06 juillet 2009
Hanté par ses ex - Film de Mark Waters
Hanté par ses ex
Film de Mark Waters
Avec
Jennifer Garner
Matthew Mc Caunaghey
Michael Douglas
Durée: 1h40 - Distribution: Metropolitan
Connor Mead (Matthew Mc Caunaghey) est un serial lover absolu. il s'est envoyé tout ce qu'il y a de pétasses dans son entourage (et il y en a beaucoup). Le jour du mariage de son frère Paul, il retrouve la fille qu'il a toujours aimé (est-ce réciproque, que ce suspense est haletant...) et le moins que l'on puisse dire, c'est que les retrouvailles se sont passées difficilement. Difficile en fait pour Jenny (Jennifer Garner) d'encaisser son largage en bonne et due forme il y a quelques années. mais la vie de Connor va changer quand les fantômes de ses ex vont commencer à le hanter. Heureusement, un autre fantôme, celui de son oncle Wayne (Michael Douglas) va lui servir de pygmalion une fois de plus et lui apprendre à devenir quelqu'un de respectueux.
Pour remettre tout ceci dans le contexte, nous avons vu ce film avec Isa juste après l'affreux Hannah Montana, le film, c'est à dire que tout ce qui pouvait passer derrière même le pire des nanards pouvait ressembler de près ou de loin à un chef d'oeuvre. il me faut donc garder la tête froide face à cette petite comédie qui ne vaut que pour le retour attendu de l'ami Mickael Douglas.
Il est vrai que l'apparition du fils de Kirk sous la forme d'un dandy libidineux ne peut que me réjouir. C'est lui qui apporte toute la force de ce film, tout l'humour et toute l'intrigue. Le reste est plutôt intéressant sur le papier mais vire rapidement à la comédie sentimentale désespérément classique et pour tout dire un petit peu ennuyeuse. Matthew Mc Caunaghey n'est pas l'acteur du siècle, loin de là, et nous le prouve encore une fois en apportant strictement rien à son personnage. Jennifer Garner est elle aussi en pilotage automatique.

A deux, trois exceptions près,
je veux bien le même phantasme...
Tout ceci est fortement sympathique, on ne peut le nier. L'idée des fantômes des ex est ingénieuse mais ne fonctionne que peu tant l'ensemble est attendu, facile. C'est loin d'etre une catastrophe, entendons-nous bien, mais ce n'est pas non plus le film de l'année. A voir si vous avez un trou de 2 heures dans vos vacances.
Ecrit le 05 juillet 2009 à 11h51
**
21 mai 2009
Confessions d'une accro du shopping - Film de P.J. Hogan
Confessions d'une accro du shopping
Film de P.J. Hogan (2009)
Avec
Isla Fisher
Hugh Dancy
Krysten Ritten
Durée: 1h46 - Distribution: Disney
Becky Bloomwood (Isa Fisher) est fort sympathique, journaliste dans une revue type "Maisons et jardins", elle s'y ennuie et a bien l'impression qu'elle s'encroûte. Néanmoins, elle a un défaut particulièrement importante. Elle dépense à tout va son argent dans des fringues toutes plus luxueuses les unes que les autres. Elle est absolument dépassée le jour où on lui présente une facture vraiment très salée. Là, elle craque, décide avec sa meilleure amie de prendre les choses en main en réglant ses factures à grands coups de tequila et d'écrire une lettre dans le plus pur style lèchage de bottes pour une revue de mode et dans le plus pur style injures pour Brandon (Hugh Dancy), un redac chef de journal financier. Malheureusement, les deux lettres sont interverties... Mais quelle originalité !
Re-bienvenue dans le monde merveilleux des films romantico-stylistiques, nous eûmes 27 robes, Le diable s'habille en Prada et certainement d'autres que j'oublie tant le style est répandu, mais celui-ci n'a malheureusement pas les qualités des autres. Mais commençons par le commencement et par les louanges - certes, ça va être rapide mais autant y aller. Alors, ce film est fort sympathique grâce à la composition d'Isla Fisher qui se donne beaucoup, on espère tous que cela n'a rien à voir avec l'énergie du désespoir que cette actrice déploie dans ce film là. En réalité, le tout est rythmé et plutôt divertissant. Voilà, j'ai été gentil, maintenant, je peux me lâcher.
