24 mars 2009
Unborn - Film de David Goyer
Avec
Odette Yustman
Gary Oldman
Cam Gigandet
Durée: 1h27 - Distribution: Universal
Casey est une jeune étudiante tournentée car sa mère l'a abandonnée il y a fort longtemps et elle ne s'en est jamais remis. En parallèle, des évènements bizarres vont commencer à apparaître dans son entourage et comme elle est en psycho, elle va se poser plein de questions existentielles mais néanmoins très importantes pour la suite. Elle commence à vraiment flipper sa race quand le Mal apparaît sous les traits d'un petit garçon pâlichon qui crie très fort. Alors que ses amis, très cons les amis, lui disent que ce n'est pas grave, elle va mener son enquête pour tomber sur un pasteur qui la croit, un prêtre basketteur (si, si) et une échapée des camps qui se révèle être... Oui, tout ceci n'est pas passionnant mais je ne vais tout de même pas dévoiler ce coup de théâtre (si on peut appeler ça comme ça) sinon où est le suspence. Tiens, c'est une bonne question ça, où est le suspence?
Voilà encore un mauvais film qui se veut horrifique mais qui fait plus rire qu'autre chose. Les acteurs (sauf Gary Oldman qui semble être peu regardant sur ce qu'on lui propose, ce qui pourrait expliquer son manque d'implication dans son rôle) sont assez mauvais. L'héroïne jouée par l'obscure Odette Yustman n'apporte pas grand chose au film, se contentant de crier, de faire part de ses états d'âme et d'avoir un jeu d'une platitude affligeante. Le petit copain est pas bon du tout, en profite tout de même pour ballader son joli corps d'athlète mais c'est tout... C'est donc pas grand chose.
L'idée du film est de recopier un peu l'idée nauséabonde déjà développée dans ce film-là, à savoir que l'on peut se permettre de jouer avec les camps de concentration en émettant des théories abracadabrantes. Je pense sincèrement qu'on peut parler des camps et de la seconde guerre mondiale mais déformer la réalité me paraît dangereux, surtout quand le film est destinée aux jeunes.

Une bien belle cataracte ma foi.
Au delà de ça à part le gamin tout pâle et le curé joueur de basket, nous avons une bonne copine black qui ne sert à rien et qui rappelle un peu la fille de Scary movie, un chien d'une souplesse incroyable, des copains du pasteur qui ne sert à rien, un enfant envoyé du diable qui se fait insulter et un père au delà de l'absence. On s'y ennuie bien comme il faut, on rigole pas mal mais ce n'est pas l'intérêt d'un film fantastique.
°
18 décembre 2008
Hook ou la revanche du capitaine Crochet - Film de Steven Spielberg
Hook ou la revanche du capitaine Crochet
Film de Steven Spielberg (1992)
Avec
Robin Williams
Dustin Hoffman
Julia Roberts
Durée: 2h15 - Distribution: Tristar
Notre Peter Pan (Robin Williams) a bien changé, il est vieux, bedonnant, binoclard et pas drôle du tout. En plus, il est devenu avocat et avant il était comptable (pourtant, j'aime bien les comptables... Et aussi les avocats). Ses enfants (Charlie Korsmo et Amber Scott) ne le supportent plus et ce n'est pas ces fêtes de fin d'année qui vont arranger les choses dans la mesure où Peter est toujours autant attaché à son portable. Wendy essaie de lui faire comprendre que ce n'est pas comme ça que l'on vit mais peter ne veut rien comprendre... jusqu'à ce que le capitaine Crochet (Dustin Hoffman) refasse son apparition pour enlever les enfants de Peter. il va devoir alors faire confiance à la fée clochette (Julia Roberts) pour récupérer et ses gamins, et sa vraie identité.
