23 juin 2009
Scarecrow slayer - Film de David Michael Latt
Scarecrow slayer
Film de David Michael Latt (2003)
Avec
Tony Todd
Nicole Kingstown
David Castro
Durée: 1h30 - Distribution: York entertainment
Un épouvantail amoureux décide de régler ses comptes sans logique aucune en désoudant des marines en pleine semaine d'intégration, en courant derrière des poufiasses sans but apparent et en... en faisant quoi d'ailleurs, ben je vois pas trop. C'est très difficile en fait de résumer ce film, c'est presque une douleur tant le néant ici nous guette, tant il n'y a rien à dire puisqu'il ne se passe rien.
Cela fait maintenant quelques années que je chronique des films de toutes sortes, de la comédie musicale au Teen movie mais là, nous venons de toucher le fond de la piscine dans le p'tit pull marine. Nous n'avons (Isa était là en tant que soutien moral) jamais vu une telle merde, et vous me connaissez, je tente de peser mes mots quand je critique, j'essaie de garder mon intégrité. Mais là, je craque, je pète les plombs, j'explose tout court.
C'est une catastrophe absolue. Absence de scénario, dialogues d'une bêtise insondable - ce qui permet d'ailleurs aux doubleurs français de laisser cours à leurs imaginations et même quelquefois d'interchanger les voix - et manque de logique extrême dans la psychologie des pauvres diables qui gigotent dans ce film grotesque et insoutenable. Par où commencer, vraiment, je ne sais pas. Il n'y a aucune logique du début à la fin, les personnages semblent avoir pris des drogues dures, les scènes d'horreur sont rarement horribles, les scénaristes, ayant certainement eu peur de la censure, ont allégé la violence en se limitant à des décors bizzaroïdes constitués de plans de nuit, d'une machine à brouillard, de maisons abandonnées et d'un gros plan sur un cadavre avec des spaghettis bolo sur la tête.
Le ponpon revient à un travail de montage absolument abérrant, qui confine à la stupidité la plus achevée, faisant succéder des plans ridicules sans liens les uns avec les autres. Tout ceci est filmé avec des effets de lumière au delà de l'entendement, les personnages devenant tour à tour violets, roses fluos ou bleus, des effets pas trop spéciaux agrémentant les scènes de pseudo horreur (spirale rouge sur fond noir) et des acteurs qui visiblement sont à bout et qui cabotinent du début à la fin.
Mais qui sont ces gens venus d'ailleurs et qui avaient certainement un furieux besoin d'argent? Ils jouent tous à côté de leurs pompes, le meilleur restant donc Tony Todd, qui n'apparait malheureusement qu'au début du film et qui surjoue comme jamais surtout dans cette scène incroyable d'interview où notre ami n'a visiblement pas bénéficié de direction d'acteurs. Les brans m'en tombent véritablement et je me demande bien qui a pu se dire "je vais produire cette oeuvre".
On sent que l'argent manquait dans cette production mais de là à créer ce truc sans nom, sans logique, sans but précis, sans lien avec quoi que ce soit (la fin est une sorte de combats d'arts martiaux avec deux monstres dont un non-identifié), sans décors avec en prime dans les dernières minutes carrément plus de décors puisque tout se fait sur fond bleu, c'est très visible, là je ne comprends pas.
Ecrit le 21 juin à 15h17
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23 avril 2009
Big movie - Film de Jason Friedberg et Aaron Seltzer
Film de Jason Friedberg et Aaron Seltzer
Avec
Kal Penn
Adam Campbell
Jennifer Coolidge
Durée: 1h32 - Distribution: 20th Century Fox
J'avais envie de rire ce matin alors je me suis présenté au premier ciné venu pour m'enquérir d'une jolie place de pour "Big movie". Difficile de résumer cette bizzarerie. C'est en fait une compilation des films qui ont le mieux marché l'année dernière mais vu sous l'angle parodique.
En effet, de "Harry Potter et la coupe de feu" à "Da Vinci Code" en passant par "Pirates des caraïbes", "Des serpents dans l'avion", "X-men" ou même "Borat", tous sont passés à la moulinette sous prétexte de suivre les aventures de quatre orphelins (comme les orphelins Baudelaire donc) dans un périple qui les amènent dans le monde Gnarnia (Le "G" apparaît pour éviter les problèmes de droit, dixit un personnage du film) pour... pour quoi faire ?