Confessions d'une accro du shopping a un point faible terrible: l'originalité. Quasiment toutes les scènes ont déjà été vues ailleurs: Du crépage de chignons pour une paire de bottes convoitées au sempiternel essayage style Pretty woman en passant par une caractérisation des personnages absolument simplistes (la fille paumée à problèmes mais tellement sympathique, le beau prince charmant qui laisse tout passer mais ne comprend pas tout, la vamp méchante) , tout ceci n'est qu'un rabâchage pas vraiment désagréable de pas mal de bonnes scènes dans pas mal de films.
De plus, les rebondissements sont visibles à 9 kilomètres. J'ai mon garde suisse préféré qui peut témoigner, il était assez simple de découvrir les dialogues juste avant qu'elles arrivent. C'est consternant au départ et puis après, on s'en amuse. On va encore dire que je tape sur une production Disney mais ils ne font rien pour que ça se passe bien. Il n'empêche que les confessions d'une accro... (je refuse carrément d'écrire Confessions tout court, quelqu'un de mal réveillé pourrait penser à Rousseau, il n'en est rien) est un film bien sympathique quoique peu original, on s'y ennuie pas, c'est l'essentiel.
**
05 mai 2009
Celle que j'aime - Film d'Elie Chouraqui
Celle que j'aime
Film d'Elie Chouraqui (2009)
Avec
Marc Lavoine
Barbara Schultz
Gérard Darmon
Durée: 1h43 - Distribution: Mars
Isabelle (Barbara Schultz) est fraîchement divorcée, elle est souriante, les gens l'aiment bien. De toute façon, c'est pas compliqué, tout le monde l'aime bien, elle n'a aucun problèmes, même quand on lui cherche des noises à un moment du film, le personnage en question sabre le champagne quand même à la fin avec elle. C'est fou, non? Bref, Isabelle a aussi un fils, ce n'est pas rien, il s'appelle Alphonse? Arsène? Achille oui! C'est pas évident avec un prénom pareil alors il va se venger. Antoine (Marc Lavoine) entre dans la vie d'Isabelle et dans Isabelle aussi par la même occasion (oh: ça va! on peut être égrillard non?) et Achille (Anton Balekdjian) n'accepte pas, il veut garder sa mère pour lui ou à la limite que son père (Gérard Darmon) revienne. Va t-il y arriver? Rien n'est moins évident.
La première chose est de savoir si on est face à une comédie romantique ou pas. Je sais que je suis monomaniaque mais j'aime mettre des idées dans des cases une fois de temps en temps, histoire de pouvoir être clair. Et ici, ce n'est pas si simple. La faute à qui? La faute au gamin. Déjà, il est très malsain le gamin, il n'arrive jamais à me paraître sympathique. On ne comprends pas son acharnement et sa logique à vouloir mettre l'amant de sa mère sur la touche. Tout est trop dans ce film: le gosse est trop compliqué, Lavoine est trop sympathique à tel point qu'il en devient inhumain, comme les dessins-animés qu'il crée, Darmon est super arrangeant mais aussi sauvagement transparent et doté de ce fait d'une psychologie peu intéressante. C'est pas compliqué, pour les plus anciens, on se croirait dans la rue Gama, ça en devient insupportable. Tout le monde il est charmant, tout le monde il a besoin d'amour, au secours! On y croit pas.
Des personnages principaux aux copains du journal à l'organisation vaguement baba-cool en passant par l'équipe (discrète) du staff Lavoine, ils m'énervent tous, surtout dans une scène hystérique où tout le monde se met à crier en même temps comme dans Fort Boyard où les candidats voyant la clepsydre se vider meuglent "Sors!" au malheureux prisonnier de la cellule. pourtant, je partais avec de bonnes intentions... et j'en ai toujours.

