21 mai 2009
Confessions d'une accro du shopping - Film de P.J. Hogan
Confessions d'une accro du shopping
Film de P.J. Hogan (2009)
Avec
Isla Fisher
Hugh Dancy
Krysten Ritten
Durée: 1h46 - Distribution: Disney
Becky Bloomwood (Isa Fisher) est fort sympathique, journaliste dans une revue type "Maisons et jardins", elle s'y ennuie et a bien l'impression qu'elle s'encroûte. Néanmoins, elle a un défaut particulièrement importante. Elle dépense à tout va son argent dans des fringues toutes plus luxueuses les unes que les autres. Elle est absolument dépassée le jour où on lui présente une facture vraiment très salée. Là, elle craque, décide avec sa meilleure amie de prendre les choses en main en réglant ses factures à grands coups de tequila et d'écrire une lettre dans le plus pur style lèchage de bottes pour une revue de mode et dans le plus pur style injures pour Brandon (Hugh Dancy), un redac chef de journal financier. Malheureusement, les deux lettres sont interverties... Mais quelle originalité !
Re-bienvenue dans le monde merveilleux des films romantico-stylistiques, nous eûmes 27 robes, Le diable s'habille en Prada et certainement d'autres que j'oublie tant le style est répandu, mais celui-ci n'a malheureusement pas les qualités des autres. Mais commençons par le commencement et par les louanges - certes, ça va être rapide mais autant y aller. Alors, ce film est fort sympathique grâce à la composition d'Isla Fisher qui se donne beaucoup, on espère tous que cela n'a rien à voir avec l'énergie du désespoir que cette actrice déploie dans ce film là. En réalité, le tout est rythmé et plutôt divertissant. Voilà, j'ai été gentil, maintenant, je peux me lâcher.
Confessions d'une accro du shopping a un point faible terrible: l'originalité. Quasiment toutes les scènes ont déjà été vues ailleurs: Du crépage de chignons pour une paire de bottes convoitées au sempiternel essayage style Pretty woman en passant par une caractérisation des personnages absolument simplistes (la fille paumée à problèmes mais tellement sympathique, le beau prince charmant qui laisse tout passer mais ne comprend pas tout, la vamp méchante) , tout ceci n'est qu'un rabâchage pas vraiment désagréable de pas mal de bonnes scènes dans pas mal de films.
De plus, les rebondissements sont visibles à 9 kilomètres. J'ai mon garde suisse préféré qui peut témoigner, il était assez simple de découvrir les dialogues juste avant qu'elles arrivent. C'est consternant au départ et puis après, on s'en amuse. On va encore dire que je tape sur une production Disney mais ils ne font rien pour que ça se passe bien. Il n'empêche que les confessions d'une accro... (je refuse carrément d'écrire Confessions tout court, quelqu'un de mal réveillé pourrait penser à Rousseau, il n'en est rien) est un film bien sympathique quoique peu original, on s'y ennuie pas, c'est l'essentiel.
**
19 mai 2009
Un mariage de rêve - Film de Stephen Elliot
Un mariage de rêve
Film de Stephen Elliot
Avec
Kristin Scott-Thomas
Jessica Biel
Colin Firth
Durée: 1h36 - Distribution: Pyramide
Nous sommes au coeur de l'Angleterre profonde qui ronronne et qui glandouille dans ses domaines. John Whittaker (Ben Barnes) est le fils de la famille, il est parti en voyage et doit revenir avec sa femme, Larita (Jessica Biel). Celle-ci est d'entrée de jeu mal vue par la belle-famille car considérée comme une croqueuse de diamants, d'hommes et de sensations fortes. Ainsi, cette jeune fille couillue fait de la course automobile (la bienheureuse) et a des idées très progressistes par rapport à l'idéologie de l'époque. Il n'en faut pas plus à maman Whittaker (Kristin Scott-Thomas) pour la détester cordialement avant même son arrivée. Seul le père (Colin Firth) semble avoir de la sympathie pour la jeune fille qui décide de ne pas se laisser faire par la famille de celui qu'elle aime.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on passe un bon moment en compagnie de cette comédie anglaise raffraîchissante et drôle où la partie de campagne tourne à l'absurde. Bien sûr, la réalisation n'est pas ce qu'on appelerait une réalisation ingénieuse mais le rire est là. Il faut tout de même préciser que l'ensemble est plutôt rythmé, que l'on ne s'ennuie jamais et que le scénario, bien qu'il ne soit pas d'une originalité folle, rend l'ensemble absolument attachant.
