23 janvier 2009
Delta Force 2 - Film d'Aaron Norris
Delta Force 2
Film d'Aaron Norris (1990)
Avec
Chuck Norris
Billy Drago
Richard Jaeckel
Durée: 1h50
Après le professeur de fac, le fantasme déraillant d'un jeune malingre, le flic sanguinaire avec soif de vengeance, revoici Chuck dans un rôle qu'il connaît bien, le militaire patriote qui dégomme les méchants. La particularité des méchants est qu'ils ne sont pas souvent américains: ce sont des russes, des arabes, des chinois et aujourd'hui... des sud-américains (certains d'ailleurs ont des très asiatiques, erreurs de casting). La volonté de la maison Norris de nous montrer que les américains c'est quand même pas rien est telle que les ennemis ne viennent jamais du Connecticut bizarrement. Passons.
Les méchants vont donc chercher des noises à Chuck en butant la femme et certainement le fils (on ne sait pas bien) du meilleur ami du bodybuildé taciturne. Alors, le colonel Chuck (car il est gradé dans le film) va sortir son expression la plus haineuse et aller chercher Ramon Cota (Billy Drago) par la peau du cul pour lui apprendre ce que c'est de dessouder des gens que le rouquemoute texan aime bien.
Le film raconte alors le parcours du Colonel Scott Mc Coy pour mettre la main sur le criminel sanguinaire qui butte des gens pour un oui ou pour un non dans le film. Quelques revers de fortune des deux côtés, une scène de fin interminable plus tard et Chuck gagne... ce qui en soit n'est pas une surprise.
Nous avons ici souvent raillé le frangin du poilu terrifiant... En effet, Aaron Norris n'est pas ce que l'on peut appeler un bon réalisateur. Il se contente de réutiliser - assez mal d'ailleurs - des plans déjà vus dans d'autres films d'actions bien mieux foutus que les siens et multiplie les ralentis. Même si les ralentis sont toujours aussi présents pour le grand malheur de notre Chuckounet qui donne l'impression quelquefois de faire des démo de jeux vidéos ou du téléshopping pour la célèbre baaaaarre de fer, Aaron s'améliore et se bonnifie sur ce long-métrage plutôt bien foutu. Mais ce qui est certainement le plus important ici, c'est de découvrir que Chuck... a une vie sociale.
En effet, nous apprenons ici que Chuck a des amis. Bon, certes, ils se font descendre mais bon, c'est toujours rassurant. Chuck use et abuse des répliques cinglantes (selon lui) et vient dessouder un vrai méchant en la personne de Billy Drago (déjà apparu ici) et on peut le dire, il est véritablement convaincant bien que certains tics deviennent crispants à la fin. Sinon, notre Chubaka à poil dur s'éclate vraiment dans cet épisode où il n'est pas que ce super héros empli de testostérone qui massacre à tour de bras. il peut être aussi en difficulté et c'est le cas ici. Il est vrai que ça ne dure jamais longtemps et il ne remercie même pas la pauvre poire qui vient l'aider (véridique) mais cela rend le personnage bien plus intéressant et permet de donner un peu de psychologie dans ce monde de crapules.

Chuck sait aussi partager l'affiche
Le film est bien rythmé, le duel Norris / Drago convaincant même si certains acteurs sont totalement à côté de la plaque. Par descence, nous ne donnerons pas le nom de celui qui joue le général américain qui cabotine à fond la caisse durant tout le film et qui semble sous cocaïne tant sa composition est... décalée. Pas vraiment de coup de mou dans l'intrigue mais les quelques thèmes adorés de Chuck n'apparaissent pas ça et là, seul le patriotisme couillu s'installe durablement dans cette oeuvre masculine (les seules filles qui y apparaissent sont des putes ou assimilées) qui ne s'en sort pas mal.
***
09 janvier 2009
L'homme du président 2 - Film d'Eric Norris
L'homme du président 2 - mission spéciale
Film d'Eric Norris
Avec
Chuck Norris
Judson Mills
Jennifer Tung
Durée: 1h30 - Distribution: LCJ Editions
Et c'est reparti pour un tour, après avoir dressé un militaire insoumis (Judson Mills), Joshua le prof de fac (Chuck Norris, oui ça fait toujours bizarre) remet le couvert en continuant de sauver le monde à la demande du président. Il s'entoure donc de notre copain le militaire et de sa propre fifille (Jennifer Tung). Au menu de ce second opus, actualité oblige, ce sont les afghans qui vont se faire matter par l'abominable homme de Dallas. Leurs projets sont simples: ils vont faire péter une usine d'uranium au beau milieu de Dallas... Car, toi le lecteur, tu as toujours cru que c'était les puits de pétrole à Dallas, il n'en est rien.
Ce n'est pas tant Chuckounet qui est le héros du film mais plutôt le GI-Joe bas de plafond qui lui fait office d'équipier et de fils spirituel, Chuck est un peu son maître Yoda, on a les Luke Skywalker qu'on peut.