Quel plaisir de revoir ce film qui fut l'un des premiers que j'ai pu voir au cinéma (j'avais onze ans, c'est fou) avec une distribution absolument prodigieuse et en tête Dustin Hoffman bluffant en capitaine Crochet, Julia Roberts et Robin Williams complètent le haut de l'affiche dans des rôles tendres, totalement formatés par l'industrie Walt Disney mais tout de même, quelle efficacité. Robin Williams était dans sa très bonne période où on y croyait encore (il y a même une référence à Good morning Vietnam), Julia Roberts n'en fait pas trop et reste en retrait face aux deux acteurs principaux. Il faut également citer la toujours géniale Maggie Smith dans le rôle de Wendy, Bob Hoskins en M. Mouche mais également l'apparition rigolote de Phil Collins dans le rôle d'un inspecteur et de, ça il fallait s'en rendre compte, Gwyneth Paltrow dans le rôle de Wendy jeune.
L'histoire en elle-même suit en grande partie le classicisme du film d'apprentissage à savoir un personnage qui doit passer par la compréhension des difficultés qu'il connaît avec les autres, par une réflexion sur soi-même, le passage d'épreuves avec l'aide d'autres (ici, le fée clochette) et enfin la réussite et la compréhension du problème sus-nommé et la résolution. Oui, la théorie ne fait jamais de mal mais ici, Spielberg s'en sort sans difficultés et sans se trouver dans les chemins balisés grâce à une inventivité sur les scènes de combats (même si le combat pirates/enfants n'est pas vraiment convaincant) et des rebondissements plutôt intéressants grâce à une utilisation des personnages, particulièrement les enfants, plutôt intelligente.

Ca plane pour lui (oui oui oui oui)
Et puis, il faut bien le dire, qu'est ce que ça fait du bien de retomber en enfance! Hook est une petite merveille de féerie et de tendresse. C'est un divertissementréjouissant et qui met la larme à l'oeil en mettant en avant la fraternité et l'entraide, des notions pas toujours évidentes aujourd'hui malheureusement. Cela faut quelquefois du bien d'aller se réfugier en enfance.
*****
31 octobre 2008
Delicatessen - Film de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro
Delicatessen
Film de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro (1991)
Avec
Jean-Claude Dreyfus
Dominique Pinon
Marie Laure Dougnac
Durée: 1h37 - Distribution: Hachette Première
Paris est à feu et à sang. Les habitants d'un immeubles vivent en quasi autarcie et se nourrissent grâce à la viande du boucher (Jean-Claude Dreyfus) dont la provenance est plutôt suspecte. Un personnage va faire son entrée dans cette petite vie, il s'agit d'un ancien clown reconverti en homme à tout faire après la disparition de son accolyte... un singe. Louison (Dominique Pinon) tombe amoureux progresivement de la fille du boucher qui s'avère être un pervers sadique.
Jeunet et Caro provoquent une atmosphère très particulière dans leurs films: la lumière est très belle et donne une impression de confinement et de mystère, la musique, toujours singulière, est propice à la rêverie, les personnages sont toujours très bizarres et forcément, on a envie de s'y intéresser de plus près. Malheureusement, ici, le paquet cadeau est terriblement joli, donne envie de l'ouvrir mais ensuite, quand j'ai ouvert le paquet, j'ai été terriblement déçu.
Les personnages sont, certes, très surprenants mais la multiplication des caractères et leur côté caricatural lasse un peu rapidement. De plus, le film tarde à démarrer tant l'installation des nombreuses psychologies est fastidieuse. Pourtant, on y retrouve des acteurs sympathiques comme Jean-Claude Dreyfus (désormais le légendaire M. Marie... ce qui est injuste car il a fait mieux), Ticky Holgado et le formidable Rufus (déjà présent dans Le fabuleux destin d'Amélie Poulain) mais l'atmosphère si particulière de ce film m'a laissé plutôt indifférent malgré des scènes d'anthologie comme la scène faite en rythme ou encore la scène de la salle de bains.

Y en a un peu plus, je vous
le laisse?
Je ne peux pas dire que c'est un mauvais film car sa poésie m'a touché et l'histoire part d'une bonne idée mais malheureusement, les scénaristes m'ont perdu dès le début et une sympathique envie de pioncer m'a envahie jusqu'aux deux tiers du film. C'est pour moi un brouillon d'Amélie Poulain qui est bien plus réussi.
