Le ciné de Gaël

Je vous invite à entrer dans mon monde cinématographique qui se veut ecclectique. Que ce soient des films qui viennent de sortir ou des films plus anciens, je parle de tout!

29 avril 2009

Coco avant Chanel - Film d'Anne Fontaine

Coco_avant_Chanel_afficheCoco avant Chanel
Film d'Anne Fontaine

Avec
Audrey Tautou
Benoît Poelvoorde
Marie Gillain

Durée: 1h50 - Distribution: Warner Bros


Voici l'histoire élégante et passionnante d'un des noms les plus fameux dans le monde et... cocorico, il vient de chez nous ce nom. Gabrielle alias Coco alias ici Audrez Tautou traîne sa vie dans ce film entre ses débuts comme chanteuse légère à l'Alcazar (comme dans Les remparts de Varsovie de Jacques Brel, y a t-il un rapport?) en compagnie de sa soeur (Marie Gillain) et son premier défilé couronné de succès. Entre temps, Coco a rencontré un personnage haut en couleurs, glandouilleur magnifique, à la réfléxion intelligente et soignée, il s'agit d'Etienne Balsan (Benoît Poelvoorde), Coco rencontre également le premier amour fort de sa vie en la personne du gestionnaire sexy de Balsan, Boy Capel (Alessandro Nivola). Malgré la jalousie du gentleman Balsan sous des traits d'enfoiré total, celui-ci va la laisser faire et ça, c'est chevaleresque.

Un biopic, un! Après Piaf, après Sagan et avant Soeur sourire - dont une biographie au sous-titre grotesque, à savoir Dominique, nique, nique, un destin tragique vient de sortir - voici un monument du patrimoine français qui a le droit à une vie sur grand écran. L'exercice n'est pas toujours réussi car périlleux (il suffit de regarder celui-ci) mais là, c'est fin et subtile, intelligent avec un rythme totalement adapté à la vie de cette femme d'exception, malgré quelques lenteurs en milieu de film qui lui donne un air de téléfilm sans imagination. C'est bien le seul reproche que l'on peut lui faire... Il y en a peut-être un autre quand même.

Coco_avant_Chanel_pics
Manque plus que le perroquet.

Les acteurs sont bien choisis car Anne Fontaine a su choisir les meileurs: Audrey Tautou est parfaite comme d'habitude, Benoît Poelvoorde reste l'un des meilleurs acteurs de sa génération et il a l'air d'aller mieux, ce qui me réjouit. La seule chose qui me gêne un peu c'est le manque de relief de la réalisation. En effet, il n'y a pas véritablement d'inventivité et tout ceci reste plutôt sage, même monotone mais la réalisatrice réussit à nous donner l'envie suivre cette grande dame là où elle veut nous emmener.

Coco avant Chanel est un film très honnête, très propre sur lui (trop?) qui a l'avantage de nous faire passer un très joli moment et certainement l'inconvénient de faire de ce joli moment un souvenir périssable.

****

Donnez votre avis pour ce film en votant ici: http://www.deliberer.com/poll/coco-avant-chanel-1164.html

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28 avril 2009

Little miss sunshine - Film de Jonathan Dayton et Valerie Faris

Little_miss_sunshineLittle miss Sunshine (2006)
Film de Jonathan Dayton et Valerie Faris

Avec
Abigail Breislin
Toni Collette
Greg Kinnear

Durée: 1h40 - Distribution: Fox

Olive est une petite fille qui rêve d'être miss. Par un heureux hasard, elle est repêchée dans un concours de miss après le désistement d'une des candidates... à l'autre bout des USA. Il faut alors partir dans le Volkswagen jaune avec toute la famille: le père castrateur et énervant, la mère scoot toujours, le frère mutique, le tonton gay et suicidaire et le papy héroïnomane. Autant dire que rien ne va véritablement se passer comme prévu d'autant que le van est lui-même un personnage à part entière et que lui aussi fait des caprice (il ne démarre qu'en troisième). Ils vont y arriver à ce concours mais dans quel état?