Vous êtes gâtés en cette nouvelle année! Après le chef d'oeuvre norrissien du nouvel an, voici la suite incroyable de l'homme du président qui a été présenté sur le ciné de Gaël il y a déjà quelques semaines. Les méchants furent des chinois et aujourd'hui, les islamistes intégristes prennent le relais pour de nouvelles aventures encore plus captivantes... Sauf que bon, c'est Chuck et il faut alors une bonne de testostérone et d'idéologie américaine pour en faire une oeuvre géniale.
Et même s'il ne se surpasse pas dans le symbolisme qu'il a pu nous présenter dans quelques-unes de ses oeuvres, on peut honnêtement dire que ce Chuck est un bon Chuck. Pour une fois, l'ensemble est plutôt nuancé, il n'y a pas de bastons à gogo et un début de commencement de réflexion sur le conflit entre l'Afghanistan et l"Amérique point. Il ne faut pas exagérer non plus, c'est un peu Le terrorisme pour les Nuls mais bon, on pourra remarquer l'effort.
Côté jeu, Chuck apprend une nouvelle position faciale: le sourire. C'est fugace, c'est vrai mais ça réchauffe le coeur. Serait-ce un problème d'ajustement de dentier, une couronne mal fixée, un bout de chicken wings coincé entre les dents? Toujours est-il qu'IL A SOURI et même plusieurs fois. Celà nous a laissé avec Isa dans un océan de perplexité d'autant plus qu'un autre détail, capillaire celui-ci, nous a troublé. Et là, en grand admirateur de Chuck, vous vous dites: "Mais à quoi donc cela sert-il de regarder l'Oeuvre de Chuck Norris si c'est pour traquer les quelques rares imperfections que laissent échapper le maître de la tatane dans la gueule?" Nous en convenons et assumons pleinement ce penchant lubrique à tout prendre par le petit bout de la lorgnette mais il existe dans tout long-métrage de l'impassible du Texas un moment creux - si ce n'est plusieurs - propice aux interrogations métaphysiques concernant l'enveloppe corporelle de cet esprit pur qu'est Chuck Norris.
Bref, revenons en aux cheveux du disciple de Bruce Lee quand il était sous acides... Il est vrai que la toison flamboyante de Chuck commence à prendre une coloration marronasse pour ne pas dire... rouquine. Voilà... Le mot est lâché. Nous, ça nous bouleverse d'autant plus que le haut n'est pas raccord avec le bas. Attention, n'allez pas croire que le popples de Dallas se promène cul-nu dans ses films à présent... Non, nous parlons de sa barbe bien sûr...Bande de dégueulasses va!
Le film à proprement parler est plutôt sympathique dans sa construction même si le plan est un peu basique. Les personnages sont toujours là pour servir les intérêts du président et les acteurs les intérêts de Chuck. Bien que celui-ci ne soit pas assez présent à notre goût, cela reste un véritable plaisir de le voir rempiler dans ce rôle improbable de professeur de... De quoi d'ailleurs, on ne sait toujours pas... Peut-être d'histoire, et là, c'est un véritable honneur de pouvoir le compter parmi mes collègues. Quelques temps morts sont à déplorer dont quelques scènes totalement inutiles (la scène dans le désert ou la scène de base-ball qui ne touche pas véritablement la rédemption par le sport ou alors c'est fait de manière terriblement maladroite) et des effets spéciaux à la ramasse dont cette explosion d'avion de chasse en carton-pâte comme rarement on en a vu depuis les années 50 au cinéma.
C'est donc un Chuck acceptable qui surfe sur les quelques thèmes chers au clan Norris, Chuck étant le coproducteur du film avec Aaron et son fils Eric étant le réalisateur peu inspiré de cette suite pas si désagréable et qui encore une fois se regarde, et comme pas mal d'oeuvres du grand poilu mécontent, au second degré.
**
01 janvier 2009
Portés disparus - Film de Joseph Zito
Portés disparus
Film de Joseph Zito (1984)
Avec
Chuck Norris
M. Emmet Walsh
Lenore Kasdorf
Durée: 1h41 - Distribution:
Vietnam (?), Les années 80 (?), Braddock (Chuck Norris) revient sur les terres de ses exploits passés où il a démembré quelques milliers d'asiatiques pour se venger car ils l'ont fait prisonnier... oui, je sais, il est long à la détente, et après? Toujours est-il qu'il vient là pour faire bouffer son acte de naissance à un obscur général qui dort dans un lit à baldaquin avec des draps roses (véridique). Pour se faire, Chuck va demander l'aide de personne pendant quarante très longues minutes avant de prendre l'appui d'un quasi obèse en chemise à fleurs qui va lui louer un pneumatique (car Chuck aime les pneumatiques). De ce fait, Braddock peut assouvir sa vengeance et accessoirement aller sauver ses camarades qui d'ailleurs n'ont pas l'air de le connaître quand il arrive à la fin pour les secourir... Oui, c'est pas bien, je vous ai raconté la fin mais en même temps...
