Le ciné de Gaël

Je vous invite à entrer dans mon monde cinématographique qui se veut ecclectique. Que ce soient des films qui viennent de sortir ou des films plus anciens, je parle de tout!

13 janvier 2009

L'âge de glace - Film de Carlos Saldanha et de Chris Wedge

L__ge_de_glace_afficheL'âge de glace
Film de Carlos Saldanha et de Chris Wedge (2001)

Avec les voix de (VO/VF):
Ray Romano / Gérard Lanvin
John Leguizamo / Elie Semoun
Denis Leary / Vincent Cassel

Durée: 1h21 - Distribution: UFD

Nous sommes à quelques milliers d'années avant notre ère et les animaux régnants sont les mammouths. Manfred (Gérard lanvin) est un mammouth pas comme les autres (mais nous on l'aime, c'est pas d'not' faute) puisqu'il est solitaire ce qui n'est pas véritablement les us et coutumes des mammouths en règle générale. De son côté, Sid (Elie Semoun) est ce qu'on appelle un gros boulet. Ses camarades aïs (appelés aussi paresseux) l'ont purement et simplement mis de côté et sont partis sans lui pour migrer. Il va alors se collet à Manfred et les deux vont tomber sur un petit d'homme abandonné après une attaque de village. Ils vont donc tenter de le ramener à sa famille. Seulement, les tigres ne l'entendent pas de cette oreille. Le plus méchant d'entre eux envoie alors Diego (Vincent Cassel) pour espionner les deux compagnons afin de les attaquer au moment le plus propice.

Voici le premier volet de L'âge de glace qui a le mérite de poser les jalons proprement. Les personnages sont attachants et bien doublés par les acteurs français choisis (Vincent Cassel - Elie Semoun - Gérard Lanvin), le graphisme est irréprochable même si celui-ci lorgne un peu sur Disney en ce qui concerne ces expressions insupportables car trop marquées quand les personnages sont tristes ou joyeux. Et pour couronner le tout, l'histoire est très bien scénarisée avec des rebondissements fréquents qui permettent de ne jamais avoir de temps morts et quelques bons moments dont une leçon de gestion de nouveau-né que Laurence Pernoud n'aurait certainement pas renié ou encore une parodie de football américain avec une pastèque.

C'est cela aussi la force de ce film d'animation car l'humour convient autant aux parents qu'aux enfants au double sens que les enfants comprennent au premier niveau et que les parents saississent un niveau au dessus. Le scénario se permet même des digressions intelligentes comme par exemple cette superbe scène, très simple au demeurant, à base de peintures rupestres.
Alors, forcément, on passe tout de même par deux ou trois gros poncifs bien lourds comme la pseudo-mort d'un des héros qui en fait revient à la fin (bon, tout le monde s'en doute mais pourquoi faire tant de simagrés?) et la solidarité gluante coule à flots. Les ficelles ne sont cependant pas si visibles donc c'est tout de même très agréable à regarder.

L__ge_de_glace_pics
Sid of the dead

Le film est mignon tout plein et si j'étais très premier degré, je pourrais me demander pourquoi le gars à la fin ne fait pas une crise cardiaque ou ne demande pas à être interné quand il voit que c'est un mammouth qui lui ramène son gosse mais il faut rêver un peu, ça ne coûte pas grand chose. L'âge de glace montre donc des débuts prometteurs et une tendance certaine à l'inventivité quand on voit ce fonctionnement parallèle d'un Scrat qui balade un gland durant tout le film et qui cherche à le planquer. C'est ingénieux et c'est peut-être même le moment plus drôle. L'âge de glace est un film pour enfants intelligent.