Car le mot d'ordre est "attachant", les personnages sont bien fichus sur le plan psychologique. Rien n'est véritablement laissé au hasard, l'américaine jouée - enfin juste - par une Jessica Biel qui a décidé de prendre des cours de comédie. Elle est vraiment bonne et propose une composition intéressante. Les autres acteurs (mention spéciale aux domestiques, très fins, très drôles) qu'ils soient connus ou non, s'éclatent dans cette comédie en costume d'époque (donc l'entre-deux guerres) où les bons moments, sans pour autant qu'ils soient cultes, font passer de bons moments. Pensons par exemple au déjà très connu écrasement de chien sous fessier américain mais aussi la scène du french cancan. Ma préférée reste la dernière scène, celle du tango, qui est d'un romantisme charmant même si la logique n'est pas totalement de mise.
J'y allais car Colin Firth était présent à l'affiche et je repars avec une très jolie surprise que ce film romantico-comique. Voici un bon moment de cinéma sans aucune autre vue que de divertir, ça tombe très bien, c'est ce que je demande quand je vais au ciné.
Ecrit le 16/05/2009 à 14h21
****
18 mai 2009
Anges et démons - Film de Ron Howard
Anges et démons
Film de Ron Howard (2009)
avec
Tom Hanks
Ewan Mac Gregor
Ayelet Zurer
Durée: 2h10 - Distribution: Sony Pictures
Le professeur Langdon rempile pour de nouvelles aventures polaro-religieuses. En effet, le pape est mort mais sans qu'il y ait aucun rapport à première vue un scientifique religieux (?) est retrouvé énuclée par son associée (Ayelet Zurer) qui forcément veut le venger d'autant plus que le méchant vilain a volé une découverte scientifique qui peut dégommer toute une ville. En l'occurence, ce sera le Vatican puisque le vilain fait parti d'une secte obscure de scientifiques en guerre contre l'église car ils ne sont pas reconnus à leurs justes valeurs selon eux. Que vient foutre Langdon là-dedans? Et bien, en qualité de chercheur en histoire bien rencardé sur le Vatican et en qualité de héros du catastrophique Da Vinci Code, il va mener l'enquête aux côtés de la charmante chercheuse, aidés par le secrétaire personnel du pape qui vient de décéder (Ewan Mac Gregor).
Il est évident que je ne partai pas la fleur au fusil tant mes souvenirs du minable Da Vinci Code est encore très présent dans mon esprit, c'est mon garde suisse personnel (coucou Nico) qui m'a incité à y aller alors bon pourquoi pas, se faire un nanard, je veux bien. Et là, divine surprise - si j'ose m'exprimer ainsi - ce n'est pas si mauvais en ce qui concerne la trame de cette enquête, c'est même intéressant. Grâce à une voix-off style "La caméra explore le temps", on apprend des choses intéressantes sur l'histoire du Vatican. L'intrigue arrive vite et demeure prometteur, tout cela ressemble à un thriller de bonne facture. Les acteurs sont convaincants, Tom Hanks en tête qui reprend le rôle de Langdon, un chercheur intelligent et cette fois plutôt subtil. Je serai donc comblé a priori.
Et puis ça décline.
Tout d'abord, mon petit coeur d'historien a honte de voir l'Histoire tripatouiller avec un manque total d'honnêteté. Ce n'est pas parce qu'on donne des repères historiques justes qu'on peut utiliser ce patchwork pour refaire l'histoire. Certes, nous sommes face à une oeuvre de fiction, j'en ai conscience mais je trouve ce fonctionnement de pensée assez nauséabond. On avait déjà vu ça dans un autre registre ici et je campe sur mes positions, c'est insultant de travestir la réalité.
Ensuite, je pense aux catholiques qui ne doivent pas particulièrement apprécier de voir l'Eglise catholique ridiculiser de cette manière. L'image qui m'a vraiment choqué reste l'apparition de la dépouille papale, ce qui traduit un manque total de respect selon moi. Je fus gêné par cette apparition incongrue qui n'apporte rien sinon une théorie toute pourrie pour l'oeuvre de fiction en question qui pouvait certainement s'en passer.
Enfin, il faut préciser que les 25 dernières minutes nagent dans un grotesque absolu qui représente une des fins les plus pourries du cinéma mondial, pas loin du dernier volet d'Indiana Jones, c'est vous dire. C'est dommage de gâcher un travail plutôt correct et une intrigue haletante avec une manière de faire pour le moins scandaleuse.
