, qui faisait déjà une apparition dans un autre film du même type.
Ne comptez pas sur une cohérence scénaristique, vous seriez déçu. Regardez ça pour les blagues efficaces et plutôt originales comme la scène plagiant Sister Act ou encore l'utilisation à outrance de la table de montage pour faire des flashbacks idiots ou avortés. C'est un film mineur de Leslie Nielsen mais il faut regarder ça avec indulgence.
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20 juin 2008
Bons baisers de Hong Kong - Film d'Yvan Chiffre
Bons baisers de Hong Kong
Film d'Yvan Chiffre (1975)
Avec
Les Charlots
Mickey Rooney
Jeane Manson
Durée: 1h24 - Distribution: Studio Canal
C'est la nouvelle du jour, la reine d'Angleterre (Huguette Funfrock) a été enlevée par un fan hardcore (Mickey Rooney). Voilà qui es fort inquiétant alors pour des raisons bizarres, les services secrets anglais demandent aux services secrets français de partir à sa recherche. Le responsable des recherches en France n'étant pas en bons termes avec les anglais, il décide de recruter les quatre espions les plus approximatifs du cheptel. Ainsi, Gérard, Phil, Jean-Guy et Jean (Les Charlots) partent à la recherche de la reine disparue et la remplacent d'ailleurs par... leur concierge qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau.
On ne peut pas être plus heureux quand on voit un film des Charlots avec un scénario car ce n'est hélas pas si fréquent. En effet, ici le scénario est plutôt bien construit bien que reposant sur la trame habituelle des films d'espionnage. Il faut dire que c'est une parodie alors la trame doitêtre suivie, il faudrait quand même éviter le calque et même les références trop appuyées en matière de parodie (apparition bizarre des Marx Brothers) et en matière d'espionnage (bagarres inutiles dans le scénario). Le film n'est donc pas exempt de certains défauts appuyés. Ainsi, des erreurs de casting apparaissent comme l'apparition assez insupportablede Mickey Rooney cabotinant à donf en tant que guest star internationale: il tente d'embrasser la reine, danse avec elle, sans elle, se déguise en bobby. C'est fatiguant au bout de deux minutes. Autre erreur pour cause d'incompétence, c'est la jolie Jeane Manson qui joue à peu près aussi bien queles acteurs des vacances de l'amour, c'est vous dire. La plus belle preuve restera sans doute une scène où elle s'énerve contre son chef, qu'elle crie et qu'elle reste immobile, l'air de se demander ce qu'elle doit bien faire. De plus, pour des raisons, obscures, je crois avoir remarqué que la jolie chanteuse était post-synchronisée.
Le casting réserve quand même quelques surprises sympas comme la présence de Léon Zitrone en espion français content de quitter Hong-Kong ou André Pousse en espatrié en sous vêtements. En revanche, comme nous l'avons déjà vu dans d'autres films, trop de sosies tue le sosie. Même si les interventions d'un Nixon sur la plage commentant les aventures des Charlots reste un joyau d'absurde, il n'était pas nécessaire de voir apparaître un Hitler majordome anglais, ni de vagues Laurel et Hardy asiatiques, idiots et inutiles.
Malgré donc quelques défauts et un excédent de fric venant de la production qui a permis les extérieurs à Hong Kong, un nombre plétorique de figurants ou encore de grosses cascades inutiles (le carambolage géant au début du film est trop long et contient d'ailleurs une particularité puisque certaines voitures sont... vides), le film contient un non-sens très présent et plutôt efficace. Le côté absurde sauve en partie le film et l'intrigue pour une fois digne d'intérêt tient éveillé le spectateur fatigué que j'étais. Forcément, ce n'est pas le jeu d'acteur exécrable des Charlots qui peut permettre de tenir les yeux ouverts.
