Le ciné de Gaël

Je vous invite à entrer dans mon monde cinématographique qui se veut ecclectique. Que ce soient des films qui viennent de sortir ou des films plus anciens, je parle de tout!

07 juillet 2009

Horribilis - Film de James Gunn

horribilis_afficheHorribilis
Film de James Gunn (2006)

Avec
Nathan Fillion
Elizabeth Banks
Michael Rooker

Durée: 1h36 - Distribution: UIP

Une petite ville des Etats-Unis bien conservatrice comme il faut avec des habitants bien stéréotypés comme il faut vont connaître quelques moments difficiles. Tout ça à cause de quoi? DE L'ADULTERE. Oui, il faut vbien appeler les choses par leurs noms, c'est bien parce qu'un habitant de la ville a fauté avec une grognasse extra-terrestre que ceux-ci vont envahir cette ville paisible. Mais attention, ce n'est pas complètement terminé puisqu'après les extra-terrestres, ce sont les gros lombrics bien dégueus qui vont dégommer toute la ville et faire de ces personnas charmantes des zombes maléfiques.

C'est tout ce que j'aime dans le cinéma d'horreur, l'hémoglobine dans tous les sens, le ,massacre jubilatoire de personnages antipathiques et l'humour surtout. Il faut compter sur le personnage du maire pour ça. loin d'être un enfant de coeur, il est d'une grossiereté fort sympathique. Les citations grossières se multiplient mais peut-on véritablement les blâmer tant la situation est critique.

Bien que le départ soit un peu lent pour cause d'installation un peu trop compliquée des personnages, l'action est bien plus énergique dans la deuxième partie du film même si l'ensemble est bizzaroïde. En effet, l'histoire semble tordue au possible avec peut-être un manque d'intérêt sur la partie extra-terrestre dont on aurait tout de même bien se passer.

Bien que le scénario soit un peu à la masse, les effets spéciaux sont particulièrement réussis. De la pêcheresse plus qu'obèse aux sales petits vers rampants (ce qui nous vaut une scène d'extermination familiale du meilleur goût), on s'introduit petit à petit dans cette histoire abracadabrantesque comme dirait l'ex président et on prend pas mal de plaisir à regarder cette bouffonnerie sanglante et vulgaire.

Horribilis_pics
Ca doit faire mal

Ce film est un film de potes clairement comme on a pu en voir avec cette petite merveille mais ici on explose le rêve américain en toute légereté. On a bien rigolé en tout cas et surtout, nous fûmes effrayés et c'est quand même le principal avec ce genre de films.

Ecrit le 5 juillet 2009 à 12h30

****

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09 juin 2009

Jusqu'en enfer - Film de Sam Raimi

Jusqu_en_enfer_afficheJusqu'en enfer
Film de Sam Raimi (2009)

Avec
Alison Lohman
Justin Long
Lorna Raver

Durée: 1h39 - Distribution: Metropolitan

Christine refile des crédits immobiliers mais elle est très gentil et serviable. Elle a une chance de devenir directrice adjointe si elle arrive à boucler une transaction très importante (dont on parle tout le temps mais qui ne fait l'objet d'aucune scène consistante). Un jour, elle reçoit Mme Ganush (Lorna Raver qui a fait tute sa carrière dans des séries dont Desperate Housewives, Malcolm, Urgences, Les Experts ou encore Docteur Quinn), une vieille gitane totalement flippante, oeil de verre et détails dégueulasses en option, qui vient lui demander une rallonge pour le remboursement de son prêt. Comme elle veut se faire bien voir de son patron, elle lui refuse cette requête, et là, tout s'accélère... La vieille pête les plombs, lui fait la vie dure, lui porte le mauvais oeil. La vie de Christine et de son transparent petit ami qui a la tête de Ross dans Friends (Justin Long) devient plutôt compliquée puisqu'elle se base sur des saignements sauvages sur patron, des sacrifices de poulets, de boucs parlants et de chatons tout mignons dans un panier à linge, de cris et de regards inquiets. Rien de nouveau en enfer donc.