**
29 octobre 2008
Harry Potter et l'ordre du phoenix - Film de David Yates
Harry Potter et l'ordre du phoenix
Film de David Yates (2007)
Avec
Daniel Radcliffe
Hemma Watson
Imelda Staunton
Durée: 2h18 - Distribution Warner Bros
C'est la cinquième année d'études à Poudlard pour Harry Potter qui, une fois de plus, ne va pas s'ennuyer. La communauté des sorciers ne croit tout d'abord pas au retour de Voldemort et par la même occasion ne croit pas Harry. De plus, un nouveau professeur arrive dans les locaux et entend bien faire appliquer à la lettre le réglement dicté par le ministère. Bref, c'est pas la joie d'autant plus que Dolores Ombrage, la nouvelle prof, cherche par tout les moyens à discréditer Harry. C'est alors que celui-ci, aidé par Hermione et Ron, crée "L'armée de Dumblemore" pour combattre Voldemort.
J'avoue que je n'étais pas fan au départ de Harry Potter. Comme dans toutes ces séries, je me perdai dans le nombre impressionnant de personnages qui gravitaient autour du héros et je ne cherchai pas forcément à comprendre qui était qui. Mon intérêt fut éveillé sur le quatrième épisode (dont il faudra que je vous parle) mais là, sur ce cinquième... c'est le bonheur.
Il faut tout d'abord dire que Harry est torturé. C'est certainement l'adolescence qui veut ça mais c'est aussi les responsabilités qui lui tombent dessus et ça, le film le traduit très bien. on se prend à se mettre à sa place, à le trouver attachant, à ne pas vouloir que le film se termine. L'ambiance noire du film, l'intrigue captivante et non dénuée d'humour, le plaisir de retrouver tous ces acteurs formidables font le reste. Daniel Radcliffe bien sûr mais également Gary Oldman, ralph Fiennes et ma préférée, Maggie Smith (la mère sup de Sister Act) sont au rendez-vous et nous offre un spectacle de qualité.
Les effets spéciaux sont de plus en plus époustouflants et on se laisse entraîner sans jamais s'ennuyer dans ce cinquième volet des aventures du petit sorcier et de sa baguette magique (la célèbre baguette magique de Daniel...). un vrai divertissement, une réussite à tout points de vue.
*****
09 juin 2008
Ghost - Film de Jerry Zucker
Ghost
Film de Jerry Zucker (1990)
Avec
Demi Moore
Patrick Swayze
Whoopi Goldberg
Durée: 2h06 - Distribution: UIP
Sam (Patrick Swayze) et Molly (Demi Moore) forment un couple heureux qui va se marier bientôt. ouh la la, qu'ils sont heureux! Ils rachètent un loft et décident de le réaménager pour yvoir leurs futurs enfants s'épanouir. On se croirait dans une chanson de Bénabar. A la sortie d'un spectacle, il décident de passer par des petites ruelles sombres et inhospitalières. Les Malheureux! N'ont-ils jamais vu de films noirs? Arrivece qu'il devait arriver, Sam se fait trucider pour un porte-feuille laissant Molly dans l'abyme du chagrin. C'était sans compter oda Mae Brown (Whoopi Goldberg), médium plus ou moins compétente, que Molly va joindre quand celui-ci devient un fantôme. La voyante va alors aider le couple de morts-vivants, dans le sens le plus primaire du terme, à retrouver le meurtrier, ce qui nous vaut quelques scènes hilarantes et une scène improbable et torride entre Demi Moore et Whoopi Goldberg.
Il n'y a pas de mal à iamer la guimauve, j'aime ce film avec force comme d'autres écoutent Et si tu n'existais pas en bramant ou comme d'autre peuvent mater Love story jusqu'à épuisement, la boîte de Kleenex à portée de main. C'est salvateur et particulièrement agréable.