Les scénaristes n'en savent rien et d'ailleurs ils s'en tamponnent, le but ici est de faire une compilation de clins d'oeil.
Si encore les clins d'oeils étaient réussis. on sourirai, on se tiendrai les côtes peut-être mais là, rien, le vide total du côté de l'humour. L'histoire n'est pas une histoire, les gags ne sont pas non plus des gags. Le fond de commerce reste dans le pipi-caca-prout (pas de caca d'ailleurs mais du vomi... on fait avec ce qu'on a). C'est souvent lourd, décousu et quelquefois carrément malsain. Même la zoophilie est présente...

Si Obama avait vu le film, aurait-il embauché
Kal Penn (à droite)? On est loin de Dr House...
Tous les sujets peuvent faire rire s'ils sont bien traités. Ici, je me suis ennuyé profondement à regarder un film qui n'arrive même pas à la cheville de Scary Movie (même le 4, c'est pour vous dire...). Les acteurs en font des tonnes mais jouent comme des buses. Les références aux films ne sont présentes que pour faire joli. Faire de Jack Sparrow (Pirate des Caraïbes) un alcoolique, de Willy Wonka ("Charlie et la chocolaterie") un cannibale ou le brave castor du monde de Narnia un pacsé d'un homme chèvre, il faut oser.
On a le droit d'oser quand on a du talent. Ici, c'est affligeant... Laissez tomber.
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21 avril 2009
Les fous du stade - Film de Claude Zidi
Les fous du stade
Film de Claude Zidi (1972)
Avec
Les Charlots
Paul Préboist
Martine Kelly
Durée: 1h25 - Distribution:
Et revoilà les Charlots dans un film un peu meilleurs que les autres. Quand je fait référence à la qualité du film, je ne parle pas bien sûr des gags, souvent à la ramasse, mais heureusement pas toujours. Quelques bons font rire ou sourire mais le vrai problème ici est le côté pléthorique des gags. Trop de gags ont tendance à tuer sauvagement le gag. Le scénario est à peu près inexistant et se contente d'aligner un ensemble de morceaux plus ou moins de bravoure exécutés au sens propre comme au sens figuré par des Charlots toujours très sympathiques mais toujours pas acteurs, se contentant de partir tout seuls en vrille, donnant une impression claire d'improvisation et de ce fait, de brouillon plutôt réjouissant mais pas très structuré. Il n'empêche que c'est un ensemble un peu maladroit qui nous est proposé.
Alors, quand on a pas de scénario, on fait apparaître des guests comme Guy Lux dans un passage éclair (c'est le cas de le dire) ou encore Aimable dnas une sorte de showcase pour le passage de la flamme. Car oui, on a tendance à l'oublier mais au départ, les Charlots doivent aider un sympathique épicier (Paul Préboist, pas mauvais et presque dans un premier rôle) à organiser une fête pour des jeux qui ne sont pas olympiques (certainement n'ont-ils pas eu le droit d'utiliser ce nom). Gérard Rinaldi tombe amoureux de la fille de Paul Préboist (qui figurera dans un film nettement plus chaud trois ans plus tard, à savoir Histoire d'O).Tout tourne autour de ça sans jamais proposer une intrigue digne de ce nom. En une heure vingt-cinq, ça tient presque tu prodige. Alors, les charlots picolent, piquent de la bouffe, des sous, volent des vélos, c'est forcément rigolo à l'époque sinon ils ne l'auraient pas faits. C'est en fait plutôt franchouillard, c'est un certain niveau d'humour mais c'est plus trop le mien et arrivé au milieu du film, le metteur en scène est rentré chez lui, l'histoire n'a plus de sens et on rigole une fois de temps en temps.
Nos camarades font conneries sur conneries dans le village, dans un champ, sur un stade et la déclinaison de leurs bêtises se fait dans tous les sports. Encore une fois, il y a du très bon mais aussi du pas très glorieux, surtout du à une mise en scène qui tire à la ligne et qui ne s'ennuie pas de subtilités. Bref, c'est assez idiot mais dans l'avalanche de gags présents à l'écran, certains trucs bien absurdes (le coup des douches, le gars avec la marque du maillot, la statue qui se baisse en voyant arriver le tunnel) nous rendent indulgents face à un ensemble pas toujours propre et à un scénario indigent qui fait que l'on s'ennuie fort vite.