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14 juin 2008
Le détonateur - Film de Pat Proft
Le détonateur
Film de Pat Proft (1998)
Avec
Leslie Nielsen
Richard Crenna
Kelly LeBrock
Durée: 1h25 - Distribution: Pathé
Ryan Harrison (Leslie Nielsen) est un violoniste de génie qui décide de prendre pour maîtresse la femme (Kelly LeBrock) d'un chef d'orchestre réputé (Mickaël York). Tout se gâte quand celui-ci est retrouvé mort à côté de Ryan qui lui a été assomé. C'est donc lui qui est accusé par le policier en charge de l'enquête (Richard Crenna) et sur le chemin de l'éxécution, le violoniste réussit à s'échapper. S'en suit une cavalcade échevelé dans pleins d'endroits différents, tellement différents que ça ressemble à des figures imposées. Tout ceci se passe sur fond d'histoires defamille très compliquées où se croisent irlandais, hommes bioniques, demi-soeurs et transsexuels.
l faudra tout d'abord m'expliquer afin d'éclaircir un point essentiel, pourquoi la version française s'appelle Le détonateur? En effet, il n'y a absolument aucune logique dans ce titre où aucune bombe n'apparaît, ou alors je me suis endormi entre temps. Il faut tout de même préciser que ce film est également connu en France sous le nom de Y a t-il un fugitif à bord, titre pour le moins limpide qui profite de la parenté avec les oeuvres des ZAZ pour s'en servir comme argument publicitaire.
Il est dommage de voir que Leslie Nielsen est capable de s'engager dans les meilleures parodies mais aussi dans les pires. Ici, on est un peu au milieu avec une tendance sauvage au pas bon. L'idée paraît alléchante puisque le réalisateur, qui est également le scénariste, souhaite réaliser un pastiche du Fugitif, l'adaptation ciné avec Harrison Ford. La première demi-heure tient ses promesses avec moultes gags sympathiques, rappelant peu ou prou ce que sait faire le trio fantastique que constituent les ZAZ. Malheureusement, durant cette partie, on commence déjà à entrevoir les vides absolus que va connaître le scénario dans quelques minutes.
C'est bien là le problème de ce film: le manque d'idée. Passé l'effet de surprise, on s'ennuie un peu voyant que les gags appelés à la rescousse ont tendance à se ramasser dans la mesure où Pat Proft cherche à les allonger à tout prix. L'un des meilleurs exemples reste le gag du soutien-gorge gâché par un effet boomerang pas particulièrement drôle et un supplément bruitage ridicule.
Parlons d'ailleurs du bruitage et du doublage. Rarement un film a autant souffert d'un doublage calamiteux composé de voix off inutiles, ressemblant aux commentaires que l'on peut subir dans Vidéo Gag, et de bruitages superflus et bêtasses qui rendent les blagues grasses et bien moins drôle. il est dommage de voir l'effet de certains gags vraiment réussis amoindris par ce genre de stratagèmes qui existent malheureusement de plus en plus dans le film de parodie.

Leslie Nielsen surpris en train
de boire pour oublier
Côté acteurs, Leslie Nielsen tire magistralement la couverture à lui et il aurait tort de s'en priver puisque l'histoire est centré sur son personnage, alors il fait le show avec une rigueur dans le n'importe quoi qui impose le respect. Forcément, les autres souffrent même si Richard Crenna, perdu dans cette production, s'en tire très bien dans un rôle de flic surmené (rôle qu'on a déjà un peu vu sous les traits d'un chef de tour de contrôle dans Y a t-il un pilote dans l'avion?) qui se borne à appeler ses collaborateurs "les filles" (je me rends compte que je le fais aussi). Les autres sont là et c'est déjà bien. Ils ne marqueront pas le cinéma par leur force comique, non pas par manque de talent mais par impossibilité de montrer quoique ce soit tant le scénario par en vrille à certains moment.
Il faut préciser la présence de Mickaël York dans un rôle absurde à la mesure de sa participation dans Austin Powers.
C'est un film mineur de Leslie Nielsen. Le parodique est un genre très particulier qui paradoxalement a besoin de subtilité. Ici, ce n'est pas le cas et c'est fort ennuyeux.
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05 juin 2008
Super Héros Movie - Film de Craig Mazin
Super Héros Movie
Film de Craig Mazin (2008)
Avec
Drake Bell
Sara Paxton
Christopher MacDonald
Durée: 1h25 - Distribution: TFM
Lors d'un voyage scolaire dans un laboratoire, Rick Riker (Drake Bell) se fait violer par une bonne partie des bestioles du labo et se fait piquer par une libellule. Celle-ci étant mutante, Rick va prendre des super pouvoirs et devenir dès lors un super héros qui va pouvoir par définition sauver le monde. Dans le même temps, un super méchant (Christopher McDonald) cherche à rester en vie, et par une manipulation scientifique, il peut prendre la jeunesse des autres. Dès lors, notre jeune ami devenu "Dragonfly", va le combattre, draguer une fille (Sara Paxton), tenter de rentrer dans une école de surdoués, fait face à une tata pétomane (Marion Ross) et un tonton particulier (Leslie Nielsen).