Peut-être vous demandez-vous où vous avez déjà vu le nom de Jerry Zucker. Vous l'avez vu entre autres là ou là. Il ne vient donc pas véritablement dans la romance fantastique mais plutôt du burlesque où il excellait. Ici, pour un écart, c'est un bel écart puisque Zucker s'y colle avec une réalisation riche en rebondissements et en émotion. Il nous gratifie d'une des scènes les plus connues du cinéma avec la scène dite du "tour de potier" qui a permis de déterrer le vieux succès des Righteous Brothers, Unchained Melody. Zucker s'est même fait plaisir en parodiant son propre film dans un moment grandiose de Y a t-il un flic pour sauver le président? puisqu'il en est l'un des scénaristes.

Patrick Swayze, un garçon doux et argile
(Où est la sortie s'il vous plaît? Par là? Merci)
Revenons-en au film: Zucker brasse donc différents styles avec beaucoup de brio: le fantastique (dominant), la comédie avec une Whoopy Goldberg au mieux de sa forme, le drame, le polar même, et tout passe grâce à une réalisation efficace et deux premiers rôles émouvants. Il est vrai qu'avec le recul, Patrick Swayze n'est pas particulièrement doué, il joue la terreur assez médiocrement et n'est pas toujours en phase avec ce qui se passe. Il n'empêche que tout se combine parfaitement et l'intrigue tient bien la route. Le côté romantique de l'amour perdu qu'on ne guérit pas m'a (forcément) beuacoup plu et les cordes qui auraient pu être très visibles n'apparaissent jamais. C'est une belle réussite.
Personnal message: This movie watched during an amazing week-end with you baby. Love. :-)
*****
16 mai 2008
Belphegor - La fantôme du Louvre - Film de Jean-Paul Salomé
Belphegor - Le fantôme du Louvre
Film de Jean-Paul Salomé (2001)
Avec
Sophie Marceau
Frédéric Diefenthal
Michel Serrault
Durée: 1h37 - Distribution: Mars
Une jeune fille traverse une mauvaise passe avec un larguage en règle alors elle se réfugie chez sa grand-mère (Patachou) mais l'électricité saute tout le temps (non, non, y a pas de rapport) alors elle appelle un électricien (Frédéric Diefenthal). Cette jeune fille qui s'appelle Lisa , on apprend son nom au bout de vingt minutes de film, subit la mort de sa grand-mère et du même coup se promène dans sa cave avec l'électricité à la recherche des plombs et trouve une sortie pour aller gratos dans le Louvre. Elle n'a plus à attendre le premier week-end du mois pour aller visiter le musée, quelle chance.
D'un autre côté, nous avons une momie qui arrive dans les locaux du Louvre. Le directeur du musée (Jean-François Balmer) veut faire expertiser la bestiole mais celle-ci s'avère hantée. Un inspecteur à la retraite(Michel Serrault) vient leur donner un coup de main mais le fantôme s'est barré et habite désormais l'esprit de Lisa (les mauvaises langues diront qu'il y a de la place).
Et une daube, une. La faute tout d'abord à Danielle Thompson qui nous fait des dialogues tout pourris au delà du réel et qui nous donnent envie de crier: "Non, les gens dans la vraie vie ne parlent pas comme ça". la faute ensuite au scénariste qui ne s'embête pas avec les invraissemblances: Lisa et l'électricien se tutoient comme ça, sans qu'il ne se connaissent plus que ça, la même Lisa essaye de zigouiller le même électricien qui, bon joueur, le prend bien, Jacques Martial, le mulet de Navarro qui joue ici un surveillant du Louvre, est attaqué par le fantôme mais n'en ressort pas du tout traumatisé.
La faute aussi, et ça c'est grave, aux comédiens. Si les petits rôles sont quelquefois catastrophiques avec, pour le prix de la plus mauvaise interprétation, Lionel Abelanski dont la prestation affligeante dans la démesure et la caricature est agaçant. Les autres seconds rôles sont eux aussi excessifs, comme par exemple Julie Christie qui articule trop ou Jean-François Balmer en roue libre.