Ecrit le 19/04/2009 à 22h06
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07 octobre 2008
Plan 9 from outer space - Film d'Ed Wood
Plan 9 from outer space
Film d'Ed Wood (1959)
Avec
Tom Keene
Tor Johnson
Vampira
Durée: 1h19 - Production: Auto-produit
Les extra-terrestres débarquent, c'est l'horreur absolue d'autant plus qu'ils ont inventé une arme bizarre qui permet de réveiller les morts. C'est donc un mélange entre les extra-terrestres et les zombies que devront combattre de valeureux policiers et un couple qui a eu la bonne idée d'emmenager à côté d'un cimetierre, lieu dans lequel s'esbaudissent donc des zombies fraîchement sortis de leurs tombes. L'homme du couple, un aviateur, est le premier à avoir vu apparaître les extra-terrestres dans leurs soucoupes en plastique. C'est à coup de cris et de révélations incroyables (et bancales) que le film va tranquillement distiller un esprit quelque peu engagé contre la bombe atomique et pour le rapprochement des peuples. Comme tout ceci est charmant, non? Non.
Bienvenue dans le royaume du système D avec pas mal d'effets spéciaux pauvres et souvent risibles. Il fuat forcément voir l'ensemble avec un oeil indulgent dans le mesure où Ed Wood a été obligé de produire lui même puisque personne ne voulait le faire à sa place... On comprend pas pourquoi... Le manque de moyen évident rend le film curieux avec ces soucoupes volantes qui planent bizarrement dans le ciel, ces décors vus et revus dans le film et même certaines images qui réapparaissent plusieurs fois histoire de faire des économies de plan parce que bon, la pellicule ça coûte cher.
On peut également s'amuser en regardant les quelques problèmes techniques du film comme cette scène surréaliste qui commence par un plan fixe de la maison des héros et qui se poursuit par l'apparition dans le champ d'une voiture qui, du même coup, amène un fondu au noir particulièrement bizarre. Dans la série ridicule, on a également l'arrivée des soucoupes mais aussi, c'est mon préféré, des cris de terreurs féminins mais attribués aux hommes et aux femmes indifféremment. Tout ceci donne donc quelque chose de plutôt drôle bien que ça ne soit pas le but recherché.
Le casting tient également du système D puisqu'on retrouve tour à tour une animatrice télé (Vampira), un ancien katcheur (Tor Johnson), un vieil acteur de films de vampires (Bela Lugosi dans une petite apparition au début) et des acteurs plus que débutants. Alors le résultat n'est pas surprenant, le jeu est moyen voire même vieillot avec par exemple l'héroine qui se mord le poing quand elle a peur ou le côté statique de nos potes les extra-terrestres. La mise en scène est bancale et fait perdre du rythme à l'histoire qui n'avait pas besoin de ça.
Ca reste drôle dans la mesure où tout ceci fonctionne en roue libre avec une dose d'amateurisme touchante. Ed Wood aurait du en rester au stade du scénario et publier ses histoires sous forme de roman de gare. Bien sûr, celui-ci a du mal à rester dans les clous du cinéma traditionnel comme on peut le voir dans le très joli film de Tim Burton mais le film, bien qu'anecdotique et perclus de défauts, se regarde avec complaisance et avec un petit sourire en coin.
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24 septembre 2008
Les branchés à Saint-Tropez - Film de Max Pecas
Les branchés à Saint-tropez
Film de Max Pécas (1983)
Avec
Xavier Lepetit (Xavier Deluc)
Olivia Dutron
Yves Thuilier
Durée: 1h23 - Distribution: Studio Canal
Christian et Antoine (Xavier Deluc et Yves Thuilier) partent en vacances avec leurs copines respectives (Olivia Dutron et Aleksandra Sikorska) pour Saint-Tropez. Au hasard d'une rencontre, ils tombent sur un ami d'enfance d'une des copines qui leur proposent d'emménager dans la villa de son père. Bien décidés à s'envoyer en l'air (y a du soleil et des nanas, enfin voilà...), ils se dirigent joyeusement vers la côté d'Azur. Les quatre jeunes gens vont alors aller d'aventures en aventures, de trains en trains, de corps en corps. Mais attention, les filles ne l'entendent pas de cette oreillette et surveillent leurs mecs avec attention. Tout ceci est doublée d'une histoire vague de gangsters sous le soleil accueillant du sud.