Je ne sais pas trop quoi penser de tout ceci. C'est niais comme rarement, il faut bien le dire. Le scénario a été écrit par une classe de CM2, les rebondissements sont assez visibles (je savais la fin 20 minutes avant dites-donc) et les acteurs sont assez catastrophiques avec en tête Alison Lohman qui n'a jamais vraiment la bonne attitude au bon moment, qui surjoue un peu et qui ennuie beaucoup. Les autres ne font que passer tant l'histoire est centrée sur la jeune agent immobilier (immobilière?). Le film tourne autour de l'horreur (nous y reviendrons), le comique, le burlesque, le thriller et le paranormal sans jamais véritablement se fixer sur un genre, ce qui donne un film très inégal qui aligne les bons et les moins bons moments.

Résumons-le comme ça: Tout ce qui n'est pas horreur ici n'est pas intéressant. On est face à du remplisage inepte qui ennuie bien comme il faut très rapidement. Les scènes d'horreur arrivent à des moments bien définis dans le cahier des charges du film. Autour, des moments drôles mais sans vraiment de rapport avec le film proposé. Les scènes d'horreur quant à elles sont rès réussies dont la première dans une voiture où notre Christine commence à nous montrer sa vraie personnalité. C'est bien la seule qui a une épaisseur psychologique et ça, c'est bien dommage.

Jusqu_en_enfer_pics
La bonne vieille scène de spiritisme

Le film est donc sauvé par un sens burlesque bien senti mais clairement mal maîtrisé dès qu'on sort des scènes gores... Enfin, le film n'est pas une succession d'éviscérages brutaux, d'explosions de membres et de sauvages décapitations, c'est tout de même très pipi, caca, fluide (surtout fluide). Le film est agréable à regarder même si j'aurai souhaité frissonner un peu plus.

Ecrit le 6 juin à 9h10

**

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08 janvier 2009

30 jours de nuit - Film de David Slade

30_jours_de_nuit_affiche30 jours de nuit
Film de David Slade (2008)

Avec
Josh Hartnett
Melissa George
Danny Huston

Durée: 1h45 - Distribution: SND

Voici un village sympatique de l'Alaska nommé Barrow qui a cette particularité pittoresque d'être dans la nuit 30 jours durant d'où le titre du film. Sauf que, pas de chance, lors de ces 30 jours, des phénomènes étranges et particuliers apparaissent sous la formes de vampires sanguinolants et particulièrement coriaces. Il faut dire que les sales bêtes ont très faim et veulent bouffer tous les habitants de cette petite ville. Les deux sherifs du coin, Eben (Josh Hartnett) et Stella (Melissa George), en pleine crise de couple, vont se retrouver face à ce phénomène flippant, c'est le moins que l'on puisse dire.

Voici un film particulièrement inquiétant à base de vampirounets très agressifs et de personnages enclins à une panique légitime dans la mesure où on ne peut pas trop savoir qui va y passer et qui va rester vivant. C'est l'un des vrais points forts de ce film d'horreur très efficace où on ne peut jamais véritablement savoir si les personnages de premier plan vont rester vivants. C'est assez éprouvant, il faut bien le dire, et l'ambiance sombre forcément, et violente, le tournage en partie caméra à l'épaule ne fait que renforcer cette impression.

Rien à dire véritablement sur les acteurs qui jouent correctement mais il faut tout de même préciser que le scénario perd un peu de sa valeur car les personnages principaux sont peut-être trop nombreux et difficiles à identifier du premier coup. Avec Isa, on a failli sortir le paper-board pour faire le point... Il n'empêche que le rythme ne se perd jamais véritablement en usant d'ellipses bien amenées et d'une fin époustouflante qui est un véritable bonheur.

30_jours_de_nuit_pics
Pas content

Aussi éprouvant que La colline a des yeux et utilisant le même fonctionnement que Rec, Arrack attack  dans un autre genre mais aussi pas mal d'autres films qui use de l'enfermement de personnages dans un environnement confiné. L'originalité ne vient pas de là, elle vient du traitement très original et on en tremble.

