17 novembre 2008
Max Payne - Film de John Moore
Max Payne
Film de John Moore (2008)
Avec
Mark Wahlberg
Mila Kunis
Beau Bridges
Durée: 1h40 - Distribution: 20th Century Fox
Max Payne (Mark Wahlberg) est un flic compétent qui connaît un drame terrible car sa femme et son enfant ont été assassinés sauvagement par on ne sait pas qui. Après avoir vaguement hésité à arrêter sa carrière, il se retrouve muté aux affaires classées (Cold Case... Ca doit vous dire quelque chose...) ce qui, quand on est tout plein de vengeance envers le tueur de ces êtres chers, n'est pas véritablement une bonne stratégie. Il enquête dès lors sur ses heures libres en faisant bien attention de ne pas trop se confier car ce n'est pas si évident de savoir qui est de confiance, qui ne l'est pas... D'autant plus que son ex coéquipier se fait déssouder. Tout ceci se déroule dans un univers glauque où des tatouages bizarres intriguent, où des drogues bleues font voir des corbeaux géants, où il fait nuit tout letemps et quand il ne fait pas nuit, il fait un temps épouvantable.
Le film semble avoir été entièrement crée autour du personnage de Max Payne, ce qui est somme toute logique puisque c'est encore une adaptation de jeux vidéos et, comme on le sait, l'exercice imposé est toujours très compliqué. Ici, c'est carrément un ratage. Sous couvert d'un scénario tarabiscoté en surface mais plutôt simpliste dans son exécution, le personnage de Max Payne suit un parcours gentiment balisé de film d'action calibré pour passer en deuxième partie de soirée sur TF1. On retrouve les ingrédients fades et habituels du film d'action: un personnage qui perd un ou deux ou une cargaison d'êtres chers et qui veut alors se venger sans trop savoir à qui se confier. Il se rend compte ensuite que le meurtre cache une nébuleuse bien plus importante et qui, du coup, donne à l'affaire une dimension disproportionnée.
Ici, on se croirait dans les clips de Mylène Farmer des années 80 et surtout 90 (je pense surtout au génial album L'autre): Ambiance glauque, sombre et déprimante, personnages inquiétants et très méchants et violence suggérée, tout y est. Sauf qu'ici, ça dure bien plus longtemps et on s'y emmerde convenablement. La faute à un scénario un peu facile et à un Mark Wahlberg qui progressivement occupe le même créneau de Nicolas Cage et Samuel L. Jackson, à savoir le mec pas désagréable à regarder (ici, avec option moumoute) qui sauve le monde, la moralité ou Hollywood, enfin, il sauve tout ce qu'il peut sauf le film. Mark Wahlberg est dénué d'intérêt, ne donne rien à son personnage qui reste dans les clous du genre et devient dès lors absolument transparent. Le seul personnage féminin durable dans ce film sévèrement burné reste Mila Kunis, qui change radicalement de style après avoir joué dans That's 70's show comme lui, mais celle-ci ne parvient pas vraiment à se distinguer à cause d'un Mark Wahlberg qui nous ennuie avec son histoire déjà vue.
Alors, quand on ne sait pas trop quoi faire pour remplir, soit on fait apparaître des gens connus, soit on joue avec les codes du genre et avec la caméra. Ici, c'est la deuxième possibilité qui est utilisée ici avec des ralentis qui ne servent pas vraiment, des travellings avant infinis et fatiguants ou encore des flash-back téléphonés qui éclairent maladroitement le spectateur à moitié endormi. Ma grande surprise restera les applaudissements de personnes au fond de la salle qui ont certainement abusé des substances bleues utilisées par les personnages de ce jeu vidéo chiant dans un hiver artificiel à New-YorkNew-York. Les flocons sont en polystyrène, les nuits sont américaines, les cheveux de Wahlberg en acrylique mais notre ennui est en béton armé.
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01 septembre 2008
Wanted : Choisis ton destin - Film de Timur Bekmambetov
Wanted: Choisis ton destin
Film de Timur Bekmambetov (2008)
Avec
James McAvoy
Angelina Jolie
Morgan Freeman
Durée: 1h50 - Distribution: Universal Pictures
Wesley (James McAvoy) est ce que l'on appelle communément un looser. Il est ciomptable dans une boîte où sa supérieure hiérarchique directe (Lorna Scott) le torture à base d'insultes et de miettes de donuts, il n'a pas connu son père qui l'a abandonné au bout de 15 jours d'existence et sa copine se fait sauter par celui qu'il considère comme son meilleur ami... Mais avec des amis comme ça, on a pas besoin d'ennemis. Alors qu'il va chercher ses pillules contre les crises d'angoisse, sa vie bascule quand il rencontre Fox (Angelina Jolie) qui lui apprend que son père était un tueur, et d'ailleurs elle aussi, et lui aussi sont des tueurs. enfin, Wesley a les capacités, il n'y a plus qu'à les développer. Il rencontre pour se faire toute une bande de mercenaires qui ont le pouvoir comme lui d'anticiper les mouvements brusques et de ce fait, d'atteindre leur cible. Ils sont menés par le peu prolixe Sloan (Morgan Freeman) qui lui donne la mission de tuer Cross (Thomas Kretschmann), l'assassin de son père.
Une fois n'est pas coutume, je voudrais saluer et nommer ici les trois scénaristes, à savoir Michael Brandt, Derek Haas et Dean Georgaris qui nous prouvent qu'on peut créer un rebondissement toutes les 20 secondes au détriment d'une certaine logique et que la drogue, c'est pas bien. Je ne sais pas ce qu'ils prennent mais c'est certainement coupé à la thérébentine ou au sucre glace, car le résultat est pour le moins surprenant. L'histoire défie donc toute logique et se base sur une théorie abbérante qui consiste à demander des oracles à un métier à tisser, à utiliser des rats comme arme de destruction massive ou à encastrer une Traban dans un train au milieu de la Moldavie. Vous pouvez donc vous en rendre compte, c'est juste du grand n'importe quoi et pourtant, c'est d'une efficacité rare.
La faute à qui? La faute à un sens de la chorégraphie exhacerbé où les voitures se grimpent dessus, où les balles choisissent - non pas leur destin - mais leur trajectoire, où Angelina Jolie s'éclatent véritablement dans un rôle de tueuse froide et efficace. Ce n'est d'ailleurs pas la seule à tirer son épingle du jeu puisque James McAvoy est totalement crédible car il respecte l'évolution d'un personnage connaissant la sacrosainte quête d'identité, vue et revue. Seul Morgan Freeman (qui vient d'avoir d'ailleurs un grave accident de voiture et qui à l'heure où j'écris cette rubrique - le 5 août à 11h49 - et à qui l'on souhaite un prompt rétablissement) a l'air de cachetonner quelque peu dans un rôle qui n'est pas à la hauteur de son talent.
L'esthétisme du film sauve en majeur partie un scénario au delà du bancal et l'on suit avec un certain plaisir des scènes d'une grande violence où le héros apprend la vie à grands coups de tatanes dans la gueule. On s'amuse beaucoup et la salle a rigolé pas mal devant des scènes affligeantes certes, mais réjouissantes. Un film d'été calibré et sympathique.
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