****

Posté par lecinedegael à 08:22 - Film d'animation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


29 décembre 2008

Madagascar 2 - Film de Tom MC Grath et Eric Darnell

Madagascar_2_afficheMadagascar 2
Film de Ton Mc Grath et Eric Darnell

Avec les voix de (VO et VF):
Ben Stiller (José Garcia)
Chris Rock (Anthony Kavanagh)
David Schwimmer (Jean-Paul Rouve)

Durée: 1h35 - Distribution: Dreamworks

Le lion Alex (José Garcia), le zèbre Marty (Antnony Kavanagh), la girafe Melman (Jean-Paul Rouve) et l'hippopotame Gloria (Marina Foïs) sont de retour mais cette fois, ils sont en Afrique et veulent retourner dans leur zoo de Central Park. Ils vont pour cela utiliser un vieux navion rafistolé par des singes mais malheureusement, l'avion en question va s'abîmer en pleine jungle, non loin d'une réserve naturelle où vivent les parents d'Alex. C'est donc l'occasion de retrouvailles émouvantes et d'une bataille de territoire. C'est l'occasion aussi de redécouvrir ses amis.

Il est vrai que l'on s'amuse forcément devant cette animation agréable bien que l'ensemble ne soit pas d'une originalité folle. Le film est la suite du premier volet. Et là, je tiens à m'arrêter deux secondes car j'ai vu le premier épisode et je me suis rendu compte soudainement que j'avais totalement oublié que ce film avait existé. En effet, il y eut un premier numéro mais ça ne m'avait pas du tout marqué.
Au delà de ça, ce n'est pas véritablement grave d'oublier le premier épisode car une sorte de rappel a lieu au début et permet de se remettre dans le bain.

Peut-on tout de même trouver un intérêt à ce film? Oui, bien sûr car comme je le précisais plus tôt, cette suite est loin d'être déshonorante mais tout ceci fonctionne sur le même postulat que pour le premier Madagascar alors bon, forcément, il y a une certaine déception. C'est une sorte de match retour puisque le but ici est de retourner aux Etats-Unis et les animaux-stars s'amusent et derrière eux, les doubleurs aussi. En revanche, la version française est quelque peu ratée avec des dialogues pas toujours subtils et des blagues téléphonées sur le mode complicité qui m'exaspère tant quand on les retrouve dans nos fictions françaises.

Madagascar_2_pics
On prend les mêmes et on recommence

L'intrigue en elle même perd un peu de rythme arrivé au milieu du film, ce qui est dommage. Tout est bien formaté, les personnages sont gentils et attachants, le graphisme est plutôt soigné et change un peu de ce que fait Disney mais le deuxième Madagascar est un peu comme le premier, oubliable.

***

Posté par lecinedegael à 01:16 - Film d'animation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 décembre 2008

Les Daltons en cavale - Film de Morris, Hanna et Barbera

Les_daltons_en_cavale_afficheLes Daltons en cavale
Film de Morris, Hanna et Barbera (1983)

Avec les voix de
Jacques Thebault
Roger Carel
Pierre Tornade

Durée: 1h30 - Distribution: Gaumont

Les Dalton se sont encore échappés, ça devient une habitude. Alors, qu'est ce que va faire Lucky Luke. Ben, il va les poursuivre. Cette course va mener nos joyeux protagonistes aux frontières du Canada, du côté de chez Ma Dalton mais aussi en liberté conditionnelle. L'aventure permet aux dessinateurs de faire plaisirs aux fans purs et durs de la bande dessinée et fait germer une larme de nostalgie à ceux qui se rappelle de la série télé avec le générique "Bang Bang Lucky Luke" interprété par Jacques Cardona, disparu récemment.

Il faut dire que Lucky n'a pas toujours eu de chance au cinéma, que ce soit en dessins animés ou dans une version avec des vrais acteurs (Terence Hill ou Eric et Ramzy en Daltons), l'inspiration n'était pas au RDV. Ici, nous sommes face à une histoire rallongée comme rarement qui aurait certainement fait un sympathique petit épisode de 26 minutes mais en aucun cas un film aussi long. Morris, aidé ici par Hanna et Barbera, signe un mix entre deux albums de la série: la ballade des Dalton (qui avait lui aussi été transcrit au cinéma) et Ma Dalton mais le résultat n'est pas vraiment réussi. L'intrigue change de sens plusieurs fois et ne démarre jamais véritablement. Le tout se regarde bien sûr si on est indulgent (et comme c'est les fêtes, je le suis).

