30 juin 2009
Dreamgirls - Film de Bill Condon
Dreamgirls
Film de Bill Condon (2007)
Avec
Beyoncé Knowles
Jamie Foxx
Eddye Murphy
Durée: 2h11 - Distribution: ParamountParamount
Deena (Beyoncé Knowles) et ses soeurs rament de concours en concours jusqu'au jour où elles rencontrent un entrepreneur qui s'improvise impresario plus ou moins louche (Jamie Foxx) et qui va les lancer comme choriste d'un chanteur à la mode, James Early (Eddy Murphy). Après une certaine déception de ne pas travailler en solo, elles commencent à marcher terriblement et nous suivons donc cette ascension comme l'américan dream nous en proposait encore à l'époque. Tout se gâte quand Deena devient solliste alors qu'Effie (Jennifer Hudson) en a plus les capacités que sa soeur. Elle prend ombrage et le drame débute véritablement.
C'est assez génial pour tout vous dire. Vous prenez la Motown, maison de disques cultissime qui a lancé les plus grands dont Otis Redding, Diana Ross et les Jackson five, et vous la transposer dans une histoire légèrement détournée où les Suprêmes s'appellent les Dreamettes, où une sorte de James Brown est incarné par un Eddy Murphy qui revenait enfin au ciné dans un rôle intéressant et où le producteur intéressé est joué par Jamie Foxx alors que le producteur artisanal nous fait entrevoir Danny Glover. Il faut noter également, et c'est vraiment le moment de le remarquer, des ersatz des Jackson five, si ça c'est pas un clin d'oeil... et également l'apparition de Jaleel White qui joue un organisateur de télé-crochet pas très sympa au début du film. Mais qui est Jaleel White, me direz-vous? C'est le légendaire Steeve Urkel de la famille voyons. Une petite photo si ça ne vous dit rien.
C'est assez génial disai-je car ce n'est pas génial tout court, la fin est plutôt catastrophique, style happy end facile et fatiguant. Sans pour autant vendre la mèche ici, il est clair que tout ceci est sucré au possible, bourré de bons sentiments et pour tout vous dire, très décevant.
Celà n'empêche pas les personnages de vivre dans cette histoire et de prendre des trajectoires plutôt osées et passionnantes. On retiendra le personnage d'Eddy Murphy, showman désenchanté et inhumain qui ne pense qu'à lui, et bien sûr, la vraie révélation de ce film, à savoir Jennifer Hudson qui interprète Effie et qui crève l'écran presque dans le sens premier de l'expression tant sa puissance de jeu et de voix rend l'ensemble géniale. Elle habite le personnage, elle le sublime, elle vit intégralement ses déboires. Beyoncé reste légèrement en retrait sur la deuxième partie du film. Il n'empêche qu'elle est complètement dans le rôle et a tout a fait pigé la psychologie de ce personnage pas si lisse que ça.
Si on oublie ce ratage complet sur la fin et une deuxième partie plus pretexte à coller des chansons inutiles que de faire avancer l'intrigue, Dreamgirls est une comédie musicale plutôt dramatique qui rend heureux, et dans ces périodes un peu tristouilles, ça fait du bien.
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29 juin 2009
Tellement proches - Film de Eric Toledano et Olivier Nakache
Tellement proches
Film de Eric Toledano et Olivier Nakache (2009)
Avec
Vincent Elbaz
Isabelle Carré
Omar Sy
Durée: 1h42 - Distribution: Mars
Ce samedi, Alain (Vincent Elbaz) en a véritablement marre de sa belle-famille, la famille de sa femme donc (Isabelle Carré) plus envahissante qu'une famille de cafards sous un évier. Tous les samedis soirs, il doit se taper le beauf Jean-Pierre (François-Xavier Demaison) qui s'extasie sur sa fifille qui est balèze en tout, pas comme son fils qui se secoue dans tous les sens et qui vit dans une hyperactivité terrible. Quand à sa belle soeur Roxane, elle est sauvagement allumée et devient complètement cinglée face à un jeune interne (Omar Sy) qui n'a pas véritablement compris ce qui lui arrivait.