****

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01 octobre 2008

Halloween - Film de Rob Zombie

Halloween_afficheHalloween
Film de Rob Zombie (2007)

Avec
Scout Taylor Compton
Malcom McDowell
Brad Dourif

Durée: 1h46 - Distribution: TFM

Au moins, je n'ai pas besoin de faire de résumé puisqu'il est ici, dans la mesure où nous sommes en présenced'un remake du film de John Carpenter. Mickaël (Tyler Mane) est toujours là mais on s'appesantit plus sur le pourquoi du comment de ses exactions. Le casting est bien plus étoffé, ce qui permet à notre camarade de se faire plaisir en saignant plein de gens avec maestria. Le rôle du psychologue (Malcolm McDowell) est mis en avant de manière plus appuyée, c'est le cas également du personnage naguère interprété par Jamie Lee Curtis et désormais joué par Scout Taylor Compton qui est plus clairement identifié.

Autant le premier Halloween jouait sur la psychologie qui fait peur, autant celui-ci ne s'embarasse pas de tout ça et fait jouer l'hémoglobine à plein. Mickaël zigouille, liquide, mutile avec pas mal d'originalité, il n'y a qu'à voir comment finit le beau-père, et la réalisation laisse la part belle à la folie meurtrière du petit cinglé. Rob Zombie surprend par sa virtuosité à la caméra et gère ses acteurs comme personne. la palme revient d'ailleur à Malcolm McDowell qui, malgré son côté baba cool, maîtrise son personnage. Il est d'ailleurs drôle de voir dans les bonus qu'il s'clate et fait le couillon pour un oui ou pour un non, comme quoi malgré les saignements sauvages, on peut rigoler.

Halloween_pics
Bouh!

L'histoire est donc riche et les 50 premières minutes sont inédites puis le réalisateur rejoint l'histoir ed'origine en allant jusqu'à reprendre tels quels les dialogues du film de 1979. La version est donc plus gore, le langage est bien plus fleuri mais tout ceci explique mieux la psychologie d'un Mickaël torturé et pas vraiment aidé par un entourage familial catastrophique.

A bien y regarder, la version de 2007 n'est peut être pas si légère que ça. La psychologie est bien présente, la violence injustifiée se justifie un peu. Malgré la fin un peu longuette et pas loin du ratage, on y prend du plaisir et cela reste un film d'horreur réussi.

****

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12 septembre 2008

Halloween - Film de John Carpenter

Halloween_afficheHalloween
Film de John Carpenter (1978)

Avec
Jamie Lee Curtis
Donald Pleasance
Brian Andrews

Durée: 1h31 - Distribution: Falcon

Michael Myers a été interné après avoir buté sa soeur à coups de couteau, ce qui ne se fait pas. On le retrouve quinze ans plus tard, toujours en proie à ses démons qui le pourchassent et l'ammènent à liquider tout ce qui bouge. Il s'attaque alors à la même petite bourgade où il avait dessoudé sa soeur mais cette fois-ci, ce sont trois jeunes lycéennes (Jamie Lee Curtis avant lifting en tête) qui vont faire les frais de ce bon vieux Michael qui n'est donc, vous l'aurez devinez, toujours pas gentil. Il est tout de même poursuivi par un scientifique un peu bizarre (Donald Pleasance) qui ne fait pas grand chose, hormis avertir le chalant sur la dangerosité du personnage sus-nommé.

Il ne s'agit pas tout à fait d'un film d'horreur comme on le conçoit actuellement; Nous sommes en présence ici d'un film très angoissant qui fonctionne principalement sur les choix de mise en scène de son auteur. En effet, ici, point besoin d'acteurs brillants, même si Jamie Lee Curtis s'en sort bien, car la caméra se charge de distiller la peur de manière particulièrement ingénieuse. Les plans utilisés sont des caméras subjectives et des plans courts et fixes qui sont là pour accroître l'angoisse du spectateur. Alors bien sûr, beaucoup de scènes se passent dans le noir mais on a pas de gens qui crient commedans tout film d'horreur. Ici, la peur s'installe car on voit passer Michaël dans un reflet de fenêtre, derrière un personnage, avec son épaule en incise. Il est donc partout pour nous et nulle part pour les personnages, ce qui peut que nous faire flipper un peu plus.