Il est donc drôle, car il n'y a pas grand chose à faire, de repérer les voix-off. Ainsi, c'est Jacques Thebault qui fait la voix de Lucky Luke avant que ce soit Gérard Rinaldi puis Antoine De Caunes qui s'y collèrent pour les deux séries télé. On retrouve également par ordre de grandeur Pierre Trabaud, Jacques Balutin, Gérard Hernandez et Pierre Tornade pour les Dalton, Roger Carel en pilotage automatique pour Jolly Jumper, Perette Pradier pour Ma Dalton et enfin Bernard Haller pour Rantanplan. Une bien belle distribution donc pour un film qui manque beaucoup d'intérêt tant l'ensemble est facile et sans imagination; la preuve: les doubleurs sont réutilisés pour d'autres personnages. C'est vraiment dommage car quelques gags sont plutôt sympas (le running gag du cougar) mais c'est répétitif autant pour les blagues que pour les scènes qui sont quelquefois carrément réutilisés. Tout ceci a un parfum surrané du particulièrement au graphisme peu évolué.

Les_daltons_en_cavale_pics
Du calme, Joe...

La cavale des Dalton est un petit dessin-animé un peu long malgré la durée modeste, oubliable mais bon, ça se regarde avec une dose d'indulgence terrible sinon on n'en vient pas à bout.

*

Posté par lecinedegael à 16:34 - Film d'animation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 septembre 2008

Aladdin - Film de Ron Clements et John Musker

AladdinAladdin (1992)

Film de Ron Clements
et John Musker


Durée: 1h30

Distribution: Buena Vista

Les trois jours de Walt Disney

Voici une histoire bien connue revisitée par l'équipe de Disney comme à son habitude. En 1992, c'est Aladdin qui est dépoussieré. Tout le monde connait l'histoire de ce jeune voleur qui découvre par hasard une lampe magique qui lui permet d'exhaucer trois voeux.La fin est "Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants" mais au milieu, on assiste à des péripéties qui n'ont pas grand chose à voir avec le comte original.

Aladdin a tout d'abord une ressemblance prononcée avec Tom Cruise. normal, c'est lui qui a été pris pour modèle par les studios Disney (espérons qu'Aladdin ne soit pas scientologue...) Je crois me souvenir que Jasmine a été inspirée par Demi Moore mais je n'en suis plus sûr. Il faut aussi préciser que Jaffar est un gros méchant doué d'un sens de l'humour particulièrement cynique (j'adore ça). Si on y ajoute Abou (non, le petit singe n'a pas pris modèle sur Billy Crawford...) et la carpette qui lévite, nous voilà en présence d'une version rock'n roll qui ne peut que décaper.

Aladdin_pics
Le fils caché de Mickael J. Fox et de Tom Cruise

Et c'est le cas. Virtuosité et humour sont de mise pour ce dessin très animé où les temps morts n'existent pas. on sourit, on rit, on se prend d'affection pour l'ensemble des personnages. Bien sûr, nous sommes dans la dialectique de Disney et les bons sentiments abondent ainsi que la notion de respect, de volonté et d'amour mais tout ceci est terriblement efficace. On a une seule envie quand c'est fini, de rembobiner et de le regarder encore...

*****

Posté par lecinedegael à 04:52 - Film d'animation - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 septembre 2008

Oliver et compagnie - Film de George Scribner

Oliver_et_compagnie_afficheOliver et compagnie
Film de George Scribner (1989)

Avec les voix de
Renaud Tissier
Patrick Poivey
Gérard Hernandez

Durée: 1h10 - Distribution: Walt Disney Pictures

Les trois jours de Walt Disney

Nous sommes à New-York et la vie n'y est pas toujours facile surtout pour un petit chat nommé comme par magie Oliver (A aucun moment quelqu'un décide de lui donner ce nom, d'où le tient-il?) qui ne trouve pas d efamille d'accueil et qui joue les SDF dans la grosse pomme. Au gré de ses rencontres, il suit Briscard, un cabot qui pique des saucisses, il va alors le suivre et découvrir sa vie et ses autres amis, dont Fallen qui lui n'est pas un chien mais un pauvre gars qui doit de l'argent à un gros méchant. Oliver va alors être recueilli par une pauvre petite fille riche qui passait par là et Fallen  va inventer un stratagème diabolique à base d'enlèvements pour renflouer ses caisses.