Serrault et Diafenthal dubitatifs
Du côté des rôles principaux, Michel Serrault est trop désabusé et tombe dans le lyrisme alors que ça n'en vaut pas la peine, nous parle de pop alors qu'on y croit pas. Frédéric Diefenthal est peut-être le seul qui s'en sort bien en essayant de suivre vaguement le scénario et en restant à peu près sobre. The last but not the least, Sophie Marceau est catastrophique en habitée extatique (trop) et joue quelquefois (pas tout le temps, il ne faut pas être excessif) à côté. Toutefois quand elle joue à côté, c'est du grand art, elle est ridicule à un point rarement égalé. Elle nous gratifie alors de scènes granguignolesques dont une à poil dans une baignoire, une autre où elle parle les bras en l'air devant une fenêtre et une autre jouissive involontairement où elle insulte copieusement un petit garçon.
Il ne reste pas grand chose sauf l'apparition de Juliette Greco dans un cimetière et la sympathique Patachou qui ne reste malheureusement pas assez longtemps pour nous faire oublier l'indigence de ce film fantastique ridicule où l'histoire n'avance pas vraiment. Les liens sont pas logiques, les scènes se collent les unes aux autres sans que la psychologie soient respectée. C'est du grand n'importe quoi et pas du tout intéressant.
°
17 avril 2008
Les chroniques de Spiderwick - Film de Mark Waters
Les chroniques de Spiderwick
Film de Mark Waters
Avec
Freddie Highmore
Sarah Bolger
Mary-Louise Parker
Durée: 1h37 - Distribution: Paramount
Une mère (Mary-Louise Parker) et ses trois enfants (Freddy Highmore, Freddy Highmore bis et Sarah Bolger) quittent New-York pour cause de mari volage afin de s'installer dans la maison fraichement héritée par la mère évoquée ci-dessus. Cette maison a appartenu à Arthur Spiderwick, personnage haut en couleur disparu de manière étrange et dont la fille a été internée pour cause de visions bucoliques. Les trois enfants - dont deux jumeaux - vont alors découvrir que la maison cache un secret important, à savoir la présence d'un ouvrage qui peut mettre en danger la vie d'un monde invisible et enchanté. C'est le plus remuant des deux jumeaux qui va prendre les choses en main et qui va tenter de combattre les très méchant ogre Mulgarath (Nick Nolte).
Je n'ai absolument rien contre les films pour enfants, bien au contraire. C'est même plutôt intéressant de se plonger dans un univers teinté d'héroic fantasy et ce n'est pas la première fois que je m'y colle (Le monde de Narnia, vu avant la création de ce blog, qu'il faudra que je chronique un jour). Ici, c'est Nickelodeon qui produit et le scénario - c'est le moins que l'on puisse dire - est un peu facile. En effet, les personnages ont une fâcheuse tendance au stéréotype: les jumeaux sont deux pôles opposés, l'un très très gentil, l'autre très très turbulent, la mère est totalement paumée et ne fait pas grand chose à part reconnaître ses fautes à la fin. De plus, l'histoire familiale est un peu facile, mais bon, c'est pour les enfants alors...
Côté histoire fantastique, cela fait penser très clairement à une quête classique d'enfants qui cherchent je-ne-sais-quoi et qui par la même occasion en profitent pour devenir des adultes. C'est donc sur un postulat terriblement balisé que le scénario s'amorce. Il n'empêche que le rythme et le travail de réalisation restent plutôt satisfaisant avec des effets spéciaux très prenants et un jeu de caméras particulièrement soigné. Les jeunes acteurs sont à l'aise dans le rôle avec en tête, Freddie Highmore qui se paie le luxe de jouer les deux jumeaux et qui s'en sort très bien. Les adultes sont peu nombreux mais bien moins intéressants. En effet, à part notre ami teuton Nick Nolte qui campe ici un surprenant rôle d'ogre, les autres (rares) acteurs adultes ne brillent pas par leurs qualités et l'un d'entre eux m'a véritablement intrigué. En effet, l'acteur qui joue Arthur Spiderwick ressemble terriblement à Alain Chamfort, c'est troublant...