Après avoir réalisé le charmantissime Nos jours heureux et travaillé sur l'oubliable Comme les autres, Eric Toledano revient avec son compère Olivier Nakache pour une promenade dans une famille plutôt fatiguante donc aux premiers abords mais qu'il sait amener dans une psychologie pas si lourde qu'elle en a l'air. En effet, les personnages sont plutôt bien trouvés même si il est évident que quelques poncifs, surtout dans les sujets, auraient pu être évités. Les sujets du racisme, de l'enfant suractif et de la solitude de manière générale sont autant certainement de stéréotypes qui ont tendance tout de même à fatiguer.
Sans vous la livrer, je ne suis pas fan non plus d'une fin un peu trop facile, un peu outrée que le film ne méritait sans doute pas. Ca me démange vraiment de vous la donner mais non, je resterai fort. N'empêche, j'ai trouvé ça légèrement niais sur les bords sans pour autant que ça gâche vraiment l'esprit du film. Je peux juste dire que c'est plein de bons sentiments, d'hommage... Mais j'en ai déjà dit trop.
Revenons dans cette histoire charmante sous forme de film choral, grande spécialité de ces dernières années et pas toujours une réussite, on retiendra la prestation d'Omar Sy qui n'apparaît pas assez à mon goût et de Vincent Elbaz qui m'a tiré des larmes - parce qu'il pleure bien le bougre - sur une scène où passe le sublime Say it ain't so Joe de Murray Head. Serait-ce la chanson qui amène les larmes? Certainement mais Elbaz est assez génial du début à la fin.

Et vivent les courses du samedi
Le principal est de ne pas s'ennuyer et c'est le cas ici. On s'amuse beaucoup, c'est un divertissement agréable et à voir entre amis tant le côté choral amène exactement ce genre de configuration.
Ecrit le 29 juin 2009 à 15h25
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26 juin 2009
Hommage à Michael Jackson
Mais que vient-il faire là le king de la pop me direz-vous? C'est assez simple. Certains de ses clips orchestrés pas Quincy Jones sont véritablement des petits clips dont les deux géniaux Thriller et Bad. Il a également fait quelques petits passages devant la caméra: dans MIB II, Bugsy Malone et même dans The Wizz aux côtés de Diana Ross. Ces chansons apparaissent dans les deux volets de Sauvez Willy.
Michael Jackson restera l'un des plus géniaux acteurs de la pop internationale malgré ce qu'il y a de sordide dans ses quinze dernières années. Il nous reste les disques et je vous convie à un hommage sur la webradio de fajet durant le week-end. Les heures seront communiquées un peu plus tard dans la journée.
Gaël Fouet
23 juin 2009
Scarecrow slayer - Film de David Michael Latt
Scarecrow slayer
Film de David Michael Latt (2003)
Avec
Tony Todd
Nicole Kingstown
David Castro
Durée: 1h30 - Distribution: York entertainment
Un épouvantail amoureux décide de régler ses comptes sans logique aucune en désoudant des marines en pleine semaine d'intégration, en courant derrière des poufiasses sans but apparent et en... en faisant quoi d'ailleurs, ben je vois pas trop. C'est très difficile en fait de résumer ce film, c'est presque une douleur tant le néant ici nous guette, tant il n'y a rien à dire puisqu'il ne se passe rien.
Cela fait maintenant quelques années que je chronique des films de toutes sortes, de la comédie musicale au Teen movie mais là, nous venons de toucher le fond de la piscine dans le p'tit pull marine. Nous n'avons (Isa était là en tant que soutien moral) jamais vu une telle merde, et vous me connaissez, je tente de peser mes mots quand je critique, j'essaie de garder mon intégrité. Mais là, je craque, je pète les plombs, j'explose tout court.