Il faut juste voir l'affiche pour se faire une idée très claire de ce qui nous attend ici. Du cul, du cul et encore du cul. Cocoricocoboy et Benny Hill rassemblés ensemble sous la caméra perverse de notre ami Max Pécas qui ici se surpasse dans le n'importe quoi. Mais attention, ne soyons pas trop durs car tout ceci n'est pas si mauvais. Bien sûr, ça démarre plutôt mal avec un générique sheap avec images fixes et générique plagié sur deux titres (il fallait le faire) à savoir Vacances j'oublie tout et du break dance. Tout ceci va mal finir se dit-on et la première scène du film ne peut que nous donner raison. En effet, cette scène de pauvre gars popol à l'air dans un couloir est certainement un grand classique du genre mais il est ici complètement déconnecté du film, mal scénarisé et au final pas si drôle que sur le papier.
Il n'empêche qu'avec un peu d'indulgence, on peut y trouver quelques qualités puisque les acteurs principaux (attention, pas les secondaires qui sont très mauvais) ne sont pas si catastrophiques bien que le surjeu inspirée par la mise en scène ne les aident pas véritablement. Et puis, ne boudons pas notre plaisir, pour une fois, ce ne sont pas uniquement les filles qui terminent à poil puisque les garçons aussi montrent leurs miches (celles d'Yves Thuillier - regardez bien dans le reflet de la vitre au début du film, on en voit un peu plus - sont loin d'être vilaines) et c'est dans cette ambiance débridée que tout ce petit monde s'esbaudit sauvagement dans les vagues tropéziennes. Les dialogues sont également de la fête avec des répliques d'une élégance folle telles que: "elle est peut-être nerveuse mais elle a un beau petit cul" ou encore "Après des histoires de cul, c'est normal qu'on soit dans la merde". Du Rousseau dans le texte vous dis-je.
On peut y ajouter quelques bons moments plutôt agréables dont la blague du facteur, celle du billet de 500 balles et même des cascades en fin de film. Bien sûr, le film - comme pas mal de Max Pécas - souffre de vrais problèmes de scénario et de montage.
Il est vrai que techniquement, ce n'est pas follichon puisque la bande son s'emballe bizarrement dans la discothèque, que la dernière scène en vitesse rapide ne sert à rien, qu'une ellipse bizarre (plan fixe sur la villa de nuit) se glisse au milieu de l'histoire et que les blagounettes sont quelquefois présentes sans justifications ou déjà vues ailleurs (celle de la soirée naturiste par exemple) et que ce scénario ultra-simpliste est donc étrangement construit. Le deuxième noeud dramatique est totalement loupé et ouvre sur une fin en forme de comédie policière acceptable mais un peu déroutante.
Les branchés à Saint-Tropez, c'est un peu Hélène et les garçons dans un film érotique. Des jeunes sans aucune épaisseur psychologique (mais on s'en doutait un peu) qui batifolent et qui ont des coeurs d'artichaut et des explosions de sentiments comme rarement. On soulignera en rougissant que le film vire presque au porno dans une scène d'une classe rare au téléphone.
C'est plutôt charmant et assez agréable. Etrangement, les personnages sont attachants et l'on s'intéresse vaguement à l'histoire. Le tout n'est donc pas si mauvais et se regard avec une complaisance souriante.
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02 septembre 2008
Albert est méchant - Film de Hervé Palud
Albert est méchant
Film de Hervé Palud (2004)
Avec
Michel Serrault
Christian Clavier
Arielle Dombasle
Durée: 1h25 - Distribution: Gaumont
Patrick Lechat (Christian Clavier) est pharmacien et a la particularité d'avoir un papa écrivain avec lequel il ne s'entend plus depuis longtemps. Quand elle apprend le décès de celui-ci en regardant Vol de nuit en plein après-midi (?), Barbara, sa femme (Arielle Dombasle) lui dit de prendre l'héritage fissa. C'était sans compter la présence d'un oncle imprévu (Michel Serrault) particulièrement original qui vit au milieu de la fôret avec un marcassin. Patrick est obligé de rapatrier l'encombrant parent à Paris afin de régler le problème l'avocat. Il va donc foutre le boxon partout mais très sincèrement on s'en fout.
