I_love_you_Philip_Morris_afficheI love you Philip Morris
Film de Glenn Ficarra et John Requa

Avec
Jim Carrey
Erwan McGregor
Leslie Mann

Distribution: EuropaCorp

Durée: 1h36

 

 

 

 

Stephen (Jim Carrey) est un flic bien rangé avec une petite famille, une femme très catho et une petite fille charmante. Et là, tout nà coup, c'est le drame... Enfin pas pour tout le monde, surtout pour sa femme puis que Stephen découvre, ou fait remonter en tout cas, son homosexualité. Il tringle donc à tout va, découvrant qu'on peut en faire des choses avec son appareil reproducteur, et pas seulement se reproduire. Tout ceci se fait sur le mode de la folle honteuse jusqu'à un accident de voiture qui le mène aux rives de la mort. Stephen prend alors conscience qu'il n'a pas profité de la vie, largue femme et petite fille adorable, s'installe avec un playboy terriblement années 80 et fait du fric en escroquant largement tout ce qui passe à sa portée. Arrive ce qui devait arriver, il se retrouve en tôle et fait connaissance avec Philip Morris (Ewan Mc Gregor), petit blondinet sexy dont il tombe éperdument amoureux. Il va alors faire tout pour être avec lui.

Ca commence très bien cette petite affaire, c'est drôle, c'est frais, les plans sont pertinents, on se marre bien, sans pour autant sortir du parcours fléché de la comédie américaine (voix off qui raconte le flashback par exemple). Il n'empêche qu'on rigole bien et qu'on suit avec plaisir cet arnaqueur dont la sexualité le travaille sauvagement. La rencontre avec Philip Morris (impeccable Ewan Mc Gregor) est très réussie ave cune progression intelligente, pas vulgaire mais pas nunuche non plus, juste ce qu'il faut. La plus belle scène du film reste selon moi le moment où Jim Carrey est transféré dans un autre établissement pénitenciaire et où Ewan Mc Gregor court éperdument derrière un grillage sur la reprise de To love somebody des Bee Gees. C'est une merveille.

Seulement, ça bascule. Le scénario s'esouffle subitement. Ca devient répétitif, la boucle est bouclée et tout se met à se répéter dangereusement, sans aucune inventivité cette fois. Un ennui poli s'installe tranquillement pendant que nos deux protagonistes se débattent dans une histoire devenue compliquée pour eux mais très claire pour nous: Stephen entre en prison, trouve le moyen d'en sortir, y réentre, en ressort et ainsi de suite, pendant qu'Ewan Mc Gregor prend son air le plus triste possible pour observer tout ceci de loin.

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Ont-ils essayé la robe et l'échelle de Francis Cabrel?

Le jeu de Jim Carrey n'est pas fait pour arranger les choses. Quelques relents de The Mask, Ace Ventura ou d'autres films loufoques  apparaissent un peu sur le faciès mouvant de Jim Carey qui n'est décidément pas un acteur brillant, faisant des tonnes de peu, tirant la couverture à lui. I love you Philip Morris possède une caractériqtique narrative bizarre dans la mesure où c'est le compagnon du-dit Philip Morris qui raconte et non Philip Morris lui-même. Ce n'est pas une erreur en soi mais on eput se demander pourquoi. J'ai plusieurs hypothèses: soit le vrai Philip Morris ne voulait pas témoigner, soit Jim Carrey, grand pote du producteur Luc Besson, voulait plus de place. Je pense que c'est malheureusement la deuxième hypothèse qui s'impose. C'est dommage car c'est une belle idée que voilà, gâchée par un star-system usant et un manque cruel d'idées en deuxième partie. Ce film de fous ne montre pas vraiment de folies.

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