Chuckounet nous a tour à tour amusé, comblé par des rôles de composition, fasciné avec son jeu d'acteur, repu de bonnes répliques, ébloui par la rédemption par le sport. Mais ici, niet, nada, nicht, không (ça veut dire non en vietnamien), Chuck a été vidé de sa substance (mis à part une petite référence religieuse quand Chuck sort des eaux) et le regard de veau qui le caractérisait s'est envolé. Ici, point de symboles chuckiens au rendez-vous. Le film débute par un cauchemar forestier, un peu comme Forrest warrior, mais ici des méchants vietnamiens essayent de tuer le valeureux poilu texan. C'est à peu près la seule idée scénaristique du film. le reste se confine à une succession de scènes type Martine à la plage: Chuck dans la forêt, Chuck à une réception à l'ambassade, Chuck fait de l'escalade, Chuck fait du vaudeville (on va y revenir), Chuck sauve des américains... mais aucune trace de ces signes distinctifs qui ont fait sa réputation. Autant vous dire que la déception commence à poindre sérieusement.
Bien sûr, le moustachu taciturne arrive à nous arracher quelques sourires involontaires en nous gratifiant d'une scène extraordinaire qui nous montre bien que celui-ci est un gentleman. En effet, sur une invitation innocente de la caution féminine du film, Chuck se fout littéralement à poil gardant - hélas pour nous - son slip et ses chaussettes. La fille n'ayant pour CV d'actrice que ses seins nous mime la gêne de manière catastrophique et Chuck comprend alors il se rhabille, c'est presque du Marguerite Duras tant l'ellipse est présente, on en vient quasiment au surréalisme, Chuck est un connaisseur, un précurseur; ce n'est pas un mauvais film, en fait, il rend hommage.
Essayons de redevenir sérieux car vraissemblablement, on arrive à un moment crucial du film où l'humour volontaire paradoxalement ne fait absolument pas rire. On est consterné face à tant de ridicule et notre petit coeur de midinette saigne. On a envie de lui crier "coi chừng" (Fais attention en vietnamien) tant l'entreprise paraît périlleuse.
Que dire du reste de la distribution? Elle ne sert qu'à passer les plats à un Chuck rempli de testostérone mais desservi par un réalisateur totalement incapable de mettre en scène proprement n'importe quelle moment d'action et un scénariste qui, il faut bien le dire, se fout de la gueule du monde. Les premiers Chuck Norris n'ont pas le clinquant des Chucks des années 90. Aucun message, Aucune valeur sinon la suprématie américaine sur toute autre forme de vie mais le tout est fait sans finesse et notre popples de la jungle vietnamienne gâche encore une fois ces talents d'acteurs qui ne sont pas discutables (on croit en toi, Chuck). Même les importateurs français avait visiblement quitté le navire puisque dans la scène accablante de fin, les doubleurs ont vraissemblablement pris des RTT, le chef de Chuck ayant subitement perdu sa voix et ouvrant la bouche pour rien. tiếc quá! (Quel dommage en vietnamien)
°
10 novembre 2008
Invasion USA - Film de Joseph Zito
Invasion USA
Film de Joseph Zito (1986)
Avec
Chuck Norris
Richard Lynch
Melissa Prophet
Durée: 1h47 - Distribution:
L'Amérique est à feu et à sang, le président a peur, les crocodiles aussi mais pour d'autres raisons car aujourd'hui ils sont face au poilu des marécages. En effet, aujourd'hui notre Chuck est une sorte de Crocodile Dundee rangé des actions violentes permettant de sauver la veuve, l'orphelin et de manière générale, tout ce qui est américain. N'empêche, il est bien obligé de reprendre du service car là, c'est un peu le drame. Reprendre du service est un bien grand mot car le film tarde à véritablement démarrer et sincèrement, c'est un peu compliqué au début... mais après on rigole bien.
Des apparitions géniales de Chuck, on en a connu, mais ici la première est une sorte de méga best-of puisque notre poilu arrive sur un aéroglisseur. Inquiétant non? En tout le début donne la couleur au reste du film. En effet, que vient faire Chuck Norris sur un aéroglisseur? Il n'a aucune logique scénaristique là-dedans? Les habitués de mon blog pourraient être surpris de me voir un peu surpris d'un tel soulèvement de ma part. En même temps, rares sont les films aussi mal fichu. Les 50 premières minutes n'ont quasiment aucun sens, reléguant les prétencieuses productions d'art et essai culcul à des films d'une clarté incroyable. Ici, s'enchaînent des scènes bizarres: Des boat-people dézingués par des gardes-côtes puis une fille qui sniffe de la coke finit avec la paille plantée dans le nez, un gars prend un coup de flingue dans le frox, un sosie de Michel Platini pagaye au milieu d'un marécage de nuit, une tentative d'attaque au bazooka rêvée par un russe incompréhensible... ou le réalisateur en profite pour réutilisé un plan d'aéroglisseur utilisé quelques minutes avant. Bref, c'est un joyeux bordel seulement éclairé par l'apparition toujours extravagante de Chuck qui apprivoise un caïman... en écrivant ces quelques lignes, je me rends bien compte que certains n'oseront jamais le croire, et pourtant, le film fonctionne comme ça.
On voit enfin le bout du tunnel avec un semblant de début de scénario: Chuck est là pour sauver l'Amérique... Bon, ça, avec un peu d'expérience, on pouvait s'en douter mais ici, il combat, contexte politique oblige, des grands méchants soviétiques et des chinois fourbes et cruels mais le tout se fait sur un ensemble de scène qui se succèdent sans aucune cohérence et dont le seul point commun est la violence extrême. Chuck Norris ne bouge quasi pas le visage en cassant la gueule aux méchant, il use et abuse de sadisme également (après tout, ils sont très méchants, pourquoi se priver?) et en profite pour lâcher des phrases définitives pour le plus grand plaisir de ses fans dont cette phrase splendide balancé à un méchant piégé avec une grenade à la main: "Tu peux être sûr que tu repars avec la bite dans un tupperware". Classe.

