Le ciné de Gaël

Je vous invite à entrer dans mon monde cinématographique qui se veut ecclectique. Que ce soient des films qui viennent de sortir ou des films plus anciens, je parle de tout!

19 novembre 2008

The Duchess - Film de Saul Dibb

The_Duchess_afficheThe Duchess
Film de Saul Dibb (2008)

Avec
Keira Knightley
Ralph Fiennes
Charlotte Rampling

Durée: 1h50 - Distribution: Pathé

Georgiana (Keira Knightley) s'esbaudit avec ses petites camarades dans les pelouses anglaises en ce milieu de XVIIIème siècle. Arrive le jour où sa mère (Charlotte Rampling) lui annonce qu'elle va se marier avec le duc de Devonshire (Ralph Fiennes). Heureuse, elle part alors rejoindre celui qu'on lui a donné comme mari. Elle découvre alors un personnage plutôt désagréable qui va s'avérer être un homme distant et peu sympathique à son égard, lui qui ne la voit comme une poule pondeuse, incapable de surcroît d elui faire un héritier mâle. De plus, Georgiana va tomber raide dingue (shoking) de Charles Grey (Dominic Cooper) un gueux qui fait de la politique (re-shoking).

On retrouve un fonctionnement assez ressemblant à The Queen de Stefen Frears (que je n'ai toujours pas chroniqué ici, il, faudra que j'y pense) à savoir un ensemble assez austère qui représente bien une oligarchie britannique guindée. Le réalisateur a choisi une lumière froide très intéressante qui donne au personnage principal une consistance et une manière d'être tout à fait particulière. Keira Knightley le rôle de cette jeune noble qui découvre le cynisme des hautes sphères du royaume.

Car tout est dans ce terme, c'est le cynisme qui est ici au centre de l'histoire avec le personnage génial dans la méchanceté joué ici par un Ralph Fiennes au meilleur de sa forme mais il est vrai que c'est souvent le cas. La froideur et l'inhumanité que met le comédien dans son personnage révolte et c'est bien là qu'il sait y faire. On passe un moment génial où forcément, les sentiments sont mis à rude épreuve. Georgiana vit mal cette situation et tentera de se révolter avec peut-être l'une des plus belles scènes d'amour de ces dernières années en compagnie du terriblement sensuel Dominic Cooper. C'est d'ailleurs la tention sexuelle (il n'y a pas d'autres mots) qui permet au film de ne pas ronronner durant la deuxième partie, ce qui n'était malheureusement pas le cas dans la première.

the_dutchess_pics
Elton John, sort de ce corps !!!

En effet, l'installation de la situation et des personnages est somme toute un peu lente malgré la présence en filigrane d'une Charlotte Rampling aussi discrète que parfaite. L'ensemble est donc plutôt réussi et donne un film historique efficace et agréable, charmant et fort. Malgré cette impression de lenteur pas si grave, le film reste un bon divertissement.

****

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11 août 2008

Une histoire italienne - Film de Marco Tullio Giordana

Une_histoire_italienne_afficheUne histoire italienne
Film de Marco Tullio Giordana (2008)

Avec
Monica Bellucci
Luca Zingaretti
Alessio Boni

Durée: 2h28 - Distribution: Océan Films

Ils furent un couple sulfureux des années Mussolini, voici maintenant leur histoire. Luisa Ferida (Monica Bellucci) et Osvaldo Valenti (Luca Zingaretti) se sont connus alors que le deuxième était déjà très connu et que la première cherchait à percer. Un amour fulgurant et malsaint va alors exploser à l'aube de la seconde guerre mondiale. Osvaldo a la sale habitude d'être ingérable et surtout de se faire des lignes de coke de manière soutenue. Y a t-il un lien de cause à effet, toujours est-il qu'Osvaldo va faire des choix plus que douteux durant la guerre et va entraîner Luisa dans ses galères. Celle-ci vogue entre cet amour dangereux et un autre amour ambigu et dangereux lui aussi en la personne d'un jeune producteur follement équivoque mais surtout contre le pouvoir (Alessio Boni).

Je n'étais pas du tout parti pour voir ce film et c'est sur les conseils de Laurent (coucou Laurent) que je me suis retrouvé là, dans une petite salle, film intello oblige, à me dire que ça allait durer longtemps, je n'ai plus l'habitude des longs films. Nous sommes entre le drame, le biopic et le film historique, j'opte quand même pour le film historique car c'est une véritable réussite sur ce plan-là. On retrouve la seconde guerre mondiale du point de vue de l'Italie, à savoir d'un allié de l'Allemagne avec un Mussolini plutôt à bout de souffle et particulièrement inquiet de la suite. C'est toute une réflexion sur la guerre et l'engagement personnel de chacun, et plus particulièrement ceux des gens connus. Il est vrai que le personnage d'Osvaldo est particulièrement intéressant. Il pourrait être débectant en bloc mais passionne par son désenchantement et sa progressive perte de repères dûe certainement à son manque de confiance en la race humaine.

une_histoire_italienne_pics
Une valise italienne, une chaise italienne, un acteur italien,
une actrice italienne dans une prison italienne

Les acteurs sont d'une justesse incroyable et dirigés de manière intelligente et maligne. les personnages secondaires peuvent se permettre de tirer leur épingle du jeu car eux aussi ont leur mot à dire dans la mesure où le foisonnement de l'intrigue donne une impression de densité bienvenue dans l'histoire. Il faut tout de même reprocher quelque chose d'absolument irritant, c'est le choix du réalisateur. En effet, celui-ci prend comme postulat de faire des flash-backs incessants perdant du même coup le spectateur dans les méandres d'une histoire compliquée. Je suis historien de formation et connaît la période dont on parle mais il faut s'accrocher pour bien repérer les personnages et les situations. C'est bien le seul point, important tout de même, que l'on peut mettre en avant pour descendre un peu ce film magistral un poil trop long quand même. Une jolie leçon et une histoire émouvante.