C'est une catastrophe absolue. Absence de scénario, dialogues d'une bêtise insondable - ce qui permet d'ailleurs aux doubleurs français de laisser cours à leurs imaginations et même quelquefois d'interchanger les voix - et manque de logique extrême dans la psychologie des pauvres diables qui gigotent dans ce film grotesque et insoutenable. Par où commencer, vraiment, je ne sais pas. Il n'y a aucune logique du début à la fin, les personnages semblent avoir pris des drogues dures, les scènes d'horreur sont rarement horribles, les scénaristes, ayant certainement eu peur de la censure, ont allégé la violence en se limitant à des décors bizzaroïdes constitués de plans de nuit, d'une machine à brouillard, de maisons abandonnées et d'un gros plan sur un cadavre avec des spaghettis bolo sur la tête.
Le ponpon revient à un travail de montage absolument abérrant, qui confine à la stupidité la plus achevée, faisant succéder des plans ridicules sans liens les uns avec les autres. Tout ceci est filmé avec des effets de lumière au delà de l'entendement, les personnages devenant tour à tour violets, roses fluos ou bleus, des effets pas trop spéciaux agrémentant les scènes de pseudo horreur (spirale rouge sur fond noir) et des acteurs qui visiblement sont à bout et qui cabotinent du début à la fin.
Mais qui sont ces gens venus d'ailleurs et qui avaient certainement un furieux besoin d'argent? Ils jouent tous à côté de leurs pompes, le meilleur restant donc Tony Todd, qui n'apparait malheureusement qu'au début du film et qui surjoue comme jamais surtout dans cette scène incroyable d'interview où notre ami n'a visiblement pas bénéficié de direction d'acteurs. Les brans m'en tombent véritablement et je me demande bien qui a pu se dire "je vais produire cette oeuvre".
On sent que l'argent manquait dans cette production mais de là à créer ce truc sans nom, sans logique, sans but précis, sans lien avec quoi que ce soit (la fin est une sorte de combats d'arts martiaux avec deux monstres dont un non-identifié), sans décors avec en prime dans les dernières minutes carrément plus de décors puisque tout se fait sur fond bleu, c'est très visible, là je ne comprends pas.
Ecrit le 21 juin à 15h17
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22 juin 2009
Hannah Montana Le film - Film de Peter Chelsom
Hannah Montana, le film
Film de Peter Chelsom (2009)
Avec
Miley Cirus
Billy Ray Cirus
Emily Osment
Durée: 1h43 - Distribution: Walt Disney Studios
Hannah Montana (Miley Cirus) vit une vie de rêve, cachée derrière un personnage de lycéenne sympa, elle vit un comte de fées, celui d'être une star. Malheureusement, elle laisse un peu sa meilleure amie de côté, ne voit pas partir son frère à la fac - et nous non plus par la même occasion et vous me direz qu'on s'en fout - et a failli louper l'anniversaire de sa grand-mère. Son père reprend les commandes en l'obligeant à aller voir sa grand-mère mais une méchante inexistante (une magnat de la presse) apparaît et envoie un paparazzi (oh, le gros méchant) pour la traquer. Mais Hannah arrivera t-elle à garder son secret? C'est insoutenable. Je ne parle pas du suspens bien sûr, je parle du film.
Voici tout ce que je peux détester dans un film et, il faut bien le dire, nous avons vécu avec Isa une expérience douloureuse. Ce film, il ne faut pas s'en cacher, est une curée. Tout est raté, du début à la fin, au point de faire passer 17 ans encore pour un chef d'oeuvre. Intrigue inepte, jeu d'acteur plus que limité, rebondissements tout pourris, rien n'est fait pour plaire si vous avez un tant soit peu de jugeotte. C'est absolument ignoble. Mais je ne peux me limiter à une descente en règle, il me faut vous donner des exemples.