Va falloir penser à pas le faire chier
N'empêche, Chuck sauve le monde et use encore de son pouvoir comique involontaire pour nous combler à longueur de pellicule. Il cogne, il fait des blagues à deux balles, mate une journaliste dont visiblement, vue la tenue, le journalisme n'est pas le métier principal et surtout coupe des arbres en compagnie de son tatoo domestique (véridique) avant que ça maison parte en fumée. On ne dira jamais assez que le barbu du Texas est un grand de l'humour. N'empêche, le film reste un ratage bien que restant dans la veine des films que tournent Chuck dans ces années là: des films patriotiques au taux d'hémoglobine conséquent et quelquefois au scénario inversement proportionnel au sang versé. C'est le cas ici. Avec Isa, on l'a vu en trois fois, Amandine a déclaré forfait au boût de quelques minutes, on ne peut pas la blâmer.
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05 novembre 2008
L'homme du président - Film de Michael Preece
L'homme du président
Film de Michael Preece (2000)
Avec
Chuck Norris
Dylan Neal
Jennifer Tung
Durée: 1h30 - Distribution: LCJ
Le professeur Chase (Chuck Norris) est un professeur de fac réputé (ne riez pas) spécialiste de l'Asie mais il est également l'Homme avec un grand H que l'on appelle quand ça va chier dans le ventilo, le président des USA a une confiance totale en lui et il lui donne les missions les plus difficiles car c'est un héros, un crack, bref, le professeur Chase, c'est pas une tapette. Celui-ci va chercher progressivement à former un nouvel élève à l'aide de sa fille (Jennifer Tung) et l'élève en question sera Dick (Dylan Neal), forte tête de l'armée connue autant pour son courage que pour son insoumission. Il va le former sur le terrain en recherchant un gros méchant - asiatique aujourd'hui - qui veut faire de vilains attentats.
Aujourd'hui notre Chuck est donc professeur de fac, c'est même pas une blague, ce qui nous permet d'avoir une scène d'ouverture d'anthologie où le professeur Norris montre comment on se sert d'un sabre sur une pomme devant un parterre d'étudiants crétins... puisqu'ils ont choisi le cours de Chuck. Notre Chuck ne s'arrête pas en si bon chemin puisque comme à son habitude, il participe à un grand film au scénario quasi inexistant qui ne subsiste que pour laisser le plus de place possible à notre poilu argenté. Alors, quand l'intrigue semble finie au bout de cinq minutes puisque Chuck a sauvé la femme du président en la jetant par la fenêtre (si, si), on se dit que là, il a fait fort. Eh ben, pas du tout, il fait mieux.
Outre ce non-dialogue entre Chuck et sa fille lorsque celle-ci fait son apparition pour la première fois dans le film - celui ne se limitant qu'à un vague "Quand?" car Chuck est aussi télépathe - l'Homme mystérieux du Texas parvient à replacer les poncifs qui l'ont rendu célèbre: la rédemption par le sport est donc toujours présente (ici, la boxe et le parcours du combattant) mais on retrouve également planqué dans un coin le drapeau américain, des références nombreuses à l'église (Chuck s'appelle Josua dans le film et Dick a été abandonné devant une église à l'âge de trois ans) et une méfiance qui tourne au racisme pour les étrangers car ici c'est un chinois le méchant.
Alors, bien sûr, comme dans toutes les superproductions du Popples de Dallas, on a notre lot de plans faciles mais il faut dire qu'aujourd'hui, Michael Preece s'est surpassé en abusant sauvagement du ralenti, il en met partout, pour tout et pour n'importe quoi. Ainsi, on voit la femme du président qui crie au ralenti ce qui est tout de même bizarre, il faut en convenir. Les personnages restent dans un modèle totalement dualiste: les méchants sont des pourris qui torturent avec des balles de golf (il fallait y penser) et les gentils sont des très gentils. On ne peut cependant pas jeter le film car, comme dans toute oeuvre du Rambo du pauvre, l'ensemble se suit souvent avec plaisir et détend à outrance, tant et si bien qu'on a un peu honte quelquefois.
Il n'empêche que Chuck nous montre très peu sa force physique ici. A part la rituelle baston finale, nous n'avons le droit qu'à un petit crochet et un dénuquage, ce qui est tout de même un peu décevant. Il se rattrape en ne négligeant toutefois pas son côté comique involontaire en faisant des tractions sur des espaliers aidé par quelqu'un (c'est très visible, il ne bande même pas les muscles pour grimper) et en utilisant toujours aussi peu d'expressions même si en vieillissant son visage commence à se mouvoir. Bon, c'est pas encore Vincent Lindon mais c'est déjà ça.