J'avais déjà entendu parler de ce film qui avait été un succès à sa sortie. première bonne surprise, celle de retrouver Toni Collette, la Muriel du mythique Muriel, cette jeune fille moche fan d'ABBA. Elle est incroyable dans ce rôle de mère courage pathétique qui tient sa famille à bout de bras comme elle peut. D'autre part, la surprise vient également des personnages qui ont une vraie histoire, de vraies félures et qui nous font nous attacher très rapidement. la seule chose que l'on pourrait reprocher au film, c'est un plagiat certain du titre dont la victime est une oeuvre incontestée aujourd'hui:

littlemisssunshine_pics
Pièce à conviction n°1

Ce road-movie improbable est une leçon de vie où la connerie ordinaire y est dénoncée, particulièrement durant la scène finale qu'il ne faut vraiment pas rater. Ce film est humain, une bouffée de bonheur qui doit sa réussite à sa sobriété. Ce film est une merveille, je ne mets que 4 étoiles car c'est la codification mais j'en mettrai bien plus si je pouvais.

*****

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27 avril 2009

Bernard Haller

Bernard_HallerJe rentre de vacances dimanche soir. En rangeant, j'allume distraitement la télé et me souviens que c'est les Molières. J'aime ce genre de cérémonies un peu chiantes où des membres d'une corporation s'autofélicitent de leurs talents respectifs. A un moment, Frédéric Mitterrand - très morose ce soir là - annonce la nécro. A la fin il rajoute trois personnes: une dont je ne me rappelle plus, Macha Beranger et Bernard Haller.... Quoi? Bernard Haller? Mort? Je ne veux pas y croire. Pour moi, il est le Fouvreaux génialissime de Signé Furax avant d'être la doublure dos fréquente du président Mitterrand dans les comédies des années 80. Il est surtout un pince-sans-rire formidable qui m'a tellement manqué dimanche soir que j'ai revu Signé Furax, histoire de le revoir car il m'a manqué tout d'un coup, car il manquera à la comédie tant son talent était grand. Adieu Bernard.

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24 avril 2009

Love (et autres petits désastres) - Film d'Alek Keshishian

LoveLove (et autres petits désastres) - (2007)
Film d'Alek Keshishian

Avec
Brittany Murphy
Matthew Rhys
Santiago Cabrera

Durée: 1h30 - Distribution: EuropaCorp

Emily et Peter font une colocation à Londres. Emily est assistante chez Vogue alors que Peter en bave pour qu'on lui prenne un de ses scénaries mais c'est surtout leurs histoires d'amour qui sont le centre de ce film. Emily sort toujours avec son ex depuis trois mois alors que Peter ne trouve pas chaussure à son pied. Ce sont les aventures sentimentales de deux bobos, un gay et une jeune fille qui ne sait pas ce qu'elle veut. Paolo arrive alors et c'est l'émoi et surtout le quiproquo: emily est persuadée qu'il est homo et joue les entremetteuses pour Peter.

La comédie sentimentale est souvent l'objet d'écueils difficiles à contourner. il est effectivement facile de tomber dans le mélo bien chiant qui pollue un film comme personne. Ici, ce n'est pas le cas. je l'avoue, j'ai eu quelques réticences au départ en me disant que j'étais tombé sur un film terriblement facile. Pas du tout! Les personnages sont attachants et particulièrement Peter, charmant homo avec ses failles et ses doutes, qui est véritablement le personnage central de l'histoire. De plus, l'humour n'est pas en manque avec quelques personnages fort intéressant comme la supérieure / meilleure amie d'Emily qui confectionne des spaces cakes et qui flirte avec un obsédé sexuel au téléphone... N'oublions pas la théorie très interessante de la psy qui allie histoire d'amour et flatulences, ça m'a rappelé des souvenirs...

Love_pics
Oui, je sais, on en rêve tous

Il n'empêche que ce film très léger reste une vraie réussite. On se retrouve à sortir du cinéma et à espérer qu'une suite se fasse car même après un bon bout de temps sans l'avoir vu, ça reste un bon souvenir à se promener dans les turpitudes de cette bande de potes.