Barbara aime Marc... Ah ben non, là c'est
Gérard, il faudrait peut-être se décider, là.
Bien sûr, c'est mignon, intéressant, on rit même pas mal mais c'est le fond du film qui me dérange beaucoup, particulièrement la deuxième partie où on propose une histoire déjà vue (ce film a un cousinage sauvage avec Génial! Mes parents divorcent) avec un gamin pervers traité par un psy caricatural qui n'apporte rien à l'histoire et une famille qui, summum du comble de l'énervement, pardonne toutes ses conneries! C'est le serpent qui se mord la queue: Chouraqui dénonce quelque chose de façon mièvre (l'éducation des enfants d'aujourd'hui est décidément bien lâche) et conclut en pleine contradiction.
C'est vraiment dommage car le film m'a plu sur la forme dans la mesure où c'est fort mignonnet mais pourquoi donc proposer cette caricature des vrais gens et d'un problème social important mais ici inutilement évoqué?
**
23 mars 2009
Miss Pettigrew - Film de Bahrat Nalluri
Miss Pettigrew
Film de Bahrat Nalluri
Avec
Frances Mc Dormand
Amy Adams
Ciaràn Hinds
Durée: 1h30 - Distribution: EuropaCorp
Nounou passablement ratée, Miss Pettigrew (Frances Mc Dormand) échoue une fois de plus quand elle se fait virer d'une famille. A sa décharge, elle n'a pas la langue dans sa poche et son entreprise d'intérim peine tellement à lui trouver un poste qu'elle y renonce. Pour éviter la misère, d'autant plus que la seconde guerre mondiale est inéxorable, Miss Pettigrew en vient à voler une adresse. C'est celle d'une actrice (Amy Adams) qui ne cherche pas une nounou pour ses enfants mais... pour elle, tant elle a du mal à se gérer. Ms Pettigrew s'improvise alors gouvernante et doit alors déméler les histoires de coeur de la jeune actrice.
Encore un petit film qui ne paye pas de mines mais qui s'avère absolument géniale. Grâce à une ambiance londonienne d'avant-guerre très joliment représentée et une jolie mise en scène qui n'est pas sans rappeler un autre film qui adopte la même légèreté presque grave et la même période historique, Madame Handerson présente. Le film ne connaît pas de temps morts et nous régale des tribulations de cette drôle de nounou dont les expressions outragées sont un délice. Je ne connaissais pas vraiment, ou en tout cas je n'avais pas remarqué, la sympathique Frances mc Dormand jusque là malgré son apparition en coach sportif complexée dans le génial Burn after reading. Elle dégage une humanité pathétique merveilleuse qui la place dans les actrices tragi-comiques fortes.
Il ne faut bien sûr pas oublier les autres avec une Amy Adams très sympathique dans ce rôle de comédienne-chanteuse délurée, ma préférée restant certainement Shirley Henderson, géniale dans son rôle d'Edithe, une petite peste délicieuse qui a certainement les meilleures répliques du film, celle-ci était déjà apparue dans le film de Sophia Coppola, Marie-Antoinette.

Frances Mc Dormand vient d'apprendre que
Le ciné de Gaël revenait enfin.
C'est en fait une double histoire d'amour qui se déroule sous nos yeux, très subtile et doublée d'humour sympathique et réussie. Il faut absolument voir ce charmant film d'une élégance et d'une fraîcheur incroyable.