Hervé Palud a déjà signé quelques films douteux dont Les secrets professionnels du Dr Apfelgluck mais celui-ci dépasse l'entendement. Sur un scénario plutôt faiblard qui consiste à répertorier les facéties d'un vieux campagnard en ville, Palud recycle purement une idée déjà utilisée dans des films antérieurs comme Boudu sauvé des eaux bien sûr mais aussi Un indien dans la ville, sans aucune imagination.
L'interprétation est catastrophique car outre l'apparition anecdotique de la demi-chanteuse Priscilla dans le rôle de la fille de Christian Clavier, on retrouve Arielle Dombasle plus hystérique que jamais et encore plus mauvaise que d'habitude, Christian Clavier jacquouillise à donf en donnant l'impression qu'il n'est là que pour payer des impôts en retard. La palme revient hélas à un Michel Serrault très mal en point et cabotinant à l'excès dans un rôle affreusement vulgaire et dénué de tout intérêt puisque sans finesse. Serrault seb déculotte dans une pharmacie, pisse sur une jeep, fait un strip-tease sur un disque des Charlots, confectionne une omelette avec des champignons toxiques, joue de l'accordéon tout seul dans le noir, conduit une auto-tamponneuse, matte Arielle Dombasle dans sa baignoire ou s'exprime de manière outrancière. Il doit a priori improviser certaines scènes car tout ceci n'a pas l'air d'être vraiment écrit. L'improvisation et la prise de conscience de la faiblesse de l'ensemble aidant, il s'éclate en dynamitant l'ensemble et en reléguant Clavier dans un rôle de passe-plats.
Ca se veut une sorte de choc des cultures mais on est dans la critique nunuche d'une société que l'on regarde avec complaisance, la cambrousse pue mais en fait elle est plutôt sympa, la bourgeoisie pue aussi mais elle a bon coeur. Bref, tout le monde est méchant mais le fond reste bon, la caricature est effrayante. Là où Bienvenue chez les ch'tis a fait dans la finesse dans une critique assez similaire, Albert est méchant se plante douloureusement et ça fait mal de voir Michel Serrault au milieu de cette oeuvre fadasse et dont la fin reste ratée, plus encore que le film en lui-même car sans aucune logique avec l'intrigue de départ. C'est idiot et pas drôle.
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22 août 2008
Charlots Connection - Film de Jean Couturier
Charlots connection
Film de Jean Couturier (1984)
Avec
Gérard Rinaldi
Jean Sarrus
Gérard Filipelli
Durée: 1h21
Les Charlots enfants de choeur, c'est un peu le nouveau concept de ce dernier film de cette série commencée quinze ans plus tôt. Les Charlots vont donc gâcher un mariage et forcément se faire engueuler par la noce et un curé exaspéré (Interprété ici par... Gérard Blanchard). Marcaud, le père de la mariée (Henri Garcin) va alors, sans logique aucune, les engager pour leur demander de collecter des "loyers" qui vont s'avérer être un racket orchestré sur tous les commerçants du quartier. les trois Charlots tombent amoureux d'une des rackettées et vont alors, quel courage, se rebeller contre Marcaud qui lui, croit que ceux-ci travaillent pour son ennemie, Liane (Alexandra Stewart).
C'est un peu le bordel dans le scénario de ce dernier film réunissant une équipe à bout de souffle puisque Jean-Guy Fechner et Luis Régo ont quitté la formation. Tout repose donc sur les épaules de comédiens pas particulièrement brillants. Même ici, Gérard Rinaldi, qui normalement s'en sort honorablement, cabotine beaucoup et se prend même pour Belmondo durant la scène de la pompe à essence.
C'est fréquent dans les nanards que je chronique mais c'est encore le cas ici, nous sommes confrontés à un assemblage de gags souvent ratés (sauf quand Jean marche sur la blanchisseuse) frôlant l'absurde mais ne réussissant pas à atteindre sa cible pour cause de dialogues lourds qui handicapent sérieusement toute velléité comique.