*****

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23 avril 2009

Big movie - Film de Jason Friedberg et Aaron Seltzer

Big_movieBig movie (2007)

Film de Jason Friedberg et Aaron Seltzer

Avec
Kal Penn
Adam Campbell
Jennifer Coolidge

Durée: 1h32 - Distribution: 20th Century Fox

J'avais envie de rire ce matin alors je me suis présenté au premier ciné venu pour m'enquérir d'une jolie place de pour "Big movie". Difficile de résumer cette bizzarerie. C'est en fait une compilation des films qui ont le mieux marché l'année dernière mais vu sous l'angle parodique.
En effet, de "Harry Potter et la coupe de feu" à "Da Vinci Code" en passant par "Pirates des caraïbes", "Des serpents dans l'avion", "X-men" ou même "Borat", tous sont passés à la moulinette sous prétexte de suivre les aventures de quatre orphelins (comme les orphelins Baudelaire donc) dans un périple qui les amènent dans le monde Gnarnia (Le "G" apparaît pour éviter les problèmes de droit, dixit un personnage du film) pour... pour quoi faire ?
Les scénaristes n'en savent rien et d'ailleurs ils s'en tamponnent, le but ici est de faire une compilation de clins d'oeil.

Si encore les clins d'oeils étaient réussis. on sourirai, on se tiendrai les côtes peut-être mais là, rien, le vide total du côté de l'humour. L'histoire n'est pas une histoire, les gags ne sont pas non plus des gags. Le fond de commerce reste dans le pipi-caca-prout (pas de caca d'ailleurs mais du vomi... on fait avec ce qu'on a). C'est souvent lourd, décousu et quelquefois carrément malsain. Même la zoophilie est présente...

Big_movie_pics
Si Obama avait vu le film, aurait-il embauché
Kal Penn (à droite)? On est loin de Dr House...

Tous les sujets peuvent faire rire s'ils sont bien traités. Ici, je me suis ennuyé profondement à regarder un film qui n'arrive même pas à la cheville de Scary Movie (même le 4, c'est pour vous dire...). Les acteurs en font des tonnes mais jouent comme des buses. Les références aux films ne sont présentes que pour faire joli. Faire de Jack Sparrow (Pirate des Caraïbes) un alcoolique, de Willy Wonka ("Charlie et la chocolaterie") un cannibale ou le brave castor du monde de Narnia un pacsé d'un homme chèvre, il faut oser.

On a le droit d'oser quand on a du talent. Ici, c'est affligeant... Laissez tomber.

°

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22 avril 2009

17 ans encore - Film de Burr Steers

17_ans_encore_affiche17 ans encore
Film de Burr Steers (2009)

Avec
Zac Efron
Leslie Mann
Matthew Perry

Durée: 1h40 - Distribution: Metropolitan


En 1989, Mike (Zac Efron) est le chouchou de son lycée: il est beau (enfin bon...), il est grand, il est la star de son équipe de basket, il est très amoureux de Scarlett et va être pris à l'université s'il arrive à gérer son dernier match. Arrive une sorte de drame puisque sa copine lui annonce qu'elle va avoir un enfant et que, de ce fait, elle veut le larguer (logique quoi. De plus, vous énervez pas, c'est un secret pour personne puisque c'est annoncé au début du film). Mike abandonne son match, convole en justes noces et on le retrouve 20 ans plus tard sous les traits de Matthew Perry. Ici, il faut préciser que Zac Efron a du souci à se faire si dans vingt ans il ressemble à Matthew Perry après un divorce et deux cures de désintox. Bref, Mike va avoir la chance de revivre ses 17 ans (comment, c'est trop farfelu pour l'expliquer) et corriger les erreurs de sa vie.