Il faut rajouter bien sûr l'habillage son éprouvant qui n'est pas sans rappeler le Tubullar bells de Mike Oldfield dans l'exorciste mais aussi la bande originale de La Malédiction dont la musique entétante vous poursuit même après la fin du film.

Halloween_pics
Jamie Lee sans chirurgie

Tout ceci n'est pas complètement réussi du fait d'un rythme plutôt inégal, d'acteurs - on l'a dit - pas toujours brillants et de dialogues vraiment datés mais cela apporte en quelques sortes le témoignage d'une période où le film d'horreur n'était pas aussi sanglant que La colline a des yeux. A voir pour la leçon de cinéma.

Isa et Gaël

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04 septembre 2008

Bienvenue au cottage - Film de Paul Andrew Williams

Bienvenue_au_cottage_afficheBienvenue au cottage
Film de Paul Andrew Williams (2008)

Avec
Andy Serkis
Reece Shearsmith
Jennifer Ellison

Durée: 1h32 - La Fabrique de films

S'il y a un gangster qui n'a pas de bol, c'est bien David (Andy Serkis). Secondé par Peter (Reece Shearsmith), un frangin particulièrement à la ramasse, ils ont enlevé Tracey (Jennifer Ellison), blonde à gros seins, qui s'avère être une cliente un peu compliquée et jurant comme un chartier. Le plan n'est pourtant pas si compliqué puisqu'ils demandaient juste une rançon à la famille et c'est le frère de Tracey qui devait l'apporter sauf que le frère de l'enlevée est peut-être encore plus neuneu que celui du méchant qui ne s'avère pas si méchant. Tout se complique quand Tracey s'évade et pète le nez (et pas que le nez) à Peter. Si on rajoute là-dessus un fermier mi-zombie, mi-tueur en série, on est face à une nuit difficile pour les héros et un vrai faux film d'horreur plutôt bien foutu.

Encore une bonne surprise que ce Bienvenue au cottage, petit film anglais avec que des inconnus dedans mais qui à l'avantage d'être d'une efficacité assez redoutable. L'idée d'y intégrer des anti-héros vraiment anti et d'y laisser traîner cet humour caustique donne à ce long-métrage beaucoup d'intelligence et permet de rester accrocher à cet ensemble glauque et décalé.

Décalé il est vrai que certains procédés sont très bien utilisés, en particulier l'utilisation de la musique classique à plusieurs reprises (dont la dernière scène planquée dans le générique de fin) et l'idée surranée de ne pas faire véritablement d'efforts sur les membres tranchés qui sont visiblement en plastique. c'est vrai que l'ensemble est tellement improbable qu'on apprécie cette méga-boucherie. Jamais de temps morts, jamais d'ennui, toujours à l'affut, le réalisateur mène tambour battant son oeuvre avec des acteurs excellents qui savent y faire.

Bienvenue_au_cottage_pics
Qu'est ce qu'il y a dans le frigo à manger?
Des petits pois et des mains...

L'ensemble glauque et les personnages typées "Film d'horreur" qu'on aime détester donnent à l'ensemble beaucoup de dynamisme et permet vraiment de prendre son pied... comme Peter. Nous étions dans une salle où l'un des spectateurs était particulièrement exhalté par ce qu'il voyait à l'écran.