Je ne peux finir sans préciser que le film est sur le papier un truc patriotique comme Chuck en pond tous les jours en buvant son café sur un pied (l'autre servant certainement à cogner des russes ou des japonais) mais ici c'est une critique, certes très maladroite, de l'état américain qui n'est pas capable de s'en sortir. Les services secrets y sont incompétents, les GI violents et sans coeur. Alors Chuck voudrait-il tirer la couverture à lui ou sombrerait-il dans l'engagement politique béat. Il est probable que ce soit la deuxième solution qui soit la plus envisageable si l'on s'en réfère à son récent soutien à John Mac Cain, candidat malheureux (youpi) face à Barack Obama (Yes, We can), et surtout à la présence dans le film d'un successeur de George Bush senior nommé... Matthews. Encore une référence biblique qui cette fois permet à Chuck de virer le démocrate Clinton de la maison blanche. Même les oeuvres les plus insignifiantes cachent des trésors de réflexion.
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30 septembre 2008
Texas Ranger - Film de Virgil W. Vogel
Texas Ranger
Film de Virgil W. Vogel (1993)
Avec
Chuck Norris
Clarence Gyliard Jr.
Sheree J. Wilson
Durée: 1h30
Je fais une exception aujourd'hui en vous proposant un pilote de série TV qui aurait forcément mérité le grand écran puisque Chuck Norris, notre ami le vengeur à tête de babouin, figure au générique.
Walker est un texas ranger, une sorte de shérif au texas qui punit les gros méchants qui ne respectent pas la loi, les gens et pire, Chuck. Alors, quand un énorme méchant organise un casse façon Ocean 11, Walker ne peut que voir rouge. Il n'empêche que notre Texas Ranger poilu a la fâcheuse tendance de faire dans l'humanitaire également. Que voulez-vous, en dessous des poils, il y a un coeur. Alors, pendant qu'il fait son enquête avec un nouveau texas ranger ambitieux (Clarence Gyliard Jr.) et qui ne plaît pas à Chuck car celui-ci est de la vieille école, celui-ci va tout de même aider une jeune artiste de cirque violée par des salopards (pléonasme) et même venir au secours des enfants sans-abris qui jouent mal comme rarement.
Le fonctionnement de cette intrigue est on ne peut plus classique: les duettistes, interpretés aujourd'hui par notre Chuckounet donc et par un Clarence Gyliard Jr qui, certainement ébloui par le jeu d'acteur du poilu de Dallas, fait un surjeu ignoble, ne s'entendent pas mais finissent heureusement par s'entendre (ouf! on est rassuré). Quid du casse? Rien ou presque. Mais qu'est ce qu'on s'en fout? Vous avez Chuck sous le nez, ingrats va? Tout ceci est bien mignon mais ici, on ne peut pas en rire.
Non, vous avez bien lu, on ne peut pas en rire.
C'est ignoble mais on a mal pour notre Ewock américain qui s'ennuie résolument dans ce western policier sans véritable valeur que ce soit au premier ou au second degré. Les mêmes thèmes sont toujours utilisés ici à savoir les flingues, le sport, la baston ou encore un peu de sadisme (un peu dommage, ça nous aurait réveillé). On retrouve aussi les bons sentiments simplistes qui apparaissent dans toute bonne production Chucknorrissienne qui se respecte.
Malheureusement, les carences scénaristiques et celles de la mise en scène qui nous font tant rire dans les oeuvres de Chuck sont ici autant de freins pour l'amusement car tout est mal fichu: Les dialogues sont explicatifs à outrance, pas très fins, quelquefois même vulgaires, de plus tout ceci est tourné en cacavision au milieu du désert, c'est moche et plutôt inintéressant.
Mais moi, vous le savez, je suis de bonne composition alors je tente de trouver forcément des trucs rigolos pour sauvez le soldat Chuck. Par exemple, le méchant tout au début a la tête de Stephan Eicher. la surprise permet de tenir éveillé.
On peut s'amuser également en guettant la toute première apparition de Trivette (Clarence Gyliard Jr) que Chuckounet s'évertue à appeler Tripette (pourquoi pas tapette) et qui sort sauvegement d'une piscine quasi nu, juste habillé d'un tout petit maillot moulant. Serait-ce un témoignage de l'homosexualité refoulée de notre poilu à chapeau, toujours est-il que Chuck apprécie très modérément l'apparition du jeune éphèbe moulé, à tel point qu'il a l'air sur ses gardes tel un Ringo dans les années 70 quand celui-ci se faisait emmerder par des manifestants à Midi Première.
Il est intéressant aussi de se pencher sur la mise en scène molassonne et le manque de cohérence qui ne font qu'allourdir ce propos: La jeune fille se sauve de table alors qu'on parle de faire bouillir de l'eau. Passons. Mais cela devient totalement mythique quand Chuck vient rassurer la jeune fille... en lui racontant la fin affreuse de son père battu à mort par trois abrutis. Les scénaristes ont-ils revu le film après, je ne sais pas. En tout cas, je sens que la rigueur n'était pas le mot d'ordre.
L'ensemble baigne donc dans la bonne morale républicaine qu'affectionne tant le principal supporter de John Mac Cain aux présidentielles américaines. L'ennui nous gagne et nous ne pouvons pas ouvrir des yeux émerveillés face aux facéties habituelles de notre ranger velu. La série s'est heureusement ajustée mais le pilote est très décevant si vous aussi vous aimez rire en bonne compagnie.