Il faut commencer par préciser que Miley Cirus est une aussi grande actrice qu'Hilary Duff, c'est vous dire le niveau. Sourire mutin, candeur sur commande, cette jeune fille ne fait que passer par des tableaux qui ressemblent sérieusement à des figures imposées, les scènes s'enchaînant les unes aux autres juste pour pouvoir placer une chanson de la BO, qui pourra dès lors apparaître sur l'album que les préados iront acheter. C'est une entreprise pour faire du pognon mais ça ne fait pas rêver, loin de là. L'histoire est la même que dans la série du même nom. Celle-ci ne brillait d'ailleurs pas par son intelligence et son inventivité, mais là on atteint un niveau encore peu usité jusque là.
Ayons une pensée également pour le beau gosse (enfin...) du film, Lucas Till, qui apparaît bien trop dans le film dans la mesure où il n'a que deux expressions. Rajoutons à cela que les acteurs adultes cabotinent à mort et que certains personnages de la série n'apparaissent quasimment pas, laissant clairement la place à une Miley Cirus inintéressante et sans relief.
Nous fûmes proches de l'hystérie tant l'ensemble est niais, c'est trop sucré, ça donne bizarrement une furieuse envie de voir un film d'horreur. C'est un travail bâclé, digne d'un téléfilm de vacances pour M6. Ca ne vaut même pas la peine de s'obliger à visionner cette chose, c'est une souffrance, un vilain navet, un supplice.
Ecrit le 20 juin à 21h28
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20 juin 2009
Le ciné de Gaël revient
Le ciné de Gaël revient
Vidéo envoyée par gaelimero
Petit message pour ceux qui visitent lecinedegael.canalblog.com, le site revient de manière soutenue à partir du 22 juin 2009. Petit message du webmaster.
09 juin 2009
Jusqu'en enfer - Film de Sam Raimi
Jusqu'en enfer
Film de Sam Raimi (2009)
Avec
Alison Lohman
Justin Long
Lorna Raver
Durée: 1h39 - Distribution: Metropolitan
Christine refile des crédits immobiliers mais elle est très gentil et serviable. Elle a une chance de devenir directrice adjointe si elle arrive à boucler une transaction très importante (dont on parle tout le temps mais qui ne fait l'objet d'aucune scène consistante). Un jour, elle reçoit Mme Ganush (Lorna Raver qui a fait tute sa carrière dans des séries dont Desperate Housewives, Malcolm, Urgences, Les Experts ou encore Docteur Quinn), une vieille gitane totalement flippante, oeil de verre et détails dégueulasses en option, qui vient lui demander une rallonge pour le remboursement de son prêt. Comme elle veut se faire bien voir de son patron, elle lui refuse cette requête, et là, tout s'accélère... La vieille pête les plombs, lui fait la vie dure, lui porte le mauvais oeil. La vie de Christine et de son transparent petit ami qui a la tête de Ross dans Friends (Justin Long) devient plutôt compliquée puisqu'elle se base sur des saignements sauvages sur patron, des sacrifices de poulets, de boucs parlants et de chatons tout mignons dans un panier à linge, de cris et de regards inquiets. Rien de nouveau en enfer donc.
Je ne sais pas trop quoi penser de tout ceci. C'est niais comme rarement, il faut bien le dire. Le scénario a été écrit par une classe de CM2, les rebondissements sont assez visibles (je savais la fin 20 minutes avant dites-donc) et les acteurs sont assez catastrophiques avec en tête Alison Lohman qui n'a jamais vraiment la bonne attitude au bon moment, qui surjoue un peu et qui ennuie beaucoup. Les autres ne font que passer tant l'histoire est centrée sur la jeune agent immobilier (immobilière?). Le film tourne autour de l'horreur (nous y reviendrons), le comique, le burlesque, le thriller et le paranormal sans jamais véritablement se fixer sur un genre, ce qui donne un film très inégal qui aligne les bons et les moins bons moments.
Résumons-le comme ça: Tout ce qui n'est pas horreur ici n'est pas intéressant. On est face à du remplisage inepte qui ennuie bien comme il faut très rapidement. Les scènes d'horreur arrivent à des moments bien définis dans le cahier des charges du film. Autour, des moments drôles mais sans vraiment de rapport avec le film proposé. Les scènes d'horreur quant à elles sont rès réussies dont la première dans une voiture où notre Christine commence à nous montrer sa vraie personnalité. C'est bien la seule qui a une épaisseur psychologique et ça, c'est bien dommage.