*****
13 octobre 2008
Cliente - Film de Josiane Balasko
Cliente
Film de Josiane Balasko (2008)
Avec
Nathalie Baye
Eric Caravaca
Isabelle Carré
Durée: 1h45 - Distribution: Gaumont
Judith (Nathalie Baye) a une petite cinquantaine (mais rassurons-la, elle ne les fait pas) et anime des émissions de téléshopping ce qui constitue en matière télévisuelle un des trucs que je préfère. Toujours est-il que Judith a divorcé il y a de cela quatre ans de Lucas (Richard Berry dans une courte apparition). Dès lors, elle a commencé un peu par hasard à engager des escort-boys, dont le premier bien évidemment s'appelait Lucas, et d'escort-boys en escort boys, elle trouve Patrick qui s'appelle en réalité Marco (Eric Caravaca) dont elle tombe amoureuse. il se trouve que Marco est mariée avec Fanny (Isabelle Carré) qui a un salon de coiffure, une famille particulièrement épuisante (Marylou Berry et Catherine Hiegel) et beaucoup de dettes... C'est pour cette dernière raison que Marco tapine dans la joie. Judith s'accroche donc petit à petit à son gigolo sous l'oeil réprobateur de sa soeur (Josiane Balasko), grande romantique devant l'éternelle qui elle, cherche encore le grand amour.
Voici une jolie petite comédie de moeurs qui tire tantôt vers le comique, tantôt vers le tragique, signée par une Josiane Balasko en grande forme tant à la réalisation qu'au jeu. Bien qu'elle soit dans un rôle plutôt secondaire, elle apparaît comme une sorte de conscience présente un peu partout même quand elle n'est pas là (dans une photo ou dans un ordinateur portable par exemple) pour aiguilloner sa soeur. Nathalie Baye est parfaite comme d'habitude et joue à la perfection la femme active revenue de tout et pourtant très romantique derrière cette assurance. elle a morflé, Judith, on ne lui la fait plus mais elle ne le montre pas et ici, la psychologie de ce personnage est parfaite. Il ne faut pas non plus oublier Eric Caravaca (déjà présent dans un très bon film nommé Les ambititeux que je vous chroniquerai bientôt) très touchant dans ce rôle de mari / gigolo un peu déboussolé.
La qualité de la mise en scène est relevée par une astuce très intelligente qui consiste à utiliser la voix-off. Ici, ce n'est pas la voix-off unique d'un personnage qui raconte mais la voix-off multiple qui permet une confrontation des points de vue intéressante et souvent drôle car il ne faut pas oublier les dialogues pecutants et justes (pour une fois, on a pas l'impression d'être dans le policier de TF1 ou dans l'une de ces séries insipides où les gens causent un français littéraire plein d'images biaisées et de réflexions trop écrites) qui permettent à l'histoir de ne jamais vraiment lasser.

Eric Caravaca et un papier peint ignoble.
J'aurai tendance à être peut être plus sévère sur la deuxième partie du film où les personnages s'empêtrent un peu trop à mon goût ce qui rend l'ensemble répétitif: les colères des uns et des autres prennent bien sûr beaucoup de place, c'est logique, mais trainent en longueur durant une bonne dizaine de minutes dont l'auteur aurait pu faire l'économie. Cela allourdit le propos car on a bien compris que la vie de tous ces braves gens est d'une banalité à pleurer, il n'était pas utile de le surligner à ce point. Néanmoins, l'originalité du sujet et la puissance de jeu des acteurs font le reste. on passe un très bon moment avec des scènes touchantes (la scène du départ de Balasko par exemple) et drôles. Un très joli film à ne pas rater.
****
06 octobre 2008
Married life - Film d'Ira Sachs
Avec
Chris Cooper
Pierce Brosnan
Patricia Clarkson
Durée: 1h30 - Distribution: Sony Pictures
Dans les années 50, Harry (Chris Cooper) est un homme occupé et riche. Le petit problème réside dans une seule personne, Kay (Rachel McAdams), qui est tombée amoureuse de ce vieux personnage, celui-ci va alors décider de tout plaquer pour rejoindre cette jeune fille. Son meilleur ami (Pierce Brosnan) suit ça de près (c'est lui le narrateur de l'histoire) mais va lui aussi tomber amoureux de Kay. Si on y ajoute à ça le fait que pour se débarasser de sa femme sans trop de traces, Harry va décider purement et simplement de la supprimer en l'empoisonnant.