Oublions donc cet angle qui pourtant prend une bonne partie du film et un début dont le rythme est digne d'un téléfilm allemand et gardons le reste en nous disons que c'est un film de divertissement pur et dur dont les rebondissements sont inégaux car parfois efficaces, parfois détectables un peu trop rapidement.... Enfin, espérons que tout le monde ne prendra ça que pour un film de divertissement.
Ecrit le 17/05/2009 à 18h46
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Donnez votre avis sur ce film en participant à mon sondage:
http://www.deliberer.com/poll/anges-et-dmons-1163.html
08 mai 2009
Company man - Film de Peter Askin et Douglas Mc Grath
Company man
Film de Peter Askin et Douglas Mc Grath
Avec
Douglas Mc Grath
Sigourney Weaver
John Turturro
Durée: 1h35- Distribution: UFD
Quand un petit prof de grammaire un peu obsédé par ce qu'il fait se rêve en auteur devient par inadvertance un agent secret en plein milieu de l'épisode de la baie des cochons, ça donne ce film bizarre et truculent. Nous suivons les aventures de Allen Quimp qui invente un gros mensonge pour impressionner sa femme Daisy(Sigourney Weaver), cerbère totalement déjantée qui épouvante son mari par tant de critiques et d'humiliations. Mais demander à une femme de garder un secret, Daisy va aller raconter tout ça à ses copines et Allen va être retrouvé par le FBI qui forcémen s'intéresse de près à cette drôle d'histoire.
C'est un film fort bizarre, il faut tout de même le dire. C'est assez amusant même si l'on sent que quelquefois l'auteur tire un peu à la ligne histoire de pouvoir tenir au delà d'une heure et demie. Il n'empêche que l'ensemble reste très drôle, teinté d'humour absurde pas toujours évident. C'est ce qu'on appelle véritablement une pochade, la bonne vieille et classique pochade où l'humour est de mise mais où le scénario ressemble peu ou prou à une série de sketch inégaux mais somme toute plutôt sympathique à suivre.
Il faut préciser que l'ensemble baigne dans une hystérie sympathique avec en tête Sigourney Weaver, excellente en maîtresse-femme sidérante, l'acteur principal est également le scénariste et le réalisateur et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il donne de sa personne. Précisons également que nous avons l'apparition, non créditée au générique, de Woody Allen correspondant désabusée de la CIA à Cuba. C'est assez troublant de le voir ici même si il fait plus que jamais du Woody Allen, il n'empèche que c'est réjouissant de le voir passer. Précisons aussi qu'Anthony la Paglia, le Jack Malone de FBI portés disparus, joue un Fidel Castro d'opérette absolument incroyable.
On ne peut pas dire que Company man soit le meilleur film de tout les temps, loin de là, la faute à un scénario qui rend l'ensemble un peu longuet et une fâcheuse tendance au coup de mou arrivé à la moitié du film. Cela reste une comédie sympathique et drôle dont les ressorts comiques sont indéniables.
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05 mai 2009
Celle que j'aime - Film d'Elie Chouraqui
Celle que j'aime
Film d'Elie Chouraqui (2009)
Avec
Marc Lavoine
Barbara Schultz
Gérard Darmon
Durée: 1h43 - Distribution: Mars
Isabelle (Barbara Schultz) est fraîchement divorcée, elle est souriante, les gens l'aiment bien. De toute façon, c'est pas compliqué, tout le monde l'aime bien, elle n'a aucun problèmes, même quand on lui cherche des noises à un moment du film, le personnage en question sabre le champagne quand même à la fin avec elle. C'est fou, non? Bref, Isabelle a aussi un fils, ce n'est pas rien, il s'appelle Alphonse? Arsène? Achille oui! C'est pas évident avec un prénom pareil alors il va se venger. Antoine (Marc Lavoine) entre dans la vie d'Isabelle et dans Isabelle aussi par la même occasion (oh: ça va! on peut être égrillard non?) et Achille (Anton Balekdjian) n'accepte pas, il veut garder sa mère pour lui ou à la limite que son père (Gérard Darmon) revienne. Va t-il y arriver? Rien n'est moins évident.