Le seul vrai bon gag reste cette parodie d'émission littéraire qui forme un des meilleurs exemples d'absurde avec des Charlots qui soudainement parlent un langage soutenu et avec Henri Garcin présentant des livres de poche à la caméra. Malgré cela, du passage à la caisse au gag de l'explosion, les Charlots se ratent de manière systématique et même si on sait depuis longtemps que ce ne sont pas de bons acteurs, on a mal pour eux.
C'est bien dommage de voir cette débandade dans la mesure où le scénario n'est pas si mauvais que ça, à tendance même à se tenir vaillemment malgré une tendance lourde à s'embrouiller dès la moitié du film. Henri Garcin s'en sort particulièrement bien en méchant dandy que l'on sent à certains moments un peu dépité de tourner dans ce machin. on y croise aussi Alexandra Stewart qui a dûe être choisie car Grace de Capitani ou Isabelle Mergault étaient déjà prises. Je me rend compte d'ailleurs que ce que je dis est méchant pour Isabelle Mergault qui est une très bonne comédienne (sous-exploitée dans les années 80). En matière de jeu subtile, ce n'est pas le cas d'Alexandra Stewart que l'on pourrait comparer à Jeane Manson qui elle aussi s'était fourvoyée dans un film des Charlots.

Regardez bien les bouquets de fleurs,
c'est une blague (cherchez bien...)
Si l'on ajoute des dialogues qui ont quelquefois l'air d'être totalement improvisés et une fin au milieu d'un parc naturel (?) déguisés en hommes des cavernes (??), on a du mal à être conciliant face à ce film pas si mauvais mais qui manque de sérieux dans la réalisation et la direction d'acteurs. Précisons pour finir que Les Charlots en ont même profité pour recaser "L'apérobic" dans la BOF pour une scène d'aérobic... forcément.
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01 juillet 2008
seuls two - Film d'Eric et Ramzy
Avec
Eric Judor
Ramzy Bedia
Elodie Bouchez
Durée: 1h34 - Distribution: Warner Bros
Gervais (Eric Judor) est un flic particulièrement bizarre, perclus de tocs et très nerveux. Il va se marier avec sa promise (Elodie Bouchez) mais il est totalement obsédé par un malfrat qui passe son temps à faire des hold-up en faisant le tour de Paris. Curtis (Ramzy Bedia) est son nom et Curtis n'est pas plus intelligent que Gervais. Il n'empêche que leur course effréné l'un derrière l'autre, il leur arrive un truc bizarre: ils se retrouvent seuls au monde, vidant du même coup Paris et le reste de la terre d'ailleurs.
Je sais pas si vous vous rappelez (si nous ne vous rappelez pas, cliquez ici) mais je ne trouve pas qu'Eric et Ramzy soient des acteurs brillants. Ils sont sympas dans leurs spectacles même si ça tourne toujours autour de la même trame, un peu comme celle d'un Djamel Debbouze, mais quand ils passent de la scène à l'écran, c'est tout bonnement une catastrophe.
Pourtant, l'idée d'une ville qui se vide pour obliger les deux personnages principaux à s'entendre (ne hurlez pas à la mort, tout le monde le raconte partout et on s'en rend compte au bout de 20 minutes de film) est une bonne idée. Les rues de Paris vides, il n'y a pas à tortiller, c'est impressionnant. En même temps, si l'on doit se limiter à ça, c'est un peu triste. C'est malheureux mais c'est ce que nous proposent les réalisateurs Eric et ramzy en mettant en scène les acteurs Eric et ramzy, lâchés en roue libre (même en formule 1 pour ramzy, ce qui est - car je suis fan de F1 - le meilleur moment du film) dans un Paris désert et ne cherchant pas à faire rebondir une intrigue qui se limite à une sorte de remake - en moins bien - de Bip-Bip et Vil coyotte. Le film tourne d'ailleurs entièrement autour d'eux puisque les personnages secondaires ne sont là que pour que servir la soupe (Omar et Fred, Elodie Bouchez, Benoît Magimel et Kristin Scott-Thomas, certainement sous contrat chez Warner... sinon que viendrait-elle faire dans cette galère?) et d'ailleurs ils ne sont pratiquement pas exploités.