C'est clairement un film pour adolescents et surtout pour adolescentes puisque la présence de Zac Efron, innénarable comédien de High school musical et l'acteur certainement le moins doué de sa génération - on va y revenir, justifie certainement le montage du projet. Car ici, rien de très intéressant à raconter, l'ensemble est propice à la micro-sieste dans la mesure où il n'y a rien de nouveau sous le soleil des comédies adolescentes. En effet, nous sommes dans une bluette assez insipide qui haussille entre "Sauvés par le gong" en moins bien et la défunte émission de TF1 "Pour la vie" où les candidats devaient conquérir ou reconquérir leurs femmes devant Fabrice et Valérie Pascale en éxécutant des épreuves débiles. Ici, nous sommes au niveau -1 de l'humour, le scénariste n'a pas daigné se présenter et la metteur en scène a certainement abandonné l'idée de donner des conseils à Zac Efron, vu le niveau.

Il est vrai que notre jeune ami n'est pas vraiment doué pour la comédie. Il a une belle gueule (et encore), sait danser mais joue particulièrement à côté quand il s'agit d'annoner deux ou trois lignes de dialogue. En revanche, il prend de façon assez réjouissante les claques dans la tronche. Les autres acteurs sont plutôt convenables avec en tête Matthew Perry qui n'apparaît qu'au début et à la fin et qui cherche à sauver une carrière peu passionnante jusque là. Il ne sont pas aidés par une histoire dont on devine la fin dès le début et qui donc ne présente absolument aucun intérêt.


17_ans_encore_pics
J'me la pète


"17 ans encore" appartient à la catégorie des téléfilms qui pourraient passer le samedi après-midisur TF1 après Reportages au moment où on digère le repas de midi, où on fait le repassage, où on prépare la semaine qui vient. C'est très léger et ça prend certainement les gens pour des idiots tant le travail réalisé par les irresponsables qui ont mis ce film sur pied est inutile.

Ecrit le 22/04/2009 à 21h54

°

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21 avril 2009

Les fous du stade - Film de Claude Zidi

Les_fous_du_stade_afficheLes fous du stade
Film de Claude Zidi (1972)

Avec
Les Charlots
Paul Préboist
Martine Kelly

Durée: 1h25 - Distribution:

Et revoilà les Charlots dans un film un peu meilleurs que les autres. Quand je fait référence à la qualité du film, je ne parle pas bien sûr des gags, souvent à la ramasse, mais heureusement pas toujours. Quelques bons font rire ou sourire mais le vrai problème ici est le côté pléthorique des gags. Trop de gags ont tendance à tuer sauvagement le gag. Le scénario est à peu près inexistant et se contente d'aligner un ensemble de morceaux plus ou moins de bravoure exécutés au sens propre comme au sens figuré par des Charlots toujours très sympathiques mais toujours pas acteurs, se contentant de partir tout seuls en vrille, donnant une impression claire d'improvisation et de ce fait, de brouillon plutôt réjouissant mais pas très structuré. Il n'empêche que c'est un ensemble un peu maladroit qui nous est proposé.

Alors, quand on a pas de scénario, on fait apparaître des guests comme Guy Lux dans un passage éclair (c'est le cas de le dire) ou encore Aimable dnas une sorte de showcase pour le passage de la flamme. Car oui, on a tendance à l'oublier mais au départ, les Charlots doivent aider un sympathique épicier (Paul Préboist, pas mauvais et presque dans un premier rôle) à organiser une fête pour des jeux qui ne sont pas olympiques (certainement n'ont-ils pas eu le droit d'utiliser ce nom). Gérard Rinaldi tombe amoureux de la fille de Paul Préboist (qui figurera dans un film nettement plus chaud trois ans plus tard, à savoir Histoire d'O).Tout tourne autour de ça sans jamais proposer une intrigue digne de ce nom. En une heure vingt-cinq, ça tient presque tu prodige. Alors, les charlots picolent, piquent de la bouffe, des sous, volent des vélos, c'est forcément rigolo à l'époque sinon ils ne l'auraient pas faits. C'est en fait plutôt franchouillard, c'est un certain niveau d'humour mais c'est plus trop le mien et arrivé au milieu du film, le metteur en scène est rentré chez lui, l'histoire n'a plus de sens et on rigole une fois de temps en temps.