La bonne vieille scène de spiritisme
Le film est donc sauvé par un sens burlesque bien senti mais clairement mal maîtrisé dès qu'on sort des scènes gores... Enfin, le film n'est pas une succession d'éviscérages brutaux, d'explosions de membres et de sauvages décapitations, c'est tout de même très pipi, caca, fluide (surtout fluide). Le film est agréable à regarder même si j'aurai souhaité frissonner un peu plus.
Ecrit le 6 juin à 9h10
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08 juin 2009
Incognito - Film de Eric Lavaine
Incognito
Film de Eric Lavaine (2009)
Benabar
Franck Dubosq
Jocelyn Quivrin
Durée: 1h34 - Distribution: Pathé
Lucas (Bénabar) aime la musique et en a joué durant des années sans jamais savoir percer pour autant, ce qui est fort dommage, on peut en convenir. Alors, avec son groupe, il fait des reprises ("J'ai vu" de Niagara pa exemple, pourquoi pas) puisque, dès qu'il commence à interpreter ses propres compositions, le public ne s'y intéresse plus. Un soir, le groupe se disloque, le batteur meurt dans un accident de la circulation et le compositeur est retrouvé mort en Allemagne. Sans que cela le traumatise plus que ça, Lucas reprend son boulot à la RATP où son chef (Gérard Loussine) lui donne et lui rend son travail sans trop poser de questions. Cependant, Lucas trouve un carnet de chanson ayant appartenu à cet ami disparu en Allemange, il va les utiliser et - bingo - remporte un gros succès. Sa vie va changer mais - oh la la on s'y attendait pas - l'ami mort n'est pas mort et revient. Lucas va donc lui faire croire que tut ce qu'il lui appartient est la popriété de son pique-assiette de pote (Franck Dubosq) qui entre en piste et en profite pour sujouer de manière insupportable.
Nous avons déjà croisé Eric Lavaine ici et si mes souvenirs sont bons j'avais aimé ce film lui trouvant cependant un manque d'imagination et une certaine facilité. Ici, c'est la même chose en pire, c'st une comédie peu passionnante et assez ratée dans l'absolu. Rien ne fonctionne: le scénario manque sérieusement de rebondissements plausibles, les dialogues font rarement mouche, le rythme est loin d'être échevelé et les comédiens sont... comment dire... on va en reparler.
Je ne sais pas trop l'expliquer mais je trouve ce film plutôt antipathique. J'ai ri un peu, je ne peux pas le nier, mais l'ensemble me paraît facile et en définitive plutôt minable. Dans mon top du minable, on y trouve le côté stéréotypé de la vie de stars (les discothèques avec... Pierre Palmade, les baraques de folie, les voitures, l'impresario (ici, Isabelle Nanty) hystérique) et des bons sentiments jamais véritablement suivis et peu convainquants.
Et, il faut bien en parler, l'interprétation de Franck Dubosq porte sur les nerfs très rapidement. Passons sur l'affiche du film très moche où Dubosq ressemble à une mamie à cheveux bleus et passons au film. On avait pas vu un surjeu pareil depuis ce film là. Il est en spectacle Dubosq, c'est du "Pour toi public" du début à la fin et il nous montre sans le vouloir, et c'est cruel, qu'il n'est pas vraiment capable de jouer autre chose que le péteux imbu de lui-même. Bénabar, pour un premier long-métrage, s'en sort correctement même s'il a bien du mal quelquefois à être naturel. La présence de Dubosq doit y jouer mais je vais m'arrêter là car on va dire que je m'acharne.
Voilà un tout petit film à l'intérêt très limité qui vaut pour une fausse sortie pas tout à fait ratée mais qu'il faut oublier pour une fin téléphonée, des acteurs pas au top, des stéréotypes géants et une impression de déjà-vu.