****

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08 avril 2007

300 - Film de Zach Snyder

300300 (2007)

Film de Zach Snyder

Avec
Gerard Butler
Lena Headey
Rodrigo Santoro

Durée: 1h55 - Distribution:Warner Bros

Voilà un film qui m'a donné envie car je suis historien de formation (eh oui...) et pas envie à cause de son affiche bêtasse qui fait de la non-pub avec un gros "Vous n'allez pas aimer" en rouge.
Alors, autant se faire un avis.

L'histoire est l'Histoire grecque avec le fameux épisode des Thermopyles (indiens... désolé, il fallait que je la fasse) où nos amis les spartiates montrent leur courage et leur stratégie... et pas que ça d'ailleurs.
Tout ces hommes huilés qui s'empoignent virilement ont été à l'origine dans une BD que je ne connaissai pas. C'est aussi la confrontation de Leonidas, roi des spartes, et de Xerxès, roi des perses.
C'est donc une partie passionnante du programme de DEUG (pardon... de licence aujourd'hui) qui est retracé ici.

Le sujet est malheureusement partiellement gâché par une mise en scène très bizarre montrant ces éphèbes grecs marcher en bande comme sur un podium, éxécutant des paquets de perses avec élégance et sans aucune tache de sang. Vive la palette graphique.

Ce n'est pas le plus énervant. En effet, si on devait résumer le problème de ce film, on pourrait le faire en une question: "Comment faire un film de presque deux heures sur une bataille que l'on peut résumer en cinq minutes?" En faisant des ralentis bien sûr... et pas qu'un seul, une bonne vingtaine en deux heures. Cette technique, je le crains, ne sert qu'à cacher des carences bien plus importantes au niveau du scénario.
N'empèche, les scènes de batailles sont stupéfiantes, les acteurs sont bons même s'ils sont peu connus et l'histoire ne se cantonne pas qu'à cette bataille mais aussi à la stratégie politique et à l'agogé (éducation très musclée et en groupe pour les enfants dès l'âge de 7 ans, ils sont entraînés à devenir des guerriers).

C'est un film atypique, un film de guerre qui n'est pas seulement de guerre et qui prête à la curiosité. Ce n'est pas le chef d'oeuvre de l'année mais on rigole bien... était-ce vraiment le but? Je ne crois pas.

300_pics
Est-ce que vous êtes làààààààààààà?

J'ai juste une petite chose à rajouter. L'interdiction au moins de 12 ans me paraît bien légère quand on voit le nombre de cadavres qui s'amoncèlent et la scène de cul particulièrement suggestive au début du film. Un gamin de 10 ans était dans la salle hier (à 22h tout de même) et je pense qu'il est parti pour quelques années d'analyse. Bravo les parents.

*

Posté par lecinedegael à 12:19 - Historique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2007

Apocalypto - Film de Mel Gibson

ApocalyptoApocalypto
réalisé par Mel Gibson (2006)
Avec
Rudy Youngblood
Raoul Trujillo
Dalia Hernandez

2h18 - Distribution: Quinta communications

On peut dire que la séance commençait bien. Avec Clémence, nous nous installions dans un cinéma quasi-désert (un lundi en première séance, il fallait s'en douter) offert aux vents de la climatisation. Bref, il fait 4° tout au plus et ce n'est pas la formidable nouvelle pub pour Mannix qui nous a réchauffé (rire oui, réchauffer non).
Le film donc. J'ai vu que beaucoup avaient trouvé ce film particulièrement sanguinolant, violent et détestable. je m'attendai sincèrement à une passion du Christ 2, style le retour de la vengeance avec des martifouets (expression copyrightée - merci Clémence) cinglant des corps qui n'avaient rien demandé...

Ce fut un autre spectacle, certes cruel, mais un autre spectacle tout de même. Le héros, Patte de Jaguar, vit joyeusement avec sa petite tribu, sa femme et son fils (Courses de tortue - les noms sont merveilleux), ils vivent de la chasse, se foutent de la gueule d'un de leur camarade en lui faisant bouffer des couilles de tapir. Bref, c'est l'éclate.

Malheureusement, la joie et le bonheur se termine assez rapidement car une tribu Inca vient les massacrer à tour de bras sous prétexte d'éviter une catastrophe agricole et virale. Les images glacent le sang à certains moments mais le gore prête quelquefois à rire autant que le scénario quelque peu simpliste de l'ami Mel. Le bien et le mal sont bien différenciés comme dans pas mal de films américains et la morale que veut faire passer Gibson (Nous sommes des Incas face au reste du monde, battons gaiement notre coulpe) fatigue rapidement le spectateur que je suis.

apocalypto_image
Est-ce... que... vous... êtes...
laaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa?

Néanmoins, malgré un démarrage molasson, le film se suit sans véritablement de déplaisir. L'image est soignée et la fin réserve une petite surprise (en tout cas à moi, c'est toujours ça). Vous apprendrez à le savoir: l'un de mes critères de réussite pour un film, c'est le fait de ne pas regarder ma montre. Ici, je ne l'ai pas regardée.

Note: **

Posté par lecinedegael à 16:00 - Historique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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