Il est important ici de retracer la courbe des succès des productions Disney et malheureusement, ce dessin-animé n'a pas connu une affluence record au box-office. La faute à qui? La faute certainement à une animation hybride qui mélange l'ancienne école mais aussi de nouvelles tentatives de l'époque, ça donne un film d'animation qui ressemble graphiquement à un brouillon tant les images ont l'air soit d'être restées au stade de l'élaboration, soit d'être récupérées dans un ancien Disney.

Il n'y a pas que les images qui semblent vieillotes, l'intrigue également. Tout ceci est un peu facile et les scénaristes ne s'en cachent même pas puisque les références aux autres titres du catalogue Disney ne sont même pas cachées. Ainsi, on retrouve Blanche neige et les sept nains quand Tito entonne la chanson des nains en question, Bambi s'invite dans une histoire lue par Fallen et bien sûr, La belle et le clochard dans le semblant d'histoire d'amour entre Georgette et Tito.

C'est un semblant, tout le temps. C'est donc plutôt raté car on ne va jamais au bout de l'histoire. Tout est esquissé, jamais rien ne se termine véritablement. Les personnages sont certes attachants comme dans quasimment tous les Disney mais il manque une vraie histoire construite pour qu'on puise vraiment se passionner pour l'ensemble. De plus, les attitudes des personnages, éternellement dans l'excès quand il s'agit de tristesse, de joie ou d'espièglerie, saoûle très vite.

Oliver_et_compagnie_pics
C'est dégoutant d'être heureux comme ça

Oliver et compagnie est l'archétype du film calibré où les pernnages sont des animaux qui ont des caractéristiques humaines et qui sont gentils, les méchants sont des humains, le manichéisme joue à plein et même si l'histoire est plutôt intéressante, l'ensemble est baclée. J'ai d'ailleurs été surpris à la fin de me dire que le film aurait pour une fois gagné à être un peu plus long histoire d"étoffer le contenu.

*

Posté par lecinedegael à 06:17 - Film d'animation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 septembre 2008

Le monde de Némo - Film d'Andrew Stanton et de Lee Unkrich

Le_monde_de_N_moLe monde de Némo
Film d'Andrew Stanton et de Lee Unkrich (2003)

Avec les voix de
Franck Dubosq
Céline Monsarrat
Patrick Préjean

Durée: 1h41 - Distribution: Pixar

Les trois jours de Walt Disney

Némo vit au fond de l'océan avec son papa Marin (c'est son nom, pas son métier) et n'a pas très bien débuté sa vie car il a perdu sa maman et sa cinquantaine de frères et soeurs. Conséquence directe de tout ça: Marin devient un peu parano sur les bords et a du mal à laisser son fils tranquille pour aller tranquillement à l'école. Il se trouve qu'un funeste jour, Némo se dispute avec son papa, s'éloigne un peu et se fait choper par le méchant plongeur qui veut le mettre dans un pas beau aquarium. Dès lors, Marin, aidé par un poisson amnésique, va tout faire pour retrouver son fils disparu dans une grande ville australienne... Et devinez quoi, il y arrive... Surprise.

Disney, en grand requin qui se respecte, a bouffé le petit poisson Pixar, afin de créer - paradoxe pas croyable - l'histoire d'un petit poisson valeureux qui veut grandir et par la même occasion retrouver son père. Nous sommes en face d'une histoire convenue, très convenue, où la trajectoire de recherche, la sempiternelle quête du soi, bref la construction de l'identité est au menu de ce dessin-animé un peu indegeste il faut bien le dire.