La première chose est de savoir si on est face à une comédie romantique ou pas. Je sais que je suis monomaniaque mais j'aime mettre des idées dans des cases une fois de temps en temps, histoire de pouvoir être clair. Et ici, ce n'est pas si simple. La faute à qui? La faute au gamin. Déjà, il est très malsain le gamin, il n'arrive jamais à me paraître sympathique. On ne comprends pas son acharnement et sa logique à vouloir mettre l'amant de sa mère sur la touche. Tout est trop dans ce film: le gosse est trop compliqué, Lavoine est trop sympathique à tel point qu'il en devient inhumain, comme les dessins-animés qu'il crée, Darmon est super arrangeant mais aussi sauvagement transparent et doté de ce fait d'une psychologie peu intéressante. C'est pas compliqué, pour les plus anciens, on se croirait dans la rue Gama, ça en devient insupportable. Tout le monde il est charmant, tout le monde il a besoin d'amour, au secours! On y croit pas.
Des personnages principaux aux copains du journal à l'organisation vaguement baba-cool en passant par l'équipe (discrète) du staff Lavoine, ils m'énervent tous, surtout dans une scène hystérique où tout le monde se met à crier en même temps comme dans Fort Boyard où les candidats voyant la clepsydre se vider meuglent "Sors!" au malheureux prisonnier de la cellule. pourtant, je partais avec de bonnes intentions... et j'en ai toujours.

Barbara aime Marc... Ah ben non, là c'est
Gérard, il faudrait peut-être se décider, là.
Bien sûr, c'est mignon, intéressant, on rit même pas mal mais c'est le fond du film qui me dérange beaucoup, particulièrement la deuxième partie où on propose une histoire déjà vue (ce film a un cousinage sauvage avec Génial! Mes parents divorcent) avec un gamin pervers traité par un psy caricatural qui n'apporte rien à l'histoire et une famille qui, summum du comble de l'énervement, pardonne toutes ses conneries! C'est le serpent qui se mord la queue: Chouraqui dénonce quelque chose de façon mièvre (l'éducation des enfants d'aujourd'hui est décidément bien lâche) et conclut en pleine contradiction.
C'est vraiment dommage car le film m'a plu sur la forme dans la mesure où c'est fort mignonnet mais pourquoi donc proposer cette caricature des vrais gens et d'un problème social important mais ici inutilement évoqué?
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01 mai 2009
Romaine par moins 30 - Film d'Agnès Obadia
Romaine par moins 30
Film d'Agnès Obadia
Avec
Sandrine Kiberlain
Pascal Elbé
Pierre-Luc Brillant
Durée: 1h25 - Distribution: UGC
Romaine (Sandrine Kiberlain) a un copain, Justin (Pascal Elbé), qui pense à tout et qui va dès lors lui offrir des vacances de Noël à Montréal. Le fait que Justin pense à tout agace ostensiblement Romaine qui, arrivée dans l'avion, pète les plombs après avoir entendu une hôtesse de l'air (Elina Lövensohn) s'entraîner dans les toilettes pour annoncer une catastrophe imminente. Suite logique, Romaine se fait larguer par moins 30 (d'où le nom du film) et va alors vivre une aventure absolument bizarre au milieu de l'hiver canadien en compagnie de l'hôtesse qui lui a fait perdre son amoureux et de mecs plutôt mignon qui, de manière incompréhensible, lui tournent autour (Pierre-Luc Brillant et Louis Morissette).
La bande-annonce donne envie, c'est le moins que l'on puisse dire. L'histoire de cette fille paumée qui apprend la vie dans un pays où on ne peut pas espérer plus chaud que dans son congélateur. Et puis, on est déçu pour plusieurs raisons. Tout d'abord, parce que l'histoire est vue et revue, même si l'ensemble est plutôt charmant, on finit par s'attendre à ce qu'il va se passer. Ensuite car le côté totalement dégligué de l'histoire fatigue un peu . C'est le problème de ce genre de films: si on ne rentre pas dedans, on se sent un peu rejeté et le côté fou finit par nous échapper. C'est ce qui m'est arrivé ici faute de logique et à cause d'un scénario décousu qui alterne les très bons moments et les trous d'air qui déstabilisent l'intrigue.
Les acteurs sont pourtant sympathiques avec en tête Sandrine Kiberlain, convaincante en fille perdue cheveux bouclés qui est peut-être un peu trop offusquée à mon goût mais qui réussit bel et bien à donner vie à son personnage. Il n'empêche que la psychologie de ce personnage paraît non pas compliquée mais carrément torturée à certains moments, de ce fait, pas toujours très logique.
C'est donc une chronique quelquefois un peu essouflée mais plutôt charmante en définitive. Malheureusement, aussi vite oubliée que vue. J'ai fait la séance en début d'après-midi et je commence déjà à perdre un peu le fil. J'ai dume payer une micro-sieste sans m'en rendre compte.
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