*****

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08 août 2008

Les dents de la nuit - Film de Vincent Lobelle et Stephen Cafiero

les_dents_de_la_nuit_afficheLes dents de la nuit
Film de Vincent Lobelle et Stephen Cafiero (2008)

Avec
Patrick Mille
Tcheky Caryo
Frédérique Bel

Durée: 1h25 - Distribution: SND

Sam (Patrick Mille) est ce que l'on appelle un clubber, il aime faire la fête par dessus tout et cherche à se faire inviter dans toutes les soirées avant-premières, les soirées destructurations ou les inaugurations de magasins. Ici, c'est Alice (Frédérique Bel) qui parvient à récupérer une invitation pour une soirée dans un château. Mais attention, ah, ah, c'est un piège tendu par l'infâme duc de Journiac (Tcheky Caryo) qui veut en fait bouffer le cou des invités avec une bandes de potes puisqu'ici point de comte qui tienne, nous sommes en présence d'une saleté de vampire. Sam, ses potes, un dentiste au sourire sauvage (Sam Karmann) et un pot de colle nommé Edouard (Vincent Dessagnat) vont alors chercher à sortir du château pour sauver leurs peaux.

Rare sont les tentatives de films d'horreurs comiques en France. Outre Manche, on connaît bien évidemment le mythique Shaun of the dead, outre-Atlantique, c'est Dead and breakfast mais nous n'avions pas encore eu les honneurs de ce style. C'est à peu près le pari que souhaitait apparemment relever les deux réalisateurs en menant à bien ces dents de la nuit dont le slogan racoleur sur l'affiche résume assez mal l'ambiance du film. Ce n'est effectivement pas un American Pie de l'hémoglobine mais plutôt, s'il fallait faire là aussi une comparaison cinématographique et du même coup en profiter pour faire un lien sur le site, une Cité de la peur vampirique où de jeunes écervelés se feraient bouffer joyeusement par des vampires hauts-bourgeois... De là à y voir une critique de la société, il n'y a qu'un pas que je n'oserai franchir tant ça ferait une conclusion tartignolle.

De l'avis d'une spécialiste (coucou Isa - vous remarquerez qu'on a vu énormément de films ensemble cet été), les maquillages des vampires sont absolument réussis et permettent donc de se plonger dans l'histoire assez vite. N'oublions pas en priorité que c'est vraiment un film de potes et qu'ils se sont fait plaisir, les blagues ne sont pas toujours de première fraîcheur mais on rit franchement face à cet ensemble enlevé et sanglant qui part à certains moments dans un grand n'importe quoi jouissif et qui, surtout, ne se prend pas la tête, on est pas là pour ça.

Les acteurs sont d'une part bons, et d'autre part connus avec en tête peut-être le moins connu d'entre eux, Patrick Mille (qui a joué dans la bouse sans nom Albert est content que je vous chroniquerai un de ces jours), suivent dans le désordre Frédérique Bel - la blonde de la minute blonde - Hélène de Fougerolles dans un rôle de pouf coconne ou encore Sam Karmann qui aime décidément bien ce genre de films puisqu'il apparaissait déjà dans le film des Nuls et qui ici s'installe dans la peau d'un dentiste émail diamant particulièrement barbant. Il fallait garder le meilleur pour la fin et le meilleur ici est Tcheky Caryo qui campe le rôle du vampire en chef et qui ressemble étrangement à Francis Cabrel période Je l'aime à mourir.

les_dents_de_la_nuit_pics
Et en plus, que d'action

C'est donc une comédie horrifique très réussie dont la trame scénaristique n'est pas d'une originalité échevelée mais qui a le mérite de faire beaucoup rire et qui lorgne sur les meilleures comédies absurdes, qu'elles soient américaines ou françaises.

****

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21 mai 2008

House of the dead 2 - Film de Michael Hurst

house_of_the_dead_2_affiche

House of the dead 2
Film de Michael Hurst (2005)

Avec
Emmanuelle Vaugier
Ed Quinn
Kirk Jones

Durée: 1h32 - Distribution: Sony

Dans un campus américain, un professeur tente de mettre au point un remède permettant de redonner la vie ou de soigner mais en même temps, on s'en fout un peu. Toujours est-il que ce brave professeur invente une médication tout autre qui consiste à transformer les morts en zombie (comme c'est original...). 29 jours plus tard (?), les autorités sont prévenues et une unité spéciale et obscure de l'armée est chargée de dégommer les-dits zombis. L'équipe est composée du clone d'Angélina Jolie, d'un vague clone de Patrick Dempsey, d'un militaire nommé Dalton (a priori, Smith était déjà pris), d'une caution black particulièrement agressive et d'une caution japonaise morte prématurement. Vous le voyez, il y a de tout dans ce film, mêmes des rouquins et même des effets spéciaux à ne pas couper le souffle.