Il est vrai qu'on a les ingrédients classiques du film made in Disney avec un personnage jeune, valeureux et très sympathique, des seconds couteaux qui aident et qui, après tout, sont également sympathiques, et puis des faux méchants (ici, les requins végétariens) et les vrais méchants. Sauf qu'ici, les vrais méchants sont les humains, vous saisissez? Les humains sont contre les animaux, les humains vont détruire la faune et la flore, les humains c'est caca boudin. On est donc pris pour des imbéciles avec moultes effets d'images et plétore de couleurs chatoyantes. La réfléxion malheureusement ne suit pas véritablement tant tout ceci est facile et malheureusement simpliste. les passages obligés que distille à chaque fois Disney ne nous sont pas épargnés encore une fois. Si on y ajoute un doublage français moyen, voire excessif dans la guimauve quand Franck Dubosq s'y colle, on reste bel et bien sur sa faim.

Le_monde_de_N_mo_pics
Oh, la, la, c'est beauuuuu toutes
ces couleuuuuurs !

Bien sûr, on peut y voir quelques bons moments et se dire qu'en fin de compte ce n'est pas si désagréable à regarder. C'est loin d'être le meilleur Disney car l'intrigue tourne à vide rapidement, car les péripéties sont attendues et ressemblent à un parcours tracé à la règle. C'est fort dommage car tout ceci aurait pu être mignon et agréable.

**

Posté par lecinedegael à 03:42 - Film d'animation - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 août 2008

Wall-E - Film d'Andrew Stanton

Wall_e_afficheWall-E
Film d'Andrew Stanton (2008)

Avec les voix de:
Philippe Bozo
Marie-Eugénie Maréchal
Emmanuel Jacomy

Durée: 1h37 - Distribution: Walt Disney

Sur une planète dévastée par la pollution des hommes, Wall-E, seul petit robot encore en activité, a la lourde charge de nettoyer et de compacter les ordures laissées par l'humanité qui a décidé de s'exiler dans l'espace. Il mène sa petite vie de nettoyeur avec une sauterelle très résistante. il collectionne des objets divers qui sont porteurs de sens pour lui car Wall-E a une particularité, il a des sentiments. Il enregistre de la musique et regarde des vieilles comédies musicales des années quarante en cherchant à apprendre les chorégraphies. son existence va être bouleversée par l'apparition d'Eve, envoyée sur Terre pour remplir une mission mystérieuse. Le petit coeur de Wall-E se met à battre et il ne rêve alors que de lui tenir la main.

C'est une oeuvre poétique  n'en pas douter, Wall-E est un être rare qui montre une sensibilité bouleversante et qui nous émeut avec ses grands yeux en forme de phare. il est difficile de rester insensible face à ce petit robot robot tout perdu au milieu d'une planète hostile et détruite par la pollution et la folie des hommes; car Wall-E porte également un message fort qui consiste à tirer une sonnette d'alarme: Notre planète va se désagréger (en 2110 selon le film) et il faut donc faire attention aux dérives et à une société de consommation devenue totalement esclave de ce qu'ils peuvent acquérir. L'ensemble est très profond et d'une intelligence rare. Il est évident qu'on ne peut que penser au bilan de W Bush et à la position américaine face à l'effet de serre et aux accords de Kyoto.

Ca fait du bien de penser qu'un film destiné au grand public puisse véhiculer un message aussi sérieux et surtout, le donner avec subtilité, grâce et esthétisme. L'image est terriblement soignée, les graphistes des studios Pixar se sont surpassés. le film est dans un état de grâce continu, aucune faiblesse scénaristique n'est à rescencer, l'intrigue rebondit constamment en évitant de nous mâcher la réflexion et en nous proposant une trajectoire originale (que je ne dévoilerai pas) qui tient en haleine du début à la fin.

wall_E_pics
Téléphone maison

Le film a la particularité de ne pas être dialogué dans sa première partie, ce qui permet une interprétation libre et une atmosphère d'un monde devenu basique et pris à son propre piège. On prend un plaisir certain à suivre les tribulations de notre petit robot d'autant plus que l'humour y est également très présent et que les personnages secondaires remplissent à merveille leurs rôles, notamment le petit robot maniaque du ménage et celui qui maquille tout le monde. Je pense que je vais m'acheter une réplique de Wall-E pour la poser sur mon bureau, c'est pour l'instant le plus beau film que j'ai vu cette année... avec La Zona. C'est à voir absolument et sans délais.