Bien que le film connaisse un rythme plutôt intéressant et des rebondissements ingénieux, l'utilisation des personnages de synthèse est quelque peu aléatoire. Les gentils sont peu présents à l'écran et apparaissent épisodiquement et on pourrait remarquer un certain air de famille avec les méchants de ce film. C'est un peu brouillon pour être un bon film mais cela reste un divertissement honnête.
**
05 février 2008
Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street - Film de Tim Burton
Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street
Film de Tim Burton (2008)
Avec
Johnny Depp
Helena Bonham Carter
Alan Rickman
Durée: 1h55 - Distribution: Warner Bros
Accusé injustement et exilé dans un bagne, Benjamin Barker (Johnny Depp) revient après quelques années à Londres après y avoir tout perdu: son métier de barbier, sa femme et sa fille. Il veut se venger du juge Turpin (Alan Rickman), qui l'a fait condamner et qui est devenu le tuteur de sa fille. Il change alors de nom à son arrivée et se rend à son ancienne demeure où se trouve maintenant Nellie Lovett, fabriquante de tourtes dégueulasses de son état. Il va alors mener sa vengeance progressivement... très progressivement.
C'est un bien drôle d'objet que nous livre ici Tim Burton. En effet, le décalage troublant de ce film réside en l'utilisation du chant rencontrant un film très sombre et particulièrement gore. Sur le papier, cela est terriblement intéressant. Je m'étais imaginé quelque chose de très décalé avec l'humour et la fantaisie qui caractérisent le réalisateur. Ici, ce n'est pas vraiment le cas. Bien sûr, on a des moments plutôt drôles et intéressants (la scène du pique-nique ou celle où entre en scène Pirelli) mais Burton n'arrive pas à insuffler la magie qu'il arrivait à nous donner précédemment (dans Ed Wood par exemple).
Je suis tiraillé entre l'envie de trouver dans ce film de multiples qualités: ambiance pesante, lumière parfaite, jeu d'acteur passionnant (Johnny Depp - comme d'habitude - et Helena Bonham Carter en tête) , et l'envie de dire que je me suis tout de même un peu ennuyé par moments face à une intrigue poussive qui avance bien trop doucement à mon goût et, de ce fait, à un rythme plutôt lent qui ne sied pas à une oeuvre de ce genre.

Lui au moins on sait à quoi
il pense en rasant
Bien sûr, on peut mettre en avant l'originalité mais la musique déssert le sujet tant certains titres sont faciles comme toute la partie romantico-tartignolle entre la fille de Sweeney Todd et le jeune voyageur. Il n'empêche que la fin est très intéressante... mais à quel prix... Je suis plutôt déçu, je m'attendai à bien mieux.
**
31 janvier 2008
La malédiction - Film de Richard Donner
Je pense que c'est la première fois que je mets un film en ligne sans l'avoir vu, et pour cause la critique est signée Isa qui me remplace aujourd'hui car étant en stage en ce moment et ayant pas mal de travail, je n'ai pas le temps de voir un film. Merci Isa! Je mettrai bien sûr une critique à la suite quand j'aurai vu ce film... ce qui ne saurait tarder.
La malédiction
Film de Richard Donner (1976)
Avec
Gregory Peck
Lee Remick
David Warner
Durée: 1h51 - Distribution:
"Robert Thorn, ambassadeur américain à Rome, et son épouse Katherine attendent un heureux évènement. Malheureusement, le nouveau né decéde. Ne souhaitant pas annoncer la terrible nouvelle à sa femme, Thorn recueille un bébé orphelin: le petit Damien. Un mystère entoure la naissance de cet enfant qui grandit paisiblement auprès de sa nouvelle famille. Mais malheureusement de mystèrieux évènements surgissent, tous liés à ce petit garçon peu ordinaire.
