Albert_est_mechant_afficheAlbert est méchant
Film de Hervé Palud (2004)

Avec
Michel Serrault
Christian Clavier
Arielle Dombasle

Durée: 1h25 - Distribution: Gaumont

 

Patrick Lechat (Christian Clavier) est pharmacien et a la particularité d'avoir un papa écrivain avec lequel il ne s'entend plus depuis longtemps. Quand elle apprend le décès de celui-ci en regardant Vol de nuit en plein après-midi (?), Barbara, sa femme (Arielle Dombasle) lui dit de prendre l'héritage fissa. C'était sans compter la présence d'un oncle imprévu (Michel Serrault) particulièrement original qui vit au milieu de la forêt avec un marcassin. Patrick est obligé de rapatrier l'encombrant parent à Paris afin de régler le problème l'avocat. Il va donc foutre le boxon partout mais très sincèrement on s'en fout.

Hervé Palud a déjà signé quelques films douteux dont Les secrets professionnels du Dr Apfelgluck mais celu i-ci dépasse l'entendement. Sur un scénario plutôt faiblard qui consiste à répertorier les facéties d'un vieux campagnard en ville, Palud recycle purement une idée déjà utilisée dans des films antérieurs comme Boudu sauvé des eaux bien sûr mais aussi Un indien dans la ville, sans aucune imagination.

L'interprétation est catastrophique car outre l'apparition anecdotique de la demi-chanteuse Priscilla dans le rôle de la fille de Christian Clavier, on retrouve Arielle Dombasle plus hystérique que jamais et encore plus mauvaise que d'habitude, Christian Clavier jacquouillise à donf en donnant l'impression qu'il n'est là que pour payer des impôts en retard. La palme revient hélas à un Michel Serrault très mal en point et cabotinant à l'excès dans un rôle affreusement vulgaire et dénué de tout intérêt puisque sans finesse. Et voilà que Serrault se déculotte dans une pharmacie, pisse sur une jeep, fait un strip-tease sur un disque des Charlots, confectionne une omelette avec des champignons toxiques, joue de l'accordéon tout seul dans le noir, conduit une auto-tamponneuse, matte Arielle Dombasle dans sa baignoire ou s'exprime de manière outrancière. Il donne visiblement l'imression d'improviser certaines scènes car tout ceci n'a pas l'air d'être vraiment écrit. L'improvisation et la prise de conscience de la faiblesse de l'ensemble aidant, il s'éclate en dynamitant l'ensemble et en reléguant Clavier dans un rôle de passe-plats.

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Pervers pépère

Ca se veut une sorte de choc des cultures mais on est dans la critique nunuche d'une société que l'on regarde avec complaisance, la cambrousse pue mais en fait elle est plutôt sympa, la bourgeoisie pue aussi mais elle a bon coeur. Bref, tout le monde est méchant mais le fond reste bon, la caricature est effrayante. Là où Bienvenue chez les ch'tis a fait dans la finesse dans une critique assez similaire, Albert est méchant se plante douloureusement et ça fait mal de voir Michel Serrault au milieu de cette oeuvre fadasse et dont la fin reste ratée, plus encore que le film en lui-même car sans aucune logique avec l'intrigue de départ.C'est idiot et pas drôle.

 

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