tu_peux_garder_un_secret_afficheTu peux garder un secret?
Film d'Alexandre Arcady (2008)

Avec
Pierre Arditi
Juliette Arnaud
Laurence Boccolini

Durée: 1h46 - Distribution: Wild Bunch

 

Durant une soirée,  Delphine (Juliette Arnaud) rencontre, après avoir cassé son talon (?), deux pouffiasses qui font office de collègues et qui crânent. Delphine est méprisée, célibataire et seule, elle va inventer dès lors un gros mensonge qui implique son patron (Pierre Arditi). La rumeur va se propager rapidement jusqu'au oreilles de Nicole, la DRH (Laurence Boccolini) qui, jalouse, va lui pourrir la vie. S'en suit une série de rebondissements absolument inintéressants et sans rapports avec l'intrigue initiale.

Il est possible qu'Alexandre Arcady ait tenté de proposer un film qui se moque de la publicité tout en réalisant une histoire d'amour un peu nunuche mais aussi en n'oubliant pas d'y intégrer des méchants très bêtes et des bonnes copines affreusement sympathiques. Ce film est particulier car, arrivé devant le cinéma, on ne sait déjà plus son titre, et en sortant on a déjà oublié l'histoire.  Nous sommes effectivement devant une oeuvre peu recommandable où beaucoup de scènes ont déjà été vues ailleurs, y compris dans des pubs et dans des soaps, et où l'intrigue principale rappelle furieusement une vieille série des années 80 qui s'intitulait Vivement lundi avec Bernard Menez, Elie Semoun et Katia Tchenko, c'est vous dire...

Les dialogues sont ratés et très peu réalistes et les acteurs sont plutôt en deçà même les bons comme Pierre Arditi. Le ponpon est décroché par les deux copines de Juliette Arnaud qui jouent mal, c'en est même aberrant et on souffre pour elles. De ce fait, certaines scènes sont complètement ratées. C'est le cas de la scène de filature qui tourne au grotesque, la scène où l'une des copines pleure est tellement hors du temps qu'on ne sait pas comment réagir, la scène du massacre de Nino Ferrer à la fin du film est inacceptable ou encore cette scène abominable dite du "dauphin" qui nous montre l'étendue de création d'Alexandre Arcady, c'est à dire celle d'un timbre-poste.

Il y a une honte à vous dévoiler tout de suite et qui, pour moi, est un vrai problème dans le cinéma aujourd'hui, c'est l'utilisation de la publicité à outrance. En effet, sous couvert d'installer l'intrigue dans une agence de pub, on se permet de faire de la publicité clandestine avec pèle-mèle: Apple, Diadermine, Lays, Tipex, Fleury Michon, Isa, la Poste, Desperado et même Tropico et Galak à la fin, de manière perverse. Tout y passe donc avec une malhônneteté incroyable.

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Avec aussi Mister Cocktail, Bobin-O, email diamant...
(Cette légende n'a pas été validée par Amandine)

Le vrai problème est qu'on ne se sent pas concerné par l'histoire. Ca n'a effectivement pas vraiment d'intérêt et pratiquement toutes les scènes sont prévisibles tellement le scénario est indigent et tellement la psychologie des personnages est trop légère. De plus, tous les personnages ne sont pas utilisés (le syndicaliste et le graphiste ne servent à rien), la fausse complicité entre les salariés à le don de m'irriter terriblement tellement on est hors de la réalité. Heureusement, il y a deux ou trois bonnes surprises comme certaines scènes avec Pierre Arditi et surtout la composition de Laurence Boccolini qui est impeccable dans son rôle de DRH irascible. C'est bien la seule bonne nouvelle, avec quelques rares scènes à peu près réussies, dans ce naufrage.

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Cet article a été réalisé par Amandine, Isa et moi-même et pour la première fois sur ce blog, nous avons fait un making-of retraçant notre périple.

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Les provisions sont prêtes... 500
grammes de pop-corn à trois.

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Mon Dieu,plus de pop corn et le film n'est pas fini.

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L'élaboration du texte commence... dans un bar...

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La critique est bientôt terminée, mon
verre est vide.

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Ayé... Finiiiiiiiiii