The Omen(titre vo), est une petite merveille pour tous les amateurs de films horrifiques au même titre que l'Exorciste. Toute l' originalité de ce film repose sur une peur ancestrale, puisant sa source dans le Livre des Révélations: la naissance du fils de Satan sous sa forme humaine. Vous l'aurez compris le petit Damien né à la 6ème heure , le 6ème jour du 6ème mois n'est pas un enfant de coeur, même si son joli minois le laisse envisager. Harvey Stephens du haut de ses 6ans est d'une justesse rare, puisque n'ayant pratiquement aucune réplique il parvient néanmoins à la seule force de son regard à nous glacer le sang. Il faut dire que son interprétation est facilitée par la présence d'un monstre sacré du cinéma Monsieur Gregory Peck qui par son jeu apporte à l'intrigue une dimension autre que l'on ne retrouve pas dans d'autres films de ce genre où les acteurs sont souvent affligeants.
En outre, le scénario est rondement mené, bercé par une BO oscarisée, qui vous trotte longtemps dans la tête une fois le film terminé. Richard Donner crée ainsi une athmosphère angoissante, qui ne bascule pas dans la facilité avec un gore à outrance, mais joue plutôt sur les nerfs en se focalisant plus particulièrement sur la psychologie des personnages .

La malédiction est sur leurs cheveux
The Omen nous gratifie de plusieurs scénes d'anthologies comme la décapitation du photographe, l'attaque des chiens et la chute de Lee Remick. Trente ans après sa sortie ce film n'a rien perdu de sa noirceur et fait parti de ces films d'horreur subtils ,qui hélas ne sont pas foisons et reste à mon avis, à ce jour,le meilleur film d'angoisse jamais réalisé."
Isa
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08 janvier 2008
Gremlins - Film de Joe Dante
Gremlins
Film de Joe Dante (1984)
Avec
Zach Galligan
Phoebe Cates
Hoyt Axton
Durée: 1h45 - Distribution: Warner Bros
Nous sortons de la période de Noël (bonne année d'ailleurs) et ce film s'y insère parfaitement dans la mesure ou l'action se déroule... a Noël (vous suivez?... C'est bien). Un papa inventeur pas génial trouve par hasard a Chinatown une peluche vivante de la race des Mogwai. Cette peluche, le papa va l'appeler Gizmo et va l'offrir a son fils. Bon, on s'arrête deux secondes et on se dit "le fils doit avoir 8-10 ans a tout casser". Pas du tout... Il a une vingtaine d'années et son boulot consiste a se faire torturer par une grosse dame dans une banque. C'est a ce moment précis du film qu'on se rend compte que le scénariste doit boire... mais attendez, il y a d'autres preuves...
La bestiole ne doit pas être mouillée, ni être nourrie après minuit. Bien sur, ces deux interdits vont être bafoues allègrement au bout d'un quart d'heure. Vient d'ailleurs une nouvelle preuve que notre ami scénariste bibine. Comment se peut-il qu'on ne puisse les nourrir après minuit?... Et c'est quoi "après minuit"? Cinq heures du mat, c'est après minuit, dix heures aussi alors. Bref, c'est pas grave.
Toujours est-il que notre copain Gizmo le Mogwai va être mouille et va produire d'autres mogwais qui vont eux être nourris et être métamorphoses... et c'est répugnant.
Le film est rigolo et même effrayant, c'est indéniable. L'installation de l'intrigue prend son temps mais cela reste une obligation puisque c'est ici que se situe la rampe de lancement pour le suspens. Les recettes d'un film horrifique réussi se marient a la perfection avec celles de la comédie. Néanmoins, certains passages peuvent en agacer certains comme les très nombreuses scènes facétieuses de Gremlins en plein pétage de plombs. De plus, et je reviens a ma première préoccupation, le scénariste s'alcoolise et c'est pas bien: outre les erreurs déjà citées, pourquoi, alors que la lumière peut les détruire, les gremlins terminent dans un cinéma ou le projecteur diffuse une lumière agressive? De plus, pourquoi inventer une histoire aussi risible et affreuse en ce qui concerne la mort du père de l'héroïne.
Cela n'empêche pas ce film d'être original et réussi. On passe un bon moment devant ce film produit, si je ne m'abuse, par Spielberg qui me semble apparaître dans la scène ou le père appelle sa famille du salon des inventeurs.
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