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23 septembre 2008
Forrest warrior - Film de Aaron Norris

Forrest warrior
Film d'Aaron Norris (1996)
Avec
Chuck Norris
Terry Kiser
Max Gail
Durée: 1h33 - Distribution: Atlantic
L'histoire se passe dans la forêt entre un ours, un aigle, un loup et une bande de gamins qui ont la fibre écolo. Ceux-ci décident de partir faire une randonnée dans cette forêt mais tombent sur un os, joué aujourd'hui par un gros méchant industriel bien décidé à raser sans vergogne l'ensemble des arbres juste pour emmerder tout le monde et faire du fric. Ouh la la, c'est pas bien! Et qu'est ce qu'on fait quand ça commence à sentir mauvais? On appelle Chuck: Chuck! Chuck! Chuck! Notre primate préféré a les traits d'un fantôme indien qui défend la forêt avec les enfants et plus particulièrement une petite fille qui a l'air d'être la seule à pouvoir l'apercevoir. C'est donc une sorte de Bernadette Soubirous version Country aidé par un ange avec des poils qui arriveront à sauver la forêt mais pas le film, on peut pas tout faire non plus.
Je vais toujours de bonheurs en bonheurs, seul ou à plusieurs, en regardant les films de mon Chuckounet, en passe de devenir cultissime sur Le ciné de Gaël. C'est donc pour cette raison que Chuck aura dans quelques semaines les honneurs de notre désormais rendez-vous des trois jours. Ici, le poilu combattif nous offre un show de qualité. Après le Chuck vengeur, voici le Chuck des bois. Il faut dire que j'ai vu ce film un lundi à 5h du matin après une de ces nuits stoppée dans son élan par je ne sais quel cauchemar, était-ce une sorte d'avertissement qui me demandait de me tenir éveillé? Nul ne le sait mais j'ai bien fait de ne pas me rendormir.
Le film commence bien puisqu'on découvre un Chuck courant au ralenti dans la forêt. C'est en fait une histoire racontée par un black jovial à l'accent américain très prononcé, tirant d'ailleurs presque sur le martiniquais. L'histoire est destinée à une bande de gosses passionnés mais également traumatisés car l'histoire se termine mal pour le pileux galopant. Il se fait tuer. Damned... Mais on ne s'inquiète pas, tout comme le cultissime Bells of innocence, Chuckounet revient tous les quarts d'heure et sans expression pour justifier son cachet. On vend encore un film sur une star, et quelle star, alors que celle-ci ne fait que de très courtes apparitions. Les stars dans ce film - et c'est bien ça le problème - ce sont les enfants. Cela n'empêche pas Chuck de nous gratifier de moments délicieux dont des merveilleuses batailles chorégraphiées et surtout un blocage de tronçonneuse à main nue.
Il faut dire que des enfants qui jouent bien, ce n'est pas fréquent. Ici, c'est juste l'horreur. Même doublé en français, ils sont mauvais comme rarement. On en vient à espérer que la forêt soit détruite avec les mioches au milieu, histoire de ne plus les entendre bramer. Comme tout bon opus de notre Chubaka à poil dur, on retrouve les thèmes que celui-ci affectionne: la jeunesse, la religion, la culture indienne et la rédemption par le sport. Ici, le sport, c'est la rando, ce qui donne lieu d'ailleurs à une scène mythique où le gros black dont je vous ai parlé tout à l'heure demande aux gosses s'ils n'ont rien oublié. On s'attend à ce que l'autre sorte un talisman, une boussole ou des jumelles. Ben non, il sort... un rouleau de pq. Les bras m'en sont tombés.
La réalisation est signée Aaron Norris, ce qui ne peut que nous réjouir vu qu'il laisse faire les acteurs et les encourage dans le n'importe quoi. Ainsi, on retrouve des doublages quelquefois très hasardeux tant les acteurs surjouent, un montage complètement cahotique avec des scènes coupées n'importe comment et des raccords loupés, un père looser qui joue très mal l'alcoolisme et surtout une paysanne, qui est en fait la mère de deux gamins, sous colagène. Serait-ce de vivre en compagnie de canards, toujours est-il que notre copine à la tête de Donald Duck.
La mise en scène est donc inexistante mais comme tout les Chuck, si on est bien luné, on se marre sans raison, les nerfs craquent et on passe paradoxalement un bon moment face à un ensemble naïf et ridicule où des gosses manquent de naturel, où Chuck devient ésotérique, où la morale proposée ici nous apprend que les méchants sont méchants car ils ont perdu leur âme d'enfant. Le seul qui s'en sort à peu près est certainement le méchant qui devient nettement plus intéressant car dans la deuxième partie du film, il tombe dans le burlesque. Faute de direction d'acteur, la tentative n'est pas suivie d'effets. Il faut toujours regarder ça avec indulgence car on rigole beaucoup au second degré. L'ennui existe mais quand on aime, on ne compte pas.