C'est drôle car ce film là débute un peu à la manière de Desperate Housewives. Le générique est comme calqué sur la série TV, l'ambiance proprette et feutrée donne aussi une ambiance agréable et sympathique. L'intrigue, il faut le dire, tarde un peu à démarrer. Il est vrai qu'à bien y regarder, il faut un peu de temps pour installer tout ça. Nous sommes en présence d'un double Jules et Jim en quelques sortes. le mari trompe sa femme avec une blondinette qui se fait récupérer par le meilleur ami de son amant (vous suivez?), la femme de l'amant n'est pas en reste (je ne vous dirai rien de plus) mais le meilleur ami le sait alors on voit plus ou moins Pierce Brosnan (dont le nom est injustement très en tête sur l'affiche) manoeuvrer dans l'ombre afin de pouvoir arriver à ses fins.
L'idée, bien que compliquée, est plutôt bonne mais à vrai dire elle est dans un ronronnement lancinant. En effet, les personnages, même si leurs psychologies respectives est plutôt bien installée, rentrent dans une sorte de routine insipide où l'histoire connaît des rebondissements très relatifs. C'est vraiment dommage car la mise en scène intelligente aurait permis quelque chose de plus punchy mais les rares occasions sont compromises par une volonté cetaine de rester entre gens de bonne compagnie. On ne se fâche pas, on reste propre sur soi mais le film en pâtit un peu.
Les acteurs font le boulot, boivent beaucoup de café durant les scènes de rencontres mais restent prisonniers d'un scénario qui ne va pas au fond des choses et qui ne permet aux acteurs (et à nous) de se faire véritablement plaisir. Le film est certainement un honnête téléfilm mais ne méritait peut être pas d'aller faire un tour dans les salles obscures malgré une très bonne idée de départ, un casting soigné et une mise en scène brillante. C'est terne, très académique et manque de fantaisie. Il manque quelque chose, le petit plus qui fait qu'on a pris un réel plaisir à retrouver ces personnages. Ce n'est pas quantifiable, c'est juste au moment où le générique de fin surgit: on quitte la salle sans s'attarder pour oublier un moment qui ne fut pas mauvais mais pas inoubliable non plus.
**
20 mai 2008
Allo maman ici bébé - Film de Amy Heckerling
Allo maman ici bébé
Film de Amy Heckerling (1990)
Avec
Kristie Alley
John Travolta
Olympia Duckakis
Durée: 1h38 - Distribution: Columbia
Molly n'a pas de chance. Experte-comptable, elle se laisse séduire par un important et pas séduisant client , qui plus est déjà marié. Cela ne va pas l'empêcher de lui faire un enfant et ensuite de la tromper avec une troisième femme. Découvrant son triple jeu et du coup une souplesse appréciable, Molly le largue salement et décide de garder l'enfant en cachant la provenance de sa grossesse. Le jour de l'accouchement, elle est escortée par un gentil chauffeur de taxi (John Travolta) pour qui elle va vite avoir beaucoup d'affection... et son bébé parlant aussi.
C'est en quelque sort un film emblématique de mon enfance, j'ai du le voir une dizaine de fois quand j'étais petit garçon (je ne faisais pas que repasser mes leçons). J'avais donc mis ce film sur un piedestale en le voyant comme un petit bijou d'inventivité et de drôlerie. Depuis, j'ai (si peu) vieilli et j'ai enfin pu mettre la main sur le DVD. Il est vrai que le film ne manque pas de rythme. Comme beaucoup (ici, ici et ici), c'est la BO type compil qui donne envie avec, dans le cas qui nous intéresse, une préférence marquée pour les beach boys.
L'idée géniale dans le film est bien sûr de faire parler le bébé. Avec le recul, je me suis rendu compte que le doublage français (Daniel Auteuil s'y colle, la version originale étant assurée par Bruce Willis) n'est pas très bon, et ce à cause d'un ennui de synchro. En effet, la voix passe à certains moments sur un Mickey articulant ses premiers mots. C'est quelque peu déstabilisant, il aurait fallu le faire quans il n'ouvrait pas la bouche.