Le film est entièrement calqué sur Spiderman, à ceci près que cette version complètement loufoque est très réussie, ce qui n'est pas le cas de l'original, c'est assez rare pour être précisé. En effet, le calque est très bon. On s'amuse véritablement devant cet ensemble rythmé qui accumule les gags élégants, fins et raffinés, le meilleur restant celui de la scène dite de la "tata pétomane" où les scénaristes s'en donnent à coeur joie en réutilisant un gag déjà dans le film La famille Foldingue certes mais surtout, en rallogeant la sauce. J'ai ri comme rarement (et je peux vous assurer qu'hier j'en avais besoin...) et au ciné, ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps.
Alors, il est vrai qu'on pourrait reprocher au film de recycler beaucoup de gags puisqu'outre celui-ci on peut citer celui de la chaise roulante qui apparaît à la fin de Y a t-il un flic pour sauver la reine ou encore l'utilisation des sosies déjà vu dans Y a t-il un flic pour sauver l'humanité mais là où les films parodiques se plantent fréquemment en voulant absolument faire de la parodie de tout et n'importe quoi, Super Héros Movie ne s'attaque qu'à Spiderman donc, X-men et fait au passage référence au premier Batman dans une scène où on retrouve avec plaisir Robert Hays, un habitué des oeuvres des ZAZ.
Côté acteurs, c'est le bonheur total avec en tête Drake Bell, une sorte d'Anna Farris au masculin, très convaicant dans son rôle de super héros maladroit mais aussi des têtes connues comme Leslie Nielsen dont c'est le fond de commerce depuis longtemps ou encore Marion Ross, qui fut entre autres la maman de Happy days ou de That's 70's show.
C'est un régal, mis à part ces quelques fausses notes et un manque de gag très temporaire au milieu du film. Cette parodie signe, on l'espère, la fin des ratages qui fleurissent dans ce genre depuis quelques années.
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30 mai 2008
Y a t-il enfin un pilote dans l'avion? - Film de Ken Finkelman
Y a t-il enfin un pilote dans l'avion?
Film de Ken Finkelman (1982)
Avec
Robert Hays
Julie Hagerty
Lloyd Bridges
Durée: 1h24 - Distribution: Paramount
Ted Crochet, pilote névrosé, repart pour de nouvelles aventures. Sa mie s’est cassée avec un promoteur véreux et Ted a terminé dans une maison de soins (comme dans le premier). En apprenant que la navette dont il a réalisé les essais va décoller pour un vol habité, Ted s’enfuit (comme dans le premier) et prend une place pour le vol (comme dans le premier). Afin de sauver les passagers (comme dans le premier). Le commandant Oveur (comme dans le premier… oui, je sais, c’est lassant) est aux commandes et les blagues se succèdent rapidement… Ted sauve l’avion bien sûr (comme dans… comme dans… ouiiiiiiiii, comme dans le premier, bravo).
Y a-t-il enfin un pilote dans l’avion a la particularité d’être la copie de l’original mais surtout de ne pas en avoir honte, d’en être totalement décomplexé, allant jusqu’à s’appuyer complètement sur le scénario précédent et surtout de réutiliser les scènes et les gags du premier volet. Le réalisateur a même entièrement récupéré une scène du premier et l’a inséré dans le nouvel opus. Il n’empêche que les gags fonctionnent toujours même s’ils sont un peu réchauffés : le pilote à tendances pédophiles, les sectaires, l’adjoint de la tour de contrôle gay… Ils sont venus, ils sont tous là et même de nouveaux gags (tout de même) s’y sont ajoutés comme celui qui est pour moi le meilleur d’entre tous, c'est-à-dire l’évasion de l’asile.
Les clins d’œil présents dans le premier en ce qui concerne les séries télé sont toujours présents. Ainsi, on retrouve Peter Graves (Mission impossible), l’interprète du générique de la croisière s’amuse, Raymond Burr (Perry Mason)…
Ca plane pour eux (la légende est la même que pour le premier,
oui je sais, je fais ce que je veux)
On peut reprocher tout ça au film mais il n’empêche que l’on rigole beaucoup et malgré les imperfections du scénario et la facilité de certaines scènes, les acteurs s’amusent et nous aussi.
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