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Film de Nagisa Oshima (1983)

Avec
David Bowie
Tom Conti
Takeshi Kitano

Durée: 2h02 - Distribution:

 

Nous sommes au beau milieu de la seconde guerre mondiale et le moins que l'on puisse dire c'est qu'au Japon, ce n'est pas l'extase en ce qui concerne les relations internationales. L'un des soldats asiatiques (Takeshi Kitano) est un pervers difficile à juguler et son patron (Ryuishi Sakamoto) semble être inflexible. Ils font des prisonniers de guerre et ont tendance à être plutôt agressifs avec eux. L'un d'eux, Jack Celliers (David Bowie), va alors les prendre à leur jeu et s'insurger contre ces pratiques d'un autre temps, il va même arriver à déstabiliser les hauts-gradés, voire à les rendre moins inflexibles... enfin pas de partout (désolé, il fallait que je la fasse).

Si on connaît Furyo, c'est surtout grâce à cette musique si fréquemment entendue par la suite et qui fait parti des 3 BOF les plus connues au monde certainement. Il faut savoir que cette BOF est signée par Ryuishi Sakamoto)qui est 'un des acteurs principaux de ce film. Cette oeuvre fleuve (2h, bon, c'est vrai, c'est pas fleuve, mais vous me connaissez, dès que ça dépasse 1H50...) prend racine dans la complexité des relations européano-japonaises et surtout s'intéresse au choc des cultures. A ce que certains ont et à ce que certains ne veulent pas.

Une réflexion poussée est donc au rendez-vous de cette production internationale où l'on retrouve, outre le compositeur, le très bon David Bowie dans se rôle de gradé anglais au passé lourd et au désenchantement admirable. On retrouve également Tom Conti et Jack Thompson (doublé ici par Roger Carel) dans les troupes alliées ainsi que Takeshi Kitano, incroyable dans un rôle de cinglé (c'est fréquent j'ai l'impression dans sa filmographie) capable de tout pour faire craquer l'ennemi... et pour se bourrer aussi.

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Bowie cherche la China Girl

Les relations particulières entre Bowie et Sakamoto sont d'une grande intelligence et le travail de réalisation y est pour beaucoup dans la réflexion que tout ceci apporte, même si tout ceci a quelque peu vieilli. Malgré un sérieux coup de mou vers la fin qui semble ne jamais en finir, on suit ce film intelligent, profond et exotique avec un plaisir certain.

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