Delta_Force_2_afficheDelta Force 2
Film d'Aaron Norris (1990)

Avec
Chuck Norris
Billy Drago
Richard Jaeckel

Durée: 1h50

 

Après le professeur de fac, le fantasme déraillant d'un jeune malingre, le flic sanguinaire avec soif de vengeance, revoici Chuck dans un rôle qu'il connaît bien, le militaire patriote qui dégomme les méchants. La particularité des méchants est qu'ils ne sont pas souvent américains: ce sont des russes, des arabes, des chinois et aujourd'hui... des sud-américains (certains d'ailleurs ont des très asiatiques, erreurs de casting). La volonté de la maison Norris de nous montrer que les américains c'est quand même pas rien est telle que les ennemis ne viennent jamais du Connecticut bizarrement. Passons.
Les méchants vont donc chercher des noises à Chuck en butant la femme et certainement le fils (on ne sait pas bien) du meilleur ami du bodybuildé taciturne. Alors, le colonel Chuck (car il est gradé dans le film) va sortir son expression la plus haineuse et aller chercher Ramon Cota (Billy Drago) par la peau du cul pour lui apprendre ce que c'est de dessouder des gens que le rouquemoute texan aime bien.
Le film raconte alors le parcours du Colonel Scott Mc Coy pour mettre la main sur le criminel sanguinaire qui butte des gens pour un oui ou pour un non dans le film. Quelques revers de fortune des deux côtés, une scène de fin interminable plus tard et Chuck gagne... ce qui en soit n'est pas une surprise.

Nous avons ici souvent raillé le frangin du poilu terrifiant... En effet, Aaron Norris n'est pas ce que l'on peut appeler un bon réalisateur. Il se contente de réutiliser - assez mal d'ailleurs - des plans déjà vus dans d'autres films d'actions bien mieux foutus que les siens et multiplie les ralentis. Même si les ralentis sont toujours aussi présents pour le grand malheur de notre Chuckounet qui donne l'impression quelquefois de faire des démo de jeux vidéos ou du téléshopping pour la célèbre baaaaarre de fer, Aaron s'améliore et se bonnifie sur ce long-métrage plutôt bien foutu. Mais ce qui est certainement le plus important ici, c'est de découvrir que Chuck... a une vie sociale.

En effet, nous apprenons ici que Chuck a des amis. Bon, certes, ils se font descendre mais bon, c'est toujours rassurant. Chuck use et abuse des répliques cinglantes (selon lui) et vient dessouder un vrai méchant en la personne de Billy Drago et on peut le dire, il est véritablement convaincant bien que certains tics deviennent crispants à la fin. Sinon, notre Chubaka à poil dur s'éclate vraiment dans cet épisode où il n'est pas que ce super héros empli de testostérone qui massacre à tour de bras. il peut être aussi en difficulté et c'est le cas ici. Il est vrai que ça ne dure jamais longtemps et il ne remercie même pas la pauvre poire qui vient l'aider (véridique) mais cela rend le personnage bien plus intéressant et permet de donner un peu de psychologie dans ce monde de crapules.

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Chuck sait aussi partager l'affiche

Le film est bien rythmé, le duel Norris / Drago convaincant même si certains acteurs sont totalement à côté de la plaque. Par descence, nous ne donnerons pas le nom de celui qui joue le général américain qui cabotine à fond la caisse durant tout le film et qui semble sous cocaïne tant sa composition est... décalée. Pas vraiment de coup de mou dans l'intrigue mais les quelques thèmes adorés de Chuck n'apparaissent pas ça et là, seul le patriotisme couillu s'installe durablement dans cette oeuvre masculine (les seules filles qui y apparaissent sont des putes ou assimilées) qui ne s'en sort pas mal.

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