Le film se limite à une série de sketches pas drôles (j'ai ri deux fois), alligne les figures imposées dans des endroits divers et variés comme le Stade de France, Montmartre, une Fnac, les Champs-Elysées ou une autoroute mais en se bornant à appliquer le même principe, à savoir la déconnade facile et surtour gratuite car tout ceci n'avance à rien. Cela plombe de ce fait, je me risque à le répéter, une très bonne idée. C'est bien dommage car à force d'être aussi paresseux sur le scénario même les fans les plus indulgents d'Eric et Ramzy vont finir par se lasser.
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02 juin 2008
Ma femme s'appelle Maurice - Film de Jean-Marie Poiré
Ma femme s'appelle Maurice
Film de Jean-Marie Poiré (2002)
Avec
Régis Laspalès
Philippe Chevallier
Alice Evans
Durée: 1h42 - Distribution: Warner Bros
Georges (Philippe Chevallier) est un tombeur. Outre sa femme, il fricote avec une splendide créautre à accents (Alice Evans) mais oublie de lui dire qu'il est marié à Marion (Virginie Lemoine). Alors forcément, quand celle-ci l'apprend, elle le prend pas très bien et décide de le retrouver et s'arme de ce fait (y a t-il un rapport logique ou non) d'une tronçonneuse. C'était sans compter Maurice Lappin (Régis Laspalès), représentant d'une association qui vient en aide à des personnes dans le besoin, et qui décide de le sauver sans que celui-ci soit véritablement d'accord, s'en suit un monceau de rebondissements boulevardiers, d'autant plus qu'apparaît le mari de la maîtresse (Götz Otto) et son accent allemand prononcé.
Ici, le titre donne déjà la couleur et c'est une bonne chose car au moins, on est pas déçu. "Ma femme s'appelle Maurice", ça sent pas Rohmer, ça sent pas Chabrol non plus et après? On est pas là forcément pour réfléchir. Alors, décérébrons-nous gaiement. Jean-Marie Poiré nous a pourtant habitué à mieux avec son style reconnaissable entre tous puisqu'il consiste à ne jamais faire un plan qui dure plus de 10 secondes. Ici, c'est une comédie de boulevard qui aurait très bien pu rester dans un théâtre: mari trompé, portes qui claquent, quiproquos à ne plus savoir qu'en faire... Ce n'est pas une critique, j'aime le théâtre de boulevard mais au cinéma, ça donne tout de suite moins d'effets.
Les points négatifs résident dans le jeu éxécrable de Philippe Chevallier surjouant chaque instant dans son rôle de Dom Juan improbable, Régis Laspalès s'en sort convenablement malgré une tendance au surjeu lui aussi. il faut dire que le deuxième point négatif est donc un scénario terriblement fin qui n'apporte pas ou peu de solutions aux acteurs tellement la logique n'est pas vraiment respectée: en effet, les réactions des personnages sont anormales, déconnectées des scènes passées, semblant répondre à un schéma présent juste pour faire rire et encore.
Alors, qu'est ce qu'on fait quand on a un mauvais scénario et des acteurs principaux qui ne pas des acteurs de ciné? On remplit les multiples lacunes par l'apparition de guests stars en pagaille. Ainsi, on voit apparaître Danièle Evenou en boulangère (?) stressée, Guy Marchand en père pas content (vu le nombre d'apparitions, on peut ranger Guy Marchand dans le rayon "guest" ici), Raphaël Mezrahi en amateur d'arts, Jean-Pierre Castaldi en concessionnaire grognon ou encore plus surprenant Benjamin Castaldi en concessionnaire hilare. Bref, au bout de 20 minutes, on ent pointer le n'importe quoi dans cette comédie certes éxagerée maisen certains points sympathique.
Et ça ne fait que déraper jusqu'à la fin avec l'apparition pas forcément obligatoire, et pour le film et pour leurs carrières respectives, de Martin Lamotte et Anémone en couple acheteur qui vont se faire torturer par l'allemand pas content. Ce n'est d'ailleurs pas les seuls à se faire malmener par le teuton puisque Chevallier et Laspalès y passent, et nous aussi par la même occasion. On a effectivement croisé des acteurs qui ne savaient pas jouer (ici et ici) mais lui décroche la palme du surjeu et du n'importe quoi dans le délire. A croire que le casting director était parti en vacances. Notre camarade s'outre-Rhin s'échine à faire partir la fin du film en vrille totale. La faute à un scénario absent? L'acteur germanique, plus lucide que les autres, a t-il souhaité en finir avec ce film pas drôle? Je pencherai pour la deuxième solution dans la mesure où la scène finale sur Le lundi au soleil de Cloclo (ce n'est d'ailleurs pas l'original, les ayants droit n'ayant peut-être pas voulu associer Cloclo à ce truc) représente un summum de beauferie et de nullité.