Ecrit le 6 juin à 8h19
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06 juin 2009
Petit retour sur la carrière de David Carradine
Il en aura fait des films l'ami Carradine et de tous les styles, du bon comme du mauvais alors pourquoi ne pas vous laisser quelques liens de films présents sur le blog. Rappelons aussi qu'il a joué dans beaucoup de séries: Kung fu et Kung fu la légende continue bien sûr mais aussi L'homme de fer, L'homme qui tombe à pic (dans trois rôles différents!), Supercopter, Charmed, Alias et même Lizzie Mc Guire...
Je vous rappelle que David Carradine a été retrouvé mort dans des conditions mystérieuses (et surtout curieuses: pendu tout nu dans une chambre d'hôtel e ligoté de partout... Quand je dis de partout...):
Dans le meilleur, nous avons Kill Bill ici ou Dead and Breakfast là. Des daubes, il y en a eu également avec cette chose informe qu'est Big Movie où il reprennait le rôle de Jean-Pierre Marielle dans une parodie du déjà pas bon Da Vinci Code où il apparaissait... ligoté. Les derniers outrages donc.
01 juin 2009
L'entente cordiale - Film de Vincent de Brus
L'entente cordiale
Film de Vincent de Brus (2006)
Avec
Daniel Auteuil
Christian Clavier
François Levantal
Durée: 1h33 - Distribution: Warner Bros
François de la Conche (Christian Clavier) est un châtelain, ex-diplomate, qui a fricoté avec les services secrets il y a quelques années, reprend du service afin de récupérer une obscure puce qui permet de faire d'un soldat une arme surpuissante. Le méchant georgien qui a la puce ne veut parlementer qu'avec La Conche, celui-ci ne parlant pas le georgien (alors pourquoi le terroriste a t-il confiance en lui puisque la barrière de la langue les a empêché de se parler???), il va se retrouver avec un interprète, Jean-Pierre Moindreau (Daniel Auteuil), avec qui il va arriver des monceaux d'aventure dans la belle ville de Londres.
Voici l'exemple-type du film qu'on attendait comme un gentil ratage et qui ne nous déçoit en aucun cas du voyage. C'est pas très bon, loin de là et c'est émaillé d'un nombre impressionnant de lieux communs. Des imbroglios clairement visibles à quelques kilomètres, une réflexion rase-mottes (oui, je sais, c'est une comédie, mais un peu de cohérence ne nuit pas) et quelques rebondissements moyennement drôles et sauvagement caricaturaux.
La réalisation est assez surprenante car elle rappelle le travail rappelle furieusement celui de Jean-Marie Poiré. Des plans courts et rapprochés, un rythme échevelé... mais ce n'est pas Poiré... Alors Hazanavicius? Utilisation de plans plutôt à la télé qu'au ciné avec découpage de plans et joujou avec la table de mixage? Non plus, il s'appelle Vincent de Brus et a une filmographie assez limitée (il a aussi réalisé "L'antidote" avec le même Christian Clavier) autant que son inventivité donc.

Le dur métier d'agent secret...
Côté acteur, le projet est clair. Pas de place pour les seconds couteaux sauf peut-être le supérieur hiérarchique de La Conche (joué par François Levantal, pas mauvais du tout) pour que Clavier et Auteuil puisse faire leur numéro. Si Daniel Auteuil s'en sort très bien malgré le fait qu'il grossisse quelquefois un peu le trait, Clavier fait du Clavier, c'est à dire du rire bas de gamme aux accents bourgeois stéréotypés et à l'humour hystérique. Il n'est jamais crédible en diplomate, encore moins en agent secret et a tendance à plomber totalement un film qui aurait pu être moins mauvais dans la mesure où les dialogues ne sont pas toujours catastrophique et où l'intrigue surnage quelquefois. Un ratage donc, nous sommes aux portes du nanard mais pas complétement, l'ennui n'est pas là assurément mais la déception si.
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