Les_fous_du_stade_pics
Easy rider

Nos camarades font conneries sur conneries dans le village, dans un champ, sur un stade et la déclinaison de leurs bêtises se fait dans tous les sports. Encore une fois, il y a du très bon mais aussi du pas très glorieux, surtout du à une mise en scène qui tire à la ligne et qui ne s'ennuie pas de subtilités. Bref, c'est assez idiot mais dans l'avalanche de gags présents à l'écran, certains trucs bien absurdes (le coup des douches, le gars avec la marque du maillot, la statue qui se baisse en voyant arriver le tunnel) nous rendent indulgents face à un ensemble pas toujours propre et à un scénario indigent qui fait que l'on s'ennuie fort vite.

Ecrit le 19/04/2009 à 22h06

*

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20 avril 2009

Dodgeball, même pas mal - Film de Rawson Marshall Thurber

Dodgeball_afficheDogeball, même pas mal
Film de Rawson Marshall Thurber (2004)

Avec
Vince Vaughn
Ben Stiller
Christine Taylor

Durée: 1h32 - Distribution: UFD

Peter LaFleur (Vince Vaughn) a un centre de remise en forme assez particulier puisqu'il est peuplé de loosers inquiétants. Son ennemi juré se nomme White Goodman (Ben Stiller), petit personnage désagréable et ridicule qui a fait de la gonflette une sorte de religion, qui ne sait pas se déplacer sans des gardes du corps surmusclés et qui a un petit côté homo refoulé. Ce charmant personnage est bien décidé à ruiner Peter et veut lui piquer son salon, d'autant plus que notre ami à nom canadien se fait redresser fiscalement par une jolie inspectrice (Christine Taylor). Sa seule solution lui est soufflé par un des neuneus de sa salle de sport, faire du dodgeball, une sorte de balle au prisonnier super violent.

 

J'ai vu ce film un dimanche soir, histoire de décompresser, sur la TNT en me disant que ce sera forcement une merde immonde et que comme ça, je pourrais le ranger dans la rubrique nanards qui, en ce moment, vous l'aurez remarqué, est assez désertique, étant donné que les oeuvres de Chuck Norris ont le droit à leur propre rubrique désormais. J'avais aussi ma petite idée derrière la tête puisque le moustachu taciturne sus-nommé était dans le film, je le savais, et qu'un petit coup de Chuck, ma foi, ne fait jamais de mal.

 

Si on laisse de côté une intrigue plutôt pauvre, on passe objectivement un très bon moment devant ce film assez admirable qui tient essentiellement sur un humour corrosif qui ne se gêne pas pour dynamiter les films où le sport est la ligne de conduite du héros (on pourrait citer ce chef d'oeuvre chuckien bien que celui-ci soit clairement une type de parodie). Les personnages caricaturaux, volontairement ridicules sont dans la droite lignée du génial Mary à tout prix quelques années plus tôt. Les situations à multiples rebondissements donnent à l'ensemble un côté terriblement frapadingue qui fait rire nerveusement en pensant "Mais p... (je suis poli hein?) qu'est ce qu'ils sont cons!"

 

Et puis, il y a des guests. Laissons de côté l'apparition-mystère de Lance Armstrong dans un bar aux côtés de Vince Vaughn qui n'apporte rien du tout et qui, avec le recul, le rend plus ridicule qu'autre chose, et intéressons-nous au coach allemand de l'équipe de Dodgeball. A cet instant, il est important de préciser que nous rendons dans la quatrième dimension puisque l'acteur, que dis-je le maître, qui donne vie à ce personnage est:

david_hasselhoff
Hmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm

Oui, vous ne revez pas, c'est bien l'excellent David Hasselhoff, le même qui courrait au ralenti sur les plages de Malibu, qui parlait quelques années avant avec une voiture et qui fut un must des sites de vidéos en ligne (je ne ferai pas de pub, ils m'interdisent d'utiliser leurs vidéos) totalement torché dans une salle de bains. Oui, il est extraordinaire en entraîneur pas content qui engeule ses joueurs en allemand, ces mêmes joueurs qui, avant le match, touche une bible ornée de la photo de l'incroyable artiste qui a osé il y a quelques années commémorer la chute du mur de Berlin avec une veste clignotante du meilleur aloi.