Ma femme s'appelle Maurice est un nanard boulevardier qui ne s'angoisse d'avoir oublier la trame dramatique et qui dès lors coule assez rapidement. C'est bien dommage car le début pouvait être prometteur tant l'idée - que j'ai un peu oublié d'ailleurs - de déguiser Laspalès en matronne acariatre est intéressante. paradoxalement, c'est à partir de ce moment-là que ça dégénère.
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28 mai 2008
Trop jolies pour être honnêtes - Film de Richard Balducci
Trop jolies pour être honnêtes
Film de Richard Balducci (1972)
Avec
Bernadette Lafont
Jane Birkin
Carlo Giuffrè
Durée: 1h32 - Distribution: PVB
Quatre copines, et encore on peut en douter vu que certaines d'entre elles se vouvoient, sont dans une villa et se rendent compte qu'en face un bandit (Carlo Giuffrè) et son associé déguisé en majordome (Serge Gainsbourg) se sont installés après un casse. L'une d'entre elles (Bernadette Lafont) a cette particularité d'avoir un papa forçat (Henri Virlojeux) et décide alors de jouer les Robins des bois à son propre compte. ils vont alors tenter de récupérer le butin et également un Picasso qui est vrai puis faux chez le père de l'une des quatre. Le résumé est pas terrible mas sincèrement, le film ne m'a pas aidé.
Voici une nouvelle race de nanard, c'est le nanard polar. On reste sans mots devant ce truc sans véritable forme dont le scénario est très compliqué et dont la mise en scène souffre, et ce n'est pas un vain mot, de grandes carences.
Les cinq premières minutes donnent immédiatement la couleur puisqu'on ne comprend tout simplement rien, les acteurs passant le plus clair de leurs temps ici à déambuler dans un supermarché. La scène est muette et sert de générique au film. Ce serait une idée originale si le rendu n'était pas aussi grotesque.
Dans la série grotesque, il y a d'ailleurs de quoi faire. On peut commencer par les acteurs tous aussi mauvais les uns que les autres: Le plus exécrable restera sans doute Carlo Giuffrè qui joue un ersatz d'Aldo Maccione particulièrement irritant tellement il décide vaille que vaille de jouer border line. Bien que la coproduction italo-espagnole ne brille pas par son talent (actrices principales y compris), nos acteurs francophones sont eux aussi en deçà du minimum: Serge Gainsbourg (qui signe aussi la BOF) joue un rôle bizarre d'associé un peu bêta et ne peut s'empêcher de se marrer à chaque plan comme pour s'excuser d'être présent, Jane Birkin joue plutôt juste mais en fait trop, Bernadette Lafont reste peu convaincante (encore) en jouant de manière trop schématique. Restent heureusement les seconds rôles et c'est assez rare pour le préciser.
En effet, les cameos s'en sortent honorablement avec en tête Hubert Deschamps en quincailler dans une scène particulièrement bonne au sujet d'un coffre-fort, Henri Virlojeux réussit aussi à s'en sortir dans le rôle du père tolard de Bernadette Lafont. Le plus grand reste Fernand Sardou qui, malgré un rôle modeste de gardien de prison, arrive à préserver une certaine justesse dans son interprétation.
Mis à part ça, on peut jeter le reste tant la direction d'acteurs est catastrophique. On se croirait dans un sitcom d'AB productions tant le ton pris sonne faux, tant les situations présentées sont ridicules et tant les mimiques sont grotesques. Le film se suit mollement jusqu'au milieu puis c'est un ensemble incongru d'incompétence dans le scénario et dans la réalisation. Les quinze dernières minutes sont inmontrables et la fin tient de la blague. Cette comédie dont les ficelles grosses comme des piliers est certes composée de scènes sympathiques mais souvent ratées. Les personnages caricaturaux nous laissent dubitatifs ou hilares, c'est selon. C'est un pur chef d'oeuvre d'approximation et de n'importe quoi, c'est kitchissime à souhait mais le charme n'agit pas.
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