C'est quand même incroyable de présenter une telle daube à nos yeux ébahis. En effet, rares sont les films dont le scénario est aussi indigent que le rythme de la mise en scène. On pourrait s'étaler indéfiniment devant le vide sidéral de l'ensemble mais également devant cette mise en scène recopiée intégralement sur le jeu vidéo original. Le film consiste donc à ouvrir et fermer des portes pour découvrir des zombies marchant plus ou moins vite, saignant de partout et même (on l'a vu avec Isa) des acteurs jouant des zombies et se marrant franchement devant la caméra, c'est pour vous dire que la direction d'acteurs est légère.

Le problème principal étant celui-ci, voici les problèmes secondaires. On a tendance sérieusement à s'endormir devant au bout de cinq minutes ce qui est fort dommage car le départ est plutôt intéressant avec une histoire plutôt décalé et même complètement surprenant par rapport à l'histoire qui vient juste après. On démarre un peu dans la lignée de Shaun of the dead (oui, je sais, je le cite tout le temps mais c'est devenu ma référence). Malheureusement, on déchante rapidement en se rendant comte que les promesses formulées ne seront pas tenues.

house_of_the_dead_pics
...
(à cet emplacement, mettez la légende qui vous convient)

Si l'on rajoute à ça des dialogues convenus et à la limite de la bêtise et des filles à poil qui courrent sans aucune raison apparente, seulement pour justifier des plans nichons improbables et inutiles (ce qui est souvent le cas puisqu'ils ne servent quà attirer d'hétéros bourrins). Les acteurs, même les principaux (Emmanuelle Vaugier et Ed Quinn en tête), sont nuls et on s'ennuie vite face à cette chose informe. Nous ne le cacherons pas, nous avons avancé un peu le DVD à cartains moments pour éviter de sombrer dans un sommeil coupable.

°

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12 mai 2008

Dead and breakfast - Film de Matthew Leutwyler

Dead_afficheDead and Breakfast
Film de Matthew Leutwyler (2004)

Avec
Ever Carradine
Oz Perkins
Eric Palladino

Durée: 1h28 - Distribution: La fabrique de films

Une bande de jeunes part assister au mariage de leur amie (Portia de Rossi). ceux-ci s'arrêtent pour la nuit dans une petite auberge pleine de charme, dirigée par M. Wise (David Carradine). C'est dommage pour eux car l'hôtel renferme une boîte renfermant un esprit, pour faire simple. Johnny (Oz Perkins), l'un des jeunes neuneus, a la mauvaise idée d'y toucher. Il va alors devenir le chef d'une bande de mort-vivants qui va désouder toute la population locale, du policier crétin au chanteur de country.

dans la droite lignée de Shaun of the dead, Dead and Breakfast (admirez le jeu de mots) rentre dans la catégorie des films d'horreur totalement déjantés qui giclent du sang partout mais qui font beaucoup rire. tout est pretexte à la décapitation, au massacre, à la scarification de tout et n'importe quoi ou arrachages non conventionnels de membres. Ca doit certainement leur faire mal mais on rigole bien face à ce scénario plutôt classique dans le cinéma d'horreur (des jeunes partent en camping car et ont l'idée saugrenue de s'arrêter dans un bled paumé) mais agrémenté d'idées lumineuses dans le genre gore.

De plus, le montage et la BOF sont bien amenés. L'idée du chanteur de country/fil rouge est un filon excellent à exploiter car il égaye les massacres, la palme revenant à une sorte de quadrille orchestrée par notre chanteur et repompée partiellement sur la chorégraphie de Thriller.

dead_and_breakfast_pics
Tatayet version gore

Ca part dans tous les sens, ça crie moins que et ça en devient virtuose tellement les trouvailles s'enchaînent. Les acteurs ont le mérite d'avoir déjà fait des apparitions dans des séries et donc d'être des têtes connues. C'est le cas d'Eric Palladino qui incarnait le Docteur Dave dans Urgences ou encore du Doc qui était Invisible man (le dimanche il y a quelques années sur TF1). On retrouve également deux cameos sympas dans les personnes de David Carradine (qui doit bien payer ses impôts comme tout le monde) et Portia de Rossi, en mariée malpolie.