*****

Posté par lecinedegael à 00:09 - Film d'animation - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 avril 2008

Horton - Film de Jimmy Hayward et Steve Martino

Horton_afficheHorton
Film de Jimmy Hayward et Steve Martino (2008)

Avec la voix française de
Dany Boon
Et en VO
Jim Carrey

Durée: 1h35 - 20th Century Fox

Un éléphant qui se balançait sur une toile, toile, toile... Pardon... Je craque... Un éléphant donc, totalement fantasque et même entièrement lunaire découvre un beau jour, au milieu de sa jungle, une poussière qui parle. C'est plus exactement une poussière sur laquelle vit une ville entière qui est menacée d'extinction si on ne prend pas soin d'elle. Horton a donc la mission d'amener la fleu-fleur qui sert de réceptacle à la poussière dans une grotte inconnue de tous. Il va devoir passer au delà des embuches et sera aidé de ses amis.

On peut reprocher pas mal de choses à ce film d'animation. Tout ceci est en effet très schématique. Les scénaristes ne se sont en effet pas gênés pour exploiter pleinement le schéma actanciel que l'on a appris dans nos cours de français. L'éléphant en question doit aller d'un point A à un point B car il a une mission qui le motive. Il sera aidé par des amis mais pas aidé par des ennemis. C'est un peu le fonctionnement de ce film, ce qui le rend à certains moments prévisibles. Il n'empêche que, malgré la futilité de l'assemblement, l'ensemble s'avère réjouissant.

C'est certainement, dans sa version française, la voix de Dany Boon qui en fait beaucoup. Alors oui, comme à son habitude, Dany Boon se rassure en faisant quelquefois du Dany Boon mais il s'en sort honorablement dans le doublage de ce pachyderme poétique. De plus, l'histoire est émaillée de personnages plutôt intéressants même si on aurait aimé voir le personnage de Morton un peu plus fréquemment. On trouve également de nombreux arrière-plans rigolos qui ne font qu'affermir la position sur ce film décidemment sympathique. Regardez bien par exemple le poisson rouge à la fin de l'aire glaciaire provoquée par Horton, c'est très drôle.

Horton_pics
Horton anti-virus

Le film est destiné à un public très jeune et même si j'ai passé l'âge, j'ai vraiment passé un bon moment face à ce gentil dessin-animé dont l'action et la morale sont certes naïves mais qui ont forcément un impact positif sur les mômes. Ce n'est donc pas un mal.

****

Posté par lecinedegael à 02:51 - Film d'animation - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 avril 2008

Persepolis - Film de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud

persepolis_affichePersepolis
Film de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud

Avec
Chiara Mastroianni
Catherine Deneuve
Danielle Darrieux

Durée: 1h32 - Distribution: Diaphana

Marjanne vit dans l'Iran des années 70 qui comporte son lot de tristesses et de situations difficiles. En effet, le pays est aux mains d'un dictateur qui déssoude tout le monde dans la joie et qui rend les gens malheureux. Marjane est une toute petite fille et malgré cette chappe de plomb qui lui tombe sur les épaules, elle reste enjouée et joyeuse. La vie s'écoule au rythme des guerres et des révolutions aux côtés de son père, sa mère et sa chère grand-mère.
Malgré tout, elle quitte le pays pour sa protection et part en Autriche où l'ambiance n'est pas la même mais toujours aussi mauvaise.