Le meilleur est bien sûr l'apparition de notre dieu à nous, à savoir notre Chuck Norris, le popples du Texas, le grand méchant ranger, l'irritable de Dallas. Une petite apparition dans le jury du dodgeball. Notre Chuck sourit, il irradie, il est beau, il m'excite... N'allons pas jusque là en fait mais quel plaisir de retrouver dans ce micro-rôle notre rouquin préféré dans quelque chose de rapide mais d'efficace.

Dodgeball_picsLe film est donc un réjouissant ensemble de n'importe quoi où Ben Stiller tire son épingle du jeu en proposant un personage d'une méchanceté jouissive. Même si vous avez peur que ce soit très con, regardez-le car je vous rassure, c'est très con.

Ecrit le 18/04/2009 à 18h48

*****

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17 avril 2009

Joyeuses Pâques - Film de Georges Lautner

Joyeuses_P_ques_afficheJoyeuses Pâques
Film de Georges Lautner (1984)

Avec
Jean-Paul Belmondo
Sophie Marceau
Marie Laforêt

Durée: 1h38 - Distribution: AMLF


Stéphane (Jean-Paul Belmondo) a ce qu'on pourrait appeler le démon de midi mais côté masculin. Marié à Sophie (Marie Laforêt) depuis dix ans, cela ne l'empêche pas d'avoir envie de sauter sur tout ce qui bouge. Du train-couchettes à la voisine de balcon en passant par l'amour à la plage (a-ou-ou-tcha-tcha-tcha), il les veux toutes. Un week-end de Pâques, Stéphane accompagne Sophie à l'aéroport avec la ferme intention de profiter de ce célibat apparent pour lever une petite. Elle se présente sous les traits de Julie (Sophie Marceau), fraîchement débarqué par son désormais ex qui va rejoindre sa petite famille. Stéphane va dès lors tout faire pour la séduire jusqu'à faire l'erreur terrible de l'amener chez lui. Et ce qui devait arriver arriva, Sophie rentra pour découvrir le couple. Mais que va t-il donc se passer? C'est insoutenable...

Jean-Paul Belmondo est l'un des acteur, encore aujourd'hui, les plus populaires du cinéma français et dans les années 80, il se catalogue dans les films comiques quasi-boulevardiers (ce n'est pas du tout une critique, j'aime bien le boulevard mais quand c'est réussi). Après Le guignolo, le merveilleux L'animal ou encore Les morfalous avec Marie Lafôret et cette réplique culte quand le mari de celle-ci se fait électrocuter en urinant sur un cable: "C'est bien la première fois qu'il fait des étincelles avec sa queue", voici une adaptation d'une pièce de Jean Poiret par lui-même et Georges Lautner. On pourrait s'attendre à des portes qui claquent - il y en a - des cris - il y en a - des répliques cinglantes - il y en a aussi - et des maris dans la placards, eh bien c'est le cas.

Joyeuses_P_ques_pics
Gérard Hernandez en indien.
Ne faut-il donc pas être un peu pervers?

A l'occasion de Pâques, le film a été rediffusé lundi et c'est avec beaucoup de plaisir que je l'ai retrouvé car c'est un communicateur de bonne humeur comme on en voit pas si souvent. C'est un réel bonheur de voir tous ces acteurs partir joyeusement dans cette intrigue somme toute très classique à base de tromperies et de mythomanie mais les premiers rôles sont géniaux, avec en tête Belmondo -toujours génial - mais aussi la splendide Marie Laforêt, d'une drôlerie et d'un piquant sensationnel. Sophie Marceau interprète une jeune fille à l'âge indéfinie - le scénario a l'air de dire qu'elle a 16-18 ans et là, l'aide d'un avocat-conseil pourrait être utile - et qui malgré quelques passages obligés comme la moue boudeuse et le mordage de lèvres inférieures labelisé femme-enfant s'en sort bien.