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04 juin 2008
The Hitman - Film de Michael Preece
The Hitman
Film de Michael Preece (1991)
Avec
Chuck Norris
Michael Parks
Al Waxman
Durée: 1h35 - Distribution: Twilight Motion Pictures
Cliff Garret fait la planque devant une usine désaffectée où des histoires de recèles nouent et se dénouent. Rien ne se passe donc entre deux blagues de cul (car Chuck sait quelquefois être grossier), ils décident de rentrer avec son coéquipier mais... oh la la... les méchants se réveillent alors Chuck/Cliff va faire le ménage sans vergogne. Malheureusement, il se fait doubler par le méchant coéquipier. Il est laissé pour mort mais c'était sans compter sur son directeur qui va le laisser pour mort mais le former à devenir une taupe pour éliminer la mafia italienne, la mafia franco-canadiennefranco-canadienne (ça, c'est à cause de la coproduction) et la mafia iranienne. Chuck/Cliff devenu Chuck/Cliff/Danny va alors dégommer plein de monde en cherchant à supprimer le félon qui l'a rayé de la carte... C'est haletant.
Moi Chuck, c'est ma grande passion. Il me subjugue. Comment un mec aussi bas de plafond, aussi réac, a pu faire autant de film? Peut-être parce que l'Amérique lui ressemble... Ici, Chuckounet nous gratifie d'un film américano-canadien à base d'action et de violence plutôt bien orchestré et qui ne manque pas de rythme. En effet, cette production d'Aaron Norris (encore) réunit les ingrédients habituels des productions de la maison Chuck, à savoir la violence, l'esprit de revanche et le salut par le sport.
Cela reste toujours très schématique mais plutôt efficace. Il ne faut pas toujours être regardant sur cette morale d'un autre temps qui a pour but de mettre en ébullition la testostérone. Cependant, quelque chose me gêne véritablement: Le racisme ambiant de cette production est particulièrement nauséabond (comme tout racisme) et même si Chuck Norris tente mollement durant une scène navrante de dénoncer tout ça, il reste à contre-courant.
Côté acteurs, tout ceci est plutôt sympa même si - et c'est très fréquent dans les films avec mon Chuck - les acteurs autour du héros ne sont pas bien connus et laissent donc la part belle au grand gorille du Texas. L'histoire, bien qu'un peu simplette et déjà vue, se suit sans déplaisir. Il est d'ailleurs drôle de voir que le titre de ce film avait déjà été utilisé en 1977 et que le thème rappelle furieusement les films que tournaient Charles Bronson en pleine décrépitude. L'originalité n'est donc pas la qualité première de cette oeuvre.
Ce n'est pas si grave car Chuck saigne, zigouille, perce pas mal de gens avec un manque de retenue particulièrement exceptionnel. D'ailleurs, les autres le font aussi dans toutes occasions et sur tout ce qui bouge ce qui nous vaut un parallèle bizarre entre la mort du frère du parrain et la mort d'un pauvre cheval qui passait par là sans raisons apparentes. Serait-ce pour symboliser la mort du poulain? Je ne sais pas vraiment mais tout le monde s'en fout, le but est de dézinguer de maière soutenue.
Tout ceci se tient donc malgré une morale pas top, une fin particulièrement violente et quelques scènes ridicules où Chuck initie un gamin au full contact. Il le fait dans pas mal de ses films ainsi que dans sa série TV et ceci reste un passage obligé. Un film énergique donc, mais un fond pas très propre.
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03 mai 2008
Bells of innocence - Film de Alin Bijan
Bells of innocence
Film de Alin Bijan (2003)
Avec
Chuck Norris
Mike Norris
Carey Scott
Durée: 1h38 - Distribution: Norris Filmworks
Hanté par la disparition de sa fille, Jux n'est plus le même homme. Il décide, sans qu'il y ait aucun rapport avec ce que je viens de dire, de partir faire un tour en avion avec deux potes pour des raisons totalement obscures et qui d'ailleurs n'intéressent personne, même pas eux. Le but du "voyage" est apparemment d'échouer "accidentellement" dans un désert où vit une communauté "mormonne". Les trois "amis" se rendent compte au bout d'un moment, et bien après le spectateur d'ailleurs, qu'il y a quelque chose de louche dans ce village, ils vont alors être secondés par Matthew (en version française, Mathieu, pourquoi??? On ne sait pas. Même les doubleurs se plantent en l'appelant tour à tour Mathieu et Matthew, comme quoi ça n'arrive pas qu'à de mauvais films français). Le Matthew en question va leur servir à vaincre les forces du mal représentées aujourd'hui par une petite fille qui a besoin de soleil et un vieux monsieur dont les yeux brillent dangereusement.
J'en ai chroniqué des nanards mais alors celui-là, il est culte. L'atmosphère indienne est totalement déconnectée de "l'histoire" qui n'a absolument pas de fondements et dont le scénario est au delà du point faible. Il est vrai qu'on a rarement vu une histoire aussi mal foutue. A force de vouloir jouer sur toutes les thématiques, le réalisateur se paume au bout - et c'est un record - de cinq minutes, le paroxysme arrivant au terme avec une sorte de fin alternative puisque durant un quart d'heure le long-métrage multiplie les fausses sorties. Que dire des acteurs tous aussi mauvais les uns que les autres, les seconds rôles se contentant de marcher (?) tout au long du film, les premiers rôles cherchant à servir la soupe à notre Chuckounet qui vient faire une apparation christique avec son brushing tous les quart d'heure.