Plusieurs enfants ont été exploités dans ce film
Cependant, l'histoire se suit avec plaisir malgré un petit coup de mou dans l'intrigue arrivé au milieu du film. La sympathie des héros et l'anthipathie des autres font tout dans ce long métrage même si forcément cela le rend un peu schématique. On a le plaisir de retrouver la pétulante Kristie Alley qui porte à bout de bras l'ensemble et on a le plaisir de rencontrer un revenant en la personne de John Travolta qui brise ainsi une série de nanards. C'est charmant et sucré, ce n'est pas le film du siècle mais qu'est ce que c'est bon.
***
14 mai 2008
Jackpot - Film de Tom Vaughan
Jackpot
Film de Tom Vaughan (2008)
Avec
Cameron Diaz
Ashton Kutcher
Rob Corddry
Durée: 1h40 - Distribution: 20th Century Fox
Joy a la volonté d'être perpetuellement au top. Elle souhaite plaire aux gens et en fait quelquefois trop. C'est en tout cas ce que pense son fiancé qui décide le jour où Joy décide de lui faire une fête surprise avec tous les potes de celui-ci de la larguer. De son côté, Jack est un éternel adolescent et a du mal à être sérieux même dans son travail, c'est pour cette raison que son père, qui est aussi son employeur, le vire sauvagement le laissant à son chômage et à quelques dettes. Ces deux destins difficiles vont se retrouver alors à Las Vegas avec leurs meilleurs amis respectifs et, l'alcool aidant, ils vont se marier. Les problèmes vont commencer d'autant plus qu'ils vont gagner le gros lot et vont avoir du mal à se les partager.
C'est l'heure de la comédie du mois. il est vrai que depuis un certain temps, tous les mois ont leur lot de comédie. il y en eu une le mois dernier, une le mois d'avant et une le mois encore avant. Bref, on a un rythme sympathique qui s'installe avec ce genre de production et le bon cotoie le moins bon. Ici, c'est le desus du panier qui se présente à nos yeux ébahis. On prend du plaisir à regarder les pérégrinations peu originales de ce couple improvisé que forme Cameron Diaz et Ashton Kutcher. S'il est vrai que l'on ne s'ennuie pas, on pourrait reprocher à ce film de prendre des chemins déjà bien utilisés. En effet, les scènes d'engueulade n'ont rien de fulgurantes dans la mesure où les couples qui se chamaillent existent depuis toujours (La guerre des Rose par exemple), seul le support évolue et ici on se téléporte à Las Vegas en profitant des personnages secondaires pour avoir quelques rebondissements.
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, le film est bon. il est même réussi. L'histoire se suit avec plaisir et la BOF donne du rythme au tout sans pour autant handicaper l'enchaînement des situations. On retrouve quelques seconds sympathique dont la maintenant spécialiste Queen Latifah qui campe une psychologue lucide.
Pas grand chose à dire donc malgré le moment agréable que l'on passe. C'est réussi mais au bout d'une journée, on a presque entièrement oublié le tout, ceci reste joyeux et enlevé.
***
23 avril 2008
27 robes - Film de Anne Fletcher
Avec
Katherine Heigl
Edward Burns
James Marsden
Durée: 1h40 - Distribution: 20th Century Fox
Jane est devenue une pro du mariage puisqu'elle a en fait 27... en tant que demoiselle d'honneur. Elle est incroyablement sympathique et aide tant qu'elle peut la nouvelle mariée. Tout ceci fait qu'elle ne pense pas à elle et délaisse son destin sentimental qui devient une friche. Elle est amoureuse en secret de son patron qui ne s'en rend pas compte et qui tombe lui-même amoureux de la soeur de Jane, jeune fille profiteuse et pas particulièrement honnête. Jane rencontre du même coup Kevin, journaliste spécialisé dans le suivi des mariages (?) et tout ceci va l'ammener dans des aventures assez rocambolesques.
Devait-on attendre de ce film autre chose que de la détente? Avions-nous besoin de chercher un quelconque sens profond à cette comédie fraîche et sentimentale? La réponse reste indubitablement non. Certes, tout ceci sent tout de même le réchauffé car on ne peut pas ne pas penser à certains films du même style particulièrement Le diable s'habille en Prada (dont le scénariste est d'ailleurs le même), 30 ans sinon rien, Le come-back (dans la construction de l'intrigue) et même ce film avec Ben Stiller à cause de la scène de fin.