Parlons aussi des seconds rôles qui eux ont un peu de mal à survivre comme Gérard Hernandez en serveur de restaurant indien (?), Rosy Varte (son dernier film au cinéma pour l'instant, c'est fou ça) déchaînée en mère abandonnée ou encore Michel Beaune qui campe ici un rôle d'envoyé communiste du ministère. Certes, les seconds rôles sont laissés pour compte mais le scénario suit dans cette ballade pascale et néanmoins adulterine. Une bonne petite comédie comme on en fait plus aujourd'hui.

Ecrit le 14/04/2009 à 11h27

*****

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16 avril 2009

OSS 117: Rio ne répond plus... - Film de Michel Hazanavicius

OSS_117_afficheOSS117: Rio ne répond plus...
Film de Michel Hazanavicius (2009)

Avec
Jean Dujardin
Louise Monot
Alex Lutz

Durée: 1h40 - Distribution: Gaumont


OSS 117 (Jean Dujardin) reprend du service pour aller récupérer contre une rançon de 50 000 francs (nouveaux) des microfilms concernant une liste de collabos français qui pourrait être gênante pour certains personnages haut-placés. Armand (Pierre Bellemare... Oui, ça surprend), son patron, lui confie cette mission mais très rapidement, il se trouve que les services secrets français ne sont pas les seuls à s'y intéresser, les services secrets israëliens aussi, en la personne de Dolorès (Louise Monot) qui va suivre notre agent secret dans ses aventures et ses mésaventures par la même occasion.

Voici le deuxième opus des aventures tant attendues de Hubert Bonisseur de la Batte, tant attendues que les fans hard-core du premier volet ont certainement dû placer la barre très haut, en tout cas c'est un peu mon problème ici. Entendons-nous bien, Jean Dujardin incarne toujours ce crétin abérrant aussi nul en géopolitique (il ne connaît même pas la seconde guerre mondiale...) qu'il est tendancieusement raciste. C'est bien sûr dans cette bêtise crasse qu'on reconnaît là notre pur anti-héros et qu'on l'aime. Ici, on continue à beaucoup rire malgré le fait que les gags arrivent de loin.

En effet, tout le scénario semble être visible à l'écran. Les ficelles sont cette fois-ci assez imposantes et même si on rit de bon coeur, il est fréquent dans cette épisode de se dire: "là, il va se passer ça". C'est bien dommage. N'ôtons rien pour autant aux qualités de cette suite avec une scène en passe de devenir culte à savoir la scène des hippies sur la plage et cette splendide main au cul de Jean Dujardin (est-ce la main ou le cul qui est splendide d'ailleurs?). Le reste est sans véritable surprise à part l'apparition de Pierre Bellemare qui remplace le regretté Claude Brosset et une mini-apparition d'Arsène Mosca. Décidément, je dois être vraiment déçu.


OSS_117_pics
L'Homme moderne


Pourtant, s'il me fallait oublier le premier volet, je ne pourrais pas dire que c'est mauvais, loin de là, c'est même très amusant mais encore aurait-il fallu que la parodie de film d'espionnage fonctionne à fond avec des ennemis qui en valent la peine. OSS 117 se bat contre pas grand monde, ce qui rend l'ensemble un peu lent. Sacrilège, j'ai regardé mon poignet pensant qu'il y avait une montre et tout de suite, j'ai recommencé à fixer l'écran perclus de remords de n'avoir pas aimé totalement ce volet. Ca reste cependant très agréable, plein de bonnes idées mais tout de même un peu trop automatique pour moi.

Ecrit le 16/04/2009 à 15h32

*** (avec regret)

Posté par lecinedegael à 05:36 - Parodie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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