Dans le genre, c'est une vraie réussite. Le DVD n'est pas facile à trouver car c'est un import (a priori, le film n'est pas sorti en salle en France) mais c'est une joyeuseté à ne pas rater.

Rectificatif le 4 juin 2008: Le film est en fait assez facile à trouver comme j'ai pu m'en rendre compte dans Paris hier puisqu'il existe dans les petites boutiues de DVD pas chers. Sont-ils tombés du camion? Sont-ce des productions venues du Laos? Je ne le sais pas mais profitez en. J'en ai vu un paquet du côté des Halles.

*****

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01 mai 2008

Rec - Film de Paco Plaza et Jaume Balaguero

rec_afficheRec
Film de Paco Plaza et Jaume Balaguero (2008)

Avec
Manuela Velasco
Paco Plaza
Ferran Terraza

Durée: 1h20 - Distribution: Le Pacte

Isa et moi-même avons été au ciné alors nous allons vous en faire profiter durant ces deux prochains jours. Voici tout d'abord Rec. Demain, nous vous ferons la critique d'Iron Man.

Angela est journaliste dans une petite télé locale et anime une émission tout à fait inintéressante qui propose de suivre les gens qui travaillent de nuit. Angela en a d'ailleurs conscience et se languit avec son cameraman en attendant un peu d'action. Sur ce plan-là, elle va être servi puisque la caserne de pompiers qu'elle suit doit intervenir dans un immeuble où une vieille femme est en détresse. Ils vont dès lors être confrontés à des phénomènes terribles, le tout filmé caméra à l'épaule.

La façon de filmer n'est guère convaincante, provoquant une sensation de nausée. En effet, les plans fixes sont quasi-inexistants rendant plus ou moins flous l'action et le scénario. D'autres problèmes techniques interviennent sont présent, notamment au niveau du doublage et des incohérences scénaristiques: les personnages secondaires ne sont pas exploités, les éléments du scénario ne sont pas toujours respectés sur la longueur (il est en effet surprenant de trouver une télé en fonction alors qu'un résident de l'immeuble annonçait un black-out en ce qui concerne les télécommunications).
Les actions se font souvent attendre. Néanmoins, quelques scènes sanglantes à souhait sauvent de justesse ce film du naufrage. Il faut noter cependant le rôle intéressant de la petite fille, devenant la pierre angulaire de tout ce scénario quelque peu bancal.

*

Isa

rec_pics
Mais quelqu'un peut-il me dire ce que je fous là ?

Le film d'horreur n'est pas un genre que j'affectionnai particulièrement et la coupable de mon intérêt vient d'écrire sa critique. Ici, le scénario avait l'air bien alléchant. On pouvait s'attendre à des jets d'hémoglobine dans tous les sens, des scalps qui volent, des boyaux et des tripes en veux-tu, en voilà... Et là, rien du tout. A force de vouloir faire dans l'horrifique sous-entendu, la première partie du film en devient une débâcle absolue. Les acteurs sont particulièrement mauvais et ne sont pas servis par un doublage français absolument exécrable qui plombe tout effet inquiétant. Le principe du "caméra à l'épaule" pour faire plus vrai trouve vite ses limites puisqu'il est difficile de suivre les agissements des personnages et il est même irritant d'essayer de comprendre quoi que ce soit. L'idée est bonne mais gâchée par une multiplicité de personnages inutiles qui alourdissent le propos.
Si l'on rajoute à ça des cris haut-perchés exaspérants, le spectacle est bel et bien terminé puisque le parcours est fléché. Circulez, il n'y a plus rien à voir.

°

Gaël

Posté par lecinedegael à 19:09 - Horreur - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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