Pour un film d'animation, c'est un film d'animation! Satrapi et Paronnaud adapte la BD qui portait le même nom et qui avait déjà été un succès reconnu pour en faire petite merveille d'émotion et de rires. Le dessin tout d'abord... Le... dessin!
Je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi juste et d'aussi beau. Les émotions collent parfaitement à l'ambiance du film insufflée par un graphisme. L'idée de rendre ce film complètement tragi-comique par l'utilisation de certains subterfuges (le petit spectacle de marionnettes au début ou encore - ce qui en ce moment me fait le plus rire - la remise en question après une histoire d'amour ratée) est tout bonnement génial.

Bien sûr, les voix choisies sont particulièrement réussies. La palme revenant à une Danielle Darrieux en grande forme dans le rôle d'une grand-mère très fun mais Deneuve et sa fille sont également juste et savent donner au film l'humanisme dont il a besoin.

C'est en fait l'univers tout entier de Marjane Satrapi qui rend ce film magique. C'est cette intelligence, cette liberté d'esprit qui achèvent de nous rendre heureux malgré la tristesse quelquefois des propos tenus. C'est aussi l'humour déployé tout le temps qui nous, nous rend meilleurs. Toute sa vie y est, toute sa façon de penser aussi avec une critique acerbe de la religion en général et d'une branche en particulier, à savoir l'intégrisme musulman dont elle s'amuse à démonter les oppositions pourtant si visibles.

Persepolis_pics
Gimme, gimme, gimme

C'est beau et terrible à la fois, doux et violent, fragile et fort. je me sens juste requinqué par ce petit bijou. mon versant préféré reste le versent amoureux où Marjane satrapi nous donne son avis avec (forcement) du recul et rien que pour ça, il faut voir Persepolis.

*****

Posté par lecinedegael à 15:05 - Film d'animation - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 février 2008

Gloups! Je suis un poisson - Film de Michael Hegner et Stefan Fjeldmark

Gloups_afficheGloups! Je suis un poisson
Film de Michael Hegner et Stefan Fjeldmark (2001)

Avec les voix de:
Donald Reygnoux
Stéphane Ronchewski
Patrick Préjean

Durée: 1h20 - Distribution: CTV

Quand on est adolescent et qu'on a comme passion est la pêche, il ne faut pas s'étonner qu'on trouve des problèmes sur son chemin. Fly (quel drôle de nom...), sa petite soeur et son cousin se retrouvent dès les premières minutes du film transformés en poisson par la potion du docteur crevette et à la flotte par une tempête inopportune. Sous forme de futurs croustibats, nos héros vont faire face à des gros méchants poissons qui, eux, ont goûté à l'antidote de la potion susnommée et ont donc trouvé l'usage de la parole et de la fourberie humaine.

On ne peut s'empêcher de penser au Monde de Nemo et à Gang de requins quand on voit ce film et on ne peut s'empêcher de penser: "quelle belle bande de voleurs". et bien, ravalez, comme moi, vos reproches, ce film a été réalisé deux avant. L'idée aquatique y est mais l'histoire n'est pas véritablement la même. Ce dessin-animé est plutôt sympathique mais connaît de vraies difficultés scénaristiques. En général, je me plains de la lenteur de certains long-métrages mais ici, ce serait plutôt la rapidité de l'intrigue qui me gênerait.

En effet, tout est installé au bout de cinq minutes de film et l'histoire, bien que digne d'intérêt, laisse de côté quelques moments de répit offerts aux spectateurs pour caracoler vers une fin prématurée... Le film ne durant qu'1h17. De plus, les personnages sont tout droits sortis de l'univers Disney malgré le fait qu'ils en sont totalement étrangers: les expressions que les graphistes ont donné rappellent les classiques de Tonton Walt et la voix utilisé pour les méchants est à s'y méprendre celle de Jafar.

Gloups
Gloups! Je prends des drogues dures.

Il n'empêche que l'on passe un (rapide) bon moment avec ce film dont les ressorts dramatiques sont, certes, usés mais encore efficace. Encore un reproche... La BO du film est absolument insoutenable mais je resterai optimiste face à ce petit film d'animation.

**

Posté par lecinedegael à 01:39 - Film d'animation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »