Le ciné de Gaël

Je vous invite à entrer dans mon monde cinématographique qui se veut ecclectique. Que ce soient des films qui viennent de sortir ou des films plus anciens, je parle de tout!

20 février 2009

Super Nacho - Jared Hess

Super_nacho_afficheSuper Nacho
Film de Jared Hess (2006)

Avec
Jack Black
Ana de la Reguera
Hector Jiménez

Durée: 1h32 - Distribution: UIP

Nacho (Jack Black) est un humble serviteur de monastère durant la journée mais il devient à la nuit tombée un catcheur formidable, secondé par son acolyte des rues (Hector Jiménez). Enfin, il faut surtout savoir quoi mettre derrière le mot "formidable" dans la mesure où le garçon ne brille pas toujours par son talent et se prend des roustes assez sauvages. Il est tout de même soutenu par soeur Encarnacion (Ana de la Reguera) qui va découvrir son secret, et les enfants du couvent qui ont bien compris que plus Super Nacho gagnerait, meilleure serait la cuisine, sont tous derrière lui.

Je ne vous cacherai pas que je m'attendai à quelque chose de bien plus brillant et de bien plus drôle que ce petit film sans grande imagination ni originalité. Vous dire que j'ai été déçu n'est pas de trop car cela faisait bien longtemps que je voulais voir ce film. A l'époque de sa sortie en salle, celui-ci avait déjà été décalé; à la période où il est enfin sorti, j'étais trop occupé pour y aller. Quelle ne fut pas majoie quand je trouvai le DVD. Et là (comme on dit à TF1), tout s'accélère...

Voici une intrigue plutôt simpliste et, il faut le dire déjà vue. Tout est construit sur les deux personnages principaux, à savoir Nacho et son acolyte, qui se rencontrent dans des conditions particulières (voir un paquet de films dont Le Jaguar ou La chèvre), viennent à s'engueuler pour mieux se retrouver (voir les mêmes) et enfin réussissent... C'est désolant de banalité. Sur un sujet aussi original et déjanté, on pouvait très clairement s'attendre à quelque chose de beaucoup plus péchu et de bien plus élaboré.

Hormis les scènes de bastons qui sont, il faut bien l'avouer, jouissives; l'ensemble manque un tant soit peu de rythme même si quelques idées restent plutôt bien utilisées. La déception ne vient certainement pas des acteurs qui sont plutôt bons, même si l'on peut regretter le surjeu de Jack Black qui ocmme à son habitude fait son show en oubliant qu'il n'est pas en stand-up mais dans un film où la parole est un minimum distribuée. Mais pourquoi ne pas avoir utilisé les enfants de manière un peu plus élaborée? Pourquoi ne pas avoir donné un peu plus de relief à un ensemble qui aurait certainement pu être une réussite?

Super_nacho_pics
Super héros

Super Nacho est donc un petit ratage même si l'ensemble se suit avec une certaine indulgence. C'est toutde même rageant de voir un sujet aussi original se planter aussi bêtement. Le scénario est bon, les dialogues le sont également. On pourrait certainement reprocher le ratage au formatage de plus en plus fréquent car le film s'adresse entre autres aux enfants à priori, alors on ose pas. C'est fort décevant.

*

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19 février 2009

Le séminaire - Film de Charles Némès

Le_s_minaire_afficheLe séminaire
Film de Charles Némès

Avec
Bruno Solo
Yvan Le Bolloc'h
Armelle

Durée: 1h35 - Distribution: TFM Distribution

Jean-Claude (Yvan Le Bolloc'h) est en pleine déchéance. Véro l'a foutu dehors et il vit dans sa caravane, au milieu du jardin de Hervé (Bruno Solo). De plus, les compères ainsi que Maeva (Armelle), Jean-Guy (Gérard Chaillou), Jeanne (Jeanne Savary) et Philippe (Alain Bouzigues) sont conviés à un séminaire qui a pour principe de changer leurs attitudes au travail. C'est la grande aventure pour nos amis bouseux (car il faut bien dire qu'ils sont vus comme ça, là ausis le regard est complaisant) qui montent à la capitale mais tout ne va pas être si simple. Mais quel suspence mes amis...

Pour tous ceux qui aiment Caméra Café, il faut tout de même vous prévenir que nous sommes en face du sempiternel sydrome de "ceux-qui-veulent-faire-d'une-série-un-film-et-qui-rallongent-la-sauce-sauvagement" à savoir les réalisateurs de ce film, de celui-ci ou aussi de celui-ci. Ce n'est pas toujours une réussite dans la mesure où, jusqu'à preuve du contraire une série - et encore plus une mini-série - tient surun scénario simple et rapide, une intrigue courte. Alors, l'idée de proposer un scénario plus long et une bonne idée mais les mécanismes qui ont fait le succès de la série n'apparaissent plus véritablement ici.

On retrouve bien sûr les personnages devenus mythiques de cette série diffusée aujourd'hui jusqu'à la nausée sur M6 et Paris Première mais on sent bien que l'histoire ne fait pas long feu. la première partie est plutôt réussie avec des dialogues percutants et sympathiques et des situations intéressantes. Sauf qu'ici, tout se met en boucle à partir du moment où le séminaire débute... Et là, les spectateurs deviennent spectateurs d'un séminaire. Pour en avoir fait quelques uns lors de mon année d'IUFM, j'ai un peu ressenti la même chose et de regarder les autres m'emmerder me rassuraient certes mais ne m'amusait pas beaucoup. Le film nous présente malheureusement ceci. Ce que je veux dire ici, c'est qu'il n'y a pas vriament d'inventivité, que les plans caméra de Charles Némès manquent d'originalité et que le petit plus qu'aurait pu être une certaine folie n'apparaît que peu.

On le retrouve quand même avec cette scène de baston générale ou encore une autre scène dont je ne peux même pas vous parler sinon je vous raconterai la fin de l'histoire mais je peux seulement vous dire que le duo Solo / Le Bolloc'h sur une petite machine pour laver les sols à fait ma joie. Les acteurs sont convenables, toutefois quelque peu écrasés par le côté caricatural de leurs personnages respectifs et que ceux qui s'en sortent encore le mieux sont Bruno Solo, Yvan Le Bolloc'h (un peu trop dans le surjeu mais pas autant qu'Armelle, loin s'en faut) et Gérard Chaillou qui interprète Jean-Guy et qui enfin, prend un peu d'épaisseur.

Le_s_minaire_pics
Sé-sé-sé-séminaire (air connu)

L'ensemble est donc plutôt inégal. Même si on passe un moment sympathique, on ne peut pas vraiment dire que ce film soit une réussite totale tant la mise en scène est plate et sans aucune inventivité, tant les situations, surtout à la fin, partent un peu trop dans le burlesque expliqué aux nuls. A voir une fois... si vous voulez sécher un séminaire et si ça vous permet d'avoir bonne conscience.

**

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18 février 2009

Ricky - Film de François Ozon

Ricky_afficheRicky
Film de François Ozon

Avec
Alexandra Lamy
Mélusine Mayance
Sergi Lopez

Durée: 1h30 - Distribution: Le Pacte

Voici une histoire joyeuse et heurese. Katie (Alexandra Lamy) vit dans une banlieue très grise et a un boulot dans une usine non identifiée où elle ne s'épanouit pas du tout. Elle rencontre Paco Sanchez (Sergi Lopez) sur lequel elle flashe rapidement. Bon, c'est qu'une ouvrière donc on s'aime dans les chiottes, hein, ça dérange personne, les pauvres ne savent pas ce qu'est le romantisme. Bientôt, Paco vient s'installer chez Cathy et sa fille (Mélusine Mayance) qui ne vit pas très bien l'arrivée de cet inconnu. En revanche, Cathy est enceinte et va accoucher de... Ricky, dont le nom a été trouvé par la petite, c'est pour vous dire la bêtise de ses parents inconséquents... forcément, ils sont pauvres. En revanche, ces gens-là monsieur vont avoir un bébé surprenant qui va leur faire vivre des aventures extraordinaires dans leurs petites vies exécrables... Sales pauvres va!

Il faut dire que François Ozon n'est plus ce qu'il était, je n'ai pas vu l'avant-dernier mais j'avais subi à sa sortie Le temps qui reste avec Melvil Poupaud et Jeanne Moreau, qui était un film prétentieux et ridicule. Ici, Ozon repousse les limites avec une fable betasse et complaisante mettant en scène deux prolos qui ont plein de défauts. Alors les admirateurs d'Ozon me jetteront la première machine-outil en me disant qu'au contraire, il est l'ultime descendant de Zola avec un magnifique naturalisme... Certes, mais Zola était fin, lui. Ici, Katie (jouée par une excellente Alexandra Lamy cependant) n'est qu'une grosse feignasse qui ne s'occupe pas de sa fille tout en s'occupant d'elle à certains moments, comme si Ozon n'osait pas (magnifique jeu de mots) aller jusqu'au bout. Sergi Lopez campe un méchant pas méchant qui ne sait pas trop quoi faire (et qui physiquement ressemble beaucoup à mon papa, ça fait bizarre). C'est vraiment ça le problème d'Ozon, tout est tiède, on ne sait pas trop où cela va nous mener. Seul le personnage de la petite fille est intéressant même si elle est franchement inquiétante.

L'histoire en elle-même commence comme un drame social sur France 3 le samedi soir pour les mémères qui s'envoient les mots croisés de télé 7 jours avant de s'écrouler sauvagement sur le bord du canapé et continue dans un joyeux n'importe quoi entre le burlesque, la fable et le fantastique. L'ennui, c'est qu'on n'y croit pas un instant et que l'ensemble est bien peu intéressant.De plus, si j'ai bien décrypté la fable, ce n'est pas beau à voir. Ce bébé est un symbole religieux peut-être, social tout du moins car l'argent se mêle à cette histoire sociale désagréable et nunuche.

Ricky_pics
Ricky - ki pousse pousse (j'ai un peu honte là)

François Ozon est en grande difficulté en ce moment. C'est vraiment dommage de gâcher un réel talent et une virtuosité dans des productions qui se moque du monde et surtout des gens qui vivent dnas les cités. Ce regard complaisant est insupportable, c'est une injure à ce que peuvent vivre les gens. Du haut de son paris intra-muros, M. Ozon devrait aller voir ce qu'est vraiment la classe prolétaire et s'il a des relations dans ce milieu qui l'auraient inspiré, un conseil M. Ozon: changez d'amis.

°

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17 février 2009

Poltergay - Film d'Eric Lavaine

Poltergay_affichePoltergay
Film d'Eric Lavaine (2006)

Avec
Clovis Cornillac
Julie Depardieu
Lionel Abelanski

Durée: 1h33 - Distribution: TFM

Marc (Clovis Cornillac) et Emma (Julie Depardieu) est un couple sympathique et sans histoires. Marc est chef de travaux sur un chantier alors qu'Emma suit des études d'archéologie. Ils emmenagent dans une nouvelle maison qu'il va falloir certes retaper mais qui font leur joie. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que cette maison a été construite sur les ruines d'une discothèque gay qui a connu le drame d'un incendie quelques années auparavant et que les fantômes des clubbers sont encore là. Le problème est que Marc peut les apercevoir mais, pour une raison qui est expliquée dans le film alors je ne vais pas le faire ici, il est le seul à pouvoir les regarder. Il passe dès lors pour un dingue aux yeux de sa femme qui ne tarde pas à faire ses bagages.

Dans la lignée de Pédale douce mais en tout de même moins bien, Poltergay propose une comédie où l'homosexualité est au centre du débat. Ici, l'idée est originale, on s'amuse pas mal et pour tout dire on ne s'ennuie pas tant les rebondissements sont importants. Ce sont toutefois les ressorts dramatiques et la trame qui ne sont pas d'une originalité transcendante. En effet, le cheminement sent tout de même le réchauffé avec une sorte d'apprentissage du personnage principal qui comprend que les homos sont sympas. Les comédiens y mettent tout de même beaucoup du leur, dont Clovis Cornillac.

Ici, le fils de Myriam Boyer montre un potentiel comique très exploitable et son petit cul pour ceux et celles qui aiment par la même occasion que l'on voit passer plusieurs fois durant le film. Cornillac, soyons serieux s'il vous plaît, propose un rôle comique convenable qui ne connaît pas de manque de souffle. Il faut également mettre à l'honneur Julie Depardieu, toujours aussi intéressante même si elle est souvent cantonnée aux rôles de compagnes qui se fâchent. Il est vrai qu'elle le fait bien mais il faudrait penser à lui proposer des rôles plus recherchés. Il faut également signaler Michel Duchaussoy très bon en expert ésotérique fan de Mac Do.

Poltergay_pics
Clovis Cornillac nous fait le "A" de YMCA

Au delà de toutes considérations sur le jeu des acteurs, l'histoire tient tout de même debout mais manque cependant du petit plus qui donnerait envie de retrouver un Poltergay2 ou de se surprendre à se dire: "Tiens, j'aurai aimé que ce film dure plus longtemps". C en'est pas le cas, la faute à un manque de risques certainement et à des noeuds dramatiques manquant d'imagination. Néanmoins, c'est un film sympathique et agréable qu'il faut tout de même voir.

****

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16 février 2009

Lol - Film de Lisa Azuelos

Lol_afficheLol
Film de Lisa Azuelos (2009)

Avec
Christa Theret
Sophie Marceau
Alexandre Astier

Durée: 1h47 - Distribution: Pathé

Lol - qui s'appelle Lola mais bon, genre, faut bien un surnom j'veux dire - est au lycée à Paris et elle ses potes, quoi. Elle est amoureuse mais lui - le bâtard - il la trompe alors elle va aller vers Maël. Oh, ça s'fait pas, c'est trop nul. N'empêche, elle le fait et ses cops' (ça se dit encore cops'?) disent pas non d'autant plus qu'y en a une qui est amoureuse du prof de maths, alors, bon, elle peut trop rien dire. On va suivre Lola et sa mère durant toute une année avec un découpage en trimestre (comme ici, le film se découpe en saisons). Trop cool Lol.

Enfin! Sophie Marceau est d'un naturel raffraichissant. Elle est tout bonnement géniale dans ce rôle de quarantenaire un peu dépassée par les évènements. Elle resplendit de beauté et de drôlerie dans cette revanche de la Boum en quelques sortes puisqu'il ne faut pas se le cacher, c'est tout de même un peu la même histoire. Ce serait comme si Vic avait vieillit et qu'elle prenait un peu le rôle de Brigitte Fossey cette fois-ci. Je pense même qu'ils auraient dû faire ce clin d'oeil, histoire qu'on laisse ça de côté une fois pour toutes et qu'on évite de se dire que tout ceci est un peu malhonnête.

Ce serait un faux procès car le film est à la fois touchant, agréable et drôle. Même si les similitudes avec le film de Claude Pinoteau sont confondantes, on prend un plaisir certain avec ce groupe d'ados qui parlent vraiment comme des ados pour la plupart, qui ont les mêmes révoltes et qui ont les mêmes expressions (le célèbre "Ca s'fait pas" que j'entends à longueur de journée). On entre cette fois-ci au beau milieu de leurs problèmes de filles et de garçons, dans leurs délires et cela nous vaut la scène la plus géniale du film et certainement l'une des meilleures du cinéma français depuis quelques temps, c'est la scène où le banc de lycéennes regardent le prof de maths avec en fond "L'amour comme à 16 ans" de Marie Lafôret. C'est absolument génial.

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ptdr

Vous allez me dire qu'on a déjà vu ce procédé dans Astérix et Obélix: Mission Cléopatre avec cette fois "Ti amo" d'Umberto Tozzi. et après, le film est réjouissant alors il peut se permettre quelques regards vers d'autres productions. Il n'y a jamais de temps morts, on y croit, les seconds rôles (comme Jocelyn Quivrin) ne sont pas là pour faire joli - même si on peut encore regretter le sous-emploi d'Alexandre Astier qui est un acteur formidable - et on a juste pas envie de quitter la salle tellement on est bien avec Lol même si il y a un côté Best of.

*****

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07 février 2009

Yes man - Film de Peyton Reed

Yes_man_afficheYes man
Film de Peyton Reed

Avec
Jim Carrey
Zooey Deschanel
Bradley Cooper

Durée: 1h43 - Distribution: Warner Bros

Carl octroie des prêts dans une banque et ne se sent pas forcément en phase avec sa vie. Rien ne va vraiment, sa femme est partie, il a tendance à s'enfermer et ne répond pas au téléphone. Et le pire, c'est qu'il dit toujours non (je vois pas en quoi c'est grave mais passons...) Un ami l'amène dans une conférence sectaire où un illuminé quelqueconque propose sa solution: Dire oui à tout. Il chope Carl au milieu du public et lui propose de dire oui tout le temps sinon il lui arrivera des malheurs affreux, terribles et monstrueux.
Dès lors, il va dire oui à un clochard qui en profite, à ses clients, à ses amis, à une petite vieille et va se rendre compte que c'est bien de dire oui, et puis c'est pas bien aussi. Ca fait avancer le débat.

Voici un film qui tient sur son acteur principal comme celui-ci. Ici, c'est Jim Carrey qui a choisi de vampiriser l'ensemble de la distribution en faisant tourner tout un monde autour de lui. Il est vrai qu'on peut rester indulgent face à un film plutôt sympathique et bien amené. Jim Carrey n'a pas l'air d'être dans un exercice imposé même si le scénario est le principal défaut de ce film, on va y revenir. Les autres acteurs ne font que servir la soupe sauf peut-être Zooey Deschanel qui joue une sorte de croisement entre Phoebe de Friends et Janis Joplin. Le reste des acteurs s'amusent certes mais ne font que passer à côté d'un Jim Carrey grimaçant, gesticulant et surtout convaincant.

Le scénario morfle il est vrai. L'ensemble n'est pas toujours stable. Le fonctionnement est basique avec un postulat de départ, une réussite puis une transgression (il dit non) et enfin la rédemption. Bref, c'est facile à faire, tout le monde pourrait écrire une histoire pareille. Sauf que l'idée n'est pas très saine puisque le télé-évangéliste, qui est quand même un sectaire il faut tout de même s'en rendre compte, passe pour un gars sympa au bout du compte, et ça, c'est dérangeant.

Yes_man_pics
Les choristes

Il fait parti donc de ces films oubliables comme le cinéma en pond fréquemment à cette période de l'année. On attend forcément avec impatience des films bien plus ambitieux mais en attendant on peut s'amuser paisiblement devant ce petit film sympathique si on aime Jim Carrey, ce qui est d'ailleurs mon cas.

**

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06 février 2009

Juno - Film de Jason Reitman

JunoJuno
Film de Jason Reitman (2008)

Avec
Ellen Page
Michael Cera
Jennifer Garner

Durée: 1h31 - Distribution: 20th Century Fox

En raison d'une évaluation sur la critique de film avec mes secrétaires, voici un corrigé qui vaut ce qu'il vaut, c'est à dire une chronique publiée sur ce film merveilleux publié l'année dernière. Les notes sont bonnes d'ailleurs, je suis ravi.

On rêve tous (enfin, je crois) d'avoir une copine comme Juno. Elle a 16 ans, a un sens de la répartie assez formidable et un esprit positif qui, perso, me fait rêver. Sauf que Juno... tombe enceinte comme précisé sur l'affiche. Le papa est un jeune coureur fanatique de Tic-Tac qui l'appelle "Ma magicienne" (que c'est mignon) et qui ne sait pas trop comment réagir. Juno l'annonce à ses parents qui, ma foi, le prennent plutôt bien (je veux aussi des parents comme ça, ça peut toujours servir). En fait tout le monde le prend bien même la famille modèle qui désire adopter l'enfant.

Ca ne ressemble à rien de ce que j'ai déjà vu au ciné. Ce film est terriblement original sur la manière de traiter la maternité chez l'adolescente. Ellen Page (qui d'ailleurs a pas mal de films en préparation) est magistrale dans ce rôle d'adolescente pas si optimiste que ça et Michael Cera très juste dans un rôle de papa improvisé. La réalisation est inventive et astucieuse. Le travail du scénariste est foisonnant, les personnages ancrés dans leur réalité. La mention spéciale revient au couple d'adoptants qui reste toujours dans une certaine sobriété.

C'est vrai qu'on pourrait reprocher une certaine candeur à la totalité des personnages. En effet, le pèrereçoit la nouvelle de la grossesse de sa fille avec un certain calme. Mais pourquoi faudrait-il que ça se passe mal. Le film en prend son parti et arrive à distiller savamment le mal-être et les états d'âme de ses personnages sans jamais tomber ni dans la caricature, ni dans le pathétique.

Juno_pics
Tic et Tac

On passe du rire à l'émotion et de l'émotion à la réflexion dans des tableaux très justes de notre société (particulièrement la scène de la tentative d'avortement). En plus, d'être un film réjouissant, celui-ci nous permet de nous sentir au plus près du problème et de suivre saisons après saisons la grossesse de Juno. D'ailleurs, l'inventivité de la réalisation se niche même dans le changement de saison avec nos copains les coureurs qui passent comme pour annoncer un nouvel acte; Si à ça vous ajoutez une BO particulièrement jolie vous obtenez un film tout simplement beau.

On s'invite dans la tête de Juno l'espace d'une heure et demie... et cette heure et demie, je ne suis pas prêt de l'oublier.

*****

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03 février 2009

Slumdog millionnaire - Film de Danny Boyle

Slumdog_millionaire_afficheSlumdog Millionaire
Film de Danny Boyle

Avec
Dev Patel
Mia Drake
Freida Pinto

Durée: 2h - Distribution: Pathé

Jamel Malik (Dev Patel) ne vient pas des beaux quartiers indiens et pourtant, il va participer au Qui veut gagner des millions local avec donc le handicap de ne pas avoir la culture de l'école. Bizarrement, il va s'en sortir au grand dam du présentateur (Anil Kapoor) qui ne peut pas le sentir. Mais quel est donc son secret? C'est son expérience qui va lui permettre de répondre correctement à toutes ces questions. En parallèle, on découvre donc le vie de Jamel Malik, une vie difficile et compliquée, émaillée de drames et de petites joies. Il n'empêche que notre ami va se retrouver au commissariat car ce n'est pas normal qu'un jeune garçon des bas-fonds réussissent mais ont-ils déjà enteudu parler des self-made men?

On entend parler de ce film en ce moment à longueur de journée en nous le présentant comme une véritable merveille et une réussite totale d'émotion et d'intelligence. Pour tout vous dire, je ne partage pas complètement cet avis, loin de là. C'est bien sûr un joli film plein de bons sentiments exploités de manière intéressante mais je ne suis pas aussi enthousiaste. J'ai mis longtemps à trouver l'entrée de ce film âpre par son histoire et pas si imaginatif que ça. Il fait certainement parti de ces films que j'aurai oublié d'ici un mois malheureusement.

Je dis malheureusement car j'aurai aimé l'aimer. Ce n'est pas le cas. la faute peut-être à la presse qui a éventé le scénario ou peut-être plus sûrement au scénariste lui-même qui n'a pas su exploiter une très jolie idée malgré toutes les promesses qu'elles pouvaient engager. Il y a effectivement de forts jolis moments mais cette émotion ne m'a pas toujours convaincu et l'exploitation des personnages n'était pas toujours à la hauteur. Par exemple, les relations entre les deux frères me paraissent un peu sommaires et le film quelquefois tournent à la carte postale, à l'envie de montrer des paysages pour cacher le peu de développement scénaristique malgré la virtuosité de la caméra de Danny Boyle.

Slumdog_millionaire_pics
Jusqu'au cou

Reste tout de même, je le disais, de bons moments dus à l'interprétation de Dev Patel, fulgurant dans ce rôle de quasi-ovni et quelques scènes mémorables dont la scène de fin. Mais qu'il m'aura fallu du temps pour rentrer dans l'histoire de ce film plaisant mais par moments quelque peu ennuyeux. Je suis assez déçu dans l'ensemble, j'en attendai certainement beaucoup.

**

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02 février 2009

Chocke - Film de Clarck Gregg

Choke_afficheChocke
Film de Clark Gregg (2009)

Avec
Sam Rockwell
Angelica Huston
Kelly Mc Donald

Durée: 1h32 - Distribution: Fox

Victor a un problème. Il ne pense qu'à CA. Oui, je sais, qu'est ce que c'est que cette pudibonderie de mettre un CA géant pour cacher l'insoutenable vérité, Victor aime le cul mais de manière continue. C'est donc un obsédé sexuel qui est le héros de ce film, il en faut quand même.
Il faut dire que Victor n'a pas une vie facile, il se produit dans une sorte de parc d'attractions médiéval où il joue un colonialiste, doit s'occuper de sa mère (Angelica Huston) atteint d'une maladie de cerveau, occasionnée par un excès de substances illicites diverses et variées. Pour payer la clinique privée de sa mère, il arnaque des bourgeois généreux en s'étouffant sauvegement au milieu des restaurants. Je n'ai toujours pas trouvé un lien logique de cause à effet entre un étouffement et un don en argent mais bon, il faut faire confiance à Victor.

J'allais voir ce film (après, vous l'aurez remarqué, une petite absence des cinémas de ma part) en me disant que j'allais me retrouver devant un film à la Ken Loach, déprimant à souhait sur la vie affreuse et pathétique d'un looser du cul. Et puis non, surprise, l'ensemble se révèle être drôle bien que désenchanté. C'est là où réside la force de ce film qui couple des scènes géniales où le montage est la clé de voute de l'effet drolatique. En effet, Victor croise des jeunes filles qu'il voit, l'espace d'un flash, totalement à poil s'il ne les a pas encore sautées, ou en pleine action si l'acte a déjà été perpétré.

N'allez pas imaginer non plus que le film tombe dans le sordide ou dans les comédies graveleuses à la Max Pécas. C'est bizarrement grave et plutôt bien senti grâce certainement au jeu de Sam Rockwell, divin looser touchant mais aussi la grande Angelica Huston qui me semble avoir disparu des écrans depuis quelques temps. Les flash-backs trouvent une exploitation intelligente qui permet de completer le puzzle proposé. Bien sûr, c'est un peu osé mais l'humour est présent, le problème de l'addiction sexuel est posé dans une vision tragi-comique et la dimension psychologique de ce film où les personnages ne sont pas tous ce qu'ils sont est installée de manière intelligente.

Choke_pics
Medieval pie en réussi

On peut reprocher au réalisateur un manque de netteté à un moment donné car l'ensemble devient compliqué à force de partir sur différentes pistes (la maladie de la mère, le médecin loufoque interprété par Kelly Mc Donald, la personnalité et la trajectoire du meilleur ami de Victor interprété par Brad William Henke ou encore l'origine supposée christique de Victor), on s'y perd un peu mais il y a beaucoup d'intelligence et de subtilité dans cette oeuvre. On rigole aussi énormément grâce à des trouvailles scénaristiques comme ce clan de vieilles nymphomanes qui accusent Victor des pires chose. Ce Choke est surtout une jolie surprise.

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Posté par lecinedegael à 01:37 - Chronique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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