On reste devant une sorte de best-of de films à l'eau de rose mais c'est plutôt une réussite dans la mesure où les acteurs s'en donnent à coeur joie avec en tête la charmante Katherine Heigl dans ce rôle de bonne poire touchante mais également le terriblement sexy James Marsden et Malin Akerman en bonne copine subtile. Le travail du dialogue est assez merveilleux, celui-ci est servi par quelques scènes complètement décalées comme la scène des 27 robes ou la scène où Jane et Kevin chantent "Bennie and the jets" d'Elton John.
Pour répondre et compléter ma réponse, c'est un film collage où rien n'est véritablement original. Tout de même, on prend du plaisir à regarder ce petit film sympa et j'ai même failli pleurer (encore???) à la fin. Ca marche convenablement malgré un coup de mou de 20 minutes dans la première partie du long-métrage. Détendez-vous.
***
08 avril 2008
Modern love - Film de Stéphane Kazandjian
Modern love
Film de Stéphane Kazandjian
Avec
Alexandra Lamy
Stéphane Rousseau
Bérénice Béjo
Durée: 1h30 - Distribution: Pathé
C'est l'histoire d'une jeune fille (Bérénice Béjo) déçu par l'amour qui rencontre le mec idéal qui répond à tous ses critères mais qui s'avère être gay (Stéphane Debac). C'est l'histoire d'un scénariste (Pierre-François Martin-Laval) malheureux en amour mais heureux au travail puisque celui-ci réussit un succès au cinéma. Il est traumatisé par une rupture avec son ex qui l'a largué salement (non, ce n'est pas inspiré de ma vie...). C'est aussi l'histoire du film écrit par le scénariste en question où s'esbaudissent une artiste (Alexandra Lamy) et un golden boy (Stéphane Rousseau) qui passent leur temps à chanter des niaiseries et à s'aimer de façon dégoutante car dans la joie la plus absolue (comment ça, je suis frustré?)
Si l'on passe sur le côté crème chantilly dégoulinante de ces histoires d'amour qui pourraient réjouir, que reste t-il, je vous pose la question, rien ou presque. On a du mal a trouver quelconque indulgence face à ce scénario simpliste où le film chorale se limite à sa plus simple expression, à savoir le passage de gens connus. Alors oui, on est certainement content de revoir Bérénice Béjo ou Pierre-François Martin-Laval, peut-être un peu moins de retrouver Stéphane Rousseau et même beaucoup moins Alexandra Lamy qui n'a toujours pas pris de cours de comédie, on est content mais ça ne suffit pas. le scénario paraît ingénieux en mettant en avant une mise en abyme entre la vie et ce que l'on fantasme mais la style a ses limites. On s'ennuie dès les premières minutes en découvrant en gros ce qui va se passer à la fin du film.
Le thème, maintes fois rebattu, est ici utilisé de manière peu inventive en tentant l'introspection. les péripéties se succèdent sans grande passion, de manière gentillette, en évitant à tout prix de sortir des canons du genre. De plus, l'idée de transformer cette comédie passablement facile en comédie musicale n'est là aussi pas une bonne idée puisque les titres interprétés sont d'une niaiserie affligeante et ne font que plomber un film qui n'en demandait pas tant.
Il arrive quelque chose de très énervant encore une fois - et c'est de plus en plus fréquent maintenant - tout ce qu'il y a de bon se trouve dans la bande annonce. Imaginez donc qu'il y a en gros quatre minutes, et encore, de bon dans ce film décidément malhonnete. Les acteurs se perdent dans une intrigue cousue de fil blanc. On s'ennuie poliment devant cette comédie plutôt ennuyeuse où les sentiments fatiguent et où la mayonnaise ne prend jamais faute d'avoir envie de s'attacher aux personnages.
°