Nous avions déjà parlé, le drame de Chuck est à peu près le même que celui de Pierre Mondy, il n'a que deux expressions dont une est inutilisable, c'est la position sourire. Vous l'aurez compris, Chuck doit payer ses impôts comme tout le monde et pour s'assurer le cachet, il produit et joue dans son film. A noter qu'il fait aussi participer la famille puisqu'à la "distribution", on retrouve Mike Norris qui n'est autre que le fils du roi du Kung-fu après Bruce Lee, Jacky Chan et d'autres. On y retrouve également Valerie Norris qui est probablement sa petite fille mais au point où on en est, il pourrait faire jouer sa grand-mère, cela ne changerait pas la destinée de ce film.
Il est dès lors drôle, puisqu'il n'y a pas d'histoire, de regarder les petits détails troublants qui évitent de ce fait de sombrer dans un sommeil profond. Ainsi, on croise pèle-mêle, et ce dans un plan sans aucun rapport avec le film, un paon sur un toit que l'on retrouve un plus tard essayant de s'enfuir. On retrouve également un mexicain en costume traditionnel au sourire aveuglant, des couchers de soleil en catastrophe, des levers de lune énergiques, des anachronismes flagrants, des effets speciaux au delà des mots, un des acteurs principaux qui parle continuellement de mettre les voiles, une BOF expérimentale, des proches de héros pas du tout angoissés de les savoir dans le désert depuis une semaine, un jeune écervelé qui découvre les joies du football en sautillant et des héros totalement blasés face à des monstres de foires, il faut bien le reconnaître, peu effrayants.
Le DVD annonce un "western d'horreur", il n'en est rien. Si l'apparition d'un cheval, d'une botte de foin et d'une charrette constitue le fondement de ce genre de film, alors oui, on est dans un western. Précisons, pour la bonne bouche, que le film rassemble tous les poncifs utilisés dans Walker Texas Ranger à savoir la croyance, la morale, la rédemption par le sport et Chuck. La fin est à l'image de cette production, ésotérique et ridicule. A regarder au 2ème degré et en plusieurs fois.
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09 octobre 2007
Sidekicks - Film d'Aaron Norris
Sidekicks
Film d'Aaron Norris (1992)
Avec
Chuck Norris
Jonathan Brandis
Beau Bridges
Durée: 1h40 - Distribution: Métropolitan
Barry est un adolescent asthmatique et tête de turc de ses camarades, trois raisons valables pour admirer Chuck Norris. En effet, le jeune écervelé voue un culte au barbu à tête de babouin et s'isole, lui et son cerveau fertile (et malade?), pour rejouer dans sa tête les plus grandes scènes de l'inoubliable interprète de ... de... enfin, de Chuck Norris.
Arrive le jour où un professeur compatissant (ça existe) fait jouer ses relations pour lui présenter Chuck... Le rêve du blondinet se réalise enfin. De plus, il rentre dans une équipe de kick boxing (je rappelle qu'il est malingre et asthmatique... Il devrait plutôt aller faire des longueurs...) afin d'aider Chuck à combattre des gros méchants durant un combat de kick-boxing.
Nous sommes en présence d'un film initiatique... Oui, comme ça, ça peut laisser perplexe mais c'est un peu comme ça qu'Aaron Norris (le frère de l'autre) nous vend la marchandise. Ce film d'action démarrait plutôt bien avec juste l'autodérision qu'il fallait dans les scènes de remakes imaginées par Barry mais la limite entre l'autodérision et l'humour involontaire est difficile à trouver et c'est un peu le problème de ce long-métrage.
Si Chuck est égal à lui-même, c'est à dire moralisateur et castagneur, Jonathan Brandis, fort de son succès très relatif dans L'histoire sans fin II, ne sait véritablement pas jouer et n'a que deux expressions, ce qui, vous en conviendrez, limite terriblement le champ d'investigation.
Toujours est-il que le scénario part en sucette très rapidement avec des scènes surréalistes involontairement drôles et tendencieuses (telle la scène du vieux chinois qui prodigue des massages au jeune garçon à l'hôpital avec cette phrase culte: "Ca fait toujours mal la première fois" ) ainsi que des scènes prétexte à se battre pour tout et n'importe quoi.
Le scénario est simpliste et l'on s'endort (je ne citerai pas de nom mais bon) au milieu du film puisqu'il ne se passe rien. Il faut attendre la scène de baston finale où le kick-boxing reprend ses droits et où Chuck (baaaaarre de fer) fait ce qu'il fait de mieux... non, pas jouer... cogner.

Chuck ou la décontraction sur une corde
Il ne faut pas non plus louper la fin nunuche car c'est là aussi l'un des fleurons de la réalisation surexpliquée d'Aaron Norris. En effet, le film se veut être le reflet des valeurs mises en avant par les frangins dans leurs films et dans Walker Texas Ranger, à savoir le respect, le sport et l'Amérique. L'effet est raté, c'est complètement schématique et l'on rit beaucoup. On ne peut pas dire que le film est raté sauf si on s'attendait à vibrer et à pleurer. Soyons magnanime, il faut le voir au second degré.
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